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ISBN : 2820527949
Éditeur : Bragelonne (09/09/2016)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 155 notes)
Résumé :
Une boutique de tatouage où l'on emploie des encres un peu spéciales. Une aire d'autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée. Une ligne de métro où l'on fait d'étranges rencontres. Un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé. Une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier... Tels sont les décors du quotidien où prennent racine ces dix nouvelles. Dix étapes, et autant de façades rassurantes au premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
11 février 2016
Un recueil de 10 petites histoires mélant réalité et fantastique. Comme souvent, dans ce style de livre on va trouver des histoires qui plaisent plus que d'autres. C'est encore une fois le cas ici, néanmoins Mélanie Fazi a su garder un équilibre entre chaque histoire : aucune ne m'a déplu.
C'est une très agréable découverte. Cette auteure décrit avec douceur et poésie le monde qui nous entoure en y incérant avec parcimonie et justesse un peu de fantastique. J'ai été très touchée par certaines nouvelles, car elles sont arrivées à me ramener à ma propore histoire.
J'ai aussi trouvé qu'elle utilisait des mots simples (simple : a ne pas prendre dans le sens péjoratif du terme !) mais tellement adaptés dans ses descriptions que l'on s'y croirait. C'est tout simplement ce que j'appelle du talent.
Une simplicité qui touche juste et qui est extrêmement dosée. J'ai littéralement craqué pour toutes ses histoires, mais j'en retiendrais une un particulier qui lors de sa "chute" a réussi à me mettre la chair de poule (Petit Theatre de rame).
Je lirais très certainement d'autres oeuvres de Mélanie Fazi. Un tel talent ne peut laisser indifférent et ce serait sacrilège que de ne pas en profiter.
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Dixie39
17 février 2016
Je viens de terminer Serpentine de Mélanie Fazi, et comme bien souvent, quand un livre me plaît, je n'hésite pas à en parler, le conseiller et le prêter. J'ai été étonnée de la réaction de certains : à un intérêt non feint a vite succédé une fin de non-recevoir, dés que je précisais qu'il s'agissait de nouvelles. « Je suis désolé(e), mais je ne lis pas de nouvelles », « Ah ! Ce sont des nouvelles ? Laisse tomber, j'aime pas ! » Et je vous en passe, le but n'étant pas de plomber ma critique. Je sais, c'est mal parti mon histoire, mais quand même ! Je ne pouvais pas laisser sous silence cette étrangeté très française, paraît-il ?! Alors, comme je ne suis pas du genre à lâcher l'affaire facilement, je suis revenue à l'attaque en leur collant sous le nez, enfin dans les oreilles "Nous reprendre à la route". Oui, j'avoue, j'ai une fâcheuse tendance à lire tout haut, tout ce qui me plaît tout bas. (Là, je sens bien que vous réalisez la chance que vous avez de ne pas m'avoir pour amie...) C'est qu'il faut aller au charbon pour les dérider, mes casseurs de pavés et lecteurs de romans fleuves !
Et bien, comment vous dire ? C'est que je l'ai vu naître cette petite étincelle, cette attente fébrile de la chute, dés que nous sommes sortis de la station service pour rejoindre la route... C'était fantastique ! - d'ailleurs, c'est « du fantastique ». ;-) Et je ne vous raconte pas « Matilda » ! Là, j'avoue, j'ai été un peu vache : j'ai lu que les passages du concert, mais je peux vous assurer qu'ils y étaient avec moi dans la fosse, collés à cette masse en transe, mus par la seule voix de Matilda ! S'ils veulent savoir la fin, qu'ils mettent la main sur Serpentine (3ième bibliothèque, deuxième rayonnage en partant du haut, entre  Si on les tuait ?  d'Annie Saumont et Demain je vis, c'est promis de Rémy Brument-Varly).
Je ne leur ai rien lu de « rêves de cendre » (pas « rêve de cendres » : la position du « s » est d'une importance primordiale. Enfin, pour moi), mais je leur en ai touché deux mots, en laissant leurs regards courir sur la trace du feu.
« Il y a des choses trop précieuses pour qu'on les partage, même avec des proches. »
Bon, et puis cela commençait à bien faire de jouer les conteuses si c'est pour plus rien leur laisser à découvrir ! Alors j'ai tu « Petit théâtre de rame » et j'ai tu « Élégie ». Ce sera à eux de m'en parler. Et puisqu'ils sont pour certains branchés « tatoo », j'allais sûrement pas leur gâcher  Serpentine . Moi, j'ai déjà assez d'une trace sur ma peau, alors les picotements, le choix du dessin, l'emplacement où et à qui je..., je ne pouvais pas m'y fondre, enfin, pas autant qu'ils le feront.
Parce que ce n'est pas rien, ce qu'elle nous livre là, Mélanie Fazi ! Et ne vous laissez pas polluer par cette idée saugrenue qu'un auteur de nouvelles, ce serait un apprenti auteur qui nous livrerai les balbutiements de ses romans en devenir, comme un Usain Bolt junior foulerait ses premières pistes. C'est rien de tout cela.
Une nouvelle de Serpentine, c'est un petit bijou précieux que nous offre Mélanie Fazi : rien de trop, ni de trop peu dans ce recueil-là, même si chacune résonne en nous différemment. Tout est épuré et ciselé jusqu'à l'essentiel : un concentré d'émotions pures.
L'auteure ne laisse pas au lecteur le temps de s'installer, de se poser entre les lignes ; à peine on commence à se croire chez soi, que les mots de la fin nous cueillent et nous assènent deux belles paires de claques. Ça nous apprendra à nous sentir en terrain conquis, à vouloir être bercé par le rythme des phrases. La vie qui bat là comme un coeur qui pulse, c'est pas du roman. C'est de l'or noir qui coule des pages et gare à nous s'il finit dans nos veines !
« Il n'y a pas plus de violence dans un cri d'hystérie que dans une phrase énoncée d'une voix calme et blanche. Être capable de regarder un adversaire droit dans les yeux et le mettre face à la vérité nue : le vrai pouvoir est là. »
Nota bene : Si avec tout cela, ils sont pas foutus de me l'emprunter, je ne sais plus ce qu'il faut que je fasse !!
Lien : http://page39.eklablog.com/s..
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Relax67
22 septembre 2015
Je ne me confronte pratiquement jamais avec ce genre de fantastique doux tapi dans les recoins de la civilisation moderne. A priori il ne possède pas les ailes qu'il faut pour m'emporter dans son imaginaire. Mais mettez à la plume une artiste telle que Mélanie Fazi (que je découvre) et ce fantastique trace dans mon esprit un sillon de plaisir qui parle aux deux parties du cerveau (l'émotionnel et le raisonnable).
Dans toutes ses nouvelles (hormis « le faiseur de pluie ») le héros ou l'héroïne vous prend comme confident, s'adresse à vous seul à la première personne, et vous confie ses secrets. Son quotidien pourrait être le vôtre s'il ne présentait pas, cachée dans l'ombre, une petite dimension hors de la normale d'où une force de la Nature ou un spectre agace son existence.
La plupart du temps ces forces laissent les humains vivre leur pathétique et inutile vie. Mais de temps en temps, pour tromper leur ennui, elles viennent les titiller, leur ravir un enfant (« Elégie »), les attirer par le feu (« Rêves de cendre ») ou les guider vers l'au-delà (« Nous reprendre à la route », superbe !). le héros ou l'héroïne vous confie son calvaire, vous avoue souvent qu'il/elle est démuni(e) devant ces forces discrètes et tenaces.
Pas totalement démunie. Son histoire, il/elle la raconte avec énormément de poésie et dans un style délicieux. le malheur est le meilleur moteur de l'art décidément.
J'ai presque honte de ne pas mettre la note maximum, simplement parce que ce genre d'imaginaire n'arrive pas à m'emporter vers les sommets. Comme certains vins, son effet sur moi ne reste pas longtemps en bouche. Mais je pense revenir m'abreuver à cette source un de ces jours.
Un grand merci à Blackwolf qui m'a décidé à me lancer.
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Dionysos89
20 décembre 2016
J'ai tant tardé à me lancer dans un des recueils de nouvelles de Mélanie Fazi que je ne savais pas par lequel commencer. Sur les conseils de ma chère et tendre, Serpentine m'a tendu les bras.
« Serpentine », qui ouvre et donne son titre au recueil, est d'ores et déjà la plus belle et la plus envoûtante des dix histoires que nous racontera Mélanie Fazi dans cet ouvrage. Je ne vais pas non plus détailler l'histoire de chacune des nouvelles, mais il est évident que toutes ont une identité propre et quelques grands thèmes communs. « Élégie », « Rêves de cendre », « Matilda », « Mémoire des herbes aromatiques », « le faiseur de pluie », « le passeur », « Ghost Town Blues », autant d'idées simples où le fantastique s'immisce comme si de rien n'était dans des lieux au premier abord quotidiens à l'extrême. Bien sûr, certains récits marqueront davantage le lecteur, comme la nouvelle « Nous reprendre à la route » où une jeune fille erre, abandonnée sur une aire d'autoroute, et qui se rend doucement compte qu'elle n'est pas seule sur le bord du chemin. Pour en prendre une moins aisée à part, « Petit théâtre de rame » est, elle, une chronique ordinaire de la vie du métro parisien ; sautant d'un personnage à l'autre par une simple rencontre, le lecteur trouvera dans ces mots une ultime manière de voir du fantastique dans son trajet quotidien.
Serpentine est donc un beau recueil de nouvelles, maîtrisées et qui savent remettre le fantastique là où il est, c'est-à-dire où on ne l'attend pas.
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ange77
26 février 2016
Lecture commune de février 2016 avec le CLUB IMAGINAIRE.
En un mot : une révélation !
Un véritable coup de coeur aussi, mais moins pour le recueil que pour l'auteure à proprement parler.
Mélanie Fazi possède un indéniable talent pour ce qui est de transmettre sensations et sentiments. Sa plume majestueuse, légère et délicate est également emprunte d'une réelle force peu commune.
Tout en restant accessible et remarquablement plaisante, son écriture subjugue et séduit, et ce - j'ai pu m'en apercevoir assez rapidement dans les discussions du forum - que l'on ait ou non apprécié ses nouvelles.
Originaire de Dunkerque, cette jeune auteure hors du commun, fraîchement débraquée sur la scène française de la fantasy a commencé sa carrière en tant que traductrice pour Lisa Tuttle notamment, à qui elle dédie d'ailleurs ce recueil : "à Lisa Tuttle, dont les livres m'ont appris que les plus effrayants des fantômes sont ceux que l'on porte en soi."
Romancière, nouvelliste et traductrice donc, elle a déjà reçu plusieurs prix dont le Grand prix de l'Imaginaire pour l'anthologie qui nous intéresse ici.

Serpentine se compose de dix nouvelles mêlant réalisme et fantastique avec un naturel déroutant. Un style irréprochable aux envolées célestes terriblement efficaces, une connexion profonde avec l'esprit humain, et Fazi se complaît dans ce partage de récits où elle jongle entre le bien et le mal avec une rare fulgurance.

SERPENTINE :
Qui est aussi le nom du salon de tatouage dans lequel se déroule cette première nouvelle.
Cinq tatoueurs se partageant encres "spéciales" et clients dans une ronde improbable et surréaliste assez désarmante pour tout lecteur ayant déjà passé sous l'aiguille.
Réalité et fantastique se côtoient dans une chorégraphie de mots et d'impressions rendues ici de façon exceptionnelle sous l'égide de son auteure.
"- Je veux que tu l'extirpes, cette pulsion, à la pointe de ton aiguille. Arrache-moi ça de la tête et du corps, et tu seras un artiste à nul autre pareil."
ÉLÉGIE :
Sans doute le récit qui m'a le plus touché entre tous.
Complainte d'une mère en souffrance à... un arbre. Mais pas n'importe lequel.
Élégie est une fable d'une terrible tristesse qui ne peut laisser totalement indifférent. Un cri d'amour et de détresse.
"Risquer un oeil vers le bas de la colline, les maisons bien tranquilles, bien aveugles, ou vers le ciel entre tes branches tendues pour griffer les étoiles, c'était sentir le poids du monde qui m'écrasait."
NOUS REPRENDRE À LA ROUTE :
Époustouflante nouvelle qui m'a prise aux tripes et qui prouve si besoin était tout le talent narratif de l'auteure à emmener loin son lecteur.
Une aire d'autoroute, deux femmes dont une semble perdue, abandonnée mais dont la mémoire va revenir doucement, et un chat, se retrouvent au centre d'une tragique histoire.
Le sujet ici abordé mériterait à mon humble avis un roman à lui seul.
"Après tout, je n'ai plus rien à perdre, alors quitte à rester ici... Un endroit comme un autre où repartir à zéro. En attendant à mon tour, de reprendre la route vers ailleurs."
RÊVES DE CENDRE :
Fabuleuse et fatale histoire dont on ne ressort pas indemne.
Pyrophile depuis qu'elle a aperçu l'oiseau de feu pour la première fois alors qu'elle était encore enfant, Bérénice n'a plus qu'un seul désir ; le retrouver, afin qu'il la fasse renaître de ses cendres.
Une façon un peu extrême de raconter la fascination d'un élément aussi destructeur et pourtant tellement attirant pour une adolescente en plein questionnement.
"Il me prendra comme il l'a promis ce jour-là, et il me changera. Il reviendra pour me donner un autre corps, plus beau et plus fragile. (...) Un corps pareil aux bulles de savon que j'ai dans la tête."
MATILDA :
Comme s'il fallait une exception pour confirmer la règle, Matilda est ma première (et seule) déception de ce recueil.
La narratrice nous livre ici son monologue intérieur adressé à une célèbre chanteuse pendant son concert.
Je mentirais en disant que les mots ne m'ont pas atteint au coeur, comme toujours, mais paradoxalement le récit m'a ennuyé dès le début et je n'ai pas réussi à véritablement m'y accrocher.
"Sa voix unique, grave et puissante, capable de s'en aller tutoyer les dieux. Cette voix qui ne demandait qu'à s'élever."
MÉMOIRE DES HERBES AROMATIQUES :
Ou quand Ulysse retrouve Circé... Ce récit que j'ai particulièrement aimé sort pour le moins de l'ordinaire.
C'est donc l'histoire d'un châtiment cuisiné aux petits oignons - parce que oignon sans le "i", moi ça me pique les yeux - pour une dame vengeresse et de retrouvailles qu'on peut qualifier de 'divines'.
"- Ne prends pas racine, Odysseus. Tiens, assieds-toi donc à cette table (...).
- Je préfère Ulysse. C'est un nom plus pratique à porter ces jours-ci.
Je ne peux m'empêcher de ricaner. Avec quelle fierté tu prononces ce nom, (...). Mais puisque tu as laissé les livres trancher pour toi..."
PETIT THÉÂTRE DE RAME :
Une des meilleures nouvelles du recueil à mes yeux.
Un récit de destins croisés, avec toujours cette pointe de fantastique, et divisé en quatre mini-épisodes : Galerie; Ordalie; Sérénade et Transparence.
Nous sommes dans le métro et nous allons y rencontrer successivement Rodrigue, un photographe; Vinciane, une ado plutôt bizarre; Nemja, la tzigane qui danse en échange de quelques pièces et enfin; "l'homme aux clous" qui est aussi le fil rouge reliant nos protagonistes.
"Elle grise, à la longue, cette sensation de train fantôme, sensation retrouvée de l'enfance : le vertige du manège."
LE FAISEUR DE PLUIE :
Fazi nous offre ici un joli petit conte purement fantasmagorique, mettant en scène deux cousins en vacances dans la maison italienne de leur grand-mère, la nonna Alessandra, décédée 6 mois plus tôt.
"C'est triste, une maison vide, triste et fragile. Une coquille creuse qu'on menace de briser en marchant dessus."
LE PASSEUR :
La narration m'a plu dès les premières lignes, sorte de fable moderne sans transition.
Un artiste hanté par sa muse nous dépeint ce qu'est devenu son existence depuis qu'il l'a tué.
"Le remord n'est qu'une invention des morts, leur petite vengeance mesquine. Parce qu'ils ne supportent pas l'idée d'être oubliés."
GHOST TOWN BLUES :
Un trio de "vampires" très spéciaux qui règne d'une main de maître sur une petite ville désertique, tant par sa population que par sa situation géographique.
Un pauvre hère s'arrête au bar de Copeland Falls, ignorant de l'horrible destinée qui l'y attend...
"Rien n'est plus sinistre qu'une ville sans histoire."

Je serais bien en peine de devoir choisir une nouvelle que j'aurai préféré à une autre. Toutes, chacune à leur manière, m'ont fascinées bien plus que je saurais l'exprimer.
Raison de mes 4 étoiles, encore que 4,5 aurait été plus juste si cela avait été possible : "Matilda", qui n'a pas vraiment réussi à me faire vibrer, et ce n'est pourtant pas faute d'aimer la musique ni de savoir ce qu'être fan signifie. Malgré cela, elle ne m'a pas transportée autant que les autres. Il en fallait au moins une afin de rester un minimum objective.

Je me suis offert son roman "Arlis des forains", entamé avec un plaisir non dissimulé et je me hâte donc d'y retourner tant l'écriture de Mélanie Fazi me manque déjà...
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Citations & extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko10 février 2016
"Alors on s'approprie ces endroits qui font maintenant partie de la routine, ceux du trajet quotidien vers la fac ou le lieu de travail, si souvent répété qu'on en oublie de regarder autour de soi. On plonge le nez dans un livre, les pensées dans les souvenirs de la journée de travail, tout ce qui occupe le trajet en effaçant les lieux. Le regard s'endort si facilement quand on ne l'exerce pas."
GALERIE
PETIT THEATRE DE RAME
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Relax67Relax6730 août 2015
Sa cousine s’apprêtait à lui rappeler l'interdiction de quitter la chambre (ses parents ne plaisantaient pas avec la discipline) mais Noël avait déjà bondi du lit et enfilé un gilet par-dessus son pyjama usé aux genoux. Par réflexe, Ingrid lui emboîta le pas, prête à saisir par la manche à la première gaffe. C'est que s'ils étaient pris à désobéir ensemble, la gifle serait collective. Et sa mère s'y entendait pour vous donner l'impression d'avoir les joues marquées au fer rouge du sceau de l'infamie. Une vraie tireuse d'élite.

("Le faiseur de pluie")
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boudiccaboudicca26 février 2013
Tu n'étais pas tout blanc non plus, Ulysse. Tu as menti à ce type, Homère, quand il est venu te trouver pour écrire tes mémoires. Tu as menti parce que c'est le verbe qui nous façonne. Je suis de la même étoffe que toi, n'oublie pas, l'étoffe dont sont taillés les mythes. Humains, dieux ou titans, nous sommes tous de cette espèce qui n'oublie jamais, ni ne pardonne. C'est notre essence même, puisqu'on nous a créés pour la fureur et la vengeance. J'ose dire que nous y excellons.
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Relax67Relax6701 août 2015
Ton visage se détend lorsque le vin répand dans ton corps une chaleur sublime. Je te vois pincer les lèvres d'un air connaisseur, traquant l'arrière-goût sur ton palais. N'est-ce pas que le raisin et le nectar se marient à la perfection? Comme une dernière touche de miel sur un dessert déjà succulent. Et à travers cette saveur moelleuse et parfumée, tu cherches l'écho d'une autre, peut-être un breuvage dégusté au cours de tes voyages. Et voilà qu'une bulle de souvenir remonte à la surface pour éclater à peine surgie, non sans t'avoir tiré un sourire, spectre d'une joie passée.

("Mémoire des herbes aromatiques")
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boudiccaboudicca04 mars 2013
Tu comprends maintenant ce qu'ils viennent tous chercher ici ? Le souvenir du temps où le vieux pays nous appartenait, où nous étions le centre de toutes les croyances. Pour Prométhée, la mémoire d'un temps d'avant le vol du feu, d'avant le supplice de l'aigle. Toi, Ulysse, tu entends claquer les voiles gonflées de ton navire. Ta peau retrouve la mémoire délicieuse des embruns. Tu ne t'es jamais remis d'avoir dû toucher terre au bout de ton périple. Avoue que tu n'as pas aimé voir la traversée prendre fin. On s'enivre vite de ne plus connaître d'attache.
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Hello les amis, j'ai fait qq craquages de BD ce mois ci, mais aussi sur les ebooks avec les supers promotions #grosseOP et #walrus ! Merci d'avoir regardé cette vidéo ! Aimez, partagez, ou abonnez vous ;) ca fait toujours plaisir !Plus de vidéos : http://goo.gl/hCnYmr . Déroulez pour plus d'infos :)
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