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ISBN : 2253070661
Éditeur : Le Livre de Poche (11/01/2017)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Anna, une Américaine de trente-sept ans, est l’épouse modèle d’un banquier suisse. Femme au foyer, elle élève leurs trois enfants dans une riche banlieue de Zurich. Mais malgré les apparences de cette vie confortable, Anna s’ennuie, coupée de ses racines et prise au piège d’une cage dorée dont elle ne peut s’échapper. Incapable de communiquer avec un mari de plus en plus distant, elle se tourne vers la psychanalyse, et se surprend à chercher un épanouissement sexuel... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
09 décembre 2015
C'est l'histoire d'Anna Benz, une jeune Américaine âgée de trente- sept ans.
Elle a perdu ses parents brutalement, dans un accident de voiture à l'âge de vingt et un ans, quinze jours aprés l'obtention de son diplôme à l'université.
Mariée à Bruno, un banquier Suisse, femme au foyer, épouse modèle, elle élève ses trois enfants : Victor, l'aîné, huit ans, Charles, six ans et Polly Jean ,dix mois, dans une banlieue cossue de Zurich.
Coupée de ses racines,mal dans sa peau. " je suis la somme de toutes mes crispations",, enfermée, prise au piège dans cette cage dorée, poussée par son mari: "J'en ai assez de ta foutue déprime, Anna, va te faire soigner", avec lequel elle est incapable de communiquer, elle entreprend une psychanalyse avec le docteur Messali, qui la pousse à s'inscrire à un cours d'allemand pour débutants, cours qu'elle aurait dû suivre à son arrivée en Suisse....il y a huit ans.
Elle y rencontre Archie Sutherland, écossais. Expatrié, étudiant les langues comme elle.Elle se livre avec lui à des jeux érotiques à la limite des envies bestiales....Elle se surprend à chercher un épanouissement sexuel débridé avec d'autres hommes.
Aux côtés de son mari Bruno existe une chape de plomb, ce qu'il appelle " les lubies mélancoliques" d'Anna ou ses" bouderies d'enfant gâtée ". Elle ne prend aucune décision dans le couple, reste passive et désenchantée , souffre d'insomnies.
Seule au pays de la rigueur et de l'exactitude comme la Suisse, qui lui reste étrangère, elle aime le son des cloches, peut- être son unique bonheur Suisse, sauf celui de tenir sa fille chérie dans ses bras....
La passivité imperturbable , la solitude, le mal être, la tristesse incommensurable , le sentiment d'ambivalence d'Anna ,la poussent à céder à ses pulsions sexuelles. Mettre fin à ces relations devient de plus en plus difficile." "Quand elles s'ennuient les femmes cèdent à leurs impulsions". Au moment où la frontière entre moralité et passion s'estompe Anna découvre qu'il n'y a plus de rupture possible.....
Comme elle est passive elle vit ces relations non pas pour se donner l'illusion de de la séduction et de la jeunesse mais pour pimenter sa vie familiale étouffante malgré les amitiés de façade surfaites et superficielles, les fréquentations plates et bourgeoises, le " Statut ", tant envié de privilégiée .....pour s'affranchir aussi du regard extérieur, celui de sa belle- mére, Ursula , attentive à ses petits - enfants, la gardienne du temple de la famille, dont on comprend vite qu'elle a des doutes sur la fidélité de sa bru....
Quelle différence y - a t-il entre un besoin et un désir?
Le désir est incurable, pas l'amour, en collectionnant les amants, Anna se dit qu'elle vit des situations dont toute femme mariée rêve car elle transgresse un interdit, qu'elle se fait peur et souhaite inconsciemment être découverte ou vivre un moment intense , inconnu et fascinant.....
En fait, cet ouvrage riche, profond, enlevé, ciselé, nous dresse le portrait intime et cruel d'une femme prête à la rupture, en quête d'elle même et de son identité qui n'éprouve que rarement paradoxalement de la culpabilité et ignore le sentiment de faute....L'écriture ,sèche, tranchante, réaliste disséque minutieusement, au scalpel .... le mariage, interroge sans fin entre désir féminin et sexualité.
La plongée finale entre deuil et chagrin est bouleversante ....
Un livre remarquable qui montre que les histoires " de bonnes épouses" aprés Madame Bovary sont toujours d'actualité...
Magistral , Vraiment! On ne s'ennuie pas une seconde, j'ai beaucoup aimé ces épreuves " non corrigées " ...Grand merci à Babelio pour l'envoi de cet ouvrage.


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nameless
20 avril 2017
Femme au foyer : On dirait le titre d'un tableau. Il éveille la curiosité sur le contenu du roman. Va-t-il s'agir du énième récit de la vie d'une épouse, mère, qui subit de rester au foyer pour élever sa progéniture, découvre la vacuité et l'ennui de ses journées, dans un environnement social prompt à la juger privilégiée ? Va-t-il s'agir du énième récit de la vie d'une épouse, mère, qui choisit de rester au foyer pour élever sa progéniture, s'épanouit dans son éducation, dans la confection de confitures et gâteaux, les travaux de couture, dans un environnement social prompt à considérer qu'elle ne fait rien de ses journées ?

Ce roman raconte sur 3 mois, d'octobre à décembre, la vie d'Anna, dont la consommation addictive de sexe ne peut se justifier que par son seul ennui domestique. Ce serait trop facile, les femmes qui se languissent chez elles ne trompent pas (toutes) leur mari. Ensuite, les femmes au foyer n'ont pas toutes, jeunes, perdu leurs parents dans un accident de voiture, ou quitté les Etats-Unis pour suivre leur mari en Suisse, et enfin elles ne sont pas toutes atteintes de dépression, ni rongées par la mélancolie.

Dans cette Suisse pragmatique, correcte, efficace, tellement propre qu'elle blanchit l'argent, Anna vit à Dietlikon, banlieue de Zurich, avec son mari banquier et ses trois enfants. Américaine, elle peine à s'intégrer dans ce pays qui lui apparaît hostile, tant par son climat que par le patchwork de langues parlées par ses habitants, polis et distants. Anna est triste, passive, paralysée, elle a renoncé à sa volonté, s'interroge fréquemment « Quel autre choix y-avait-il ? », « Que pouvais-je faire d'autre ?», « Je ne suis rien d'autre qu'une série de mauvais choix mal mis en oeuvre ». A la demande de son mari, elle s'inscrit à un cours d'allemand et prend rendez-vous chez une psychanalyste. Dans le même temps, elle noue une relation sexuelle avec Archie et Karl.

Jill Alexander Essbaum dresse le portrait d'une femme en quête d'identité, met à nu ses pensées les plus intimes, sa sexualité crûe, traitées sur le même mode clinique. Jamais l'auteure ne cherche à racoler le lecteur, à solliciter sa compassion, sa pitié ou son dégoût pour Anna, qui s'enfonce lentement dans une détresse mentale qui aspire ses forces, son énergie, elle éprouve des souffrances de plus en plus grandes, comme pour se prouver qu'elle est en vie.

Il s'agit d'un roman à la construction élaborée dont l'écriture est splendide et magnétique. Les cours d'Allemand, dispensés par Roland, les séances d'analyse dirigées par le docteur Messerli, les explications de Stephen, expert en pyrologie, sur le feu, ponctuent le récit de digressions linguistiques, jungiennes ou pyrologiques bien documentées, qui apportent un éclairage complémentaire sur la personnalité d'Anna et ses questionnements. A la suite d'un événement impossible à révéler, le roman prend un nouveau tournant et s'achemine à un rythme plus soutenu vers son épilogue. Les dernières dizaines de pages sont d'une beauté et d'une intensité à couper le souffle. Un beau et grave roman, qui restera longtemps dans ma mémoire.
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fabienne2909
23 décembre 2015
Avec « Femme au foyer », nous sommes loin de la série « Desperate housewives », où les rebondissements tous plus invraisemblables les uns que les autres des cinq héroïnes vont bon train (et dont elles ressortent le plus souvent victorieuses). Ici, il s'agit d'un roman introspectif, très psychologique, centré autour de la personnalité d'Anna Benz, l'héroïne principale.
Je tiens à remercie en premier lieu Babélio et les éditions Albin Michel pour ce roman très réussi. Au départ, en lisant le descriptif qui en était fait, je craignais de tomber sur un ouvrage superficiel, et assez cliché (la pauvre femme au foyer malheureuse et qui s'ennuie). Or, pas du tout. La prose de la poétesse Jill Alexander Essbaum est magnifique, très profonde et prenante, avec un rythme magnétique, et qui, rien que pour elle, vaut la peine de lire ce roman.
Pourtant, rien de très nouveau dans l'histoire choisie pour ce roman : Anna Benz est une jeune femme américaine qui vit en Suisse depuis son mariage avec Bruno il y a neuf ans. Étrangère à ce pays qu'elle ne comprend pas (et ne tente pas de comprendre), et en vérité étrangère à sa vie, aux autres, sans volonté, elle vit (ou glisse) dans une déprime et une solitude assez profondes, dont elle ne parvient (encore une fois, si tant est qu'elle essaie) à se défaire, malgré le soutien que lui apporte le docteur Messerli, sa psychiatre, et dont les échanges avec celle-ci viennent structurer l'ouvrage (très profonds et intéressants dialogues, que j'ai trouvés d'une belle solidité psychologique, alors que l'auteur, dans ses remerciements, indique n'être « que des paroles de fiction », même si elle s'est fait aider par une analyste jungienne). Pour combler le vide de son existence, ou plutôt pour éviter de faire face aux raisons de son mal-être, Anna se réfugie dans le sexe en collectionnant les amants. Comme on peut le pressentir, Anna se fait rattraper par ses démons, les aggrave, et le naufrage n'est pas loin…
La quatrième de couverture de l'ouvrage évoque Madame Bovary et Anna Karénine, et pour c'est très juste. Anna Benz est un mélange réussi de ces deux héroïnes, en étant une femme amoureuse de l'amour, le plus souvent illusoire, et pleine de l'aspiration à en vouloir toujours plus pour combler un vide existentiel, pour finir toujours plus déprimée. Et désabusée.
Ce roman mériterait une deuxième lecture, tant il est profond, et qui s'attacherait à la structure narrative. Pour mieux tenter de comprendre Anna et ce qu'elle vit. Car il est très révélateur, et intéressant de se rendre compte en cours de lecture qu'on ne sait pas grand-chose des différents personnages surtout masculins. Qui est Bruno, le mari, Archie ou Karl, les amants ? On ne le sait pas vraiment, puisque tout est vu depuis le point de vue d'Anna. le personnage de Mary, miroir (positif) de la vie d'Anna est très intéressant : c'est une gentille fille, attentionnée, mais c'est elle qui entraîne, par ses remarques (innocentes, vraiment ? Tant elles sont insistantes) lors des sorties de couples avec Anna, l'effondrement des mensonges de cette dernière.
Un roman magnifique et profond que je conseille vivement.
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palamede
20 décembre 2015
L’américaine Anna s’ennuie dans la banlieue de Zurich et couche avec les hommes qui le lui demandent, sans culpabilité, sans vraiment de satisfaction, sauf peut-être le plaisir sexuel ; le seul dérivatif qu’elle a trouvé à sa lassitude d'une existence confortable de mère de famille et d’épouse de banquier suisse.
Cela, elle ne le raconte qu’en partie à son analyste, une femme théorisant le problème dans un jargon de spécialiste, tellement éloigné de sa réalité qu’il ne lui est d’aucun secours. Mais qui peut changer Anna, la sortir de sa solitude, de sa passivité destructrice, sinon elle-même ou un évènement grave ? Malheureusement pour elle, sa prise de conscience passera par la perte de ce qu’elle négligeait, une douleur presque insurmontable lui montrant ce qu’elle a gâché et lui donnant sa vraie valeur.
La solitude, le mal de vivre, la dépression des femmes au foyer sont des maux sous-estimés et négligés. Dans ce roman remarquable, surtout dans sa deuxième partie, l’auteur a parfaitement traduit la souffrance, la tristesse, l’isolement de ces femmes auxquels répond l’incompréhension de l’entourage et de la société, une insensibilité majorée si elles sont issues d’un milieu privilégié.
Merci à Babelio et aux Editions Albin Michel pour la découverte de cette auteure et de sa Hausfrau.
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canel
16 décembre 2015
Tu es trentenaire, femme au foyer, mère de jeunes enfants, américaine exilée en Suisse, tu t'ennuies quand les petits sont à l'école (et même quand ils sont avec toi, d'ailleurs), ton banquier de mari est un type bien, mais il ne te dorlote plus comme aux premiers jours, ce µ£¨%]°*§ préfère sa TV et son ordi à ta compagnie.
Fais un bébé, comme Mary, ça t'occupera, ou prends des amants, comme Anna, ça comblera le vide de tes après-midis, et tu te sentiras exister. Tu peux aussi suivre des cours de langue locale pour être moins isolée dans ton exil (et rencontrer des hommes) et faire une psychanalyse pour raconter tes rêves, parler linguistique, dire que ça ne va pas, que tu n'aimes pas ta vie, que non, pourtant, tu ne regrettes pas les USA, qu'en fait tu ne sais pas ce qui te manque - mais surtout tu n'aborderas pas les sujets importants avec ta psy, comme avouer que tu trompes ton mari et que tu utilises sans vergogne ta belle-mère comme bonniche et baby-sitter pendant que tu t'envoies en l'air avec le premier venu.
Ah quelle tête à claques, cette Anna "Bovary" ! Et pourtant je ne suis sans doute pas si différente, pauvre petite occidentale nantie et désoeuvrée qui se plaint la bouche pleine... Ce genre de livre introspectif typiquement américain me séduit plutôt, en général, même en version lente et mélancolique comme ici, sans humour. Mais en le commençant, j'étais encore imprégnée d'une terrible histoire ('Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte', Thierry Jonquet) où les personnages sont dans une autre panade. La transition entre les deux lectures a été difficile, et même si cela n'a aucun sens de comparer, j'ai trouvé les problèmes d'Anna futiles, ses comportements immatures et irresponsables (notamment certaines réactions vis à vis de ses enfants) - et donc la jeune dame exaspérante. Je n'ai pas réussi à compatir, ni à l'aimer, pas une seconde, même à la fin, lorsque le poids de ses "erreurs" devient dévastateur...
Lecture poussive où l'ennui a dominé, même si certains échanges entre Anna et la psy m'ont intéressée.
- avis : entre 2 et 3/5 selon les passages.
• Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel.
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Citations & extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel14 décembre 2015
« Qu'est-ce que tu attends de tout ça, Archie ? »
[...]
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
Anna ne trouvait pas la question compliquée. « Je veux dire que ce n'est pas une relation, ça.
- Mais on vient d'en avoir une, de relation ! » Il lui fit un clin d'oeil.
Anna ne se laissa pas désarçonner. « Quel genre d'homme a une relation avec une femme mariée ? » Ce n'était pas une accusation. Elle voulait savoir.
« Ce n'est pas le sujet. » Anna cilla. Elle repoussa la remarque. Archie secoua la tête : « Il y a plus de gens qui ont des liaisons que de gens qui n'en ont pas. »
Anna fronça les sourcils. « Ça ne peut pas être vrai. »
Il fit pivoter la question sur son axe. « Et la femme mariée ? Pourquoi elle fait ça ? C'est quel genre de femme ?
- Une solitaire. Une femme qui s'ennuie. » Anna dit cela avec autorité.
Archie secoua la tête. « Non, ce n'est pas ça.
- Comment peux-tu savoir ? » Anna se demanda si Archie était coutumier du fait.
« Les femmes qui s'ennuient s'inscrivent à des clubs et font du bénévolat. Ce sont les femmes tristes qui ont des liaisons. »
'Voilà un énoncé réducteur', pensa Anna, mais elle n'eut pas envie d'amorcer une discussion sur ce point.
(p. 109-110)
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Under_The_MoonUnder_The_Moon17 décembre 2015
Anna aimait le sexe sans l'aimer. Anna avait besoin du sexe sans en avoir besoin. Sa relation avec le sexe était un partenariat compliqué issu de sa passivité tout autant que de son indiscutable désir d'être distraite. Et désirée. Elle désirait être désirée.
L'envie de distraction était récente chez elle ; sa soif d'être un objet de convoitise existait depuis des décennies. Mais les deux étaient le fruit d'une lassitude, elle-même née des dix dernières années de petites rancœurs et de menues blessures banales dont elle rendait Bruno responsable. Elles avaient engendré l'ennui, qui à son tour avait engendré certaines habitudes. Une évolution qu'elle ne pouvait imputer à Bruno.
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canelcanel15 décembre 2015
« La psychanalyse n'est pas une psychothérapie, répondit le docteur Messerli. L'objectif de la plupart des psychothérapies est de faire que le patient se sente mieux. La psychanalyse tend à faire de lui une meilleure personne. Ce n'est pas la même chose. L'analyse est rarement agréable. Regardez un os mal ressoudé. Il faut le recasser pour le remettre en place correctement. La douleur de la seconde cassure est en général plus vive que le traumatisme initial. C'est vrai que le voyage n'est pas agréable. [...] »
(p. 153)
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namelessnameless19 avril 2017
"Le chagrin qui ne trouve pas d'exutoire dans les larmes fait pleurer d'autres organes", dit le docteur Messerli.
Page 158
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canelcanel16 décembre 2015
Elle ne cachait pas qu'elle avait très envie d'un troisième enfant. Quand Anna lui avait demandé pourquoi, Mary avait réagi en reconnaissant qu'avoir un bébé lui donnerait quelque chose à faire. Anna avait ri avant de se rendre compte que Mary ne plaisantait pas. Sur le moment, elle avait pensé que Mary ferait mieux de prendre un amant, c'était beaucoup moins compliqué.
(p. 303)
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