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EAN : 9782864329312
Éditeur : Verdier (24/08/2017)
3.07/5   21 notes
Résumé :
Un soir d’été, un homme, dans une salle de cinéma, est bouleversé par l’image d’un enfant abandonné sur une plage. Quelque temps plus tard, une autre image, d’un autre enfant, sur une autre plage, vient en écho raviver en lui cette émotion violente et incompréhensible. Ces deux images, s’embrasant au contact l’une de l’autre, vont révéler les fêlures intimes de cet homme qui jusqu’alors se croyait à l’abri des soubresauts du monde et des remuements du coeur. De rémi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Bookycooky
  27 août 2017
L'été, un homme seul, en ville, le soir, il va au cinéma.
Sa femme et ses deux fils sont partis en vacances.
"Un homme en lisière des choses.Qui les regarde passer, le frôler, derrière un infranchissable voile d'indifférence. C'est un homme qui n'a aucune raison de se mettre à pleurer soudain, un soir d'été, dans l'obscurité d'une salle de cinéma, seul, devant l'image d'un petit garçon seul sur une plage."
Le petit garçon sur la plage est au coeur du film sans en être le coeur, mais il n'est pas le vrai sujet, pourtant c'est son image qui va bouleverser l'homme, ouvrir la fêlure en lui.
Un an plus tard, le 3 septembre 2015, une photo de presse cette fois, d'un enfant échoué sur une plage va faire exploser la fêlure.
Je ne veux rien vous en dire de plus.
Ne vous attendez pas à un roman à intrigue. Dans cette courte histoire, d'une très belle prose délicate, Demarty ravive les fantômes ensommeillés en chacun de nous et casse l'Insouciance de l'homme face à la vie, face aux êtres proches, face à tout ce que l'on regarde comme acquis.
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Floyd2408
  03 octobre 2017
Le petit garçon sur la plage, erre dans les lymphes de mon âme curieuse, comme un écho tendre, cette résonance amicale éveille en moi beaucoup de tendresse, ce titre de Pierre Demarty semble prendre possession de mon être de lecteur vagabond, attisé pas ce quatrième de couverture fissurant encore plus ma faiblesse de bibliophile, aspirant une bienveillance agréable, je prends le roman pour m'offrir un moment de plaisir….
Petite présentation de Pierre Demarty, natif de Paris, traducteur, éditeur de littérature étrangère, il a écrit deux autres romans Manhattan Volcano et En face, certain souligne sa légèreté d'écrire des romans qui ne raconte pas grand choses mais d'une écriture en virtuosité tel un Jean Echenoz avec En face, mais je ne puis confirmer cette parenthèse de mots, chacun son émotion personnelle.
« C'est un petit garçon couché sur le sable de cette plage de nulle part, de n'importe où, où il n'y a rien et où il n'y a personne, où la mer n'a pas de couleur et où il n'y a pas de ciel, pas de vent, pas de bruit, pas de lumière. le petit garçon est couché sur le ventre. Tourné légèrement de trois quarts, vers nous. »
Voilà cette image qui va fissurer la chair de notre homme Quadragénaire, papa de deux petits garçons, marié, travaillant dans une tour de verre, enfermé dans un bureau devant un ordinateur, cette émotion soudaine comme le réveil d'un volcan, une larme s'invite sur le visage de cet homme, en proie à une décharge de sanglots…. Tout le livre coule comme les larmes sur les joues de père, une chute vers l'ennuie.
Les pages s'évaporent lentement sous mon regard azur, les mots s'usent rapidement, les phrases s'effacent, le roman disparait, ma lecture est une torture décevante, l'auteur Pierre Demarty m'a piégé avec trop de facilité, ma déception est grande, fais-je pouvoir me détacher de cette impression de lassitude pour trouver une once de bonne volonté à ce petit garçon sur la plage, trop mièvre, trop disparate, une litanie redondante, une pauvreté, une caresse virtuelle de bonnes idées, effleurées puis éventrées dans ce leitmotiv de ce petit garçon, fantôme absolu de cet auteur prisonnier du personnage.
Le personnage hanté par cette image double du petit garçon est-il la part imaginaire de l'auteur, cette identité à la recherche de soi ? Est-ce une rencontre dans le tumulte de son esprit, de cette photo et de cette scène de film fantastique…
Ce roman court, éphémère, lassant pour des redondances, la description du petit garçon, le film fantastique, le déferlement d'informations comme une bouillie inextricable informelle de ce détritus formant notre société. En filigrane, comme un chuchotement, la notion d'être père, la joie de vivre avec ses enfants et de partager leur univers sous ce regard émotif dicté par ce petit garçon inconnu couché sur la photo, et l'autre hurlant dans le noir de la nuit en haut de cette falaise, de cette mer tueuse frappant la roche de cette tour naturelle absorbant les cris de cet enfant….
Et aussi comme un murmure, la société qui côtoie notre existence sans l'absorber, juste un miroir ne se reflétant pas, nos regards happés par l'axe de notre vie. Cet homme se relève soudain, enfin serait le mot approprié, de sa propre vie, pour la survire, avec ce regard différent, cette émotion de père, de mari, d'homme tout simplement.
Puis en sourdine, le deuil d'un parent, la famille réunit dans cette maison d'enfance, au trésor poussiéreux, embrasant la joie des enfants occupés à jouer de ses cartons perdus, les parents au loin dans l'administration des circonstances et cet homme parcourant les chemins de son enfance avec ses deux enfants, otage de sa tristesse lointaine, puis cette plage, sa plage, sa mer, ses souvenirs, son sable, et machinalement faire des châteaux sable comme pour faire le trait d'union avec cette enfance et celle de ses enfants, un deuil en communion avec ses enfants …
Le roman est décousu, des plaisirs minuscules s'invitent comme Pierre Michon dans son brillant roman Vies minuscules, mais c'est trop lointain, l'auteur s'est perdu dans ce résumé de film de série B, fantastique, le charme de l'héroïne prime sur l'intrigue linéaire, seul la scène de l'enfant criant dans le noir aspire l'auteur vers cette remise en question de notre homme, sa solitude le poussant dans le chaos d'un navet, sans pour autant nous infliger ce résumé inutile.
Je suis déçu de ce roman, trop de mots sans saveur, peu de brio, dommage
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lucia-lilas
  05 décembre 2017
Voici une oeuvre qui m'a beaucoup touchée : en lisant le titre, Un petit garçon sur la plage, je me doutais qu'il serait question de la photo du petit Aylan, l'enfant syrien retrouvé mort sur une plage de Turquie. Il est d'ailleurs terrible de se dire que ces mots « petit garçon sur une plage » plutôt que de m'évoquer des jeux de sable et des rires éveillent en moi des images de mort et de tragédie. Images avec lesquelles on vit, consciemment ou non.
Dans le roman, le narrateur est un homme qui a tout pour être heureux : une femme et deux enfants qu'il aime, un emploi, une petite vie tranquille qui semble le contenter. Il sait que le monde n'est pas rose mais il le traverse plutôt bien que mal. Un homme sachant garder ses distances par rapport à une réalité agressive et laide. Un homme pas concerné.
« C'est un homme doux, effacé, un homme à qui la vie n'a pas fait de bruit et qui lui-même n'en a pas fait beaucoup… C'est un homme doux, effacé, un homme qui n'entretient avec le monde et sa propre vie que des rapports de bon voisinage. Un homme en lisière des choses. Qui les regarde passer, le frôler, derrière un infranchissable voile d'indifférence. »
Et puis, un soir d'été, en sortant du travail, sa famille étant partie un peu avant lui en vacances, il entre, un peu désoeuvré, dans une salle de cinéma. Il ne sait pas trop bien ce qu'il va voir. Sans les siens, il est un peu perdu et se laisse guider par le hasard. le film commence. L'histoire ne le passionne pas, il n'aime pas la science-fiction. Soudain, pourtant, une scène le saisit : un petit garçon est pris par les flots. le narrateur sent en lui naître une émotion qu'il va avoir du mal à contenir et qui va envahir progressivement tout son être tel un raz de marée. Lui qui se croyait à l'abri, soudain, il flanche, la carapace cède, l'enveloppe se déchire, il est submergé par une émotion intense, happé.
Et il pleure.
« Il y a d'abord, et seulement, ce brusque influx de chaleur, loin à l'intérieur de lui, quelque part, un embrasement spontané de quelque chose au fond du ventre, un point, une torsion incandescente, qui peu à peu remonte la colonne de son corps comme un relent de lave chaude et bilieuse… Une liquéfaction de l'intérieur, et qui le pétrifie dans son fauteuil, les yeux rivés à l'écran qui se mettent à bourdonner, quelque chose qui appuie derrière les globes, glisse sous les os des épaules, du crâne, saisit et serre la nuque, l'immobilise en dedans, comme s'il était coulé soudain de l'intérieur dans une lourde pâte tiède de béton qui prend. »
Lui qui se croyait à l'abri du tumulte du monde se prend la vague en pleine figure, violemment, au point, au sortir de cette salle de cinéma, de n'être plus le même homme.
Et son regard sur le monde et sur les siens aura à jamais perdu l'insouciance qui était la sienne avant.
Plus tard, c'est l'image du petit Aylan qui le heurtera de plein fouet, le poussant définitivement loin de toute certitude, de toute permanence dans un monde où les enfants meurent sur les plages plutôt que d'y jouer.
« De quels fantômes, de quelles fêlures sommes-nous les hôtes ? »
Quel fardeau portons-nous chaque jour sans en être conscients, nous croyant heureux et intouchables, chanceux et invulnérables ? Et pourtant…
Pourquoi, alors que je ne savais rien de ce livre, le titre m'a-t-il portée vers la mort plutôt que vers la vie, l'été, les vacances, les pâtés de sable ? Pourquoi, lorsque l'on me dit « petit garçon sur la plage », me vient immédiatement à l'esprit une image insoutenable, un fait insupportable qui n'a a priori en rien changé ma vie, qui ne m'empêche pas de rire et d'être heureuse ?
Je crois qu'au fond la réalité est tout autre : nous nous croyons protégés par nos écrans, espèces de filtres, de remparts derrière lesquels nous découvrons, bien tranquillement croyons-nous, les horreurs du monde.
Et pourtant, il n'en est rien.
Nous sommes tous comme le narrateur porteurs ignorants d'une insupportable réalité et l'on croit pouvoir faire avec .
Mais, encore une fois, il n'en est rien.
Appuyer sur le bouton pour faire disparaître l'image ne suffit pas. La réalité s'est immiscée.
Et rien n'est plus pareil.
Il est trop tard.
« Des images on ne ressort pas, ni ceux qui les habitent, ni ceux qui les regardent. »
Un très beau texte dont l'écriture est du côté de l'obsession, du ressassement, de la répétition pour plusieurs raisons, je pense.
Peut-être parce que décrire dans les moindres détails l'inacceptable permet d'en prendre conscience, et il faut du temps pour cela.
Peut-être cela donne-t-il aussi le sentiment de pouvoir circonscrire l'impensable, « admettre » l'inadmissible, l'enfermer, le juguler, le dompter. Que sais-je ? Il est là mais comme prisonnier des mots qui l'enferment. C'est peu face à l'effroi, à la sidération qui est la nôtre mais c'est déjà ça. Les mots « couchent » la réalité. Peut-être espère-t-on la dominer ainsi...
Mais la prose de Pierre Demarty traduit aussi très justement les sentiments, les émotions qui arrivent par vagues successives, que l'on croit maîtriser mais qui finalement, à force de va-et-vient, nous emportent, nous creusent, nous rongent, comme un raz de marée.
Enfin, cette écriture de l'énumération se fait aussi le reflet d'une information qui nous arrive de partout, nous assaille sans que soit opéré aucun tri, dans un vrac insupportable qui tend à tout mettre sur le même plan.
Beaucoup de sensibilité, donc, dans ce roman qui dit toute la souffrance s'emparant d'un être et le faisant brutalement basculer vers une autre façon de voir le monde et d'être père. Poignant.
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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SophieLesBasBleus
  28 février 2018
Qui a pu oublier l'image d'Aylan, ce petit garçon de 3 ans échoué sur une plage, en 2015 ? le choc d'une réalité effroyable qui s'insère dans nos vies bien tranquilles. A-t-on osé la regarder, la détailler comme le fait Pierre Demarty dans les premières pages de son roman ? L'auteur s'y attarde, nous en décrit chaque composante, précisément, factuellement, techniquement, nous force à la scruter sans l'interpréter. Voilà. Il y a cette image fixe d'un petit garçon allongé sur une plage dont tout le monde "comprend immédiatement qu'il ne dort pas".
Un an auparavant, une autre image, animée celle-ci, d'un autre enfant abandonné sur une plage. Un enfant qui pleure, qui hurle de peur et d'incompréhension. Une image extraite d'un film, une image de fiction. L'enfant est un acteur. Il ne pleure pas "réellement". Il joue. Les pleurs, l'abandon, l'effroi, la mort qui plane, tout est "pour de faux". Après le tournage il a retrouvé ses parents et peut continuer de grandir, continuer de vivre. Il deviendra adulte, il aimera, sera aimé, connaîtra les rires, les larmes, aura des enfants. Pourtant, l'image de cet enfant qui souffre "pour de faux" vient percuter de plein fouet la conscience assoupie d'un spectateur. Quelque chose qu'il ne sait définir, qu'il ne parvient pas à circonscrire, quelque chose dans cette image, dans la vision puis le souvenir de cette image, le fragilise et fait apparaître un raz de marée d'émotions indicibles.
Ces deux images se placent sur des scènes différentes et même presque opposées : l'une fixe un réel insoutenable parce que réel et l'autre, la fictionnelle, laisse part à l'interprétation et à la mise à distance. Mais le carambolage des deux crée une fracture dans la vie de cet homme. Parce qu'il est père de deux petits garçons ? Parce qu'il apprend brutalement à ne plus détourner les yeux ? Parce que, soudain, il se rend perméable au fracas que ces deux images provoquent en lui ? Parce que, par ces enfants qui pleurent, la cruauté du monde réel vient perforer la tranquillité de son existence ? le récit sème des indices mais ne donne pas de réponse unique, ni définitive.
L'écriture envoûtante, comme un psaume ou comme un chant funèbre, taraude, sonde les mystères d'une conscience dans une langue poétique et, paradoxalement, presque clinique à force de précision. Obstinément, inlassablement, le narrateur questionne, interroge : "Comment on fait pour éprouver ? Comment ç a marche ? Comment ça s'apprend, quand on ne sait pas ? Comment on pleure ?" Et par la grâce de cette écriture superbe, le questionnement passe de l'intime à l'universel, de la fiction au réel, du personnage au lecteur. le texte agit comme un écorcheur : il met à vif la pulpe de nos émotions.
C'est un roman d'une beauté exigeante, qui ne se plie pas à une lecture sommaire ou superficielle. Pour moi, c'est un roman rare, d'une stimulante densité émotionnelle et interprétative. Une lecture qui m'a laissé une profonde empreinte.
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Ptitmousse
  15 juillet 2018
Livre douloureux parce qu'on sait tous de quelle image il s'agit (ce petit garçon migrant rejeté par la mer). Mais en plus, c'est longuet, insistant, trèèèèès répétitif. 80 % des chapitres commencent avec une page sur ce petit garçon sur la plage ! Ah ben c'est sûr, le titre ne pouvait pas être autre chose ! Qu'est-ce qu'on tourne en rond, jamais vu ça !
Le reste n'est pas beaucoup plus gai
Puis ce film bizarre au cinéma : mais c'est l'horreur ce livre !
C'est aussi trèèèèès descriptif. En même temps, il faut bien insister sur les descriptions puisqu'il ne se passe rien sinon. Je ne le fais que très, très rarement, mais j'ai sauté des lignes.
Les phrases sont longues, trèèèès longues (j'en ai trouvé une de 53 lignes !!!). Cela fait un style lourd, alambiqué.
On trouve à plusieurs reprises des énumérations de malheurs, d'accidents, de suicides, de tragédies.
Si vous chercher une ou plusieurs raisons de déprimer sévère, allez-y !
~ Challenge multidéfis 18 : livre que j'appréhende de lire
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
baaab894baaab894   16 mai 2017
C’est un petit garçon couché sur le sable de cette plage de nulle part, de n’importe où, où il n’y a rien et où il n’y a personne, où la mer n’a pas de couleur et où il n’y a pas de ciel, pas de vent, pas de bruit, pas de lumière. Le petit garçon est couché sur le ventre. Tourné légèrement de trois quarts, vers nous.
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PalmyrePalmyre   11 avril 2018
De quelles fantômes, de quelles fêlures sommes-nous les hôtes ?
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clement_Mclement_M   23 septembre 2017
Alors comment on fait, pour éprouver ? Comment ça marche ? Comment ça s'apprend, quand on ne sait pas ? Et à qui poser la question, sans passer pour le fou ou le diable qu'on n'est pas, ou pour l'enfant qu'on n'est plus ?

Comment on pleure ?
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ElamoElamo   12 juillet 2017
Ici il n'y a de mer. Ici on ne se noie pas sinon dans les foules et la solitude, et les larmes ravalées, contenues, que chacun porte en soi.
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Floyd2408Floyd2408   28 septembre 2017
Il lui semble qu'un bruit le réveille sans cesse, mais ce n'est que chaque fois que celui du silence creusé, amplifié par la solitude.
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À lire – Ta-Nehisi Coates, La danse de l'eau, trad. de l'anglais (États-Unis) par Pierre Demarty, Fayard, 2021.
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