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ISBN : 2258133246
Éditeur : Les Presses De La Cite (21/09/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 12 notes)
Résumé :
En 1941, dans la Sarthe, trois jeunes enfants, que la vie n'a pas épargnés, s'engagent dans un réseau de résistance, effectuant des missions essentielles de communication et d'information. Ces actes sont aussi, pour chacun d'eux, une quête éperdue d'amour et de reconnaissance.

Nez au vent, foulée légère, pour la toute première fois Julien goûte à la liberté. Il fuit sa vie ballottée d'une famille d'accueil à l'autre. Mais, vite repris par les gendarme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
  25 février 2018
***
1941, quelque part en France. La guerre fait rage. Chaque famille connait la faim, la peur, le remord ou la trahison. Certains enfants sont pourtant encore plus en souffrance : les orphelins, les vagabonds, les abandonnés... S'ils se font attraper par les gendarmes, ils terminent dans les maisons de correction. C'est le cas de Julien, Tristant, Julot, Melchior. Ils rêvent tous de l'extérieur, de l'autre monde. Julien et Tristan vont réussir à s'échapper de Chanteloup et sans le vouloir, ils vont intégrer un réseau de résistance. Avec Marie, ils vont goûter à la liberté, mais au prix parfois de grandes désillusions....
Si vous ne connaissez pas l'écriture de Raphaël Delpart, vous ne pourrez qu'être enchanté par ses talents de conteur !! Il nous emmène avec talent et simplicité aux côtés d'enfants courageux et volontaires, que rien ne retient et à qui rien ne fait peur...
Si vous aimez cette période sombre de l'histoire, éclairée cependant par des actes héroïques, je ne peux que vous conseillez de lire les pages de ce roman, légères et fluides malgré les difficultés qu'elles racontent...
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Presse de la Cité pour l'envoi de ce beau roman...
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sylvaine
  01 février 2018
Automne 1941, La Sarthe . Ils sont trois Tristan, 16 ans , le parisien , Julien 12 ans 1/2 et Marie 8 ans les petits campagnards. Tristan et Julien se sont connus dans un de ces centres de rétention pour orphelins qui fleurissaient à l'époque. Ils étaient nombreux les gamins en cavale à l'automne 41 à la merci de rencontrer un gendarme.et de se retrouver dans un centre comme Chanteloup...Difficile d'imaginer les conditions de vie qu'ils y trouvaient. Aidé par Joseph, ils arrivent à s'évader et rejoignent la Sarthe où ils seront très vite intégrés dans un mouvement de résistance organisé par des très jeunes.
Je me suis laissée porter par l'écriture de Rappel Delpard que je découvre avec ce roman . L'histoire de ces gosses m'a émue autant qu'elle m'a émerveillée. Raphael Delpard réussit à nous captiver en nous narrant un épisode peu ou pas connu de notre histoire , c'est vraiment bien fait , chapeau!
U n très grand merci aux Editions Les Presses de la Cité via NetGalley pour cette belle découverte.
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coquinnette1974
  18 janvier 2018
La cavalcade des enfants rois est un roman de Raphaël Delpard découvert grâce à Les Presses de la Cité et net galley, que je remercie.
Je serais surement passé à coté de ce roman sans eux, et cela aurait été bien dommage !
Ce roman met en scène Julien, 12 ans et demi, arrêté pour avoir volé... une boîte de sardine ! Capturé par les gendarmes, il est interné dans une maison de correction d'un nouveau genre, avec de nouvelles méthodes, très barbares ! Là bas, il va rencontrer Tristan, 16 ans, avec qui il va devenir ami. Avec l'aide d'un pensionnaire ils vont réussir à s'enfuir, et faire la connaissance de Marie, maltraitée chez des fermiers. Tous trois vont se serrer les coudes et après des péripéties réussir à se réfugier chez des gens qui vont les faire rentrer dans la résistance.
J'aime lire des romans se déroulant pendant la seconde guerre mondiale, et celui ci est très réussi.
Julien, Tristan et Marie sont des enfants très touchants.
Au pensionnat de garçon, certaines scènes sont cruelles et vraiment dures à lire.
Bravo à Raphaël Delpard, son écriture est très réaliste et on a réellement l'impression de vivre les mêmes choses que Julien, Tristan et les autres pensionnaires. Félicitations pour le travail de recherche.
J'ignorais que les enfants étaient utilisés à ce point là dans la résistance. En fait, c'est logique car les enfants passent partout et se font moins remarquer que les adultes. Comment un allemand ou un gendarme non prévenu peut imaginer un seul instant qu'un enfant puisse aider à ce point les adultes ?
J'ignorais aussi que les gendarmes étaient payés une jolie somme pour récupérer les mendiants, les orphelins, et les mettre dans des maison de correction. Et qu'ils étaient de nouveau payés à les récupérer quand ceux ci s'enfuyaient ! Certains faits de cette époque sont vraiment difficile à croire de nos jours, et sont révoltants !
Quand à la fin de ce roman, elle nous explique l'après, et je l'ai trouvé réussie. J'aurais été déçue d'avoir une fin plus ouverte, celle ci met bien un point final à toute cette aventure, ce que j'ai apprécié.
La cavalcade des enfants rois est un excellent roman sur une période de la seconde guerre mondiale mal connue. J'ai apprécié ma lecture et je mets évidemment cinq étoiles :)
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nelly76
  18 avril 2018
2ème roman que je lis de Raphaël Delpard.
J'ai aimé la 1ère partie du roman:nous sommes en 1939-1940 ,la vie de ces deux orphelins :Tristan et Julien ,placés dans ce centre d'éducation pour jeunes délinquants est très bien retranscrite,cela dénote d'un gros travail de recherches de la part de l'auteur.On y voit tout le sadisme et la maltraitance dont pouvait faire preuve le directeur et son personnel à cette ėpoque-là.Par contre leur évasion la rencontre avec la petite Marie et surtout leur engagement dans la résistance m'a quelque peu perturbée. le rôle joué par la petite Marie m'a semblé beaucoup trop sérieux pour une gamine de 10ans sachant à peine lire et écrire et qui se voit chargée de relever des codes chiffrés dans une cache du pigeonnier. ;et c'est elle qui donne l'autorisation la nuit aux avions anglais du largage au moyen de sa lampe torche.Bon moi je veux bien !Mais beaucoup trop de hasard et de concours de circonstances me laissent sceptique. Julien et Marie par le plus pur des hasards vont retrouver leurs origines Marie retrouve sa mère. Cela me fait penser à un conte loin de la réalité de l'époque , n'oublions pas que nous sommes au début de la seconde guerre mondiale. Je ne nie pas la résistance de ces jeunes adolescents elle a existé mon père en faisait parti à l'École Normale de Rouen, je possède des documents qui démontrent à quel point leurs réseaux étaient structurés et ,fondamental e rôle qu'ils y jouaient..Oui ,ce livre est un hymne à la vie et à la jeunesse lu au 1er degré mais pour moi avec quelques réserves sur certains chapitres.⭐⭐⭐
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Luxi
  09 janvier 2018
S'il y a bien un sujet qui m'émerveille lorsqu'on évoque la Seconde Guerre mondiale, ce sont les Résistants. Et lorsqu'il s'agit d'enfants, je trouve l'acte encore plus spectaculaire et sublime. Alors je remercie profondément les éditions Presses de la Cité et NetGalley pour cette lecture saisissante.
Ce qui m'a frappée en premier – après la beauté du titre choisi – c'est l'écriture : Raphaël Delpard écrit divinement ; c'est un régal à lire. On sent dans les phrases la recherche attentive du mot juste. J'ai relu de nombreux passages tant ils étaient ensorcelants. Certaines descriptions sont presque des poèmes à elles seules : "taille moyenne, treize ans, teint de nacre et yeux couleur mûre. La beauté indolente du garçon frappa Julien. Il comprit qu'il était en présence de ce que la nature pouvait créer de plus parfait."
Nous suivons donc Julien, 12 ans et demi, échappé de la ferme dans laquelle on l'avait placé, ainsi que Tristan, 16 ans, qu'il rencontre dans une « maison d'éducation ». L'amitié nouvelle entre les deux garçons est instantanée. S'ajoute bientôt à ce duo Jean, 13 ans, dit « Angelot ». Comme leurs camarades de tous âges, Julien et Tristan vont subir les pires sévices. On les avilit, on les meurtrit, on les bat, on les offense dans leur âme et dans leur chair, on les brise avec rigueur et minutie.
J'avoue avoir interrompu ma lecture à plusieurs reprises tant la plume est aiguë et puissante pour décrire les supplices qu'endurent ces enfants. Vêtements inconfortables, matricule substitué au nom, cheveux tondus, et puis humiliations quotidiennes, mépris prodigieux, maltraitances de toutes sortes, trahisons, tortures physiques et psychologiques… tout dans cet établissement s'apparente à un camp de concentration. Les pensionnaires sont des captifs et les dirigeants pourris jusqu'à l'os. Sans aucune éthique ni respect pour l'autre.
Mais avec l'aide d'un des pensionnaires, Tristan et Julien vont réussir à quitter cet enfer sur Terre et c'est là que le titre du roman prend tout son sens : s'ensuit effectivement une véritable cavalcade pour ne pas être retrouvé et brisé à nouveau. Durant des jours et des nuits entiers ils courent, tentant de semer leurs poursuivants avec obstination et perspicacité. Cette évasion est belle, emplie de bravoure et d'intensité. D'autant plus puissante lorsqu'ils tombent sur la petite Marie, 9 ans et demi, maltraitée par des fermiers, et l'entraînent avec eux. La cavalcade reprend jusqu'à ce que le destin les dépose devant Pierrette, une adolescente audacieuse et créatrice d'un réseau de résistance majoritairement composé d'enfants et d'adolescents…
Si la première partie du livre est régie par la souffrance et l'espoir mutilé, la seconde prend la forme d'une revanche et se tourne vraiment vers la thématique des Résistants. J'ai été fascinée par ces enfants obstinés et appliqués qui, par leurs actes respectifs, vont modifier le cours de la guerre. Je les ai trouvés admirables et bouleversants. Et ils ont en effet été des centaines à combattre à leur façon l'occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale, malgré leur très jeune âge.
Réception de messages codés et de matériel parachuté, création de faux papiers, livraison de messages à travers la ville, récupération de petits mots jetés sur les voies ferrées par les déportés, tracts glissés dans les boîtes aux lettres… Nous suivons à leurs côtés le quotidien éprouvant de ces enfants-courage. J'ai peu de mots pour décrire cette admiration sans limites que j'éprouve devant ces actes éblouissants mais l'auteur est là pour leur rendre l'hommage qu'ils méritent. D'autant plus qu'à la fin de son roman, il nous raconte les recherches qu'il a effectuées et nous confie que de nombreux personnages ont réellement existé.
Chaque enfant est touchant à sa manière : Marie nous apprend que le courage n'est qu'une question de point de vue et qu'on peut se relever de profondes peines. Tristan est beau et grand dans son intégrité et son empathie pour les autres. Quant à Julien, il nous rappelle que si l'on reste libre dans sa tête, peu importe au fond la geôle dans laquelle on est captif, rien n'est jamais vraiment détruit. Et c'est je crois l'image qui émane le mieux de ce titre : la cavalcade des enfants rois, c'est la cavalcade de ces gosses que personne n'attrapera et n'emprisonnera plus parce qu'ils sont libres et légers dans cette liberté, qu'ils sont maîtres de leur vie et qu'ils gardent toujours leur libre-arbitre, même si la notion de destin revient souvent au fil des pages.
L'enfance est omniprésente dans ce roman mais une enfance étrange, un peu brusque, un peu grave, je dirais presque une « enfance adulte ». C'est un roman sur la destinée et la force de vie qu'on porte en soi, parfois sans forcément le soupçonner. Sur la résilience et la capacité de l'être humain à apprendre de ses crimes pour devenir quelqu'un de meilleur. C'est un combat contre la captivité et la dépossession de soi-même, sur la libération et – plus précieux encore – la liberté du corps et de l'esprit. C'est un roman sur l'enfance qui refuse et se révolte, qui ne renonce pas et ne plie jamais.
Superbe.
Lien : https://lechemindeslivres.wo..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly76   18 avril 2018
Elle ouvre les yeux et d'un geste fébrile sort de son sac à main le bloc-notes dont elle ne sépare jamais.
Il lui tarde de consigner une phrase qui vient de surgir dans sa tête,par crainte de l'oublier.Elle trace les lettres d'une main nerveuse,referme le bloc ,le replace dans le sac,se rencogne contre le siège, ferme les yeux ,laisse glisser un frêle sourire sur ses lèvres et attend que vienne le sommeil, à l'écoute des moteurs de l'avion qui grondent en montant à l'assaut du ciel.
Qu'avait-elle écrit qu'il lui était si urgent de noter?
Ç' EST PAS CROYABLE CE QUE JE SUIS HEUREUSE.
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nelly76nelly76   14 avril 2018
La pluie de septembre douce et fluide accompagnait la fin du jour et tissait sur les vitres du camion cellulaire une ombre passagère. Le chauffeur sifflotait de temps à un air à la mode;seulement quelques notes: elle semblaient suffire à son bonheur.
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LuxiLuxi   09 janvier 2018
Avait-elle peur ? La réponse est non. Ce qui ne veut pas dire qu’elle était exceptionnellement courageuse. Un subtil dosage d’inconscience comme en ont tous les enfants et de goût pour l’aventure. Où était la peur ? Où était la guerre ? Elle rejoignait Tristan sans le savoir dans l’impression de l’invisibilité de la guerre et ce n’était pas le soldat aperçu qui aurait de quoi l’effrayer.
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nelly76nelly76   18 avril 2018
Pour autant ,le cortège de la mort se trouvait à une courte distance.Si courte,même, qu'il suffirait aux chiens de se remettre à courir droit devant eux et les évadés seraient rattrapés dans l'heure.
Un coup d'oeil de Tristan à Julien lui fit comprendre que son ami était lui aussi à bout de force.Tout l'indiquait : les battements convulsifs des paupières ,la bouche ouverte ,la face broyée sous le masque de l'effort,les ridelles de transpiration à la hauteur des tempes et marbrant les joues.Les épaules se soulevant à un rythme trop rapide pour tenter de récupérer le maximum d'air afin d'alimenter des poumons proches de l'asphyxie.
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LuxiLuxi   09 janvier 2018
Quatre gestapistes parlaient à voix basse en français. Ils marchaient de long en large, les mains aux poches, le menton levé, marquant ainsi l’arrogance que leur pouvoir leur conférait. L’un d’entre eux laissait une cigarette se consumer entre ses lèvres ; tous abordaient cet air de suffisance dont se parent les médiocres. Des nuages d’un gris sale apparurent dans le ciel sans teint. Ils s’arrêtèrent au-dessus de l’esplanade, comme s’ils voulaient dissimuler à Dieu la basse manœuvre de ses créatures.
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