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ISBN : 2258133246
Éditeur : Les Presses De La Cite (21/09/2017)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :
En 1941, dans la Sarthe, trois jeunes enfants, que la vie n'a pas épargnés, s'engagent dans un réseau de résistance, effectuant des missions essentielles de communication et d'information. Ces actes sont aussi, pour chacun d'eux, une quête éperdue d'amour et de reconnaissance.

Nez au vent, foulée légère, pour la toute première fois Julien goûte à la liberté. Il fuit sa vie ballottée d'une famille d'accueil à l'autre. Mais, vite repris par les gendarme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Luxi
  09 janvier 2018
S'il y a bien un sujet qui m'émerveille lorsqu'on évoque la Seconde Guerre mondiale, ce sont les Résistants. Et lorsqu'il s'agit d'enfants, je trouve l'acte encore plus spectaculaire et sublime. Alors je remercie profondément les éditions Presses de la Cité et NetGalley pour cette lecture saisissante.
Ce qui m'a frappée en premier – après la beauté du titre choisi – c'est l'écriture : Raphaël Delpard écrit divinement ; c'est un régal à lire. On sent dans les phrases la recherche attentive du mot juste. J'ai relu de nombreux passages tant ils étaient ensorcelants. Certaines descriptions sont presque des poèmes à elles seules : "taille moyenne, treize ans, teint de nacre et yeux couleur mûre. La beauté indolente du garçon frappa Julien. Il comprit qu'il était en présence de ce que la nature pouvait créer de plus parfait."
Nous suivons donc Julien, 12 ans et demi, échappé de la ferme dans laquelle on l'avait placé, ainsi que Tristan, 16 ans, qu'il rencontre dans une « maison d'éducation ». L'amitié nouvelle entre les deux garçons est instantanée. S'ajoute bientôt à ce duo Jean, 13 ans, dit « Angelot ». Comme leurs camarades de tous âges, Julien et Tristan vont subir les pires sévices. On les avilit, on les meurtrit, on les bat, on les offense dans leur âme et dans leur chair, on les brise avec rigueur et minutie.
J'avoue avoir interrompu ma lecture à plusieurs reprises tant la plume est aiguë et puissante pour décrire les supplices qu'endurent ces enfants. Vêtements inconfortables, matricule substitué au nom, cheveux tondus, et puis humiliations quotidiennes, mépris prodigieux, maltraitances de toutes sortes, trahisons, tortures physiques et psychologiques… tout dans cet établissement s'apparente à un camp de concentration. Les pensionnaires sont des captifs et les dirigeants pourris jusqu'à l'os. Sans aucune éthique ni respect pour l'autre.
Mais avec l'aide d'un des pensionnaires, Tristan et Julien vont réussir à quitter cet enfer sur Terre et c'est là que le titre du roman prend tout son sens : s'ensuit effectivement une véritable cavalcade pour ne pas être retrouvé et brisé à nouveau. Durant des jours et des nuits entiers ils courent, tentant de semer leurs poursuivants avec obstination et perspicacité. Cette évasion est belle, emplie de bravoure et d'intensité. D'autant plus puissante lorsqu'ils tombent sur la petite Marie, 9 ans et demi, maltraitée par des fermiers, et l'entraînent avec eux. La cavalcade reprend jusqu'à ce que le destin les dépose devant Pierrette, une adolescente audacieuse et créatrice d'un réseau de résistance majoritairement composé d'enfants et d'adolescents…
Si la première partie du livre est régie par la souffrance et l'espoir mutilé, la seconde prend la forme d'une revanche et se tourne vraiment vers la thématique des Résistants. J'ai été fascinée par ces enfants obstinés et appliqués qui, par leurs actes respectifs, vont modifier le cours de la guerre. Je les ai trouvés admirables et bouleversants. Et ils ont en effet été des centaines à combattre à leur façon l'occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale, malgré leur très jeune âge.
Réception de messages codés et de matériel parachuté, création de faux papiers, livraison de messages à travers la ville, récupération de petits mots jetés sur les voies ferrées par les déportés, tracts glissés dans les boîtes aux lettres… Nous suivons à leurs côtés le quotidien éprouvant de ces enfants-courage. J'ai peu de mots pour décrire cette admiration sans limites que j'éprouve devant ces actes éblouissants mais l'auteur est là pour leur rendre l'hommage qu'ils méritent. D'autant plus qu'à la fin de son roman, il nous raconte les recherches qu'il a effectuées et nous confie que de nombreux personnages ont réellement existé.
Chaque enfant est touchant à sa manière : Marie nous apprend que le courage n'est qu'une question de point de vue et qu'on peut se relever de profondes peines. Tristan est beau et grand dans son intégrité et son empathie pour les autres. Quant à Julien, il nous rappelle que si l'on reste libre dans sa tête, peu importe au fond la geôle dans laquelle on est captif, rien n'est jamais vraiment détruit. Et c'est je crois l'image qui émane le mieux de ce titre : la cavalcade des enfants rois, c'est la cavalcade de ces gosses que personne n'attrapera et n'emprisonnera plus parce qu'ils sont libres et légers dans cette liberté, qu'ils sont maîtres de leur vie et qu'ils gardent toujours leur libre-arbitre, même si la notion de destin revient souvent au fil des pages.
L'enfance est omniprésente dans ce roman mais une enfance étrange, un peu brusque, un peu grave, je dirais presque une « enfance adulte ». C'est un roman sur la destinée et la force de vie qu'on porte en soi, parfois sans forcément le soupçonner. Sur la résilience et la capacité de l'être humain à apprendre de ses crimes pour devenir quelqu'un de meilleur. C'est un combat contre la captivité et la dépossession de soi-même, sur la libération et – plus précieux encore – la liberté du corps et de l'esprit. C'est un roman sur l'enfance qui refuse et se révolte, qui ne renonce pas et ne plie jamais.
Superbe.
Lien : https://lechemindeslivres.wo..
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ingridfasquelle
  11 janvier 2018
Homme aux multiples talents, Raphaël Delpard se destinait au théâtre – où il a travaillé avec Jean-Louis Barrault et Jean Anouilh. Il a ensuite collaboré avec de grands noms du cinéma en tant que scénariste. Il a également écrit beaucoup de livres-documents sur l'Occupation, la guerre d'Indochine et la guerre d'Algérie. Romancier, il publié notamment Les Enfants cachés, L'Enfant sans étoile et le Courage de Louise.
Dans La cavalcade des enfants rois, l'auteur revient sur le sort réservé aux enfants vagabonds durant la Seconde Guerre mondiale. À travers l'histoire poignante de Julien, Tristan et Marie, Raphaël Delpard dépeint sans concession l'horreur vécue par les orphelins vivant dans des « maisons d'éducation surveillée ». Entre les brimades, les punitions et les abus de toutes sortes, les descriptions que donne l'auteur font froid dans le dos.
« Habitué depuis son enfance à l'affrontement avec les autres, il avait fini par comprendre qu'il devait surtout ne jamais faire étalage de ses sentiments. Mentir si sa sécurité en dépendant. Attitude qu'il condamnait, mais la compréhension qu'il avait acquise du monde, et de la maison d'éducation surveillée, lui commandait d'adopter une telle conduite. Etre sur ses gardes, déceler le piège caché sous les sourires ou la louable intention… »
Dans ce sinistre microcosme où la règle d'or est de se faire respecter et de montrer aux autres pensionnaires que l'on est un homme, on comprend que la moindre peccadille ne peut rester dans réponse. Les haines sont tenaces, tout autant que les jalousies. Pour échapper à un quotidien effroyable fait d'humiliations, de privations et de maltraitance, Julien et Tristan, dont les parents juifs ont été raflés puis déportés, n'ont pas d'autre choix que de s'évader.
Le roman de Raphaël Delpard prend alors un tout autre tour et dévoile au lecteur un épisode relativement méconnu de l'histoire de la France sous l'Occupation, à savoir la situation des enfants juifs, qui, séparés de leur famille après une rafle, devenaient des vagabonds par nécessité, soit pour échapper aux nazis, soit en essayant de rejoindre des proches ou des parents, ou encore en voulant tout simplement se mettre à l'abri. Bien que l'auteur se garde de tout jugement, le lecteur, lui, comprend très vite les dérives de ces « maisons d'éducation surveillée », qui en plus de dénoncer aux autorités les enfants juifs, se livraient également à une forme proche de l'eugénisme allemand ! Raphaël Delpard s'appuie sur des exemples si précis, son récit est si bien documenté qu'il est impossible de ne pas s'indigner des méthodes de prophylaxie criminelle à l'encontre de ces enfants en déshérence et des expérimentations visant à prévenir de la criminalité juvénile ! C'est tout simplement révoltant !
L'auteur introduit également dans son récit une page d'histoire de la résistance des enfants et des adolescents pendant la Seconde Guerre mondiale. Là encore, on apprend qu'il y a bel et bien eu un mouvement de résistance auquel des lycéens, des collégiens et des apprentis professionnels ont pris part, à l'exemple de Marie dans le roman. Refusant de vivre sous le joug de l'occupant ou dans la compromission de la collaboration, la plupart n'étaient alors âgés que de dix à quatorze ans. Cette partie du roman, lumineuse et porteuse d'espoir, apporte vraiment son lot de rebondissements et d'émotions ! Après une première partie sombre et révoltante, consacrée à la description d'une administration rigide et dépourvue d'humanité, on se réjouit de constater que Tristan, Julien et la courageuse petite Marie aient finalement résisté à se laisser broyer par ce système répressif impitoyable ! Loin d'être déshumanisés et brisés par une enfance semée de drames, de malheur et de maltraitance, ce sont au contraire trois enfants d'une bienveillance et d'un courage à toute épreuve que Raphaël Delpard donne à voir dans cette dernière partie. L'engagement de ces enfants au péril de leur vie force le respect, l'admiration mais conforte surtout le lecteur dans l'idée que l'on peut vraiment devenir acteur de son destin malgré une enfance difficile. C'est magnifique et vraiment émouvant !
La résilience est au coeur de ce roman terriblement émouvant et lumineux. La cavalcade des enfants rois est une magnifique et bouleversante reconstitution d'un épisode méconnu de l'Histoire de la France sous l'Occupation. Hymne à la vie et à la jeunesse, c'est un roman de terroir tout à fait exceptionnel, une histoire poignante, comme un cri du coeur !
Lien : http://histoiredusoir.canalb..
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navarra
  02 novembre 2017
"Qui aime bien châtie bien". Il semble que cette détestable antienne soit élevée au rang de principe éducatif dans l'univers répressif et inique que nous dépeint Raphaël Delpard dans son dernier roman, La cavalcade des enfants rois. Il est certes tout à fait louable que pendant la période de la seconde guerre mondiale, les autorités françaises se soient émues du sort des enfants orphelins ou abandonnés que le conflit armé avait livrés à eux-mêmes ou au vagabondage. Cependant l'adage ne dit-il pas aussi " L'enfer est pavé de bonnes intentions" ? Et rien ne semble effectivement plus vrai à la lecture de la description du centre d'accueil de Chanteloup, pompeusement qualifié de Maison d'Éducation, dans lequel échoue Julien Maugroin, le jeune héros de 12 ans du roman. Privé de toute protection familiale, ballotté par les services de l'Assistance publique puis placé dans une ferme de la Sarthe, les brimades, les coups et la faim le poussent à fuguer. Tout contribue à assimiler cet enfant démuni à de la graine de potence. Arrêté, le petit vagabond capturé devient un « colis » livré au bon plaisir d'une administration rigide et dépourvue d'humanité qui le dépouille de son identité, lui rase la tête, l'affuble d'un numéro et entreprend un sournois travail de dressage destiné à le mater. Ajoutez à cela un sens vertical de la hiérarchie au sein de laquelle gardiens, surveillants, directeur et lampistes contribuent à forger un système carcéral tenant davantage du bagne que du centre d'accueil, et vous n'aurez encore qu'une piètre idée d'une institution qui a pour objectif de réduire l'enfant à un rôle d'éternel mineur, le ramenant sans équivoque au sens premier du vocable latin infans, celui qui ne parle pas. Que reste-t-il alors à ces enfants qui, broyés par un système répressif impitoyable, n'ont justement pas droit à la parole ? L'espoir s'érige alors en contrepied de la violence institutionnalisée en vigueur à cette époque, et en nous révélant l'engagement méconnu de ces enfants, impliqués parfois au péril de leur vie dans des réseaux de résistance, Raphaël Delpard force l'admiration du lecteur et insuffle au texte une puissance revigorante qui met en lumière la foi que l'auteur place en une jeunesse déterminée à être l'actrice de sa destinée. Il faut lire ce livre pour se rappeler qu'il y eut de sombres époques de notre histoire où l'enfant-roi protégé et choyé tel que nous le connaissons actuellement n'a pas toujours bénéficié de la tendresse et de la bienveillance auxquelles son statut d'enfant devrait le destiner.
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Lorrainedesmordusdelecture
  09 janvier 2018
La cavalcade des enfants rois de Raphaël Delpard.
Résumé :
Julien, un jeune garçon, fuit sa vie ballottée d'une famille d'accueil à l'autre. Vite repris par les gendarmes, l'orphelin est mené dans un centre d'éducation pour jeunes délinquants et vagabonds. Il se lie d'amitié avec Tristan, un peu plus âgé et plus mûr, dont les parents Juifs, ont été déportés. Un jour, ils parviennent à s'enfuir et leur destin sera lié à celui de Marie, placée chez des fermiers qui la maltraitent. Les 3 compagnons, vont alors s'enrôler dans un réseau de résistance...
Quel sera le prix de leur engagement? Sacrifieront-ils leur enfance, leurs rêves au nom de leur combat?
Mon avis:
Une histoire prenante, émouvante de trois enfants qui veulent sauver leur France... Les personnages sont très attachants et l'auteur a su nous transmettre un message bouleversant sans rentrer dans les détails traumatisants de cette sombre partie de notre l'histoire. Nous passons par tout un tas de sentiments : l'empathie, la peur et bien sûr, de la colère. La fin est d'autant plus prenante que le début de ce roman où personne n'est oublié.
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bebi
  19 décembre 2017
Julien a toujours vécu en famille d'accueil, pour ce qu'il s'en rappelle. Mais voilà, il en a marre d'être affamé, et maltraité. Il en a assez d'avoir froid. Alors il décide de partir, d'essayer de rejoindre l'Amérique, où tout à l'air d'une aventure.
Errant sur les routes, il est vite attrapé et placé en maison de redressement. En pleine période de Seconde Guerre Mondiale, les conditions y sont pénibles. le bien-être des enfants qui y sont placés n'est pas la priorité, et certains restent même sur le carreau.
Mais Julien est entouré, heureusement, de bonne âmes. Ses amis, bien décidés à s'enfuir, l'embarquent avec eux. C'est ainsi que de hasard en opportunité, il se retrouve enrôlé dans la résistance française. Les véritables défis commencent....
Le parcours de Julien est atypique, je dois dire. Enfant malmené, malheureux, et pourtant courageux, ce petit garçon a de l'énergie et de la volonté à revendre. Les coups durs lui pleuvent dessus, pourtant. Il n'a pas vraiment de chance.
Mais si le début du roman laisse présager un récit de maltraitance, on oblique assez vite vers le gros du sujet: la résistance française pendant la guerre. Bien qu'ils soient jeunes, ces enfants ont été une aide précieuse pour aider à faire parachuter des denrées utiles, à diriger les parachutistes pour qu'ils ne se fassent pas prendre, ou à recopier des messages transmis par la radio.
Chacun a son rôle, et chacun doit le respecter. Quelle que soit la fatigue, ou la peur qu'ils éprouvent, ils doivent tenir bon. Bien sûr, c'est ce qu'on attendait de tout résistants. Mais il faut tout de même se rappeler que ce sont d'enfants dont nous parlons, avec une résistance physique moins grande.
Je me suis attachée à Julien, mais surtout à l'une de ses petites compagnes, elle aussi ballotée et rejetée par ses pairs. Ensemble, ils font une belle paire de laissés pour compte. Heureusement que leurs chemins se croisent...
Au final, il s'agit là d'un roman de terroir tout à fait particulier! J'ai apprécié ma lecture, et je dois dire que je l'ai terminé rapidement.
Si vous voulez sortir un peu des sentiers battus, alors laissez-vous tenter.
Lien : http://au-fil-des-pages.be
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
LuxiLuxi   09 janvier 2018
Avait-elle peur ? La réponse est non. Ce qui ne veut pas dire qu’elle était exceptionnellement courageuse. Un subtil dosage d’inconscience comme en ont tous les enfants et de goût pour l’aventure. Où était la peur ? Où était la guerre ? Elle rejoignait Tristan sans le savoir dans l’impression de l’invisibilité de la guerre et ce n’était pas le soldat aperçu qui aurait de quoi l’effrayer.
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LuxiLuxi   09 janvier 2018
Quatre gestapistes parlaient à voix basse en français. Ils marchaient de long en large, les mains aux poches, le menton levé, marquant ainsi l’arrogance que leur pouvoir leur conférait. L’un d’entre eux laissait une cigarette se consumer entre ses lèvres ; tous abordaient cet air de suffisance dont se parent les médiocres. Des nuages d’un gris sale apparurent dans le ciel sans teint. Ils s’arrêtèrent au-dessus de l’esplanade, comme s’ils voulaient dissimuler à Dieu la basse manœuvre de ses créatures.
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LuxiLuxi   09 janvier 2018
— Je ne veux plus vivre. Voilà la vérité. J’ai fini par le comprendre. A la maison d’éducation, c’est comme si j’étais déjà mort, et ça me va bien. Là où vous vous rendez, il faudrait que je me remette à vivre. C’est trop compliqué. Et puis, autre chose. Je serai toujours un orphelin. Même si je deviens un monsieur important un jour, forcément quelqu’un me rappellera que j’ai été rejeté, oublié, abandonné. En un mot qu’on n’a pas voulu de moi…
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LuxiLuxi   09 janvier 2018
Ils luttaient contre la rumeur qui avait d’abord couru la campagne pour devenir une certitude au fil du temps passé. On arrêtait les Juifs. On arrêtait les enfants juifs. Qu’on arrêtât les adultes était pour cette jeunesse combattante déjà incompréhensible, mais que l’on pût faire subir aux enfants le même sort relevait pour eux de l’innommable et de l’immoral.
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LuxiLuxi   09 janvier 2018
Autour de la table, à l’écoute de la créatrice du mouvement, rien ne les différenciait. Seule comptait l’action qui les unissait. Leur engagement se lisait à la gravité qui marquait les visages. Le combat contre l’envahisseur n’avait en rien gommé la fraîcheur de la jeunesse, le pouvoir de s’extasier, et encore moins le goût pour la plaisanterie.
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