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ISBN : 2203178612
Éditeur : Casterman (26/09/2018)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Wolfgang Amadeus Mozart. Un nom mondialement connu… aujourd'hui synonyme de génie artistique. Pourtant Mozart est mal connu et pauvre quand il quitte Salzbourg. À vingt-deux ans, il fuit cette ville trop étroite pour son talent et l’emprise étouffante de son père. Arrivé à Paris en 1778, Wolfgang tente de gagner sa vie en donnant des leçons de piano et cherche à faire jouer sa propre musique.
Mais le génie et la spontanéité de l’ex-enfant prodige lui attiren... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Roggy
  28 janvier 2019
Je remercie Masse Critique et les éditions Casterman pour l'envoi de cet ouvrage.
Je ne suis pas une grande connaisseuse en bandes dessinées mais je m'intéresse particulièrement à celles qui traitent des faits historiques ou dédiées aux personnalités.
J'ai d'abord été aimantée par la grande diversité dans le style des dessins. Certaines séquences narratives ont un style glané dans l'architecture classique avec une profusion de détails incroyablement précis, notamment des paysages parisiens. Une profusion de couleurs côtoie des monochromes pour indiquer les flash-backs. Des passages un peu farfelus qui jouent avec la temporalité rythment le récit.
Certains passages décalés et fantasques qui font penser à Alice au pays des merveilles rajoutent une note d'humour bienvenue.
Frantz Duchazeau nous fait découvrir la virtuosité, le génie, la maîtrise parfaite et l'oreille absolue de Mozart. Mais aussi son arrogance, son indiscipline, son côté orgueilleux, et son franc-parler qui ne lui a pas fait que des amis.
Evoquer un fait peu connu du passage de Mozart à Paris à travers cette forme d'expression artistique d'un style un peu alternatif et d'une grande recherche graphique est un très bel hommage.
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si-bemol
  21 décembre 2018
En 1778, fuyant la médiocrité de la Cour de l'Archevêque de Salzbourg - où, comme tous les musiciens, il est considéré comme un domestique - mais aussi, et pour la première fois, l'autorité tyrannique de son père, Mozart s'installe pour quelques mois à Paris, avec sa mère. Il a vingt-deux ans.
Survolté, parfois frivole et toujours passionné, il court le cachet, multiplie les leçons particulières et les exhibitions dans les salons de la haute société, compose à tour de bras et s'efforce avec l'aide (problématique) de Grimm – critique musical ami de son père – et de Legros – Directeur du Concert Spirituel – de se faire une place parmi les musiciens et les compositeurs de la Cour.
Mais avec son caractère susceptible, intransigeant et indocile, son franc-parler, son inconscience, son arrogance et son humour douteux, il ne se fait pas que des amis dans ce milieu très fermé pollué par l'ambition, la jalousie, les intrigues et les coups bas et où les compositeurs italiens, alors très en vogue et en lutte ouverte avec les compositeurs allemands, tiennent le haut du pavé. L'argent manque, le quotidien est difficile, et surtout sa mère, victime de fièvres, meurt brutalement – ce dont son père le rend responsable. Méconnu, méprisé et sans le sou, c'est sur un constat d'échec amer et douloureux qu'il rentre chez lui…
Le dessin de Frantz Duchazeau est tantôt aérien, onirique, léger et plein d'impertinence, tantôt extrêmement fouillé, avec un grand souci du détail : certaines cases, notamment celles consacrées aux rues et aux quartiers de Paris, sont de petits bijoux de précision et de raffinement, et il fait merveille dans cette très belle bande dessinée qui nous restitue un Mozart touchant, complexe, plein de doutes et d'humanité. le scénario, quant à lui, par son approche sensible et nuancée, rend particulièrement bien compte du poids permanent de culpabilité et de reproches que Léopold –présent en « voix off » tout au long de l'album – fit peser toute sa vie sur la conscience de Wolfgang. Habilement monté et bien documenté, il est par ailleurs fidèle à la vérité historique (telle qu'elle transparaît dans les documents d'époque et les correspondances) d'un homme hors du commun et d'un génie que nulle biographie ne saura néanmoins jamais totalement cerner.
Une très belle BD, avec laquelle je me suis régalée, et un très bel hommage à Mozart.
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Oliv
  11 février 2019
"Mozart à Paris" : quel beau programme ! Malgré son sujet pour lequel j'ai une affection sans bornes, j'ai longuement hésité avant de me procurer cette BD. À chaque fois que je la feuilletais en librairie, j'étais rebuté par le style graphique de Frantz Duchazeau. Pourtant l'auteur (que je ne connaissais pas du tout jusqu'à présent) sait dessiner : il nous gratifie çà et là de très belles cases, il excelle notamment dans la représentation des décors, des bâtiments, de l'architecture de ce Paris d'avant Haussmann, quasi médiéval. En revanche, que dire des personnages... Certes, Mozart n'était pas le plus bel homme de son temps, mais quelle idée de le représenter sous la forme d'un être minuscule, un gnome ridicule et difforme, d'une laideur repoussante ! Je pense comprendre l'intention de l'auteur : montrer que lors de son séjour à Paris, Mozart était encore considéré comme un enfant, un être inachevé, qui ne deviendra véritablement adulte qu'à son départ pour Vienne à l'âge de vingt-cinq ans. Mais impossible pour moi d'adhérer à ce parti pris, d'autant que les autres personnages ne valent guère mieux dans leur esthétique, quoi qu'ils apparaissent plus humains. Les spécialistes me corrigeront peut-être, mais j'ai l'impression que pour avoir le privilège d'être estampillé "roman graphique", mieux vaut ne pas trop se soucier du dessin, un trait faussement négligé doit paraître cool et branché... Bref, le même genre de snobisme qu'on retrouve en littérature où seul compte le style et non l'histoire.
Pour ce qui est de l'histoire, justement : je ne suis pas le dernier à pester contre le format traditionnel de la BD qui, souvent, empêche un développement satisfaisant de l'intrigue ou des personnages, mais à l'inverse, j'ai trouvé que celle-ci, avec près de cent pages, aurait pu être raccourcie. Sur la fin, l'album déborde de son sujet puisque notre héros quitte Paris pour de bon, et les étapes à Strasbourg, Mannheim, Munich, puis le retour au bercail précédant le départ définitif pour Vienne, prennent l'allure d'un interminable épilogue. Il y a néanmoins dans ce scénario des choses intéressantes, ne serait-ce que parce que Frantz Duchazeau a eu la bonne idée de se focaliser sur une période charnière dans la vie passionnante de Mozart, un moment de crise qui a eu une importance capitale dans son parcours créatif. La France avait réservé un triomphe à l'enfant prodige ; une décennie plus tard, elle fut terriblement ingrate avec le jeune homme de vingt-deux ans. La famille Mozart n'aimait pas Paris, qui le lui rendit bien. La BD rend parfaitement compte des difficultés rencontrées par le compositeur durant les six mois de son séjour parisien, le dédain avec lequel il a été traité, l'état d'esprit détestable de l'intelligentsia : le baron Grimm le dit sans ambages, ce qui compte pour percer à Paris, c'est d'avoir des relations, le talent est accessoire. Pourtant, malgré l'incompréhension qu'il a trouvée en France, Mozart ne s'est jamais découragé, il est demeuré égal à lui-même : indocile, droit dans ses bottes, refusant toute compromission, sûr de son génie sans pour autant tomber dans la vanité. Si le lecteur connaissant mal la personnalité de Mozart se dit "ce jeune homme était sacrément orgueilleux, mais il avait toutes les raisons de l'être", alors c'est réussi.
Certaines choses m'ont fait tiquer, m'ont gêné ou déplu, et je n'avais pas l'intention d'écrire une critique sur cette BD que je croyais vite oublier... Mais il se trouve que je continue d'y songer quelques jours après et, même si c'est pour me dire "ça, je l'aurais traité d'une autre manière", c'est toujours mieux qu'une lecture qui laisse indifférent. Je pense que plus globalement, ça m'aura fait du bien de relire un livre sur Mozart : mine de rien, le bougre m'avait manqué.
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pgremaud
  07 janvier 2019
Quand je me suis inscrit à Masse Critique pour ce livre, je ne connaissais que sa couverture. J'ai été assez décontenancé par le graphisme de cette BD et j'ai même eu de la peine à accrocher avec ce style.
Entre 1762 et 1766, Mozart a fait le tour d'Europe avec son père et sa soeur, et il a été acclamé partout comme un enfant prodige. En 1778, il retourne à Paris avec sa mère. Il pense pouvoir échapper au carcan que lui imposait l'archevêque de Salzbourg, son patron. Mais à Paris, tout n'est pas si simple. Mozart est encore regardé comme l'enfant prodige qu'il était quinze ans plus tôt. Alors que “composer est mon unique joie, ma seule passion”, comme il le dit lui-même dans un passage de la BD, il est obligé de traverser Paris et des rues crottées pour aller donner des cours très mal payés à des nobles. Quand il compose des oeuvres, on lui objecte qu'elles ne sont pas dans le goût français et on n'accepte pas qu'il refuse de prendre parti dans la querelle qui oppose Gluck et Piccinni. Finalement, Mozart n'arrive pas à se faire reconnaître et apprécier car il lui manque ce “qui me permet de créer en toute liberté, afin d'obéir seulement à mes voix intérieures” : l'amour !
Durant ce séjour parisien, Mozart échange une importante correspondance avec son père qui lui reproche d'avoir quitté Salzbourg. Sa mère essaie de le soutenir, mais elle meurt. Face à son échec global, Mozart n'a plus qu'à refaire à l'envers le chemin qui l'avait conduit à Paris. Il retourne à Salzbourg, tout honteux, pour se remettre au service de l'archevêque Colloredo...à qui il claquera définitivement la porte quelques années plus tard !
Une belle réflexion sur la musique et la création artistique, à laquelle je souscris volontiers, mais j'ai vraiment de la peine avec le style de la BD !
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AnitaMillot
  21 décembre 2018
Mais quelle bonne idée a eu là le prodigieux Frantz Duchazeau, de nous offrir une aussi formidable BD sur le séjour de Mozart à Paris ! Elle convient aussi bien à des adultes qu'à des enfants, tant elle est originale !
Notre jeune Mozart y est décrit comme un être dont le père intransigeant a beaucoup affecté son enfance, au point que son désir le plus cher était de s'en éloigner, même si pour cela il fallait aussi quitter sa chère maman, à qui il a dédié une sonate ...
Les dessins sont magnifiques, entre réalité et fiction, (on y découvre un Mozart au physique plutôt ingrat), cela frôle parfois le fantastique, tout en respectant l'histoire ...
Le texte quant à lui, moitié émouvant, moitié humoristique, nous enchante !
Une belle réussite, un très joli cadeau sans distinction d'âge qui réjouira tout un chacun !
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critiques presse (3)
BoDoi   17 décembre 2018
Une touche d’humour piquant, un érotisme sous-jacent qui fait un peu penser à celui de Christophe Blain (dans Gus ou Isaac), un ton singulier. Voilà les grands atouts de ce Mozart à Paris, belle vision d’auteur d’un immense artiste.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Telerama   10 décembre 2018
Difficile d’être Mozart à Paris en 1777, alors qu’on célèbre Gluck et Piccini et qu’on peine à donner sa chance à un Allemand, certes génial, mais trop jeune et confiant… Frantz Duchazeau conte avec une jolie subtilité un (grand) destin souvent contrarié dans “Mozart à Paris”.
Lire la critique sur le site : Telerama
BDGest   05 octobre 2018
L’artiste dépeint la capitale au XVIIIe siècle, celle des rues étroites et crasseuses, rendues de belle façon par des couleurs qu’il salit en déposant une fine couche grisâtre ; certaines vues aériennes de l’île de la Cité sont particulièrement impressionnantes.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
RoggyRoggy   30 janvier 2019
L’ode est très noble, belle, tout ce que vous voulez, mais trop outrée pour mes oreilles sensibles toutefois, que voulez-vous ! La mesure, la vérité en toutes choses, n’est plus appréciée de nos jours.
Pour avoir du succès, il faut écrire des choses suffisamment compréhensibles pour qu’un fiacre puisse les chanter tout de suite, ou tellement incompréhensibles que cela plaît justement parce que personne de sensé ne peut les comprendre.

Wolfgang Amadeus Mozart
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OlivOliv   09 février 2019
— Ne soyez pas naïf, Mozart. Ici, pour réussir, il faut être entreprenant, audacieux, retors, même... Il faut courir aux quatre coins de Paris et s'épuiser à parler, à se montrer.
— Monsieur Grimm, je suis musicien et compositeur. Pas homme du monde.
— Eh bien, Mozart, ici on ne connaît pas la musique. On donne tout au nom, la notoriété fait tout ! Et le mérite de l'ouvrage ne peut être jugé que par un petit nombre. Le public est en ce moment ridiculement partagé entre Piccinni et Gluck, et tous les raisonnements que l'on entend sur la musique font pitié. Vous voyez, mon cher Mozart, dans un pays où tant de musiciens médiocres et détestables ont fait fortune, je crains fort que vous ne vous tiriez pas d'affaire. De l'entregent, Mozart, là est la clef de la réussite. Soyez mon secrétaire et nous reparlerons de cela.
— Encore une fois, monsieur Grimm, je suis un musicien...
— Bien. Je m'occuperai de votre cas le mieux que je peux. Maintenant, je dois prendre congé de vous, jeune homme.
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OlivOliv   10 février 2019
— J'ai rencontré le grand Haydn à Mannheim. Il était étonné de votre situation, Wolfgang, et me dit... Comment Mozart, cet être unique, n'est-il pas appointé dans une cour ?
— Mon père fait des pieds et des mains pour me faire rentrer à Salzbourg. Il pense que mon voyage ici est un fiasco, que je n'ai rien accompli. Je ne suis pas fait pour enseigner. "Ich bin ein Musikus !" Pas un enseignant. Je laisse cela aux gens qui ne savent rien d'autre que jouer du piano.
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OlivOliv   09 février 2019
Mes amis, j'ai tellement envie de m'échapper d'ici... Au pays de Voltaire, rien n'est beau. J'aimerais aller en Italie composer un opéra, je n'ai que cela en tête. Ces Français ne comprennent rien à la musique, leur langue n'est absolument pas faite pour la musique...
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pgremaudpgremaud   07 janvier 2019
Quelle joie, mes amis ! Je sais que vous m'aimez. C'est cela qui me permet de créer en toute liberté, afin d'obéir seulement à mes voix intérieures.
Je veux parler aux âmes éprises d'élégance et de légèreté. Car composer est mon unique joie, ma seule passion.
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Vidéo de Frantz Duchazeau
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