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ISBN : 220712441X
Éditeur : Denoël (02/04/2015)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 147 notes)
Résumé :
Quelque part en Afrique, la mort rôde...
2010. Dans un terrain vague de Nairobi, un gamin à vélo s'amuse à rouler dans une grande flaque sur le sable ocre. Du sang humain, répandu en forme de croix. Sans le savoir, le garçon vient de détruire une scène de crime, la première d'une longue série.
2012, à Nairobi. Une femme albinos est décapitée à la machette en pleine rue. Le tueur a emporté la tête, un bras aussi. Elle a été massacrée, comme beaucoup d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
stokely
  27 novembre 2016
Première lecture et découverte du livre de Sonja Delzongle, j'ai d'abord choisi ce livre par son sujet le massacre de personnes albinos en Afrique ou leur mutilation afin d'en faire de la poudre qui selon la croyance de certains pays auraient des vertus curatives.
Ce sujet est très peu traité dans les thirllers/policiers en tout cas c'est la première fois que je lis un livre ayant ce sujet en thème centrale.
Ici on retrouve des croix faites avec du sang humain mais aucun corps à proximité et après enquête on découvre que les corps se situent sur cette croix mais en poussière d'où le nom du livre Dust.
J'ai aimé suivre Hanah Baxter la profileuse qui se rend au Kenya durant toute cette enquête car elle est vraiment très différentes des autres enquêtrices. Elle travaille avec un pendule sur les scènes de crime, ne se laisse pas intimider par ses collègues au CID comme Mendoza.
Les descriptions du Kenya sont je trouve très réussis, le style est plaisant à lire et c'est un vrai page-turner qu'il est difficile de lâcher une fois commencé.
Un 3/5 pour cette lecture et une auteur à suivre pour mon cas d'ailleurs Quand la neige danse est déjà dans ma kobo.
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belette2911
  07 juillet 2015
N’allez pas croire, suite à mes deux critiques, que je participe à un challenge "Mois Africain" en juillet parce que hier j’étais au Mali (Black Cocaïne) et que aujourd’hui je suis allée au Kenya. C’est le hasard des lectures qui a fait que je suis restée sur le continent africain.
Le résumé du livre était emballant, le début de la lecture aussi, même si un petit je-ne-sais-quoi m’empêchais de profiter pleinement de ma lecture.
Ah oui, j’ai compris assez vite ! La cause en était le style d’écriture qui avait tendance, parfois, à friser le niveau enfantin ou pré-ado, comme si, à certains moments, l’auteur avait confié l’écriture de certains passages à sa p’tite nièce.
Et tout le problème du roman s’est trouvé là, pour moi : la manière dont certaines événements ou problèmes liés au pays (le Kenya pour ceux qui ont loupé le train) sont décrits, leur fait perdre toute leur puissance, toute leur émotion, toute leur portée horrible.
De plus, la surenchère de faits horribles annihile l’abomination perpétrée. Sincèrement, j’ai lu des témoignages de personnes qui avaient été témoins d’actes abominables durant la Seconde Guerre Mondiale, et sans en rajouter, leur récit me hérissait les poils des bras et me donnait envie de vomir.
Ici, il n’en fut rien… c’est abominable ce qu’un personnage a fait endurer à ses semblables, mais la description de l’auteur fout tout en l’air et si elle avait décrit un enfant éventré dans le but de transformer ses boyaux en guirlande de Noël, j’aurais sans doute pensé "Cool, une guirlande", tant la chose est mal exprimée, mal écrite.
Aucun atomes crochus avec Hanah Baxter, la profileuse d’origine française qui vit à New-York et qui se déplace au Kenya pour traquer un tueur en série. Autant elle est forte pour certaines choses, autant elle est chochotte pour d’autres. Manque de crédibilité dans le personnage.
J’ai même failli tomber de ma chaise lors de l’épisode avec Invictus (les lecteurs sauront de quoi je parle).
Je passerai sur les moments "guimauviens" (néologisme offert) qui sont à pleurer devant tant de platitudes et plus dignes d’un "Fifty shades", d’un "Twilight" ou d’un Harlequin que d’un tel roman.
Le suspense est en grande partie réduit à néant par un chapitre où le pauvre lecteur en apprend beaucoup trop sur le tueur en série, gâchant tout le plaisir.
Pire, avant même la moitié du livre, j’avais deviné le nom du coupable, la ficelle agitée par l’auteur étant trop grosse que pour ne pas s’en saisir. Chez Agatha Christie, je ne l’aurais pas saisie, car la Dame avait l’art de casser les codes du roman à énigme, mais ici, l’auteure en dévoile trop trop vite. Et les préliminaires, bordel ?? Et je confirme que j’avais vu juste !
J’ai ressenti, par moments, de l’émotion dans le récit, lorsque l’auteure explique la chasse à laquelle sont soumis les albinos, de l’émotion aussi lorsque l’auteure décrit les extrémités auxquelles certains enfants devaient se livrer, afin de survivre et de sauver leurs frères et sœurs de la misère…
Et puis, patatras, toute l’émotion retombait comme un soufflé (ou autre chose, pour les plus coquins) à cause du style d’écriture qui était plat et sans âme.
Autre truc… durant tout le roman, elle se fait regarder de travers par le flic d’origine mexicaine, il la déteste, il se moque de ses méthodes de travail et puis, là, tout à coup, après les huit dixième du roman, soudain, il commence à l’apprécier, à lui parler, boum, sont quasi copains ! Non, revirement trop rapide.
Quant aux méchants, j’éviterai de vous parler de ces revirements de situations qui font que personne ne joue au Grouchy arrivant sur le champ de bataille de Waterloo – morne plaine – quand tout est terminé. Non, ici, tout le monde a du sang de Zorro !
Ce roman manque de profondeur, d’émotion et la surenchère de "gore" détruit les émotions qu’il aurait dû faire naître en moi.
Avec un sujet aussi important au menu, dans un décor rempli de misère, c’est malheureux d’avoir fait un roman aussi foireux.
De bons ingrédients, un chaudron qui ne demande qu’à bouillir, pour arriver à un résultat tel que ce que je viens de lire, c’est donner des perles aux cochons ! Et j’en suis la première peinée que le beau côtoie le médiocre.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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NathalieAtom
  14 août 2015
Être à contre-courant n'est jamais facile mais il faut savoir l'assumer tout en respectant le travail d'un auteur qui a sans doute sué sang et eau pour enfanter son manuscrit.
Ce roman, encensé par les critiques, attisait ma curiosité de par son décor et son thème atypique. le massacre des albinos en Afrique est une triste réalité que j'ignorai et la mise en avant de cette ignominie est tout à l'honneur de Sonja Delzongle. Il suffit pour cela de visionner les images insoutenables qui figurent sur la toile, tout commentaire paraît futile après de telles horreurs et les dénoncer est non seulement respectable mais nécessaire, voire indispensable.
Tout le problème, à mon sens, est que ce roman ne tourne pas uniquement autour de ce sujet alors que la matière pour écrire une excellente histoire était là, à portée de main de l'auteure. Or, l'intrigue principale qui est censée prendre le devant de la scène tombe à plat très rapidement, sans doute à cause d'un manque de suspense évident. La phase la plus intéressante se superpose à la première mais n'est pas assez exploitée et c'est, en partie, là que le bât blesse, donnant au récit un côté brouillon que je n'ai pas réussi à mettre au propre.
Cette surenchère de meurtres et techniques de démembrement me paraît non seulement inutile mais entache le récit et disperse l'attention, ce qui est dommage au vu de l'idée de départ. Il est parfois préférable de supprimer quelques dizaines de pages pour gagner en intensité.
La mise en avant du Kenya, même avec un portrait au vitriol, est une des qualités de ce roman. Les safaris sont loin d'être images d'Epinal et quand bien même la bienveillance de Sonja Delzongle soit bien présente, sa vision de l'Afrique est sans concession et a le mérite d'éclairer les ignorants que nous sommes sur la corruption, la violence et la misère qui y règnent.
La romance excessive ne me charme pas et certains dialogues ou expressions m'ont paru mièvres et déplacés dans ce maelstrom de gore et de violence et ce, malgré une héroïne qui aurait pu être hors-normes si elle n'avait pas été aussi insignifiante à mes yeux… Paradoxe certes, mais avec un passé douloureux trop ou pas assez développé, ma faim d'empathie n'a pas été rassasiée et c'est l'estomac dans les talons que j'ai terminé ma lecture. Faim de suspense, de dénonciations, d'explications ou tout simplement d'émotions…

Lien : http://sous-les-paves-la-pag..
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Roggy
  16 septembre 2017
Sonja Delzongle nous fait entendre des voix, croiser des êtres et des parcours insoupçonnés dans cette Afrique aux couleurs gueulardes, avec sa musique, sa crasse, ses villes tuberculeuses aux poumons saturés.
Mené tambour battant, Dust est un bonheur de lecture avec son comptant de mauvais esprit et grâce à une parfaite connaissance du monde africain et du métier de profiler.
Le récit est agrémenté d'une logique personnelle, sensible et puissante, dans une intrigue qui palpite à vitesse du sang.
Sonja Delzongle en connaît un rayon sur le métier de profiler et leurs dons exacerbés comme l'intuition, l'interprétation des vibrations, les « antennes naturelles ». Ils sont comme un réceptacle d'ondes vibratoires toujours en quête de vérité, en traque permanente au coeur de la noirceur de l'âme humaine.
Saluons un thriller psychologique dans le monde de l'obscurantisme aveugle et dangereux qui sait semer le trouble chez le lecteur.
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ktylauney
  11 novembre 2017
Sur les terrains vagues aux environs de Nairobi des flaques d'hémoglobine et des croix tracées avec du sang sont retrouvées dans la poussière. Une seule particularité : sur toutes les scènes de crime l'absence de corps malgré les nombreuses disparitions de personnes.
Depuis deux ans l'enquête en est au point mort. Il n'en faut pas plus pour que Collins, dirigeant du CID de Nairobi au Kenya appelle Hanah Baxter à New-York en urgence, la profileuse française et cocaïnomane les ayant déjà aidés à résoudre une affaire des plus sordides.
Quand elle débarque à Nairobi, la chaleur s'abat sur elle comme une étouffante chape de plomb et elle tient absolument à se rendre sur le dernier lieu du crime.
Hormis la canicule distillée par le soleil brûlant africain l'ambiance est pesante.
Les relations qu'entretiennent Hanah et l'inspecteur de la police criminelle Juan Mendoza sont plus que tendues. A vrai dire le Mexicain macho, grande gueule et râleur et la Française se détestent cordialement. Il se moque des méthodes d'Hanah qui balaie les scènes de crime à l'aide d'un pendule nommé "Invictus" afin de découvrir des indices.
Heureusement pour la profileuse, une nouvelle recrue féminine, Kate Hidden, a rejoint l'équipe.
Une rapide complicité va naître entre les deux femmes. de plus Kate est une jolie métisse, ce qui va vite troubler Hanah.
Parallèlement à l'affaire des corps de poussière, des massacres d'albinos ont lieu. Les malheureux sont traqués en pleine rue, leurs membres sectionnés à la machette et emportés par les "chasseurs" pour être revendus à des sorciers qui vont en extraire des poudres.
Parmi ces chasseurs, des gosses des bidonvilles qui ont perdu toute humanité à cause de leur extrême pauvreté. Ils sont devenus des assassins barbares et sanguinaires.
Les albinos ont donc une espérance de vie réduite tandis que ceux qui vont payer pour consommer les organes réduits en substrats de ces êtres dits maléfiques se voient promettre longue vie, pouvoir et richesse par les sorciers.
Nous sommes à 200 lieues de l'ambiance romantique de " La Ferme africaine " de Karen Blixen que Sonia Delzongle mentionne d'ailleurs  à un moment donné.
Dans ce thriller c'est une Afrique de poussière, de crasse et de misère qui est décrite sur fond de trafics d'organes. Un monde de violence et de noirceur.
Massacres, sang, chairs putréfiées et donc mort omniprésente résument bien l'ensemble du livre. Mais ces ingrédients ne m'ont pas suffi pour en faire un bon thriller. Même le tueur lui-même ne paraissait pas motivé. Ce tueur qu'on suspecte très tôt car l'auteure n'a pas su brouiller habilement les pistes. Et tous ces méchants ratent leur mission qui est de nous effrayer.
Malgré l'horreur de certaines scènes, je suis restée froide et hermétique à cause de l'absence d'émotion dans les descriptions où la mort est finalement banalisée. Je l'ai ressenti ainsi.
Autant j'ai apprécié " Récidive " avec un portrait d'Hanah qui s'est affiné doublé d'une excellente intrigue, j'oublierai " Dust " très rapidement.
Les trop nombreuses longueurs, le côté fouillis et la mollesse du récit m'ont vite lassée.
Trop de gore, pas assez de suspense ni d'angoisse. Des personnages auxquels on ne s'attache pas, Hanah en premier lieu car elle se montre finalement superficielle. Ses seuls amis sont sa fée blanche la coke, son MacBook, son  pendule et son Glock.
Alors qu'on finit par s'ennuyer, tout se précipite dans les dernières pages, même beaucoup trop vite. Avec de l'action et une intervention musclée. Au passage la vérité se fait jour, qui peut paraître bouleversante mais qui est justement trop prévisible.
Je ressors de cette lecture déçue et frustrée.



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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
ktylauneyktylauney   10 novembre 2017
Sang et poussière. Il était né sur ce même sol où il tuait et répandait le sang avec les corps désagrégés. Il était un enfant de la poussière et du sang versé.
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ktylauneyktylauney   10 novembre 2017
Pour le « nègre blanc », la nuit allait être longue. La nuit des chasseurs.
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ktylauneyktylauney   07 novembre 2017
Il ne s’agissait pas cette fois d’une créature imaginaire, mais bien d’une chose réelle, organique, tout à fait répugnante, tapissée de poils blancs, dont la viscosité pouvait faire penser qu’elle se trouvait captive d’une sorte de placenta géant.
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ktylauneyktylauney   06 novembre 2017
Il finit de rentrer des résultats dans l’un des dossiers stockés sur l’ordinateur, puis ouvrit le dossier qui provoquait toute cette fébrilité dans son service pour y coller le rapport du neveu. Le dossier des corps de poussière, le dossier qu’il avait ouvert et baptisé « DUST ».
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ktylauneyktylauney   07 novembre 2017
— Pas besoin de travailler dans les mines du lac Magadi pour voir son espérance de vie réduite, monsieur Randalls, il suffit de naître noir en Afrique, riposta Kate.
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