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Jean-Claude Pirotte (Préfacier, etc.)
ISBN : 2715222394
Éditeur : Mercure de France (03/11/2000)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 10 notes)
Résumé :
" Avant de nous promener sur les routes, Martinien, il faut nous envelopper d'éternel. On dit que c'est la chose la plus simple du monde. Mais nous avons réservé notre enthousiasme pour le vent, l'amitié du jour, le bruit des volets qui s'ouvrent. A notre tour nous allons inventer la vie, prêtes à déplorer nos erreurs et à pâtir, et cependant heureux de retrouver toujours sur l'asphalte le reflet fidèle de l'immobilité des cieux. "

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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
TREMAOUEZAN
  16 mai 2016
Permettez que j'offre cet espace à Jean-Pierre Abraham, qui, dans "Cette nuit-là", court texte paru en 1996, retrace sa découverte, tout jeune homme, de ce livre :
"[...] Que se passait-il ? Je découvrais sans doute qu'un juste mouvement de phrases (précis comme une horloge) pouvait déclencher l'apparition d'un autre monde, un monde réel enfin, nettement plus vrai que l'habituel en tous les cas. Que cela tenait aussi à un certain ton, non dénué de malice, laissant planer le soupçon qu'aussi bien on était en train de se payer votre tête. Dois-je me tuer à disserter là-dessus de manière plus savante ?
Mais voici l'essentiel. Tout en lisant, le coeur dilaté, je jetais de temps en temps un coup d'oeil par la vitre, et la campagne n'était plus du tout la même : étonnamment diversifiée maintenant, profonde, foisonnante dans ses lignes d'arbres et ses chemins creux jusqu'à l'horizon; peuplée surtout de passants princiers au coeur cabalistique, qu'on rencontrerait sûrement au hasard des jours. La campagne était devenue dhôtellienne à jamais.
A l'arrivée, ma valise avait disparu, sans doute déposée sur quelque quai par un voyageur irrité de la voir encombrer le passage. Je suis descendu du train le petit livre à la main, j'avais tout perdu, j'étais roi."
(in "Le Vent", suivi de "Cette nuit-là")
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ATOS
  24 août 2018
« une humanité insoupçonnée ». On entre dans la « chronique fabuleuse » comme on passerait les portes d'un monde merveilleux. « Ni les champs de bataille, ni les paysages ne sont utiles.Voilà, Martinien, une étrange moralité ». Oui, ni l'horreur ni la beauté ne sont utiles..Pourtant toutes deux existent. .Mais si l'horreur détruit, la beauté nous élève.  Et André Dhôtel est un homme des cimes. « Avant de nous promener sur les routes, Martinien, il faut nous envelopper d'éternel. On dit que c'est la chose la plus simple du monde ».
« Les choses essentielles du monde que personne n'a jamais pu dire », André Dhôtel les a écrites.
C'est un voyage poétique où une simple friche, un sentier, un hameau, un simple pêcheur deviennent féeriques. le lecteur est « à la fois dans un désert sans bornes et au milieu d'un fourmillement d'aurores ». En lisant André Dhôtel j'ai eu l'impression de trouver un refuge, pénétrer dans un sanctuaire de beauté. La chose la plus simple du monde, comme peut être une graine, comme peut-être émerveillement d'un regard, la plus simple et la plus naturelle. Merci André Dhôtel de nous avoir transmis ces mots, ce voyage.
Henri Bosco, Colette, et André Dhôtel ! Que la littérature est grande quand les mots sont portés par de grands mages.
Astrid Shriqui Garain
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
jeronimusjeronimus   10 octobre 2017
Martinienn ne songeait pas aux filles, mais il errait. Peut-être écoutait-il les conversations derrière les portes. Il me demanda un soir si je croyais que vingt ans (il avait vingt ans) ou même cinquante ans suffisaient pour connaître les choses essentielles du monde et que personne n'a jamais pu dire, étant donné la brièveté de chaque vie humaine. Malgré les traditions, on ne peut constater que des faits approximatifs ou à la rigueur, pour peu qu'on s'y intéresse, quelques faits scientifiques. Mais le vent du soir apporte des paroles inconnues, dont, après bien des années d'études, on parvient tout juste à saisir des bribes.
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MacabeaMacabea   12 avril 2017
Avant de nous promener sur les routes, Martinien, il faut nous envelopper d'éternel. On dit que c'est la chose la plus simple du monde. Mais nous avons réservé notre enthousiasme pour le vent, l'amitié du jour, le bruit des volets qui s'ouvrent. A notre tour nous allons inventer la vie, prêtes à déplorer nos erreurs et à pâtir, et cependant heureux de retrouver toujours sur l'asphalte le reflet fidèle de l'immobilité des cieux.
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MacabeaMacabea   01 mai 2017
Je te l'ai déjà répété cent fois, et se seront les premiers mots de ces notes perdues: nous sommes sûrs qu'il y a autre chose partout, qu'on ne peut trouver qu'à telle minute abandonnée, dans le souvenir, dans l'avenir, et surtout très près de nous par miracle. Entre le travail de l'après-midi et celui du lendemain matin, nous voulons trouver l'ouverture. C'est une petite évasion de rien du tout, c'est la prairie mouillée, l'humble orage. Mais parce que l'ouverture est la plus mince, on prend mieux garde à en attendre une autre tout au fond, et puis une autre encore.
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MacabeaMacabea   01 mai 2017
Nous étions, nous sommes de nouveau enfermés chez Tiberius Roger, comme d'autres, dans diverses firmes administratives, et, en vrai banlieusards, nous nous hâtions certains jours d'aller voir un sapin, une goutte d'eau non javelllisée, un coléoptère qui remuait de lui-même ses six pattes, quand on le mettait sur le dos. En rentrant, si jamais on s'en vantait à quelqu'un, il vous était répondu par des silences hautains. Certainement, cela ne valait pas les neiges du Kilimandjaro, ni la mer de Chine, mais on fait ce qu'on peut.
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MacabeaMacabea   01 mai 2017
Ce n'est pas facile d'égaler les animaux, qui passent peu de temps à se reproduire et à se nourrir, très occupés à se promener et à considérer l'univers, à chanter parfois, à souffrir patiemment quand ils ne peuvent se réjouir. Mais quelle difficulté de parvenir à la splendeur des plantes, et de mener cette étonnante veillée immobile, sans crainte et sans envie, d'être ce lointain témoignage de la gaieté tragique d'un ciel!
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Videos de André Dhôtel (6) Voir plusAjouter une vidéo
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