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ISBN : 2264067977
Éditeur : 10-18 (04/05/2016)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 131 notes)
Résumé :
Suzanne Stone ressemble à ces filles trop parfaites des magazines. Elle a tout pour être heureuse: elle est jeune, belle, mariée à un homme qui la vénère, installée dans une jolie maison. Mais Suzanne n'est pas une poupée. Elle veut davantage, bien davantage...
Isolée dans une petite ville de province, elle décide que la télévision sera son royaume: à force de conviction, elle obtient un poste dans la station locale. Bientôt, elle parvient à présenter le bull... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
marina53
17 septembre 2015
Suzanne Stone a toujours été une battante. Depuis toute petite. Elle a toujours fait en sorte d'obtenir tout ce qu'elle désirait. Depuis toute petite aussi, elle est certaine d'être faite pour la télévision. Elle sera célèbre, elle en est sûre. Toujours sérieuse, que ce soit dans les études ou avec les garçons, elle réussit brillamment à l'école. Les garçons en pincent pour elle. Notamment le jeune Larry Moretto, fils de restaurateurs italiens. Il a le coup de foudre pour elle et elle se laisse charmer. Très vite, ils se marient et emménagent dans une bel appartement. Lui travaille dans le restaurant de ses parents et elle travaille sur une petite chaine locale où elle présente la météo. Evidemment, ce poste n'est qu'un tremplin pour la jeune femme et elle compte bien faire ses preuves et monter en grade. Pour preuve, elle s'investit dans un nouveau projet: un reportage sur les lycéens et ce à quoi ils aspirent. Larry, lui, aspire à toute autre chose, comme de devenir papa. Suzie est prête à tout pour obtenir ce qu'elle veut, quitte à éliminer les obstacles qui pourraient lui barrer la route...
Admirablement construit, à la manière d'un reportage, chaque protagoniste s'adressant à nous ou à la police, l'on entrevoit au fur et à mesure la vraie personnalité de Suzanne. L'on écoute tour à tour les parents de Suzie, ceux de Larry, les ados que la jeune femme a pris sous son aile. Elle n'en devient que plus antipathique, perverse, ambitieuse, manipulatrice et sans coeur. Joyce Maynard dépeint avec cynisme la société moderne. A la fois glaçant et malheureusement encore d'actualité, cette satire de notre monde moderne gangréné par les médias, que ce soit la télévision, internet ou les réseaux sociaux, et fasciné par la célébrité (même vide de sens), est passionnant de bout en bout. N'oublions pas que ce roman est sorti en 1992, bien avant l'explosion d'internet et des téléréalités. L'auteur décrit parfaitement la psychologie de cette femme avide de notoriété et de ces ados en manque de repère. Adaptant son écriture au personnage correspondant, l'ensemble n'en est que plus convaincant.
Pour ce roman, Joyce Maynard s'est inspirée d'un fait divers. En effet, en 1990, une certaine Pamela, spécialiste des médias dans un lycée local et qui avait rêvé manifestement de devenir une célèbre animatrice de télévision, a orchestré le meurtre de son mari, avec l'aide de son jeune amant qu'elle avait séduit et manipulé.
A noter que ce livre sorti en 1992 a été adapté au cinéma par Gus van Sant avec Nicole Kidman dans le rôle de Suzie.
Etes-vous Prêt(e) à tout?
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tynn
10 novembre 2015
Faites entrer l'accusée!
Susie Maretto, la babydoll qui voulait qu'un oeil soit toujours posé sur sa merveilleuse personne, en permanence...Qui se voyait présentatrice de télévision, soignant son look et son tour de taille, dévorée d'ambition, les dents si longues que les coups les plus tordus ont été permis pour déblayer les obstacles sur la route de SA réussite.
Enfermée à double tour, il lui reste la notoriété possible en vendant son histoire aux médias. Elle y travaille...
Joyce Maynard se glisse dans la peau de journaliste d'investigation, pour une enquête de terrain auprès de tous les protagonistes de cet étrange fait-divers de meurtre, de sexe et d'obsession. Tour à tour, tous donnent leur vérité sur les événements, accusée comprise.
Dans cette histoire de manipulation, les portraits psychologiques sont travaillés finement. L'anti-héroïne est égocentrique, narcissique, menteuse...une personnalité pathologique crédible et fascinante pour le lecteur.
Joyce Maynard est tout aussi inspirée dans la compréhension de l'adolescence, son addiction à la sexualité si difficile à canaliser chez les garçons, le mal-être des filles au physique ingrat de la puberté, l'importance de la popularité entre jeunes lycéens. La marginalité, le milieu socio-économique difficile, la cruauté des médias dessinent une toile de fond assez noire d'une certaine Amérique.
Écrit avant l'ère de la téléréalité et d'Internet, l'auteure décrit un monde où l'image télévisuelle, omniprésente, a un pouvoir de fascination morbide, induisant un désir pervers de célébrité. Une société américaine avide de parcours de réussite en succès story et tout aussi cannibale de la chute de ses icônes médiatiques.
Le livre, inspiré de l'affaire Pamela Smart, a été adapté au cinéma en 1995 par Gus Van Sant. C'est un excellent page-turner, où Joyce Maynard se révèle intuitive dans l'évolution de notre société d'images et de communication effrénée.
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jeunejane
26 juin 2016
Quand j'ouvre le roman de Joyce Maynard, je vois qu'il a été écrit en 1992, époque où les Américains étaient rivés devant leur télé et admiraient les présentateurs, présentatrices, à l'extrême.
A la fin du livre, l'auteure nous précise qu'elle a tiré son inspiration d'un fait dramatique qui a eu lieu près de Boston.
Le personnage central de la fiction créée par Joyce Maynard est Suzanne Stone, une jeune femme qui est "prête à tout" pour devenir une vedette de la télé.
Elle se marie à Larry Moretto, un jeune restaurateur absolument fou d'elle.
Elle se met en tête de faire un reportage parmi les jeunes du collège de sa ville mais elle ne recueille que trois participants marginaux.
Larry, son mari, se fait assassiner un soir chez lui.
Le récit est très bien construit, avec comme un observateur neutre qui donne la parole à tous les protagonistes et nous laisse petit à petit éclaircir le mystère tout en ajoutant une fin retentissante et quelque peu énigmatique.
Cela va des parents, au patron de Suzanne, aux jeunes, aux voisins, aux policiers et j'en passe.
J'en ai compté vingt-sept.
Bon roman à suspense avec un langage très cru de la part des jeunes mais cela cadrait bien avec les situations.
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AudreyT
14 décembre 2015
Suzanne Maretto n'a qu'un seul objectif depuis toute petite : devenir une star de la télévision. L'adoration que lui vouent ses parents, l'idolâtrie illimitée que lui porte sa soeur ainée et les remarques élogieuses que lui porte son entourage plus ou moins proche, ne vont qu'accentuer l'ambition de cette jeune femme. Alors qu'elle épouse un homme qui l'aime plus que tout, rien ne sera jamais assez bien pour elle. Elle doit arriver à ses fins, coûte que coûte, envers et contre tout...
Encore un magnifique roman que cette dernière histoire de Joyce Maynard !! Ecrit comme un reportage, on est totalement transporté aux Etats-Unis, au milieu de ce fait divers. Même si les rouages de cette terrible affaire nous apparaissent dès le départ, la richesse et la finesse des différents portraits psychologiques est un véritable régal...
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indira95
25 février 2016
Oh oui, Suzanne Maretto est vraiment prête à tout, c'est le moins que l'on puisse dire. Et pour réaliser son rêve de grandeur, à savoir faire carrière dans le journalisme télévisuel, briller en star du JT comme ses idoles du petit écran, tout est permis. Et surtout, personne ne doit se mettre en travers de son chemin, sinon gare à lui (et je pèse mes mots). Quitte à manipuler, trahir, tromper, tuer (si si vraiment). le rêve de carrière et de gloire est trop important pour ce joli minois, brin de fille à l'apparence fragile, jeune femme parfaite promise à un brillant avenir. Vénérée par ses parents qui ont été jusqu'à lui payer une opération du nez alors qu'elle était encore une enfant pour atteindre la perfection physique, protégée par sa soeur aînée, capitaine des majorettes de son lycée, excellente élève, major à l'université, désirée par tous les hommes, Suzanne Maretto avait tout pour réussir. Mais pas si facile de briller quand on n'a pas de réseau, qu'on végète dans une bourgade de province, et qu'on ne dispose pas du recul et du sens critique nécessaires. Alors en attendant, Suzanne sert de secrétaire à une chaîne d'info locale de chez locale (dont le scoop le plus sensass concerne la foire au cochon du coin vous voyez le genre). Mais comme notre jeune femme est pugnace, son patron lui permet gentiment de réaliser un documentaire sur le ressenti des adolescents d'aujourd'hui histoire de l'occuper (et de l'éloigner). Seuls 3 jeunes lycéens (2 garçons, 1 fille), du genre paumés acceptent de se prêter au jeu. Ils n'auraient pas dû…
Ayant besoin de briller à tout prix et à défaut de le faire devant des millions de téléspectateurs (pour le moment), Suzanne a jeté son dévolu sur le gentil et dévoué Larry Maretto pour qui elle est l'incarnation de la perfection absolue, la déesse à laquelle il voue un culte. Sauf que Larry ne rêve que de fonder une famille, créer un foyer paisible auprès de sa charmante épouse et de sa ribambelle de bambins gambadant dans la maison. Bref vous l'aurez compris, ça ne vend pas du tout du rêve à notre chère Suzanne. Comme toute femme d'action, à chaque problème, sa solution. Et pourquoi ne pas manipuler les 3 jeunes gens afin qu'ils buttent son tendre époux à sa place ? Et pas mal l'idée non ?
Alternant les points de vue de l'ensemble des protagonistes de cette histoire, Joyce Maynard fait de nous les spectateurs ahuris de cette effroyable et macabre machination. Nous assistons avec effroi et pour ma part une profonde hébétude aux agissements de Suzanne Maretto, stupéfiante de machiavélisme.
Décidemment j'adore Joyce Maynard, elle me transporte à chaque fois avec une étonnante simplicité. Ses personnages sont toujours des petits bijoux (soit de dévotion soit de démonisme ;)) qui remuent les lecteurs que nous sommes. Un rythme maîtrisé (personnellement j'aime beaucoup l'alternance de chapitres courts et des points de vue), une écriture fluide qui pour autant vise juste et pointe du doigt les travers de la société américaine (ici le pouvoir des images et de la télévision qui obsèdent).Quand on sait que Joyce Maynard s'est appuyée sur un fait divers, cela donne froid dans le dos. C'est d'autant plus flippant que ce roman écrit en 1992 est encore plus d'actualité aujourd'hui. Brrrr...
Lien : http://www.livreetcompagnie...
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Les critiques presse (2)
Telerama24 juin 2015
Des visages émergent de la page blan­che, comme face caméra, et livrent leurs souvenirs dans des monologues gouailleurs et blessés d'une grande puissance.
Lire la critique sur le site : Telerama
LesEchos02 juin 2015
Peu à peu, c’est le portrait d’une certaine Amérique qui se dessine, provinciale et médiocre, avec ses classes moyennes pétries de conventions et ses familles de marginaux, déglinguées par la misère et la promiscuité. Dans cette Amérique-là, le cocktail d’ambition, de sexe et de violence se révèle particulièrement explosif. Surtout quand on veut passer à la télé.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina5317 septembre 2015
Si la célébrité est le rêve étincelant de la culture américaine, elle en est peut-être également le fléau. Nous aimons voir nos vedettes se hisser vers les sommets, pendant quelque temps du moins. Ensuite, avec quel plaisir, plus grand encore, nous les regardons tomber. Et puis, évidemment, quand elle sont au fond du trou, elles peuvent le raconter dans un livre, et renaître de leurs cendres.

Joyce Maynard, postface
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SycoraxSycorax22 août 2015
Moi, j'ai pas envie de bavarder. J'ai plutôt envie de l'embrasser. J'ai envie de frotter mon visage dans ses cheveux. [...]
Je trouvais ça complètement dingue, moi. La dernière fois qu'on s'était vus, j'étais couché sur elle et je la baisais comme un fou. Et maintenant, on taillait le bout de gras, comme si de rien n'était. Alors qu'on sait bien qu'il s'est passé des choses, bordel !
Moi, je trouve que ça devrait pas être comme ça. Une fois que vous avez baisé avec quelqu'un, chaque fois que vous le revoyez, vous lui sautez dessus et hop, c'est reparti. Vous sautez sur la fille et vous la déshabillez. Pas de conneries du genre : "Beau temps, vous ne trouvez pas ?" Qui est-ce qu'elle cherche à tromper ?
Tous les gens font comme s'ils baisaient jamais. À commencer par les parents. Mais vous savez bien qu'ils l'ont fait. Seulement, dès que vous êtes né, ils passent toute leur vie à prendre un air choqué chaque fois qu'ils devinent que vous auriez bien envie de tirer un petit coup vous aussi. Genre tu n'es qu'une bête ! Alors que, s'ils avaient jamais baisé, vous seriez même pas de ce monde. (p. 180-181)
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AlicejAlicej25 février 2016
"Moi, ma théorie c'était : jamais faire croire qu'un miracle va se produire. C'est pas parce que vous soufflez toutes les bougies sur votre gâteau d'anniversaire que votre voeu va se réaliser. Jimmy a grandi en sachant que tous ces jouets qu'on voit dans les publicités à la télé, c'était pas pour lui, pas plus que ces jolies filles qu'ils font voir dans les magazines. Faut être réaliste. Si vous visez trop haut, ça fait encore plus mal quand vous retombez.
C'est pas la première fois que j'entends des gens faire allusion au milieu d'où vient mon fils. Toute sa vie les gens lui ont dit, d'une façon ou d'une autre, qu'il pouvait rien lui arriver de bien dans la vie, vu qu'il était pas né dans le bon environnement? C'est ça qu'on appelle un pays libre? Tout le monde a ses chances? Ah, me faites pas rire. Ce gamin, on aurait pu raconter l'histoire de sa vie quand il avait six ans. Comme disait le psychologue : compte tenu de son milieu, il pouvait que mal finir. Et si ça finit toujours mal, c'est à cause des gens qui répètent tout ça justement."
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jeunejanejeunejane26 juin 2016
Il y a deux sortes de gens : ceux qui pourraient patiner seuls au milieu d'un lac gelé, juste pour avoir le plaisir de glisser sur la glace, et il y a ceux qui dépériraient dans leur coin s'il n'y avait pas quelqu'un pour les applaudir à chaque seconde, et leur dire qu'ils sont formidables.
Suzanne fait partie de ces gens-là.
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nannou71nannou7106 février 2016
Car si la célébrité est le rêve étincelant de la culture américaine, elle en est peut-être également le fléau. Nous aimons voir nos vedettes se hisser vers les sommets, pendant quelques temps du moins. Ensuite, avec quel plaisir, plus grand encore, nous les regardons tomber.
Et puis, évidemment, quand elles sont au fond du trou, elles peuvent le raconter dans un livre, et renaître de leurs cendres.
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Videos de Joyce Maynard (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joyce Maynard
"Laissez-vous tenter" du 18 octobre 2016 Au menu : le grand retour de Phil Collins sur scène et la romancière Joyce Maynard pour "Les Règles d'usage".
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