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ISBN : 2072864011
Éditeur : Gallimard (17/10/2019)

Note moyenne : 2.65/5 (sur 10 notes)
Résumé :
La jeune journaliste Audrey Grimaud est dépêchée sur une affaire d’incendie criminel au hameau, dans une campagne austère déjà bouleversée depuis une douzaine d’années par une série de meurtres commis par un mystérieux tueur surnommé l’Empailleur. Le passé d’Audrey est étroitement lié à ce lieu où, petite, elle venait passer ses vacances chez ses grands-parents, membres d’une communauté de "Purs" vivant à l’écart du monde moderne selon des principes sectaires, et où... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Eskalion
  16 mars 2011
Il est toujours périlleux de se lancer dans l'oeuvre d'un auteur que l'on ne connait pas encore. Promesse d'une rencontre qui en appellera d'autres, ou rendez vous sans lendemain, c'est un pas dans l'inconnu que l'on fait quand notre regard glisse sur les premiers mots de son roman.
Quand en plus celui-ci aborde des thèmes comme celui, éculé, du tueur en série, qu'il approche de près ou de loin celui des sectes, une certaine réticence, voire une appréhension gagne le lecteur qui redoute de relire ce qu'il a déjà lu cent fois.
Pourtant, en faisant le choix délibéré de ne décrire aucune scène de meurtre (alors que le tueur est d'une extrême violence, mais seules les conséquences de ses actes sont rapportées.) Sonia DELZONGLE évite de tomber dans le piège de la facilité et du voyeurisme gratuit, dont le roman aurait immanquablement pâti.
Ce parti pris n'enlève rien à la force de celui-ci, bien au contraire. Ce qui est suggéré est souvent beaucoup plus percutant pour l'imaginaire du lecteur que la description crue d'une mise à mort.
Et de fait, il donne du coup une toute autre dimension au roman, en axant celui-ci autour des personnages, leurs interactions, les liens établis ou souterrains qui les unissent ou les opposent.
Et les portraits que brosse Sonia DELZONGLE sont taillés au burin dans un bois dur et sombre. Des personnages rudes, comme le sont les habitants de ce village du Vivarais-Lignon, qui côtoient chaque jour la rigueur d'une région inhospitalière où les hommes s'accrochent et se soumettent à elle sans maudire leur terre.
Car dans ce roman, l'environnement est un personnage à part entière, un acteur majeur qui fige dans la pierre l'histoire des hommes, nourrit leur force, et où la Burle, un vent sec et froid qui souffle violemment une partie de l'année, façonne l'esprit de ses habitants. Paysage idyllique en été, qui l'hiver devient plus inquiétant et renforce ce sentiment qui gagnera progressivement le lecteur, que cette chape de neige ne recouvre pas seulement le panorama environnant, mais aussi des secrets lourds et immondes qui se terrent dans le coeur des habitants de ce village isolé. Des secrets qu'il n'aurait peut- être mieux valu ne pas faire remonter à la surface.
C'est donc, ici dans ce décors sauvage et ce village perdu dans le Vivarais-Lignon que va se dérouler le drame.
Quand elle revient dans celui-ci pour enquêter sur un incendie qui a ravagé une bonne partie du hameau, Audrey Grimaud, devenue journaliste, retrouve les souvenirs de son enfance, lorsqu'elle venait ici passer ses vacances auprès de ses grands parents. le temps a bien passé, mais la communauté de Purs qui vit dans le hameau est toujours là. Une communauté avec ses règles strictes, qui vit en autarcie, et qui n'avait à l'époque toléré la présence d'Audrey que parce que son père avocat, défendait les intérêts de la communauté.
Une enquête qui va se télescoper avec des questionnements remontant à ses visites au village quand elle avait une douzaine d'année, et restés jusqu'ici sans réponses. Car très vite, Audrey est intimement convaincue que les meurtres de « l'empailleur » et les causes de cet incendie plongent leurs racines dans un passé qui refuse d'être enterré. Un passé, qui est aussi le sien.
L'originalité de Sonia DELZONGLE est de rendre le tueur en série omniprésent tout en le laissant constamment à la périphérie de l'histoire, comme un rôdeur dont on sent la présence sans jamais l'apercevoir. Une ombre qui reste tapi dans les esprits.
Journaliste de profession, elle met toute sa connaissance du métier au service de son personnage principal, et avec une plume alerte et concise, nous offre une description somptueuse de cette région sauvage qu'elle semble bien connaître. Tout aussi efficace, le tableau qu'elle dresse de cette vieillesse à l'oeuvre sur ces habitants figés dans leurs souvenirs, et qui semblent aussi anciens que les bâtisses qu'ils occupent.
Bâti en deux parties, la première qui court sur 300 pages, celle de l'investigation, du questionnement, de cette quête de vérité est à mes yeux la plus passionnante. Elle nous ramène dans l'enfance d' Audrey, nous fait prendre la mesure de ce lieu si particulier et nous fait découvrir la complexité des personnages. le lecteur comprends bien qu'il ne s'agit pas d'un monde manichéen, où les bons s'affrontent aux mauvais, mais où chacun porte une part de vérité, comme un puzzle qu'il suffit d'assembler pour découvrir l'innommable.
La seconde, celle du basculement de l'histoire (que je n'évoquerai pas ici de peur d'effeuiller le final du roman) m'a un peu moins convaincu car j'ai trouvé le passage de l'une à l'autre un peu brutal. Si le dénouement est particulièrement surprenant, dans cette dernière partie, les rebondissements interviennent à un rythme peut être un peu trop rapide.
Malgré tout, cela n'enlève rien au plaisir que j'ai eu de lire ce roman où se mêlent rancoeur, vengeance et sang mauvais, où l'immonde côtoie la beauté. Un roman qui n'est pas sans m'évoquer une des oeuvres de Denis Lehanne
« L'horreur est humaine » disait Coluche, ce roman est là pour nous le rappeler .
Quant à moi, pour reprendre mon propos du début,cette rencontre avec l'auteur ne sera pas sans lendemain.
Lien : http://passion-polar.over-bl..
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bibliomanu
  28 juillet 2011
Dans les polars, il est comme de bien entendu question de mystère qu'une ou plusieurs personnes auront à coeur de résoudre. Il peut en aller de leur survie, aussi font-elles en sorte, ces personnes, de tout mettre en oeuvre pour venir à bout dudit mystère en évitant les écueils qui ne manqueront pas de se dresser sur leur route. Charge au lecteur de les accompagner dans leur périple, leur quête, leurs déboires, d'émettre les hypothèses les plus folles, de s'émouvoir, de frissonner avec eux, de se réjouir des étapes successives qui viendront inéluctablement lever le voile de l'incompréhension. Tout ceci est vrai tant que le livre lui-même ne devient pas à son tour l'objet d'un mystère, tant que les émotions et les ambiances qu'il n'a pas manqué de générer perdent de leur superbe pour... pour quoi, au juste ?... pour s'évaporer purement et simplement, d'un simple revers de page.
Que s'est-il donc passé de la p.300 à la p.303 dans le Hameau des Purs ? Comment a-t-on pu basculer ainsi d'un récit bien mené, qui avait jusque là su se jouer des lieux communs et autres clichés inhérents aux histoires de tueur en série, à un nanar de la dernière heure, grand-guignolesque à souhait, pétri d'invraisemblances et d'heureuses mais fâcheuses coïncidences pour la tenue du roman ? de mémoire, je n'ai jamais lu un livre qui fasse montre d'une telle dichotomie, d'un tel sabordage dans son traitement. Alors je ne sais pas, c'est peut-être moi*. Mais bon, ce serait étrange tout de même car j'ai lu le Hameau des purs sans marquer de réelle coupure, je suis passé de l'enthousiasme des deux premières parties du récit à cette dernière où tout a participé au délitement de l'ensemble, en quelques minutes à peine. le temps de comprendre ce qui se passait. de réaliser que l'histoire s'échouait irrémédiablement en eaux profondes.
Petit retour en arrière. le Hameau des Purs est l'objet d'un incendie dans lequel sept victimes ont péri. Audrey Grimaud, journaliste, est dépêchée sur les lieux, au coeur de cette nature sauvage et hostile qu'elle a d'ailleurs bien connu pour y avoir séjourné chez ses grands-parents, à l'occasion des vacances scolaires lorsqu'elle était enfant, puis adolescente. Son père était lui-même un Pur. Il avait été contraint de quitter la communauté en raison de son amour pour une personne n'y appartenant pas. Car les règles des Purs sont strictes, rigides. A moins d'adhérer purement et simplement à leurs préceptes, ils refusent que l'on s'immisce dans leurs affaires. Ils vivent en complète autarcie. Refusent d'avoir recours aux technologies modernes.
En plus de l'incendie et du mystère qui l'entoure, un tueur en série sévit sur la contrée depuis plusieurs années, à date fixe : l'Empailleur. A mesure qu'elle progresse dans ses investigations, Audrey semble persuadée d'être au centre de ces affaires étroitement liées.
L'Empailleur. Avec un nom pareil on se dit qu'on aura beau tremper ne serait-ce que le doigt de pied dans cette histoire, il en ressortira rouge de sang. Force est de reconnaître que ce n'est pas le cas. Car plutôt que de nous emmener directement sur les traces de l'Empailleur, Sonia Delzongle campe son personnage principal, nous le livre à la première personne, nous permettant ainsi de voir d'une manière tout à fait singulière le monde rural dans lequel elle a évolué petite, les silences et les non-dits perçus par les yeux d'une enfant. Avant l'éveil au monde des adultes où le rideau se lève sur une autre réalité, dure, âpre. Les pages défilent, le lecteur se fond dans un décor où la tension et l'angoisse deviennent palpables. Quelque part, ça m'a rappelé le film Calvaire où j'avais sans cesse oscillé entre la fascination et la répulsion. Fascination esthétique, répulsion instinctive.
Puis survient ce que l'on n'a pas vu venir. Normalement cela devrait combler le lecteur. Pour ma part j'ai été déçu, aussi déçu que lorsqu'on gravit une montagne en sachant qu'une fois en haut le spectacle vous laissera sans voix, alors qu'on se retrouve finalement face à un nuage dépressif s'étendant à perte d'horizon. D'une part, il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec une certaine oeuvre de Dennis Lehane avec laquelle le Hameau des Purs souffre de la comparaison, mais en plus, on est en plein dans la surenchère de rebondissements et autres révélations qui n'ont pas été sans me rappeler mes jeux d'enfants. Vous savez, ceux là même où on s'imagine être un héros, on meurt criblé balles et on finit tout de même par se relever en disant : « Hé non je ne suis pas mort, qu'est-ce que tu croyais ? Que je ne savais pas ce que tu mijotais ?... Tu pensais m'avoir, hein ? Mais je ne suis pas celui que tu imagines ».... Paroles suivies d'un geste théâtral où on enlève le masque qu'on a sur le visage, lequel en cache un autre... et peut-être même encore un autre... jusqu'à ce qu'on se lasse de se trouver de nouvelles identités parce que celui qui joue avec vous trouve toujours des réparties pour vous pousser dans vos retranchements... un peu comme dans le conte du Fils du tailleur de pierre. du grand n'importe quoi qui n'amuse que nous-même. Ou qui ne nous amuse qu'un temps, malheureusement trop long dans le Hameau des Purs même si cela ne concerne que les soixante-dix dernières pages.
Au final, le mystère est gâché.
Lien : http://bibliomanu.blogspot.com
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ktylauney
  16 mars 2018
Sept personnes sont mortes dans un incendie et un tueur en série surnommé "l'Empailleur" sévit dans un petit hameau tranquille depuis douze ans.
Il n'en faut pas plus pour que le rédacteur en chef dépêche Audrey Grimaud, journaliste, sur les lieux de son enfance.
" La jeune journaliste sombra sur ses notes, enveloppée par la brume des souvenirs qui l'entraînait doucement vers ce petit hameau de son enfance, « tranquille et sans histoire ». le hameau des Purs. " ( citation du livre )
Audrey se replonge donc dans ses souvenirs. Au temps où ses parents la déposaient pour les vacances au hameau chez ses grands-parents.
Le hameau des purs, une secte... ou Audrey n'est acceptée que si elle suit les règles de la communauté qui vit à l'ancienne.
Pas de tourne-disque, de radio, de télévision. Pas d'électricité. On s'éclaire ici avec des bougies et des lampes à pétrole.
La petite est obligée de s'habiller d'une robe longue en gros tissu d'un autre temps.
Alors pour se divertir elle suit les pas du Gars, comme l'appellent les gens du village. Léman a six ans de plus qu'elle, il chasse, pêche, braconne et lui apprend tout sur la nature environnante.
Des personnages atypiques auxquels on s'attache. Audrey, même Léman le marginal et son corbeau apprivoisé, Abel, le Papé qui fabrique des pipes en écume de mer dans son atelier et Isobel la jeune fille sourde et muette.
L'enquête policière commence avec Audrey qui collabore et échange ses informations avec Frank Tiberge, officier de police.
Qui a pu provoquer l'incendie ? Des gens en dehors de la communauté sectaire ou des Purs ? Et qui peut commettre des crimes aussi abominables en éventrant ses victimes ? Est-ce un des Purs ou quelqu'un d'extérieur à la secte ?
J'ai dévoré presque tout le roman, avide de connaître la suite. J'ai adoré le début de l'histoire avec l'enfance d'Audrey au sein de la communauté, ses jeux avec Léman au coeur de la nature, les secrets des habitants, les “visions” de la petite, le mystère entourant les accidents de voiture dans le virage de la Femme Morte.
Une belle écriture de l'auteure au niveau des descriptions, des paysages hivernaux ; de la burle, un vent du Nord glacial des plateaux du Velay ou d'Ardèche. Et Audrey bien au chaud dans la maison calfeutrée de ses grands-parents, enfouie sous la couette en compagnie de Dickens, le chat.
Voilà, une intrigue captivante pendant presque tout le livre. Je me suis même dit, c'est un des meilleurs que j'ai pu lire depuis très longtemps... jusqu'à ce qu'il ne me reste qu'environ 70 pages à lire.
Ces 70 dernières maudites pages que j'ai eu envie d'arracher, qui ont tout cassé, tout fichu en l'air et anéanti mon plaisir.
J'en aurais presque pleuré de déception et de rage de voir l'auteure saccager ainsi un ouvrage qui aurait été quasiment parfait sans un final de ce genre, plus du tout en adéquation avec le reste.
De but en blanc, on se retrouve transbahutés dans un autre lieu, avec une ambiance à la
" Shutter Island " où toutes nos certitudes sont bousculées. Un monde de folie où on ne sait plus quoi croire, qui croire. Et l'auteure en profite pour rajouter des scènes inutilement cruelles.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Là, en voulant corser son intrigue elle est complètement passée à côté et n'a réussi qu'une chose : tout bâcler.
Sonja Delzongle mériterait juste le sort réservé à Paul Sheldon dans " Misery ", qu'on la séquestre pour qu'elle réécrive la fin. Oui, je sais, je suis dure voire sadique. Surtout très en colère et dégoûtée. Quel gâchis !





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sylvaine
  21 août 2011
Audrey Grimaud ,journaliste , arrive pour couvrir un fait divers macabre pour son journal.On a retrouvé 7 corps dans l'incendie du Hameau,lieu habité depuis longtemps par les membres d'une secte .Audrey connait bien ce hameau .Ses grands parents appartenaient à la communauté des Purs.La vie était difficile, rude austère ,;pas de relations avec le monde extérieur sous peine d'^etre exclu du hameau.Vous imaginez les conséquences inéluctables de ce mode de vie.
A cet incendie s'ajoute la traque faite à l'Empailleur ,meurtrier en série , qui sévit dans la même zone,laissant des cadavres empaillés .Il s'attaque aux hommes et aux femmes seuls les enfants sont épargnés.
Sonia Delzongle nous décrit admirablement cette ambiance noire inquiétante, les pages se tournent très vite mais jamais de scènes "gore",merci à l'auteur de laisser notre imaginaire travaillé tout seul.
Quant à la chute de l'histoire , elle m'a laissée perplexe .Les rebondissements foisonnent : trop c'est trop .Dommage , j'ai laché....
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PierreF
  29 juin 2011
Ce roman est une belle découverte, composé de trois parties complètement différentes. La première partie, qui se nomme L'incendie, est tout simplement impressionnante. On y lit l'enfance d'Audrey, avec toutes ses découvertes et toutes les interrogations d'une jeune fille d'une douzaine d'années. C'est tellement bien écrit que l'on a l'impression de lire un conte, et c'est aussi bluffant qu'un Darling Jim de Christian Mork ou que le film Witness de Peter Weir. Pour continuer les compliments, on n'est pas loin des Marécages de Joe Lansdale.
La deuxième partie, qui s'appelle L'Empailleur, nous décrit par le détail l'enquête de Audrey, et si la narration devient plus classique, l'angoisse monte progressivement, sur la base de description de petits bruits, sur des impressions, sur des réactions paranoïaques, et comme on connaît par le détail le passé de Audrey, que l'on s'est attaché à elle, on marche, on court avec elle, à ses cotés, et la tension monte, tout doucement.
Et puis, il y a la troisième partie, intitulée le Lac, qui nous donne les clés de ce roman et sans vouloir dévoiler l'intrigue, elle est surprenante, tout en étant parfaitement réaliste, cruelle et brutale. Mais au global, si le contexte est violent, elle n'est pas étalée, l'auteur préférant décrire et faire ressentir des ambiances pour faire monter la mayonnaise du suspense et du stress. Et c'est d'autant plus cruel pour le lecteur, avec une telle chute. (Note : je suis content, je n'ai rien dévoilé !).
Que ceux qui cherchent des romans d'action passent leur chemin. Ce roman en trois parties distinctes et différentes fait montre de nombreuses qualités, et j'avoue avoir adoré la première toute en finesse et sensibilité. Ce roman est plutôt à classer du coté d'un Johan Theorin tant les paysages y ont de l'importance et c'est un roman passionnant que j'ai refermé avec tristesse, car je m'étais habitué au style fluide de l'auteur, malgré la brutalité de la dernière partie. Je vous le dis Sonia Delzongle est une grande conteuse que l'on est prêt à suivre partout.
Lien : http://black-novel.over-blog..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ktylauneyktylauney   15 mars 2018
Ne croyant pas aux maisons hantées, elle trancha en faveur d’un rôdeur et, dans le contexte des meurtres, fut prise d’angoisse à l’idée que ce pouvait être lui. L’Empailleur. Il avait dû la repérer, observer son manège et entrer, malgré la présence des équipes de police et de gendarmerie. Au contraire, ça devait l’exciter. Une femme seule dans une maison aux fenêtres aveugles à l’écart des autres, plongée dans l’obscurité. L’espace d’un instant, elle se vit, écorchée, dépecée, éviscérée, terminant en épouvantail cousu main au fil de pêche dans le champ d’un fermier du coin.
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ktylauneyktylauney   16 mars 2018
Étrangement, cet été-là, il me semblait que ce qu’il pouvait rester de mon enfance m’abandonnait. Pourtant, le Gars en avait fait partie. Nos jeux dans les bois, les cabanes, les arcs qu’il m’apprenait à fabriquer, les nasses pleines de poissons frétillants, nos silences, lui et moi, assis côte à côte à regarder le ciel se charger de nuages noirs, nos baignades au lac, nos plongeons périlleux depuis les rochers, nos défis à la vie, à la mort. Des trucs d’enfant, simples et essentiels. En communion avec une nature rude et imprévisible.
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rkhettaouirkhettaoui   10 janvier 2018
Rien n’était vraiment prévu pour les loisirs à la maison du hameau. Pas même un tourne-disque et encore moins la radio ou la télévision. Les Purs avaient banni tous ces appareils qui incarnaient les inventions technologiques du XXe siècle. Ils se réunissaient chaque soir, entre 20 h et 21 h, et toute la journée le dimanche. Seuls les hommes prenaient la parole. La plupart du temps en anglais. Les femmes se taisaient et devaient se couvrir la tête.
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ktylauneyktylauney   15 mars 2018
Était-il possible que les gens des environs, excédés, effrayés à l’idée que leurs enfants puissent être « conta minés » par la pensée des Purs, aient fini par mettre le feu ? Ou alors avaient-ils établi, de façon irrationnelle, un lien entre la communauté du hameau et les meurtres en série ? Pensaient-ils sérieusement que l’Empailleur puisse être l’un des membres de la secte ?
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rkhettaouirkhettaoui   10 janvier 2018
Sans électricité, avec des bougies et des lampes à pétrole pour seul éclairage, on vivait au rythme de la nature. En hiver, la nuit tombait à quatre heures et demie. L’été, les journées étaient un peu plus longues, mais les bois de conifères et de feuillus, proches, semblaient absorber la lumière et projeter leur ombre épaisse tout autour.
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Vidéo de Sonja Delzongle
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Ne fais confiance à personne de Paul Cleave aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/116455-polar-livres-de-poche-ne-fais-confiance-a-personne.html
Boréal de Sonja Delzongle aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/147326-romans--boreal.html
La disparue de Saint-Maur (T.3) de Jean-Christophe Portes aux éditions City Poche https://www.lagriffenoire.com/1002685-nouveautes-polar-la-disparue-de-saint-maur-t3.html
Alexis Vassilkov ou La Vie tumultueuse du fils de Maupassant de Bernard Prou aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/38946-divers-litterature-alexis-vassilkov-ou-la-vie-tumultueuse-du-fils-de-maupassant.html
Les Chiens de détroit de Jérôme Loubry aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/125656-nouveautes-polar-les-chiens-de-detroit.html
L'enfant du Danube de János Székely et Sylvie Viollis aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/1005740-divers-litterature-l-enfant-du-danube.html
Iboga de Christian Blanchard aux éditions Points https://www.lagriffenoire.com/147175-nouveautes-polar-iboga.html
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