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EAN : 9782072864018
368 pages
Éditeur : Gallimard (17/10/2019)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 83 notes)
Résumé :
Dans ce thriller paru pour la première fois en 2011, et entièrement revu aujourd'hui, Sonja Delzongle montrait déjà tout son talent pour les atmosphères terrifiantes et les personnages ambigus...

Audrey Grimaud, journaliste, est envoyée sur les lieux d’un incendie criminel ayant fait sept victimes.
Dans ce hameau ravagé par les flammes réside une communauté de Purs qui a choisi de vivre à l’écart du monde moderne.
Audrey connaît bien l’... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  29 octobre 2019
Sonja Delzongle m'avait fait une très forte impression avec Dust. J'étais par conséquent curieuse d'entamer ce Hameau des Purs.
L'auteure mêle dans son roman une enquête sur un incendie ayant fait sept victime dans ledit hameau, une autre - qui se rejoint à la première? - sur un terrifiant tueur en série surnommé l'Empailleur et le récit par Aurélie Grimaud, jeune journaliste, sur la vie parmi les Purs. Elle y a passé ses vacances, enfant, chez ses grands-parents paternels, son père ayant quitté le groupe pour épouser une non-Pure.
C'est cette partie qui m'a le plus intéressée. On y découvre une communauté soudée autour de valeurs et principes qui rejettent toute technologie. Donc pas d'électricité, ni eau courant. Les membres se déplacent en carriole et le tout fait penser aux Amishs américains.
Aurélie garde néanmoins d'émouvants souvenirs en compagnie de ses grands-parents, Abel et Gabriel. Et pour la petite citadine, c'est aussi la découverte de la nature, notamment en compagnie de l'ombrageux Léman, adolescent qui vit avec sa grand-mère non dans le hameau mais à proximité et dans les mêmes conditions matériels. Véritable enfant des bois et des rivières, il apprend à Aurélie à lire le grand livre de la nature, observer la faune et la flore et suivre ses instincts primaires ou surmonter ses peurs. Une sorte de grand frère bourru au comportement parfois étrange voire inquiétant.
Les descriptions qu'offre Sonja Delzongle du hameau et des forces naturels, telles la burle, ce vent terrible et glacial qui peut durer des jours et rendre fou, sont superbes de réalisme poétique.
Là où le bât blesse, c'est la dernière partie. Si tout le reste du roman se lit plaisamment, ses retournements soudains transforment le dénouement en fins à la Scoubidou que j'ai trouvées invraisemblables et décevantes au regard du reste.
Ça ne m'empêchera pas de lire à nouveau cette auteure mais j'ai vraiment du mal à comprendre l'intérêt du procédé utilisé. Qu'elle veuille surprendre son lecteur façon uppercut, pourquoi pas... sauf qu'à manière qu'elle s'y prend, ça fait pschitt. Tant pis, je garde plutôt les crêpes au beurre et la potée de lentilles gratinée de Grand-ma Gabrielle.
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hcdahlem
  28 octobre 2019
Sur les pas de l'Empailleur
C'est à une nouvelle édition de son thriller paru en 2011 que nous invite Sonja Delzongle. Sur les traces d'un tueur en série, la journaliste Audrey Grimaud va mettre au jour les jours sombres d'une communauté pas si pure que cela!
Tout commence par un incendie dans un endroit isolé où vivent Les Purs, une communauté qui a choisi la discrétion et le repli. C'est là qu'est envoyé la journaliste Audrey Grimaud. Un choix dû à la fois à ses qualités de journaliste d'investigation et à son passé. Elle a en effet vécu son enfance dans ce hameau auprès de ses grands-parents. Outre cet incendie, dont l'origine criminelle ne fait guère de doute, une série de faits divers ont achevé de donner sa sinistre réputation a ce lieu-dit. Durant la sEconde guerre mondiale des juifs ont été cachés là avant de disparaître mystérieusement et une série de meurtres particulièrement cruels s'accumulent depuis plus d'une dizaine d'année, avec à chaque fois le même mode opératoire: l'assassin dépèce ses victimes et rempli leur corps de terre et de déchets, sans que la police ne puisse mettre la main sur celui que l'on appelle «l'empailleur».
Les affaires sont-elles liées? Les Purs sont-ils derrière ces meurtres? le taxidermiste, avec son savoir-faire, n'est-il pas un coupable idéal?
Sonja Delzongle construit un suspense formidablement prenant, offrant aux lecteurs différentes pistes, sans oublier de laisser ici et là des indices aussi inquiétants que révélateurs, tout en ajoutant quelques moments de respiration lorsque le rédacteur en chef s'inquiète de l'avancée de l'enquête ou lorsque les relations entre presse et police finissent par se transformer en relation intime.
Pour peu que l'on supporte les descriptions de crimes particulièrement cruels, on suit avec intérêt cette enquête jusqu'au moment où Sonje Delzongle choisit de faire basculer son roman dans une autre dimension, dont je me garde bien de vous en dévoiler la trame, sauf à dire qu'elle ne m'a pas convaincue.
Dommage que la fin vienne ici ajouter un sérieux bémol à un fort intéressant roman.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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Tostaky61
  16 mars 2020
Ce roman est l'un des tout premiers de la romancière, réédité en version revisitée et modifiée.
La taxidermie,  vous connaissez ?
Mais si, ces animaux empaillés qu'on posait sur le poste de télévision (c'est comme ça qu'on disait). Aujourd'hui ces ornements ont disparu,  il faut dire que vu l'épaisseur de nos écrans, il faudrait qu'on empaille... les mouches.
Sonja Delzongle nous présente, dans son roman le hameau des purs, un taxidermiste un peu particulier. Ce ne sont pas les animaux qu'il éviscère mais les humains. Après tout pourquoi pas... on éventre, on vide et on remplit de terre et de cailloux. Voilà,  c'est fait, plus qu'à recoudre.
Audrey Grimaud, une journaliste, arrive sur les lieux d'un incendie d'origine criminel qui vient de faire sept victimes. C'est une partie de son passé qui ressurgit, en effet, elle le connaît ce Hameau  elle y venait en vacances lorsqu'elle était enfant, chez ces Purs, cette secte que son père avait quitté pour une femme.
C'est là aussi que rôde ce fameux tueur cité plus haut.
Dans un premier temps, l'auteure vous met dans la peau de la journaliste, entre l'enquête et le retour sur son passé, puis, tout bascule.
Telle l'araignée, Delzongle a tissé sa toile, elle vous y a attiré. Trop tard, vous êtes pris. Emmêlés. Vous cherchez l'issue. Vous l'apercevez. Vous vous précipitez. Oui... la lumière... Mais c'est Machiavel.
Vous n'avez rien compris.
Prisonnier je vous dis.
Vous voulez connaître la vérité ?
Vous n'avez pas le choix, il vous faut lire le hameau des purs jusqu'au bout.
Excellent thriller, avant-goût de ce qui sera le style Sonja Delzongle que nous sommes nombreux à apprécier aujourd'hui.



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bibliomanu
  28 juillet 2011
Dans les polars, il est comme de bien entendu question de mystère qu'une ou plusieurs personnes auront à coeur de résoudre. Il peut en aller de leur survie, aussi font-elles en sorte, ces personnes, de tout mettre en oeuvre pour venir à bout dudit mystère en évitant les écueils qui ne manqueront pas de se dresser sur leur route. Charge au lecteur de les accompagner dans leur périple, leur quête, leurs déboires, d'émettre les hypothèses les plus folles, de s'émouvoir, de frissonner avec eux, de se réjouir des étapes successives qui viendront inéluctablement lever le voile de l'incompréhension. Tout ceci est vrai tant que le livre lui-même ne devient pas à son tour l'objet d'un mystère, tant que les émotions et les ambiances qu'il n'a pas manqué de générer perdent de leur superbe pour... pour quoi, au juste ?... pour s'évaporer purement et simplement, d'un simple revers de page.
Que s'est-il donc passé de la p.300 à la p.303 dans le Hameau des Purs ? Comment a-t-on pu basculer ainsi d'un récit bien mené, qui avait jusque là su se jouer des lieux communs et autres clichés inhérents aux histoires de tueur en série, à un nanar de la dernière heure, grand-guignolesque à souhait, pétri d'invraisemblances et d'heureuses mais fâcheuses coïncidences pour la tenue du roman ? de mémoire, je n'ai jamais lu un livre qui fasse montre d'une telle dichotomie, d'un tel sabordage dans son traitement. Alors je ne sais pas, c'est peut-être moi*. Mais bon, ce serait étrange tout de même car j'ai lu le Hameau des purs sans marquer de réelle coupure, je suis passé de l'enthousiasme des deux premières parties du récit à cette dernière où tout a participé au délitement de l'ensemble, en quelques minutes à peine. le temps de comprendre ce qui se passait. de réaliser que l'histoire s'échouait irrémédiablement en eaux profondes.
Petit retour en arrière. le Hameau des Purs est l'objet d'un incendie dans lequel sept victimes ont péri. Audrey Grimaud, journaliste, est dépêchée sur les lieux, au coeur de cette nature sauvage et hostile qu'elle a d'ailleurs bien connu pour y avoir séjourné chez ses grands-parents, à l'occasion des vacances scolaires lorsqu'elle était enfant, puis adolescente. Son père était lui-même un Pur. Il avait été contraint de quitter la communauté en raison de son amour pour une personne n'y appartenant pas. Car les règles des Purs sont strictes, rigides. A moins d'adhérer purement et simplement à leurs préceptes, ils refusent que l'on s'immisce dans leurs affaires. Ils vivent en complète autarcie. Refusent d'avoir recours aux technologies modernes.
En plus de l'incendie et du mystère qui l'entoure, un tueur en série sévit sur la contrée depuis plusieurs années, à date fixe : l'Empailleur. A mesure qu'elle progresse dans ses investigations, Audrey semble persuadée d'être au centre de ces affaires étroitement liées.
L'Empailleur. Avec un nom pareil on se dit qu'on aura beau tremper ne serait-ce que le doigt de pied dans cette histoire, il en ressortira rouge de sang. Force est de reconnaître que ce n'est pas le cas. Car plutôt que de nous emmener directement sur les traces de l'Empailleur, Sonia Delzongle campe son personnage principal, nous le livre à la première personne, nous permettant ainsi de voir d'une manière tout à fait singulière le monde rural dans lequel elle a évolué petite, les silences et les non-dits perçus par les yeux d'une enfant. Avant l'éveil au monde des adultes où le rideau se lève sur une autre réalité, dure, âpre. Les pages défilent, le lecteur se fond dans un décor où la tension et l'angoisse deviennent palpables. Quelque part, ça m'a rappelé le film Calvaire où j'avais sans cesse oscillé entre la fascination et la répulsion. Fascination esthétique, répulsion instinctive.
Puis survient ce que l'on n'a pas vu venir. Normalement cela devrait combler le lecteur. Pour ma part j'ai été déçu, aussi déçu que lorsqu'on gravit une montagne en sachant qu'une fois en haut le spectacle vous laissera sans voix, alors qu'on se retrouve finalement face à un nuage dépressif s'étendant à perte d'horizon. D'une part, il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec une certaine oeuvre de Dennis Lehane avec laquelle le Hameau des Purs souffre de la comparaison, mais en plus, on est en plein dans la surenchère de rebondissements et autres révélations qui n'ont pas été sans me rappeler mes jeux d'enfants. Vous savez, ceux là même où on s'imagine être un héros, on meurt criblé balles et on finit tout de même par se relever en disant : « Hé non je ne suis pas mort, qu'est-ce que tu croyais ? Que je ne savais pas ce que tu mijotais ?... Tu pensais m'avoir, hein ? Mais je ne suis pas celui que tu imagines ».... Paroles suivies d'un geste théâtral où on enlève le masque qu'on a sur le visage, lequel en cache un autre... et peut-être même encore un autre... jusqu'à ce qu'on se lasse de se trouver de nouvelles identités parce que celui qui joue avec vous trouve toujours des réparties pour vous pousser dans vos retranchements... un peu comme dans le conte du Fils du tailleur de pierre. du grand n'importe quoi qui n'amuse que nous-même. Ou qui ne nous amuse qu'un temps, malheureusement trop long dans le Hameau des Purs même si cela ne concerne que les soixante-dix dernières pages.
Au final, le mystère est gâché.
Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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Eskalion
  16 mars 2011
Il est toujours périlleux de se lancer dans l'oeuvre d'un auteur que l'on ne connait pas encore. Promesse d'une rencontre qui en appellera d'autres, ou rendez vous sans lendemain, c'est un pas dans l'inconnu que l'on fait quand notre regard glisse sur les premiers mots de son roman.
Quand en plus celui-ci aborde des thèmes comme celui, éculé, du tueur en série, qu'il approche de près ou de loin celui des sectes, une certaine réticence, voire une appréhension gagne le lecteur qui redoute de relire ce qu'il a déjà lu cent fois.
Pourtant, en faisant le choix délibéré de ne décrire aucune scène de meurtre (alors que le tueur est d'une extrême violence, mais seules les conséquences de ses actes sont rapportées.) Sonia DELZONGLE évite de tomber dans le piège de la facilité et du voyeurisme gratuit, dont le roman aurait immanquablement pâti.
Ce parti pris n'enlève rien à la force de celui-ci, bien au contraire. Ce qui est suggéré est souvent beaucoup plus percutant pour l'imaginaire du lecteur que la description crue d'une mise à mort.
Et de fait, il donne du coup une toute autre dimension au roman, en axant celui-ci autour des personnages, leurs interactions, les liens établis ou souterrains qui les unissent ou les opposent.
Et les portraits que brosse Sonia DELZONGLE sont taillés au burin dans un bois dur et sombre. Des personnages rudes, comme le sont les habitants de ce village du Vivarais-Lignon, qui côtoient chaque jour la rigueur d'une région inhospitalière où les hommes s'accrochent et se soumettent à elle sans maudire leur terre.
Car dans ce roman, l'environnement est un personnage à part entière, un acteur majeur qui fige dans la pierre l'histoire des hommes, nourrit leur force, et où la Burle, un vent sec et froid qui souffle violemment une partie de l'année, façonne l'esprit de ses habitants. Paysage idyllique en été, qui l'hiver devient plus inquiétant et renforce ce sentiment qui gagnera progressivement le lecteur, que cette chape de neige ne recouvre pas seulement le panorama environnant, mais aussi des secrets lourds et immondes qui se terrent dans le coeur des habitants de ce village isolé. Des secrets qu'il n'aurait peut- être mieux valu ne pas faire remonter à la surface.
C'est donc, ici dans ce décors sauvage et ce village perdu dans le Vivarais-Lignon que va se dérouler le drame.
Quand elle revient dans celui-ci pour enquêter sur un incendie qui a ravagé une bonne partie du hameau, Audrey Grimaud, devenue journaliste, retrouve les souvenirs de son enfance, lorsqu'elle venait ici passer ses vacances auprès de ses grands parents. le temps a bien passé, mais la communauté de Purs qui vit dans le hameau est toujours là. Une communauté avec ses règles strictes, qui vit en autarcie, et qui n'avait à l'époque toléré la présence d'Audrey que parce que son père avocat, défendait les intérêts de la communauté.
Une enquête qui va se télescoper avec des questionnements remontant à ses visites au village quand elle avait une douzaine d'année, et restés jusqu'ici sans réponses. Car très vite, Audrey est intimement convaincue que les meurtres de « l'empailleur » et les causes de cet incendie plongent leurs racines dans un passé qui refuse d'être enterré. Un passé, qui est aussi le sien.
L'originalité de Sonia DELZONGLE est de rendre le tueur en série omniprésent tout en le laissant constamment à la périphérie de l'histoire, comme un rôdeur dont on sent la présence sans jamais l'apercevoir. Une ombre qui reste tapi dans les esprits.
Journaliste de profession, elle met toute sa connaissance du métier au service de son personnage principal, et avec une plume alerte et concise, nous offre une description somptueuse de cette région sauvage qu'elle semble bien connaître. Tout aussi efficace, le tableau qu'elle dresse de cette vieillesse à l'oeuvre sur ces habitants figés dans leurs souvenirs, et qui semblent aussi anciens que les bâtisses qu'ils occupent.
Bâti en deux parties, la première qui court sur 300 pages, celle de l'investigation, du questionnement, de cette quête de vérité est à mes yeux la plus passionnante. Elle nous ramène dans l'enfance d' Audrey, nous fait prendre la mesure de ce lieu si particulier et nous fait découvrir la complexité des personnages. le lecteur comprends bien qu'il ne s'agit pas d'un monde manichéen, où les bons s'affrontent aux mauvais, mais où chacun porte une part de vérité, comme un puzzle qu'il suffit d'assembler pour découvrir l'innommable.
La seconde, celle du basculement de l'histoire (que je n'évoquerai pas ici de peur d'effeuiller le final du roman) m'a un peu moins convaincu car j'ai trouvé le passage de l'une à l'autre un peu brutal. Si le dénouement est particulièrement surprenant, dans cette dernière partie, les rebondissements interviennent à un rythme peut être un peu trop rapide.
Malgré tout, cela n'enlève rien au plaisir que j'ai eu de lire ce roman où se mêlent rancoeur, vengeance et sang mauvais, où l'immonde côtoie la beauté. Un roman qui n'est pas sans m'évoquer une des oeuvres de Denis Lehanne
« L'horreur est humaine » disait Coluche, ce roman est là pour nous le rappeler .
Quant à moi, pour reprendre mon propos du début,cette rencontre avec l'auteur ne sera pas sans lendemain.
Lien : http://passion-polar.over-bl..
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Lilou08Lilou08   24 octobre 2019
Malgré une certaine inexpérience, Audrey était taillée pour ce métier gouverné par l’inattendu. Elle s’y frayait peu à peu un chemin à la machette et avait pu, en quelques premières années difficiles, gagner le respect de ses confrères. C’était encore un monde d’hommes, malgré tout. Elle aimait par-dessus tout partir sur le terrain, parfois dans le chaos, la poussière, les accidents ou l’intimité d’un entretien et, la récolte faite, retourner écrire dans l’espace de son bureau ou d’une chambre d’hôtel. Après la griserie de la découverte, ce corps à corps solitaire avec les mots, ce défrichage des informations, des notes recueillies dans son carnet ou, lorsqu’il n’y avait plus de pages à noircir, griffonnées au dos d’un chéquier ou d’un paquet de cigarettes….
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Lilou08Lilou08   24 octobre 2019
Le Gars. Son goût du sang, de la mort. Il portait ça en lui, se délectait de la chair encore chaude de sa proie. Attendre, flairer, traquer, tuer. La Crochue avait raison. Jamais il ne cesserait. J’en eus d’abord la sensation confuse, puis plus tard, la conviction. Il y aurait encore d’autres proies. Tout ce qui serait à sa portée, ce qu’il pourrait suivre, chasser, puis achever. Tout, sans exception.
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Lilou08Lilou08   24 octobre 2019
Le soir venu, je réapparus dans la pièce à vivre, le regard sombre, vêtue des pieds à la tête comme une vraie Pure. Gabrielle, assise devant la cheminée, son tricot sur les genoux, se retourna. Un sourire soulagé.
- C’est bien. Je vois que tu es raisonnable.
Elle hocha la tête.
Je m’étais résignée pour elle, pour ne pas lui causer de tort avec ceux du hameau. Dans mon esprit, il y avait Grand-ma Grimaud et le clan. Je ne comprenais pas qu’elle en fasse partie. Elle aurait dû venir vivre chez nous. En ville. S’habiller comme les dames citadines de son âge. Se maquiller. Sortir au restaurant, au cinéma, faire les boutiques avec sa petite-fille. J’étais triste de son sort. Pour elle, la mort ne serait qu’une formalité. Elle avait cessé de vivre depuis longtemps.
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collectifpolarcollectifpolar   24 avril 2020
La bibliothèque remplie de vieux ouvrages qui habillait un mur entier était toujours à sa place. Combien de fois Audrey était-elle venue se servir en livres qu’elle feuilletait sans savoir encore lire... Pour leur contact, leur odeur. Lorsque ses grands-parents étaient trop occupés, les livres étaient sa seule compagnie, avec Dickens, le chat de la maison, un chartreux au pelage gris-bleu fourni. Rien n’était vraiment prévu pour les loisirs à la maison du hameau. Pas même un tourne-disque et encore moins la radio ou la télévision. Les Purs avaient banni tous ces appareils qui incarnaient les inventions technologiques du vingtième siècle.
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collectifpolarcollectifpolar   24 avril 2020
Le gars. Son goût du sang, de la mort. Il portait ça en lui, se délectait de la chair encore chaude de sa proie. Attendre, flairer, traquer, tuer. La Crochue avait raison. Jamais il ne cesserait. J’en eu d’abord la sensation confuse, puis, plus tard, la conviction. Il y aurait encore d’autres proies. Tout ce qui serait à sa portée, ce qu’il pourrait suivre, chasser, puis achever. Tout, sans exception.
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