AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
EAN : 9782749126685
576 pages
Le Cherche midi (21/03/2013)
3.23/5   79 notes
Résumé :
1502. Les Borgia règnent sur l'Italie. Le pape Alexandre VI, de son vrai nom Rodrigo Borgia, apprend que l'on vient de retrouver un indice qui permettrait peut-être d'expliquer, cinq ans après les faits, le meurtre mystérieux de son fils aîné, Juan. Une amulette dont celui-ci ne se séparait jamais est en effet réapparue près du corps d'une inconnue assassinée à Imola, siège de la cour de son autre fils, le Prince César Borgia.

Il charge alors Damiata,... >Voir plus
Que lire après 1502Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
3,23

sur 79 notes
5
3 avis
4
6 avis
3
6 avis
2
0 avis
1
2 avis
Quand le jeune Machiavel se retrouve à croiser le déjà très réputé Leonard de Vinci, et Damiata, intrigante membre de la famille papale Borgia par alliance et contrainte de collecter pour ce dernier toute information sur les meurtres sordides commis dans une ville froide d'une région reculée d'Italie avec des implications politico-stratégiques essentielles ...
L'enquête menée par Léonard et Machiavel mèle rigueur scientifique et décryptage d'énigmes, ésotérisme limite sorcellerie, pour aboutir à force de perspicacité et d'intelligence à sa résolution et la mise en exergue d'un tueur de masse impliqué dans les méandres de la haute politique de l'époque.
Les chapitres, rédigés soit par Machiavel soit par Damiata permettent d'appréhender les différents angles parcellaires de l'aventure pour en faire un récit complexe à souhait.
Un roman policier de grand talent, ancré dans l'époque renaissance italienne, mêlant subtilement personnages historiques et enquête policière moderne aboutissant à un suspense très bien mené à la lecture agréable pour les amateurs du genre polar historique.
Commenter  J’apprécie          167
Juan de Gandie, le fils du pape Alexandre VI Borgia vient d'être assassiné et son père qui reste inconsolable veut faire la lumière sur le crime resté impuni.
Il charge la courtisane Damiata d'enquêter auprès De César son autre fils qu'il soupçonne fortement d'être le commanditaire ou même l'auteur direct de cet assassinat. Pour contraindre Damiata à remplir cette mission, le pape retient en otage le fils qu'elle a eu du défunt Juan.
A Imola, Damiata fait connaissance de Nicolas Machiavel secrétaire de la Republique de Florence qui l'a mandaté pour suivre César Borgia dans ses campagnes et s'informer de ses intentions en ce qui concerne les alliances nouées avec les condottieri qui peuvent imposer la paix ou déclencher une guerre civile.
Mais un tueur en série rôde dans la campagne italienne et découpe les femmes qui sont ses victimes en morceaux. Avec l'aide du génial Léonard de Vinci, Machiavel et Damiata se lancent sur la piste du tueur qui pourrait bien être aussi l'assassin de Juan de Gandie.
La tâche est malaisée, car le tueur brouille sa trace en semant des messages enigmatiques et en disposant les dépouilles de ses victimes selon un shéma tiré du livre d'Euclide, les Elements mathématiques...
Voici une histoire de tueur en série dans l'Italie de 1502 avec des personnages historiques utilisés habilement par l'auteur qui fait ainsi preuve d'une parfaite érudition et d'un grand souci du détail.
On se perd un peu dans les méandres de l'intrigue qui peut paraitre alambiquée mais le roman se lit quand même d'une traite .
J'ai particulièrement apprécié la présentation de César Borgia appelé Valentino (alors qu'en fait il est duc de Valentinois aussi je n'ai pas vraiment compris l'intérêt du changement de prénom) qui constitue un parfait cas d'école de psychiatrie et parait coller exactement à ce que l'histoire nous a appris de ce personnage haut en couleurs;
La lecture de ce roman est diablement plus interessante que le visionnage de l'insipide série TV consacrée aux membres de cette famille hors du commun;
Commenter  J’apprécie          100
Ce livre se présente comme un roman historique relatant les aventures relatées par Machiavel dans l'une de ses oeuvres appréciées par tout dictateur dans le monde qui se respecte, à savoir, le Prince.

Ce roman historique utilise le contexte historique de L'Italie de début du XVIe siècle afin de nous plonger dans un excellent thriller ésotérique digne du Silence des Agneaux . Thriller puisque nous suivons Machiavel (secrétaire envoyé par Florence) et Damiata (ancienne courtisane d'un des fils de pape Alexandre VI assassiné dans des circonstances troubles) dans la traque d'un serial killer aux méthodes barbares ; ésotérique puisque ce fou n'hésite pas à disposer des éléments de corps dans des lieux spécifiques. Un double combat d'intellects a lieu : d'une part entre Machiavel qui examine la personnalité du tueur afin de le comprendre comme tout bon profiler d'aujourd'hui et, Leonard de Vinci pour qui les indices sont primordiaux avant tout. La seconde opposition se joue entre le tueur à l'intelligence macabre et Léonard de Vinci qui essaie de comprendre le schéma d'ensemble des meurtres.
Sans hésitation, excellent roman historique avec une plongée dans un contexte historique des plus troubles et difficile par moment où, l'on retrouve les complots, les trahisons, les duperies, les assassinats, les meurtres, les menaces, les alliances.... Dommage que par moment le récit s'égare, le rendant difficile à suivre. L'intrigue amoureuse est sympathique même si elle n'apporte pas grand-chose au récit.

Le point positif est sans hésitation la psychologie des personnages avec des parties sombres, des personnalités troubles, des secrets cachés que l'ont va petit à petit voir se révéler au fil du récit.

Le point négatif : le contexte historique choisit pour le récit. Il n'est déjà pas très clair pour les historiens, mais, même sous forme de récit, par moment l'on remarque des blancs, des approximations.

Un excellent roman historique mit en valeur par une intrigue digne d'un bon thriller à la limite de la paranoïa.
Commenter  J’apprécie          40
« 1502 » est un thriller, dont l'action se passe en Italie juste au début du XVIème siècle. L'auteur ‘brode' habilement pour développer son intrigue, mais le contexte historique est véridique. Cette époque était très troublée, avec des guerres incessantes entre les divers Etats de la péninsule, les armées étant dirigées par des généraux mercenaires qu'on appelait les condotierre.
Alexandre VI était un Borgia - c'est peut-être le pire pape qui ait jamais régné. Quand commence le roman, le pape cherche à découvrir la vérité sur le meurtre de son fils préféré. Il oblige l'ancienne maitresse de celui-ci - par ailleurs soupçonnée de complicité - de trouver le responsable de ce crime. A cette fin, elle part en Romagne, une province où les armées du pape font la guerre sous la direction de l'autre fils d'Alexandre VI, César Borgia (alias Valentino). le mystère commence avec la découverte de divers morceaux de cadavres de femmes, déposés dans différents endroits autour de la ville. Qui est le psychopathe responsable de ces nouveaux crimes ? L'enquête est surtout menée par un jeune diplomate florentin encore inconnu, Machiavel; mais un certain Leonardo da Vinci, qui est ingénieur général de Valentino, joue aussi un rôle. On découvre ainsi que les lieux de ces macabres découvertes ne sont pas répartis au hasard. Puis l'intrigue se complique encore et le récit parait long et parfois compliqué. Je n'écrirai pas qui se révèle être le coupable recherché.
Dans ce roman, les chapitres se succèdent comme dans un feuilleton, les énigmes s'ajoutant les unes aux autres. Personnellement je suis peu motivé par les thrillers: je n'aime pas me sentir trop "baladé" par l'auteur et j'ai parfois la sensation de perdre mon temps en consacrant du temps à ce type de lecture. Cependant, je trouve que ce livre a le mérite de nous plonger dans un XVIème siècle plus vrai que vrai, loin des idéaux que nous associons maintenant à la Renaissance italienne. La société décrite est terriblement inégalitaire, le petit peuple est dans une situation désespérante, les généraux sont sans scrupules, les soldats sont sans pitié. Ainsi, le lecteur apprend beaucoup sur cette époque.
On est tenté de comparer « 1502 » au célèbre roman « le nom de la rose », car tous deux associent une enquête quasi-policière sur des sujets scabreux à un tableau historique passionnant.
Commenter  J’apprécie          23
Dans cet ouvrage, Michael Nellis spécialiste de l'histoire de l'art byzantin (et journaliste professionnel) utilise -ainsi qu'il le précise dans ses notes- largement l'oeuvre de Machiavel dont il semble avoir fait l'exégèse.
1502, relate le déroulement d'une enquête criminelle au demeurant bien résumée en 4ème de couverture et par les précédents avis. le contexte historique dans lequel s'inscrit le récit -comme son titre l'indique- dans la période extrêmement mouvementée de l'Italie du début du XVIème.
M.Ennis est fasciné par la complexité tordue et criminelle des relations liant les personnages clef de l'époque ainsi que par les travaux (notamment de médecine légale) de Léonard de Vinci.
Lire Machiavel n'est pas chose facile et implique de devoir faire l'effort de se situer dans le contexte géopolitique de l'époque, lui-même compliqué par les enchaînements de luttes intestines continuelles et de l'action des condottières à l'allégeance particulièrement volatile. Autant dire qu'écrire un ouvrage reposant largement sur les écrits de Machiavel justifie les plus de 10 ans que M. Ennis y a dédié comme le précise le texte dithyrambique en 4ème de couv'.
J'ai trouvé le style de l'écriture extrêmement lourd et confus, il me fut difficile de m'y accrocher et de terminer l'ouvrage.
M.Ennis sans doute italophone saupoudre assez lourdement son texte de vocabulaire italien, de citations, de nom d'oeuvre… Alors que certains termes peuvent être compris dans le contexte, beaucoup d'autres auraient pu être traduits (notamment les citations ou mention d'oeuvres) ou faire l'objet d'un glossaire.
De nombreux passages sont long, touffus, contenant ressentis, descriptions… qui n'apportent absolument aucune plus-value au récit et requièrent trop fréquemment –en raison de leur longueur-de relire le début pour se raccrocher au contexte, c'est dommage, surtout quand cela concerne l'ensemble de l'ouvrage.
Le commentaire de Glenn Cooper "à l'attention des lecteurs qui depuis des années attendaient le prochain , le voilà enfin ! Un thriller aussi profond qu'intelligent."
Je trouve que ce commentaire (je comprends, il faut bien vendre) est à la limite insultant pour Umberto Eco ; à mon sens 1502 ne peut en aucun cas être considéré comme un équivalent, une suite ou tout autre chose avec le roman d'Eco.
Utiliser les écrits de Machiavel est au départ une excellente idée pour le thriller que M.Ennis a construit, tous les éléments étaient disponibles. Il est dommage que le style d'écriture et ses insupportables longueurs et viennent gâcher une belle intention.





Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
Ton grand-père se pencha vers moi et me dévisagea de ces yeux d’obsidienne.

« Damiata. J’ai toujours su où vous étiez. »

Il avait une voix grave, mais sa prononciation était légèrement sifflante : une trace de son ascendance espagnole, bien que la famille Borgia – ta famille, carissimo – vive en Italie depuis des générations. Le serpent dans l’herbe. Ou celui de l’arbre.

Il m’effleura les cheveux du bout des doigts ; pas une caresse, mais le geste d’un garçon d’écurie examinant la crinière d’un cheval malade.

« Quand vous vous teigniez les cheveux, quand vous vous cachiez dans la taverne d’un Juif… » Il secoua la tête avec lassitude. « J’aurais pu venir vous chercher à n’importe quel moment. Chaque bouffée d’air prise par vous depuis cinq ans ne l’a été que parce que j’ai eu l’indulgence de vous laisser faire.

– Vous êtes le prince des indulgences, n’est-ce pas ? » répliquai-je.

Ton grand-père vendait l’absolution à l’autel de ses églises comme une catin vend ses charmes au coin d’une rue ; les seuls crimes qu’il refusait de pardonner, quel que soit le prix qu’on lui en offrait, étaient ceux perpétrés contre sa propre personne, ou au profit des Turcs.
Commenter  J’apprécie          10
Votre Magnificence. Je vous ai fait parvenir cette grosse pile de feuillets afin de vous fournir un compte rendu plus fidèle des toutes dernières semaines de l’an 1502, au cours desquelles les condottieri fomentèrent une cruelle conspiration contre le duc Valentino et son père, le pape Alexandre VI. Comme vous le savez, mon expérience personnelle de ces événements a inspiré mon petit opuscule, Le Prince ; ce que vous ne savez pas, c’est qu’il y a beaucoup plus à dire sur toute cette affaire que je ne l’ai jamais admis. C’est pourquoi je vous soumets cette longue « confession », dans l’espoir que vous ne me jugerez pas – ni ne tenterez d’écrire votre propre version de l’histoire – avant d’avoir lu ces pages jusqu’au bout. Alors seulement pourrez-vous commencer à comprendre la terrifiante nature du secret que j’ai délibérément enseveli, dirons-nous, entre les lignes du Prince.
Commenter  J’apprécie          10
Un vieux Juif du nom d’Obadiah vivait dans la maison voisine, au-dessus d’une taverne bruyante. C’était un homme de Dieu, à peine assez grand pour regarder par le trou d’une serrure, qui adorait discuter des œuvres de Flavius Josèphe et me présentait souvent des marchands et des cavatori – des fouilleurs – de sa connaissance à qui acheter des antiquités. C’est pourquoi, lorsque j’entendis tambouriner à notre porte en vieux chêne, je ne fus pas étonnée d’y trouver Obadiah, même si son impatience me surprit. Son visage avait toujours ressemblé à un magnifique dessin réalisé sur un vieux parchemin, où chaque ride aurait été soigneusement tracée à l’encre sépia. Mais lorsque je le vis passer la tête par l’embrasure de la porte, ce parchemin jauni sembla blanchir en un instant.
Commenter  J’apprécie          10
Il n’y a pas de limites aux énigmes et aux mystères qui amusent les hommes. La Petite Clef de Salomon , la Kabbale et l’ Heptaple , les mystères d’Hermès Trismégiste et des pythagoriciens… Sans oublier que j’ai connu plusieurs hommes qui prenaient plaisir à user de leur couteau sur les femmes.
Commenter  J’apprécie          40
Son capuchon était relevé, ne laissant voir que son visage, et ce cadre sombre rendait le bleu de ses yeux encore plus intense qu'il ne semblait possible. Si le bleu le plus profond que nos peintres ont à leur disposition est l'oltramare qui vient de par-delà l'océan, il faudrait faire la traversée entre ici et le mundus novus de notre ami d'heureuse mémoire, Amerigo Vespucci, un millier de fois pour obtenir cette teinte.
Commenter  J’apprécie          20

autres livres classés : leonard de vinciVoir plus
Les plus populaires : Polar et thriller Voir plus


Lecteurs (220) Voir plus



Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
3101 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre

{* *} .._..