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ISBN : 2878625722
Éditeur : Editions Thélème (29/10/2010)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.94/5 (sur 260 notes)
Résumé :
Les Nuits blanches, c'est d'abord un vrai roman d'amour. Un jeune homme solitaire et romanesque rencontre, une nuit, dans Petersbourg désert, une jeune fille éplorée. Désespérée par un chagrin d'amour, Nastenka se laisse aller au fantasme du jeune homme, amoureux depuis le premier instant, le berce - et se berce - dans l'illusion d'une flamme naissante...
La nouvelle traduction d'André Markowicz tire de ce roman un parti stylistique étonnant. Discordante, ir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  25 mars 2014
Les Nuits Blanches, c'est l'histoire d'un éclair, puis la nuit.
Les Nuits Blanches, c'est l'histoire d'un coup de chance suivi d'un coup de malchance ou l'inverse, selon le point de vue que l'on décide d'adopter.
Les Nuits Blanches, c'est l'histoire probable d'une rencontre improbable entre deux êtres improbables.
Dostoïevski est vraiment tout à fait lui-même dans cette nouvelle ; torturé, hypersensible, amoureux, naïf, pessimiste et inadapté socialement. Ses personnages sont tout cela, et l'on y sent en germe les fragiles penchants du prince Muichkine de L'Idiot.
Un homme, un original, un rêveur, un marginal passe son temps à se construire des contes (des films dirait-on aujourd'hui, mais les films n'existaient pas à l'époque) à propos de tout ; des lieux, des personnes qu'il croise, de la psychologie intime ou du revêtement extérieur de chaque maison qu'il côtoie.
Le soir, c'est son moment favori, car il y peut à loisir laisser divaguer son esprit fécond dans de folles digressions quand la nuit drape d'un voile de ténèbres ces si belles rues de Pétersbourg, ses confidentes, les témoins de ses nuits blanches.
Un soir précisément, alors qu'il est occupé à détailler les faciès des hommes et les façades des maisons, à moins que ça ne soit l'inverse, les faciès des maisons et les façades des hommes, bref, peu importe, un soir, donc, notre homme croise une femme accoudée au parapet d'un pont sur la Neva. Elle semble pleurer.
Gauche, timide, peu sûr de lui et conscient de sa relative inadaptation au monde des humains, le narrateur hésite à l'aborder, d'ailleurs, elle s'est détournée de lui. En voilà assez à notre homme pour dix jours de conjectures sur le pourquoi de cette femme sur ce pont à cette heure et dans cette attitude. Dommage, il aurait aimé s'approcher d'elle.
Soudain, un homme sur l'autre trottoir. Un homme éméché qui semble vouloir chercher noise à la petite créature du pont. le narrateur court lui porter secours. L'importun est écarté, la conversation peut commencer… et il est temps pour moi de me taire.
Fiodor Dostoïevski met toute sa sensitivité, sa sensibilité, son acuité émotionnelle dans la narration de cette nouvelle, une pure et délectable histoire d'amour. Je ne veux surtout pas vous en dévoiler davantage et vous laisse le soin de la découvrir en vous rappelant que ceci n'est que mon avis, un avis aussi peu fiable et errant que les pensées du héros des Nuits Blanches, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Marple
  09 janvier 2016
Les nuits blanches racontent en peu de pages beaucoup de choses : les tourments d'un rêveur solitaire, l'histoire d'une rencontre réussie mais d'un amour manqué, les affres et les justifications hasardeuses de l'attente amoureuse... Tout ça avec le style inimitable de Dostoievski, tout en longues phrases et en sentiments exaltés.
Les thèmes résonnaient en moi, l'auteur fait partie de mes favoris, la brièveté du roman correspondait à mon envie. Bref, tous les éléments étaient réunis pour que ce livre me séduise au point de me faire passer une nuit blanche.
Et pourtant non. Certes, le portrait du héros au début m'a étonnée par sa justesse, notamment quand il explique qu'il est si seul et si malheureux qu'il prend les maisons pour ses amies, ou qu'il décrit ses réactions en décalage complet avec le monde. Certes, j'ai été amusée par la jeune fille qui alterne, comme toutes les amoureuses, euphorie et désespoir ou trouve toutes les excuses possibles à son amoureux. Certes, la fin tout à fait contraire aux codes du genre m'a semblé intéressante et surprenante.
Mais je n'ai pas été émue, je suis restée en dehors de cette histoire, je n'ai pas vécu ces nuits blanches. La faute peut-être à cet étalage permanent de sentiments... peut-être que trop d'exaltation tue l'exaltation (chez moi). Ou alors simplement il faut plus de place à Dostoievski pour déployer son talent...
En revanche, le livre m'a donné très envie de découvrir les (vraies) nuits blanches de St-Petersbourg. Et pourquoi pas rencontrer ce jeune homme lyrique sur un pont...
Challenge PAL, challenge Petits plaisirs 3/xx, challenge XIX 1/xx et challenge Multi-Défis 5/xx
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Piatka
  24 juillet 2013
Quatre nuits à Saint-Pétersbourg pendant la période des nuits blanches quand la nuit est claire, courte, éphémère, à l'image de l'histoire d'amour que nous conte Dostoïevski. le narrateur, jeune homme solitaire et réservé de 26 ans qui se qualifie lui-même de rêveur, fait la connaissance au bord de la Néva de Nastenka, jeune fille de 17 ans, qu'il débarrasse d'un importun. Ils se racontent alors : lui, sa vie morne, son caractère asocial ; elle, sa vie simple auprès de sa grand-mère, son chagrin d'amour. Il tombe amoureux d'elle, mais, ( sinon ce serait trop simple ), elle en aime un autre qu'elle se désespère de revoir.
Comme toujours Dostoïevski nous entraîne dans un dédale de sensations intimes propres à chaque personnage, développe leurs traits de caractère avec finesse. Mais courte et dense, cette oeuvre de jeunesse publiée en 1848 m'a fait l'effet d'une fantaisie, par opposition avec ses grands romans célèbres qui lui sont postérieurs. Je m'explique : cette histoire est à la fois joyeuse et mélancolique, porteuse d'espoir et tragique, le tout parfaitement maîtrisé en 80 pages ; et surtout, j'ai eu rapidement l'impression de pénétrer dans un rêve, celui du narrateur, jeune homme amoureux d'une inconnue, à qui il finit par déclarer sa flamme, parce que c'est un rêve justement se déroulant pendant les nuits blanches, période euphorique et si particulière dans cette ville. Puis, comme dans tous les rêves, il y a le retour brutal à la réalité...
Il ne s'agit bien sûr que de mon ressenti de lectrice, à vous de juger !
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mcd30
  17 juin 2019
Entre un jeune homme doté d'une bonne dose de naïveté, solitaire et par-dessus tout rêveur, qui s'invente mille histoires en déambulant dans les rues de Saint-Pétersbourg et une jeune fille de 17 ans, Nastenka, la rencontre et les trois nuits qui en découlent seront quelques peu enrichissantes.
Nastenka est rêveuse, elle aussi, mais elle est surtout en train de tirer des plans sur la comète pour échapper à sa triste vie entre sa Babouschka et la servante. Finaude et pragmatique, elle a compris que seul un homme pourrait la sortir de sa misérable condition.Pendant trois nuits, le jeune homme va s'ouvrir à elle, lui raconter sa vie, en tomber amoureux.
C'est une courte nouvelle où Dovstoïevski nous offre ses réflexions sur le rêve, la solitude, l'amour et la vie. Devons-nous nous contenter de nos rêves ? Suffisent-ils à remplir nos solitudes ? Trois nuits de bonheur sont-elles suffisantes dans une vie et dans ce cas, cela vaut-il la peine de les vivres et de se brûler les ailes avant de retrouver sa solitude ?
Lu dans le cadre du Challenge Solidaire 2019.
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Eve-Yeshe
  07 février 2017
C'est l'histoire d'une rencontre improbable qui se déroule sur 3 nuits, et l'auteur décrit la manière dont ils font connaissance : elle est en larmes et il ose l'aborder malgré sa timidité. Chacun va raconter son histoire : en fait, elle pleure car elle est amoureuse d'un homme dont elle n'a pas de nouvelles et en l'écoutant. Il est seul, sa vie n'est pas très gaie.
Au fur et à mesure qu'ils se parlent, se racontent, il tombe amoureux d'elle. Amour ? amitié amoureuse ?
J'aime beaucoup l'incipit : « La nuit était merveilleuse – une de ces nuits comme notre jeunesse en connu, cher lecteur. Un firmament si étoilé, si calme ; qu'en le regardant on se demandait involontairement : peut-il vraiment exister des méchants sous un si beau ciel ? – et cette pensée est encore une pensée de jeunesse. Mais puissiez-vous avoir le coeur bien longtemps jeune. »
Dostoïevski parle aussi de son amour pour la ville de Saint-Pétersbourg, pour les maisons, leur architecture ou leur rénovation pas forcément de bon goût.
On retrouve l'hypersensibilité de l'auteur, toujours torturé, se posant inlassablement des questions sur l'amour, sur sa solitude, sur la vie.
Dostoïevski est toujours fasciné par les rêves et il rêve sa vie à défaut de la vivre, d'où l'exaltation lors de la rencontre : il ne pouvait que tomber amoureux de Nastenka qui lui était inaccessible.
J'ai retrouvé, dans cette nouvelle, écrite en 1848, cette sensibilité et ce sens du détail, ces descriptions des gens, des maisons, et l'atmosphère de la ville qui m'avaient plu dans « L'idiot » publié vingt ans plus tard.
Donc, cette oeuvre de jeunesse propose au lecteur (qu'il interpelle parfois) une belle histoire romantique, parfois même lyrique, entre deux héros exaltés… Et bien-sûr l'envie de continuer l'aventure avec cet auteur que j'apprécie beaucoup et dont j'ai toujours du mal à parler par crainte peut-être d'être en deçà (serais-je encore plus perfectionniste que lui?) …
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
MaxylthMaxylth   30 mars 2020
Savez-vous que j’en suis à fêter l’anniversaire de mes sensations, l’anniversaire de ce qui me fût cher, de quelque chose qui, au fond, n’a jamais existé - parce que l’anniversaire que je fête est celui de mes rêves stupides et vains - et à faire cela parce que ces mêmes rêves stupides ont cessé d’exister, parce qu’il n’est rien qui puisse les aider à survivre : même les rêves doivent lutter pour survivre !
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MaxylthMaxylth   30 mars 2020
Vraiment, on est prêt à croire, à certains moments, que toute cette vie n'est pas une excitation des sens, un mirage, une tromperie de l'imagination, mais quelque chose de réel, de vrai, d'existant !
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MaxylthMaxylth   28 mars 2020
Le ciel était si étoilé, un ciel si lumineux, qu'à lever les yeux vers lui on devait malgré soi se demander: se peut-il que sous un pareil ciel vivent des hommes irrités et capricieux?
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CatwowoCatwowo   22 mars 2020
Les idéals se succèdent, on les dépasse, ils tombent en ruines, et puisqu’il n’y a pas d’autre vie, c’est sur ces ruines encore qu’il faut fonder un idéal dernier. Et cependant l’âme demande toujours un idéal et c’est en vain que le rêveur fouille dans la cendre de ses vieux rêves, y cherchant quelque étincelle d’où faire jaillir la flamme qui réchauffera son cœur glacé et lui rendra ses anciennes affections, ses belles erreurs, tout ce qui le faisait vivre.
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PiatkaPiatka   24 juillet 2013
Et vous vous demandez vous-même : Où sont passés tes rêves ? Et vous hochez la tête et vous vous dites : Comme les années s'envolent vite ! Et vous vous demandez encore : Qu'as-tu fait de tes années ? Où as-tu enterré la meilleure part de toi ? As-tu vécu ou non ? Attention, vous dites-vous, attention, tout sur terre s'éteint.
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Videos de Fiodor Dostoïevski (76) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fiodor Dostoïevski
JE TE SUIVRAI EN SIBERIE, LE 19 SEPTEMBRE AUX EDITIONS PAULSEN Un manuscrit dormait dans les archives de Saint-Pétersbourg, dicté par Pauline Annenkova, une ancienne vendeuse de modes française exilée à Moscou. Il relatait une vie cent fois plus intense qu'un roman. Pauline a rencontré et fasciné deux géants de la littérature mondiale, Dostoïevski et Alexandre Dumas. Leurs portraits sont contradictoires. Qui a tort, qui a raison ? J'ai voulu savoir. Quand son amant, Ivan Annenkov, fut condamné en 1825 avec 120 autres aristocrates russes à l' « exil éternel » aux confins de l'empire russe, Pauline lui avait juré : « Je te suivrai en Sibérie ». Je l'ai suivie à mon tour aux confins de la Chine et de la Mongolie. Puis, de sa maison natale à sa tombe, j'ai reconstitué sa vie.
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