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ISBN : 2207254127
Éditeur : Denoël (01/02/2007)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :

On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos ... >Voir plus
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
virgidoc2virgidoc2   30 avril 2013
L'adolescence est faite pour trouver le chemin d'une révolte qui brisera quelque peu les chaînes de cette fidélité pour entrer dans sa vie. Mais la plupart des êtres restent en deçà de l'adolescence, ligotés par des serments qu'ils ignorent avoir prononcés, par une fidélité qui leur fait recommencer toujours les mêmes liens, même s'ils se révèlent être faits de haine, d'abandon, de trahison. Ils veulent retrouver le goût de ce premier objet d'amour perdu, ce ravissement dans lequel ils ont été pris "avant". Il faut croire que la liberté est difficile quand elle signifie trahir celui ou celle qui nous a mis au monde. Je veux dire vraiment désobéir, pas se révolter dans la haine mais briser les désenvoûtements, affronter les spectres du passé et prendre la mesure de sa voix intime, celle qui vous convoque à enfreindre des lois séculaires pour aller à la rencontre, dans une grande solitude, de la dimension de l'inespéré. Or nous sommes des êtres d'obéissance et nous sommes accablés sous le poids de nos devoirs et de nos dettes. Comment ne pas le reconnaître devant la multitude de ces vies brisées, défaites sous le poids de ces deuils impossibles, de ces loyautés tenues jusqu'à la déchéance, de cette impossibilité que nous avons à forcer l'inéluctable pour trouver notre propre voie ?
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virgidoc2virgidoc2   30 avril 2013
Quand le mot d'ordre d'une société devient "jouissance" ou (...) réalisez-vous, soyez bien dans votre peau, faites-vous plaisir...c'est le surmoi qui prend en charge l'impératif de jouissance qui, dès lors, ne peut plus être une conquête personnelle, une transgression voulue, exprimée, mais un devoir rendu, un service auquel il faut se plier pour être acceptable. Car ainsi fonctionnent les impératifs sociaux, ils tendent à éliminer de la scène sociale les individus qui leur résistent. Le danger de cet impératif de jouissance est de servir une guerre contre le désir ( le vrai, si l'on peut dire...) et d'autre part de favoriser l'éclosion de la chasteté ( ou du voile, autre possibilité dans une autre culture ) pour faire obstacle à ce surmoi tyrannique et chercher refuge dans un corps sanctuarisé. Car le surmoi de la jouissance tel que notre société l'encourage aujourd'hui est établi en réalité à des fins commerciales et non pas de bien-être (...).
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virgidoc2virgidoc2   30 avril 2013
Etre mise au monde ce n'est pas encore naître. Pour cela, il faut apprendre à quitter le paradis, la terre promise de toutes les retrouvailles, toutes les reconnaissances, tout l'amour en une seule fois. Pour le retrouver autrement, singulièrement, à partir de soi. Mais si le père ou la mère n'ont pas fait de place à l'autre, si l'enfant vient combler toutes les attentes frustrées, s'il est le dépositaire de haines bien plus solides que lui, il vient au monde déjà enseveli. La drogue, l'alcool, la nourriture, la cigarette, un certain rapport au sexe et toutes les dépendances dans lesquelles on peut être pris " à son corps défendant" sont les échos étouffés de cet ensevelissement vivant. (...) on ne peut être sevré que si l'on a été nourri, si cela a manqué au départ, c'est cette sensation du manque que l'on cherchera à retrouver sans cesse dans la faim où vous laisse toute drogue qu'elle qu'elle soit.
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sterster   14 juillet 2013
Bérénice, à première vue, ressemble à ces femmes altières, hautaines même, lisses, sur lesquelles les vicissitudes de la vie ne semblent pas avoir prise. Il y a des femmes qui traversent ainsi l'existence, elles répondent en tout point à l'idée que l'on se ferait d'une femme autonome, qui prend en main l'émancipation de son désir et son destin avec. Aujourd'hui, on dirait que rien ne leur fait peur : famille, travail, enfants, amants, elles ont du répondant et le font savoir. Pourtant une espèce particulière de douleur les mine, une sorte de solitude que rien ne rompt. Tous les discours de façade qu'elles prononcent ne font que mieux taire leur attente secrète, leur espace intérieur.
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sterster   14 juillet 2013
Aucune détermination, si tragique soit-elle, n'est définitive sauf à croire que l'on est devenu ce qu'on fait ou ce qu'on vous force à faire, même quand toute possibilité de secours et d'appel semble vaine. Mais d'où vient qu'on ait la force soudain d'appeler, de se retourner ?
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Anne Dufourmantelle // Parole publique, parole privée Anne Dufourmantelle, Michaël F?ssel, Mazarine Pingeot Colloque des Rencontres Philosophiques de Monaco 2017 Le temps de la conversation Conférence : Parole publique, parole privée avec Anne Dufourmantelle, Michaël F?ssel, Mazarine Pingeot, modérée par Raphael Zagury-Orly
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