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Hélène Collon (Traducteur)
EAN : 9782070426065
436 pages
Éditeur : Gallimard (02/10/2002)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 359 notes)
Résumé :
Washington, 2054. John Anderton est membre de Précrime, une unité gouvernementale utilisant les dons de prescience de trois mutants, les précogs, pour arrêter les criminels avant leur passage à l'acte. Avant même qu'ils aient imaginé de passer à l'acte.
Anderton a une confiance aveugle dans les prédictions des précogs. Mais quand, chasseur devenu gibier, il se retrouvera lui-même accusé du meurtre d'un homme qu'il n'a jamais rencontré, il lui faudra découvrir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
ibon
  19 mars 2019
Quand l'idée surpasse les personnages.
Celle de "précrime".
Qui est à la fois, une idée fameuse et le nom de l'agence gouvernementale chargée d'arrêter de futurs meurtriers avant même qu'il n'y ait l'émergence d'une préméditation dans leur esprit.
Un peu comme si on lavait le linge propre avant qu'il ne se salisse. Comme si on criait avant d'avoir mal.
C'est un paradoxe temporel que l'on connaît pourtant assez bien: le système choisit ceux qui vont en baver avant qu'ils naissent (je crois que c'est le déterminisme social mais je m'écarte peut-être un peu du sujet du livre).
De fait, la justice ne juge plus des meurtriers mais des personnes innocentes, parce qu'elles n'ont même pas imaginé passer à l'acte.
Philip K. Dick a imaginé une nouvelle société totalitaire. Elle permet d'obtenir un taux d'homicide égal à zéro mais aussi des prisons pleines.
Les personnages sont pour moi secondaires. Même si un acteur célèbre est en couverture.
Dans cette nouvelle, on trouve les précogs (justement à venir dans Ubik). Ces mutants sont les sources d'informations des policiers. Ils anticipent les meurtres avant que l'idée ne germe dans l'esprit du tueur.
Cette nouvelle date de 1964. Je suis épaté par l'univers de cet auteur.
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FeyGirl
  04 juin 2019
Ce recueil de nouvelles a été réédité sous le nom : Total Recall et autres récits.
9 courtes nouvelles de Philip K. Dick, où il développe quelques idées clefs souvent intéressantes. D’habitude, je n’affectionne pas trop les nouvelles, mais c’est un format qui convient bien à l’auteur. Une première entrée idéale dans son univers, pour les lecteurs qui ne le connaissent pas.
Rapport Minoritaire (The Minority Report qui a inspiré le film Minority Report) : un questionnement sur la paranoïa, mais aussi sur le destin : si on le connaît, ne fait-on pas ce qu’il faut pour le changer ? Et est-ce qu’une société a le droit de se prémunir de la criminalité en enfermant des personnes n’ayant pas encore commis de crime ? De la science-fiction à l’époque de l’écriture de la nouvelle, un sujet d’actualité aujourd’hui.
Comparaison avec le film : les protagonistes sont différents, et à première vue l’histoire est semblable, sauf la fin du film qui est un happy end de Hollywood (alors qu’il n’y a jamais de happy end chez Philip K Dick).
Mais surtout, dans la nouvelle la raison de la désignation du héros comme futur criminel est plus complexe que dans le film. Et les précogs sont des humains sélectionnés enfants qui avaient un QI faible, mais des pouvoirs psy, et « élevés » pour développer à l’extrême ce don au mépris de leur développement psychique et physique, alors qu’Hollywood a préféré choisir de belles jeunes femmes. Bref, Spielberg a quand même beaucoup ripoliné l’histoire !
Un Jeu Guerrier (Captive Market) : une courte variation sur la guerre psychologique, avec en toile de fond une critique du capitalisme comme on le trouve ailleurs chez l’auteur. Le retournement final est savoureux !
Ce que disent les morts (What the Dead Men Say) : on y découvre un élément repris plus tard dans « Ubik » : les humains ne meurent pas tout à fait s’ils sont congelés à temps, et ils leur restent quelques heures de « semi-vie » à étaler dans le temps, pendant lesquelles les proches peuvent communiquer avec leurs « morts ». En réalité, une société qui refuse la mort. Il est intéressant de voir comment l’auteur a traité différemment cette idée ici, en explorant des réflexions sur le pouvoir, l’influence, la contrainte ou la manipulation. Il met aussi en scène une ancienne droguée devenue mystique, et parfois on se demande si l’auteur ne nous parle pas de lui-même.
Ah, être un Galate (Oh, to Be a Blobel !) : un homme qui a été transformé pour infiltrer les Galates, sortes de grosses masses gélatineuses, ne peut retrouver toute une journée forme humaine. On pourrait croire cette courte nouvelle potache, si ce n’est le fond désabusé et l’impression d’un destin inexorable.
Souvenir à vendre (We Can Remember it for You Wholesale qui a inspiré le film Total Recall) : un des thèmes majeurs de l’auteur, la réalité que nous voyons est-elle la vraie réalité ? La fin est différente de la version hollywoodienne, et je trouve celle de l’auteur beaucoup plus intéressante, grâce à un beau retournement final !
Comparaison avec le film : le début de l’histoire est le même, puis Hollywood a pas mal brodé la suite, pour nous offrir là aussi une fin très happy end. Dans la nouvelle, le héros reste sur Terre et l’histoire est plus courte, mais la chute finale proposée par Philip K. Dick est très bonne (et pas happy end). Bref, le film de Verhoeven est là encore un affadissement de la nouvelle.
La foi de nos pères (Faith of our Fathers) : une uchronie qui rappelle par certains aspects « le maître du Haut Château », mais aussi l’univers de « 1984 » qui a dû ici inspirer l’auteur. Nouvelle très intéressante sur le totalitarisme et sur la perception de la réalité (encore) sauf… la fin qui semble être un mauvais trip hallucinatoire et mystique.
La fourmi électrique (The Electric Ant) : après un accident, un homme découvre qu’il n’était qu’un robot. Encore une nouvelle sur la réalité, qui me paraissait décevante, car la méthode du protagoniste pour s’interroger sur sa perception de la réalité et sa modification me semblait un artifice de scénario. Jusqu’à ce qu’arrive la conclusion, qui est digne d’intérêt.
Nouveau Modèle (Second Variety qui a inspiré le film Planète Hurlante) : dans une ambiance de fin du monde, les humains ont développé des armes… qui tuent indistinctement les humains.
Comparaison avec le film : au contraire du film, l’action se passe sur Terre, et quelques protagonistes sont différents. Malgré tout, on a la même ambiance, une histoire et une fin similaire dans l’état d’esprit. Donc je trouve que c’est une bonne adaptation.
L’imposteur (Impostor) : lors d’une guerre avec une autre race, un chercheur est poursuivi, car on pense qu’il a été remplacé par un robot porteur d’une bombe. Comment prouver qu’il est humain ?

Lien : https://feygirl.home.blog/20..
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HannibalLectrice
  31 mai 2014
Toujours un grand plaisir que de me plonger dans le monde torturé qu'est celui de Monsieur P.K.D. . Toujours un grand plaisir que de redécouvrir ses thèmes récurrents que sont, le mal être, la paranoïa, la quête d'une vérité, le sens de la vie.
On ne ressort jamais indemnes de ses lectures, Philip K Dick nous fait prendre conscience que nous sommes à la fois coupables et victimes du monde dans lequel nous vivons. La science-fiction n'est pour lui, qu'une façon de démontrer que, certes les progrès technologiques sont là mais qu'a contrario les hommes sont humainement en pleine régression... Un auteur visionnaire.
Monsieur Philip K. Dick, je suis réellement désolée que votre talent n'ait pas été reconnu de votre vivant, désolée également que vous n'ayez pas été témoin de l'influence que vous avez aujourd'hui auprès d'écrivains, cinéastes, groupes musicaux...
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Fx1
  06 octobre 2014
Un livre de Dick c'est l'assurance d'un voyage mémorable au coeur d'une réalité à peine phantasmée .
La preuve avec la nouvelle adaptée par Spielberg , qui met enplace certains éléments dont l'on peut voir les bases aujourd'hui .
Ce coté visionnaire que l'on trouve chez Dick s'avére primordial pour comprendre l'intéret qu'il y a dans ces textes .
L'intelligence omniprésente dans ce livre fait un grand plaisir au lecteur qui se sent estimé par l'auteur .
En somme un autre trés grand moment en compagnie d'un auteur extraordinaire .
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meeva
  01 janvier 2019
Des nouvelles, un genre que je n'affectionne pas : il me faut du temps pour adhérer à une ambiance, pour partager l'état d'esprit des personnages. Mais ici, l'intérêt réside dans l'idée. Ces nouvelles sont géniales : quarante à cinquante ans plus tard, les sujets abordés restent toujours d'actualité. Parce qu'il s'agissait de science fiction, à l'époque… C'est toujours de la science fiction, pour les précogs de Minority report par exemple, mais si on met le mot algorithme à la place de précog, alors on revient dans le monde normal d'aujourd'hui.
Le style d'écriture est simple voire dépouillé mais pourtant très efficace à rendre compte d'un univers en très peu de mots, donc en très peu de pages.
Les intrigues sont intéressantes, complexes et noires, la plupart apparemment issues du cerveau torturé par la drogue et la dépression de Philip K. Dick.
Les personnages, dépeints rapidement pour cause de format court, sont plutôt de simples personnes que des héros.
On aimerait parfois que certaines nouvelles soient développées en roman, ou en film… Et ça tombe bien car c'est le cas : Rapport minoritaire (titre original : Minority report) devenu Minority report ; souvenirs à vendre (titre original : We can remember it for you wholesale) devenu Total recall…
Les films sont assez différents de l'élément de base, pas forcément moins bien, ni mieux, mais il reste intéressant de lire les nouvelles originales.
Bonne lecture !

Lien : https://chargedame.wordpress..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   08 mars 2020
Dans la pénombre baragouinaient trois idiots dont les moindres émissions vocales, si incohérentes et aléatoires qu'elles soient, étaient analysées, comparées, réorganisées sous forme de symboles visuels, transcrites sur cartes perforées classiques et dirigées vers différents canaux codés. Et toute la journée les idiots jacassaient, emprisonnés dans des fauteuils à haut dossier qui les contraignaient à se tenir bien droits, fermement maintenus par des cerclages métalliques, des masses de câbles et de grappins. Sur le plan physique, on subvenait automatiquement à leurs besoins. Quant aux exigences spirituelles, ils en étaient dépourvus. Véritables légumes, ils se contentaient de bredouiller, de sommeiller - l'existence réduite à sa plus simple expression. Ils étaient dotés d'un esprit primitif, confus, perdu dans les ombres.

Rapport minoritaire
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chartelchartel   14 janvier 2011
Anderton reprit : "L’inconvénient fondamental, du point de vue juridique, inhérent à la méthodologie de Précrime ne vous a probablement pas échappé non plus. Nous arrêtons des individus qui n’ont nullement enfreint la loi.
-Mais s’y apprêtent, affirma Witwer avec conviction.
-Justement, non, par bonheur… puisque nous les arrêtons avant qu’ils puissent commettre un quelconque acte de violence. Donc, l’acte criminel proprement dit ne relève strictement que de la métaphysique. C’est nous qui proclamons ces gens coupables. Eux se prétendent éternellement innocents. Et en un sens, ils sont innocents."
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lizzouillelizzouille   08 octobre 2015
Avec l'aide de vos mutants précogs, vous avez audacieusement et efficacement aboli le système punitif post-crime fondé sur l'emprisonnement et l'amende. Comme nous le savons tous, la perspective du châtiment n'a jamais été très dissuasive ; quant aux victimes, une fois mortes elles n'en retiraient guère de réconfort.
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KalganKalgan   18 avril 2019
La réalité objective n'est que le produit d'un raisonnement destiné à formuler l'universalisation hypothétique d'une multitude de réalités subjectives.
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HannibalLectriceHannibalLectrice   30 mai 2014
La porte était béante et, à l'intérieur, derrière un grand bureau en noyer véritable, était assis un homme entre deux âges, l'air aimable, qui portait un costume gris en peau de grenouille martienne dernier cri.
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Videos de Philip K. Dick (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip K. Dick
Guénaël Boutouillet nous présente le roman de Pierric Bailly "Les enfants des autres" comme une histoire à mi chemin entre fiction sociale et roman fantastique, introduisant le doute dans une réalité volontairement ordinaire. Pierric Bailly s'est attaché en effet à restituer précisément la vie du narrateur (Bobby) à la campagne, dans le Jura. Il y a ici comme une réalité parallèle qui évoque les romans de Philip K Dick. C'est cette réalité mêlée de fiction et la finesse de l'analyse psychologique (sentiment de détresse d'un jeune père) qui donne tout son attrait à ce roman. Pierric Bailly nous parle également d'un autre roman, autobiographique celui-là, "l'homme des bois" où il revient sur la mort de son père.

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