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Lady Killer tome 1 sur 2
EAN : 9782344011997
144 pages
Glénat (01/06/2016)
3.69/5   66 notes
Résumé :
Méfiez-vous des femmes au foyer !
Deux filles blondes comme les blés, un job de vendeuse de cosmétiques à domicile, un mari occupé qui rentre tard du travail... en apparence, Josie Schuller a tout de la mère de famille idéale. Mais elle a un secret : c'est aussi la plus impitoyable des tueuses à gage !
Josie partage son quotidien entre l'entretien de son petit foyer irréprochable et l'exécution d'assassinats de sang-froid pour de dangereux commanditai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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Un comic par l'autrice/illustratrice Joëlle Jones qui reprend le trope mille fois utilisé du tueur à gage qui doit concilier travail-famille. Un comic magnifique, les dessins et l'esthétique de Jones sont vraiment brillants (je comprends pourquoi, suite à ça, on lui a confié Catwoman).

L'intrigue est clichée (le volume 2 est pas mal plus original). Son originalité vient de la protagoniste qui, au lieu d'être un père de famille un peu retiré, est un pastiche de la "reine du foyer", femme/mère idéale, mais avec sa double vie d'assassin.
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J'ai été attirée par ce titre et cette couverture qui annonçaient une femme au foyer, bien sous tous rapports, qui tuait des gens. L'idée me plaisait.

L'histoire, c'est à peu près ce que je pressentais : Nous sommes dans l'Amérique des années 50 et nous allons suivre le quotidien de Josie. Josie est une mère de famille, mariée, avec deux enfants, toujours bien apprêtée, qui est régulièrement engagée comme tueuse en série. Alors, la femme parfaite passe à l'attaque !

C'est avec beaucoup d'humour que Jamie S. Rich nous livre un scénario original et décapant, où des personnes qu'on ne soupçonneraient pas tuent des gens à la pelle et sans état d'âme. Au niveau des illustrations, Joëlle Jones nous livre une ambiance bien années 50 et un style très sympathique !

Pourtant, j'ai trouvé que ce premier tome allait beaucoup trop vite. Nous sommes directement plongé•es dans le bain (de sang), sans que les enjeux soient expliqués et les personnages correctement présentés. C'est un peu dommage, la série aurait pu prendre son temps pour s'installer !

C'était une chouette lecture, assez originale avec cette femme au foyer qui tue des gens et des illustrations qui nous emportent dans l'Amérique des années 50 ! Même si le récit aurait pu prendre plus son temps, c'était une agréable découverte !
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Ce tome comprend une histoire complète et indépendante de toute autre, peut-être le premier d'une nouvelle série. Il contient les épisodes 1 à 5, initialement parus en 2015, coécrits par Joëlle Jones & Jamie S. Rich, dessinés et encrés par Joëlle Jones, avec une mise en couleurs de Laura Allred.

Avon calling ! Une jeune femme se présente chez Doris Roman pour lui présenter les produits Avon (grande marque de cosmétique, vendue en porte-à-porte). Au cours de la présentation à Doris, elle lui glisse discrètement une pilule dans son thé, mais un chiot renverse la tasse. Pour achever sa mission d'assassinat, Josie Schuller va devoir se salir les mains (au risque de faire une tâche sur sa belle robe bleue pimpante).

Josie Schuller est une épouse modèle au début des années 1960. Elle est mariée à Gene Schuller. Leur pavillon de banlieue abrite le couple, leurs 2 filles, et Maman Schuller, la mère de Gene. Josie Schuller s'occupe de la maisonnée, mais elle effectue également des missions d'exécution pour une agence gouvernementale, sous les ordres de Monsieur Stenholm. Elle fait régulièrement équipe avec Peck, un homme bien de sa personne. Mais l'organisation a des doutes sur sa réelle implication, et des réticences à employer une personne à la disponibilité limitée.

Difficile de résister à cette couverture, parodiant l'esthétique des affiches publicitaires des années 1960, avec le nettoyage d'une scène de crime particulièrement souillée, laissant supposer un affrontement sans merci. Dans l'introduction, Chelsea Cain (une auteure de romans policiers) observe que non seulement le métier officieux du personnage principal sort de l'ordinaire, mais qu'en plus elle emploie des méthodes salissantes, plus masculines que féminines. Effectivement, Josie Schuller a une prédilection pour le maniement des couteaux (souvent de cuisine), ce qui occasionne d'amples épanchements de sang.

Dès la première séquence, le lecteur se retrouve avec un sourire sur le visage grâce aux images aux petits oignons de Joëlle Jones. Pour commencer, cette artiste s'investit dans la reconstitution historique à chaque page. Il n'y a pas une seule planche où les arrière-plans disparaissent. À chaque planche, le lecteur sait où se déroule l'action, regarde les ameublements d'époque, ainsi que les ustensiles ménagers aux courbes si caractéristiques. Les toilettes de ces dames sont un délice visuel de séquence en séquence, à commencer par celle de Josie Schuller, dans sa tenue de représentante Avon. Il y a bien sûr sa tenue d'hôtesse de bar dans le deuxième épisode, et le quatrième épisode permet d'apercevoir ses bas avec les attaches pour les maintenir.

Joëlle Jones ne transforme pas son personnage en un objet de désir pour les lecteurs mâles, mais elle n'atténue pas non plus sa vitalité et son charme naturel. Lorsqu'elle fait l'éloge des produits Avon, elle affiche un sourire d'une candeur ravageuse, encore rehaussé par le contraste avec la ménagère négligée qu'est Doris Roman (la clope au bec, et les bigoudis sur la tête). Dans son costume d'hôtesse, elle est sexy en diable, mais toujours avec cette dimension dangereuse qui empêche de la considérer comme un objet. Il n'y a aucun doute qu'elle n'aura pas à payer de sa personne, et que les pauvres hommes se laissant aguicher le regretteront pour le court restant de leur vie. La seule case un peu révélatrice montre un décolleté pigeonnant (page 60, au début du troisième épisode), lors d'une fête organisée chez les Schuller, l'alcool coule avec largesse (sans parler des clopes).

Il serait facile de faire le parallèle avec la série Mad Men, mais les dessins apportent une vitalité impressionnante. de manière chronique (mais sans en abuser), Joëlle Jones exagère une perspective pour accentuer un geste (Josie tendant la main à Doris (en page 2), ou une posture (Josie à califourchon sur un homme, en train de l'étrangler). En outre, l'intrigue comporte des scènes d'action régulières, ce qui augmente encore la différence avec la série TV.

La lecture constitue donc un grand plaisir graphique, avec une reconstitution visuelle soignée et authentique, et des personnages adultes, dont il faut se méfier quand ils commencent à sourire. L'intrigue se range dans la catégorie divertissement, sans velléité de faire réaliste. Ainsi les scénaristes ne s'étendent pas sur les tâches domestiques à exécuter par Josie. Les lecteurs étant des parents constateront immédiatement que la liberté d'action du personnage n'est pas compatible avec la responsabilité de 2 jeunes filles, sans parler des tâches ménagères, des courses, etc. Il y a donc plusieurs raccourcis scénaristiques pour faciliter l'intrigue.

Joëlle Jones & Jamie S. Rich maîtrisent les conventions du genre dans lequel ils ont placé leur histoire. Il y a pour commencer l'évocation d'un passé révolu : celui des années 1960. le dernier épisode se déroule en même temps que l'exposition universelle de 1962 à Seattle. Il y a les professions réservées aux femmes (essentiellement hôtesses et secrétaires). Les auteurs évoquent également la vie de banlieue, avec ses commérages (la voisine spécialisée dans l'observation de ce que font ses voisins), ou encore l'accueil plus ou moins de bonne grâce de la mère du père de famille.

Les scénaristes inscrivent également leur récit, dans le genre meurtre. Josie Schuller est une professionnelle des exécutions. le récit montre que ces mises à mort ne se font pas si facilement que ça, et que tuer une personne comprend toujours une part d'imprévu. de ce point de vue là, le meurtre, ça se mérite, et il faut fournir des efforts pour y arriver. La limite de ces assassinats se trouve dans le fait que les conséquences pour la tueuse sont très limitées. Quand elle se tache avec du sang, le lecteur ne voit comment elle s'en débarrasse avant de rentrer chez elle. Quand elle est obligée de lutter à main nue contre sa victime, elle prend des coups, mais sa peau ne semble jamais en porter la trace. Elle n'a donc pas à justifier à son mari de bleus ou d'ecchymoses. En cela, ce récit n'est pas un reportage sur une vie de tueur. de la même manière, la personnalité de Josie Schuller ne semble pas souffrir du poids de ces meurtres prémédités et de sang-froid. Il n'y a pas de conséquence psychologique.

Les scénaristes s'en tiennent au fait que cette dame tue et qu'elle y trouve une forme d'équilibre dans le partage de sa vie entre meurtres et vie de famille. Tout au long de ces épisodes, La détermination du personnage principal en impose. Elle tient tête à ses victimes (même quand elles ne se laissent pas faire), avec la même force qu'elle tient tête à son patron quand il sous-entend que les 2 aspects de sa vie ne sont pas forcément compatibles.

Régulièrement le récit comprend une respiration humoristique. Évidemment la grand-mère Schuller s'interroge sur les allers et venues de sa bru, et l'observe à la dérobée par la fenêtre, en essayant d'alerter son fils sur son comportement étrange. Mais au final, elle ne sert pas de ressort comique, et finit même par ses laisser facilement embobiner par Josie. L'agent Peck réalise plus son potentiel comique. Les auteurs en font un dérivé de James Bond, avec une tenue élégante, une propension marquée à flirter avec toutes les représentantes du sexe faible (y compris la secrétaire du patron), et une forme de condescendance vis-à-vis de sa collègue. L'affrontement physique entre lui et Josie n'en est que plus réjouissant. le quatrième épisode fait apparaître un autre assassin plus âgé, aux méthodes plus sadiques. Là encore, les auteurs se retiennent de l'utiliser comme ressort comique cruel.

À la fin le lecteur souhaite ardemment que les auteurs aient l'occasion d'écrire une deuxième histoire consacrée à Josie Schuller. Il a apprécié sa force de caractère, et la consistance de la reconstitution des années 1960. L'intrigue utilise les conventions du genre polar avec habileté pour aboutir à une résolution en bonne et due forme. Les dessins offrent une splendide reconstitution visuelle, mettant en scène des personnages plein de vie. Malgré ces réels atouts, le lecteur ressort de ce tome avec l'impression que les scénaristes n'ont pas su tirer tout le parti de leur création. L'élément comique est sous-employé. Josie Schuller ne se pose la question du bienfondé de ses actions qu'une seule fois, du fait de la nature de sa victime. La remarque de l'introduction (sur les méthodes peu féminines de Josie Schuller) ne donne lieu à aucun développement.
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Joëlle Jones et Jamie S. Rich ont eu la super idée de faire Lady Killer.

Nous sommes en 1962 aux États-Unis d'Amérique, Josie Schuller est une belle femme svelte et musclée qui évolue dans ce monde vintage par ces couleurs, vêtements, voitures, maisons que je n'ai pas connu mais qu'ici cela nous fait être pleinement dedans.

Josie est mariée à Gene, ils ont des jumelles comme enfants, ainsi que sous leur toit la mère de Gene qui parle l'allemand et un chien.
Josie n'est pas de celles qui se complaît ou accepte par non-choix ce monde où les hommes vont travailler dehors et les femmes dedans en restant au domicile pour les enfants et les tâches ménagères. Elle a une double vie : être une assassine sur commande et sa famille n'y voit que du feu.
Par contre nous en serons peu sur les cibles qu'on lui donne, mais on en voit beaucoup sur ses sanglants assassinats dans des tenues très pin-up.

Un soir après un contrat ayant lieu dans le club Kitty Kat alias un « bar de pervers » car les serveuses sont en maillot de bain, Peck celui qui lui remet les contrats, l'informe que leur boss veut voir Josie. de ce futur rendez-vous avec son patron, Josie aura parfaitement saisi les propos misogynes et remplis de jalousies qu'il a pour elle, mais la mission qu'il lui donne sera la dernière.

Graphiquement c'est une pépite, sans compter tous les petits détails quand on y prête plus amplement attention, et ce que j'ai adoré a été la scène où il y a une coupe verticale d'une maison à étages et on y voit chacun vaguer à ses occupations.
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Que la couv' affichant une jeune femme vêtue d'une très élégante robe swing coloris rose incarnat et d'une paire de gants de ménage ultra résistants, se préparant à passer le balai serpillère dans une cuisine - qui entre parenthèses nécessite un gros nettoyage - ne vous trompe pas ; Joséphine Schuller, Josie pour les amies, n'est décidément pas l'archétype de la femme au foyer effacée et totalement inféodée au régime patriarcal rêvé par une bonne partie de la classe masculine du 20ème siècle.

L'action se situe dans les années 50 : En ce temps là (mais est-ce si différent quelques soixante-dix années plus tard ?), les femmes étaient encouragées par les publicitaires et la bonne société à remplir leur rôle d'épouse, de mère et de maîtresse de maison, tout en restant belles et… à s'en tenir là !
Leur apparence était donc fortement liée à la position sociale de son mari ; horreur, malheur…

Le dessin de Joëlle Jones est sensuel, mutin et provocateur en diable ; derrière un sourire désarmant et des allures de petite fille, Josie est une jeune maman très à l'aise dans ses ballerines. Et si elle est ultra féminine, elle est également capable de tuer à mains nues. Yes !!
Car son métier, le vrai, celui qui la fait vivre et l'intéresse, c'est killeuse, autrement dit : tueur à gages…
Et c'est une professionnelle de haut vol, organisée et consciencieuse. Agissant sans compromis et avec assez de classe, capable aussi de montrer quand elle n'est plus au travail une grande tendresse envers son mari, de l'amour pour ses deux adorables petites filles blondes comme les blés, de l'affection pour belle-maman (extraordinaire Maman Schuller !) et pour son voisinage.
Elle possède aussi une grande conscience professionnelle au point qu'elle se paie le luxe de faire le tri entre les salauds qui l'ont bien mérité et un jeune garçon qu'elle décide de sauver (à ses risques et périls puisqu'il est frappé d'un contrat).

Il y a du sang, de la violence, de l'action, du kitch, de la tendresse, le tout arrosé d'autodérision et de beaucoup d'amour. C'est PAR-FAIT !
Les fausses pubs à la fin sont très réussies, mais comme tout le reste.

Le scénario aurait mérité un je ne sais quoi de plus construit, mais ne boudons pas notre plaisir.
Un tome deux serait en préparation… Restez sur vos gardes !
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critiques presse (4)
ActuaBD
02 août 2016
Quelque part entre "Mad Men" et "Desperate Housewives" (...) une matière très prometteuse dont on espère qu’elle prendra véritablement forme au-delà de l’idée de départ.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BulledEncre
25 juillet 2016
En un mot comme en mille, Joëlle Jones et Jamie S. Rich nous en mettent plein les yeux même si le dessin pourra paraître parfois trop lisse, il n’en reste pas moins dynamique et efficace.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDGest
01 juillet 2016
Une fois l’album refermé, vous regarderez votre conjointe différemment, tout en vous jurant de mettre sous clefs l’ensemble de couteaux à découper en acier inoxydable offert par votre belle-mère.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario
30 mai 2016
L'ensemble n'est pas extrêmement original, malgré tout c'est aussi très prenant et très habilement mené. Josie est bourrée de charme et les personnages très bien caractérisés.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Je vous laisse avec cette pensée : la raison pour laquelle nous imaginons que les tueurs en série sont tous des hommes blancs, d'âge mûr et débraillés, c'est parce que ce sont eux qui se font prendre.
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Josie, comme Gretchen, n'a pas peur du sang. Quelle femme pourrait avoir peur du sang ? Nous saignons une semaine par mois. Franchement. Regardez autour de vous. Certaines des femmes que vous voyez sont en train de saigner. Est-ce qu'elles pètent les plombs ?
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Je vous laisse avec cette pensée : la raison pour laquelle nous imaginons que les tueurs en série sont tous des hommes blancs, d'âge mûrs et débraillés, c'est parce que ce sont ceux-là qui se font prendre.
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- [...] Pourquoi ne pas la libérer et la renvoyer à sa cuisine ? Laissons-la élever ses enfants.
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Les hommes, lorsqu'ils tuent, en mettent partout. Nous, nous étouffons nos enfants et empoisonnons nos maris. Ça fait moins à nettoyer.
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