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Isabelle Delord-Philippe (Traducteur)
ISBN : 2264026553
Éditeur : 10-18 (12/09/1999)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Il est inutile de chercher Barrytown sur un plan de Dublin et de ses environs. Car ce faubourg de la capitale irlandaise, rendu célèbre par la trilogie que lui a consacrée Roddy Doyle, n'existe pas. Ou plutôt Barrytown est partout autour de Dublin, là où vivent ces Monsieur-tout-le-monde qui aiment leur Bushmills bien tassé et fait au pays.

Dans la trilogie de Roddy Doyle, Monsieur-tout-le-monde et sa famille s'appellent les Rabbitte : le père, la mèr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
cecilit
  30 juin 2018
Si vous avez vu le film The Commitments (réalisé par Alan Parker en 1991), vous connaissez déjà l'histoire savoureuse de ce jeune groupe de "soul dublinoise" (sic). C'est en visionnant ce film pour la centième fois (je ne m'en lasse pas ), il y a quelques jours, sur l'excellent site d'Arte,
que j'ai eu envie de lire Roddy Doyle, auteur que je n'avais bizarrement jamais lu alors que j'ai adoré la transposition cinématographique de sa trilogie de Barrytown (The commitments, donc, puis The Snapper et enfin The Van). J'ai donc retrouvé avec plaisir et sur le papier, Jimmy, le manager, Deco , le changeur mégalo, Joey, l'ancêtre mytho ou pas ?, Bernie, Imelda et tous les autres. Avec une écriture rythmée, composée essentiellement de dialogues, Roddy Doyle parvient à nous transporter dans les quartiers populaires de Dublin et à nous faire "entendre" la bande-son des galères, des répétitions, des engueulades et des fou rires de ses personnages.
Au-delà du drolatique , Roddy Doyle écrit aussi, sobrement et sans misérabilisme, sur la difficulté de naître et de vivre dans des banlieues où il faut se battre ou rêver pour se sauver de la déprime, du chômage, de l'alcool, de la petite délinquance et de la solitude. Roddy Doyle aime ses personnages, et nous les fait aimer. Leur gouaille, leur rêve d'accéder à la notoriété en chantant le soul, comme les noirs américains (Roddy Doyle parle même de "négritude irlandaise") nous émeuvent autant qu'ils nous font rire. Tour de force d'un écrivain très talentueux.
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Titine75
  01 février 2011
The Commitments” est le premier tome de la trilogie de Barrytown. Roddy Doyle a inventé ce quartier de Dublin et nous fait partager le quotidien de ses habitants. Dans ce premier volet, il est essentiellement question de musique. Jimmy Rabbitte est un fin connaisseur, il achète tous les magazines spécialisés, revient toujours de ses virées en ville avec un disque sous le bras. Il est du coup en avance sur ses copains, il écoute de la soul alors que les autres en sont encore à Frankie Goes to Hollywood ! Lorsque ses amis lui parlent de fonder un groupe, Jimmy est tout de suite partant. le hic c'est qu'il ne sait jouer d'aucun instrument… Mais ce qui prime c'est l'envie et l'enthousiasme. D'ailleurs Jimmy ne fait pas jouer les musiciens qu'il auditionne, il se contente de leur demander leurs influences musicales ! Car il a une idée bien précise sur ce que devra être son groupe : les Commitments seront les premiers à jouer de la soul dublinoise ! Et pourquoi de la soul ? Parce que la soul est la musique du peuple, parce que la soul est la musique des noirs et que “les Irlandais sont les noirs de l'Europe, les Dublinois sont les noirs de l'Irlande et les Dublinois du Nord sont les noirs de Dublin”.
Nous partageons ensuite le quotidien de cette bande de bras cassés qui savent tout juste tenir leurs instruments. Ils progressent pourtant au fil des séances et des conseils du seul vrai musicien de la troupe : Joey Les Lèvres qui a joué pour les Beatles et James Brown. Peu importe pour lui que les Commitments jouent mal puisque la soul est une musique démocratique, populaire, que tout le monde peut s'approprier. C'est une musique révolutionnaire que les Commitments rendent au peuple dublinois. L'influence irlandaise est bien affirmée puisque les chansons sont adaptées à ce contexte. C'est notamment le cas de “Night train” de James Brown qui fait un véritable tabac dans sa version dublinoise !
Les situations sont toutes extrêmement cocasses et les répétitions sont très souvent épiques. Je me suis régalée à suivre les aventures de ce groupe fantasque. le livre est très rythmé et l'humour prédomine dans les situations comme dans les dialogues. C'est le cas lors de leur premier concert où sont réunis leurs amis et leurs familles. Malgré le fort quotient sympathie du public, Mickah, le videur officiel du groupe, passe son temps à forcer les gens à applaudir et à crier “Une autre” ! Un autre grand moment d'anthologie (et ce livre en est bourré) est une discussion à propos de Dean, le saxophoniste du groupe. Joey Les Lèvres est très inquiet suite à un solo et Jimmy lui en demande la raison :
“- Il m'a avoué qu'il écoutait du jazz
- Et alors?
- le jazz est l'antithèse de la soul.”
Rien de pire pour Joey Les Lèvres que le jazz, cette musique froide, intellectuelle et élitiste. Il exècre Charlie Parker, Dizzy Gillespie et Miles Davies !
The Commitments” est une lecture extrêmement réjouissante. Les personnages sont très attachants et leur enthousiasme est réellement communicatif. Un livre qui donne une furieuse envie d'écouter James Brown, Otis Redding et Marvin Gaye en boucle !
Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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Sharon
  31 juillet 2014
Fans de toutes les émissions de télé-crochets possibles et imaginables, bonjour ! Il suffit d'allumer sa petite lucarne pour avoir connaissance d'un nouveau "casting", d'un nouveau "concept" destiné à révolutionner l'industrie musicale et à amener à la connaissance du public de nouveaux talents.
Jimmy Rabitte, lui, a des ambitions moins commerciales : monter le premier groupe de soul music de Dublin. Lui qui est toujours à l'affût des nouvelles tendances, qui connaît avant tous ses amis les musiques qui plairont demain, se sent les épaules assez larges pour y parvenir. Il ne joue pas d'instruments de musique, ne chante pas ? Ce n'est pas grave. Il s'improvise directement de casting, et tant pis si sa mère se pose des questions sur toutes les personnes qui viennent chez eux – son fils serait-il devenu un dealer ?
Ses méthodes sont vraiment très particulières puisqu'il n'auditionne pas à proprement parler, non, il questionne sur les influences musicales de chacun. Il réunit ainsi un groupe avec les mêmes idéaux. Il ne reste plus maintenant qu'à apprendre à jouer de leurs instruments respectifs, et aux trois très jolies choristes de chanter juste. Leur acharnement musical, sous la direction de Joey Les Lèvres, le seul musicien professionnel du lot, fait plaisir à lire – peut-être pas à attendre, puisque même la maman de l'un d'entre eux, pourtant sourde, n'en peut plus.
J'ai aimé lire les aventures musicales de ses bras cassés irlandais, leurs répétitions, leurs concerts (avec une trentaine de spectateurs pour commencer), les changements au sein de groupe. Et j'ai lu trop de romans irlandais déprimants pour ne pas me réjouir de cet optimisme, de cette énergie qui habitent les personnages.
- Rome ne s'est pas faite en un jour.
– Mais Dublin, si !
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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micetmac
  15 juin 2018
Ne cherchez pas Barrytown sur une carte, cette banlieue ouvrière de Dublin n'existe pas, mais elle est hautement probable, avec ses maisons de briques qui se suivent et se ressemblent furieusement. Ses fins de mois qui sonnent creux, ses teints terreux et la pinte du soir pour tenir le coup jusqu'à demain.
Dans ce premier opus, qui deviendra l'un des (rares) bon films de Alan Parker, Roddy met en place ce qui constituera la charpente stylistique de sa trilogie. Pas de descriptions, des paragraphes très courts et des dialogues percutants. Des répliques ping-pong, savoureuses et plutôt salées qui rebondissent entre les divers personnages, qui bien que peu décrits, sont étonnement incarnés. Un langage populaire, accessible, pas de phrases amphigouriques et ampoulées mais directes et sans fioritures.
Roddy Doyle colle à ses héros, il les connait et il les aime. sans occulter leur failles, leur petitesse parfois mais avec tendresse toujours, chaleur et humour. A l'irlandaise en somme.
Je ne saurai que trop vous conseiller si vous le pouvez, de lire ces COMMITMENTS avec de la soul en fond sonore, de celle qui pulse moumoute, qui écarte les murs pour que l'on puisse se déhancher à l'aise.
Excellente entrée en matière dans la famille Rabbitte. Avec un style percutant, musical, de la soul mis en lettres !
Lien : https://micmacbibliotheque.b..
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jfponge
  08 mars 2015
Quand on s'ennuie en banlieue, qu'on est fana de musique (même sans savoir en jouer) et qu'on en a assez de se faire traiter de petit c... par les commères du quartier, on peut monter un groupe, pourquoi pas ? Tel est le pari de Jimmy Rabbitte et sa bande de copains, qui vont s'adjoindre les compétences de Joey-les-Lèvres, un ex-saxophoniste de James Brown, et de quelques filles bien roulées et avec une jolie voix. Et voilà notre bande de joyeux banlieusards en route vers le succès ! Un vrai bonheur d'écriture (hourra pour la traduction, pas facile facile !) et un témoignage réaliste sur une certaine Irlande, bien loin des clichés pour touristes...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
cecilitcecilit   30 juin 2018
- Jimmy, est-ce que je t'ai déjà demandé quelque chose ?
- Ouais.
Mickah ne s'attendait pas à cette réponse-là.
- Quand ça ?
- À l'école. Tu m'as demandé de te prêter mon bic rouge pour tracer une marge, parce que E.T disait que les devoirs n'étaient pas faits tant qu'il n'y avait pas de marge.
- Jimmy..., reprit Mickah. Je suis sérieux. Alors, traite-moi avec un peu de respect, s'il -te-plait. Est-ce que je t'ai déjà demandé quelque chose ?
- Non.
- Je préfère... Bon aujourd'hui , je vais te demander quelque chose.
- Je suis fauché .
- Jimmy, dit Mickah, je fais des efforts. Mais tu vas m'obliger à te frapper.
Il s'appuya sur Jimmy de tout son poids.
- Qu'est ce qu'il y a ? demanda Jimmy.
- Laisse-moi jouer de la batterie.
- J'allais..
-Laisse-moi jouer de la batterie.
- Ça marche.
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cecilitcecilit   28 juin 2018
Jimmy était en haut, dans sa chambre, en train d'enfiler des chaussettes propres, quand Jimmy Senior, son père, entra.
- Dis donc, toi. Tu vends de la drogue ou quoi ?
- NON, JE NE VENDS PAS DE DROGUE.
- Alors, pourquoi tous ces petits cons frappent à la porte ?
- J'auditionne .
- Tu quoi ?
- J'au-di-tion-ne. On monte un groupe...Un orchestre.
- Toi ?
- Ouais.
Jimmy Sr éclata de rire.
- Du rock à la con !
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luocineluocine   26 octobre 2017
Tous ces trucs à la noix sur l’amour, la campagne et les rendez-vous avec les meufs dans les supermarchés ou au McDonald, c’est fini, à la masse. C’est malhonnête, déclara Jimmy.C’est bourgeois…
-Merde !
-C’est des trucs ringards, Dieu merci !
-Qu’est ce qui marche alors ? lui demanda Outspan
-Je vais te le dire. Le sexe et la politique.
-Quoi ?
-Le vrai sexe. Pas le genre sentimental « Je te tiendrai la main jusqu’à la fin des temps » Baiser, foutre… tu vois ce que je veux dire ?
-Je crois.
-Mais on ne peut pas dire « foutre » dans une chanson objecta Derek…
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EffeLouEffeLou   29 octobre 2014
They'd been in the folk mass choir when they were in school but that, they knew now, hadn't really been singing. Jimmy said that real music was sex … They were starting to agree with him. And there wasn't much sex in Morning Has Broken or The Lord Is My Shepherd.
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EffeLouEffeLou   29 octobre 2014
The Irish are the niggers of Europe … An' Dubliners are the niggers of Ireland … An' the northside Dubliners are the niggers o' Dublin - Say it loud. I'm black an' I'm proud.
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Smile, Written and Read by Roddy Doyle
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