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Michel Pagel (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070398927
Éditeur : Gallimard (04/03/2010)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 167 notes)
Résumé :
Une boutique de tatouage où l'on emploie des encres un peu spéciales. Une aire d'autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée. Une ligne de métro où l'on fait d'étranges rencontres. Un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé. Une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier... Tels sont les décors du quotidien où prennent racine ces dix nouvelles. Dix étapes, et autant de façades rassurantes au premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  11 février 2016
Un recueil de 10 petites histoires mélant réalité et fantastique. Comme souvent, dans ce style de livre on va trouver des histoires qui plaisent plus que d'autres. C'est encore une fois le cas ici, néanmoins Mélanie Fazi a su garder un équilibre entre chaque histoire : aucune ne m'a déplu.
C'est une très agréable découverte. Cette auteure décrit avec douceur et poésie le monde qui nous entoure en y incérant avec parcimonie et justesse un peu de fantastique. J'ai été très touchée par certaines nouvelles, car elles sont arrivées à me ramener à ma propore histoire.
J'ai aussi trouvé qu'elle utilisait des mots simples (simple : a ne pas prendre dans le sens péjoratif du terme !) mais tellement adaptés dans ses descriptions que l'on s'y croirait. C'est tout simplement ce que j'appelle du talent.
Une simplicité qui touche juste et qui est extrêmement dosée. J'ai littéralement craqué pour toutes ses histoires, mais j'en retiendrais une un particulier qui lors de sa "chute" a réussi à me mettre la chair de poule (Petit Theatre de rame).
Je lirais très certainement d'autres oeuvres de Mélanie Fazi. Un tel talent ne peut laisser indifférent et ce serait sacrilège que de ne pas en profiter.
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Dixie39
  17 février 2016
Je viens de terminer Serpentine de Mélanie Fazi, et comme bien souvent, quand un livre me plaît, je n'hésite pas à en parler, le conseiller et le prêter. J'ai été étonnée de la réaction de certains : à un intérêt non feint a vite succédé une fin de non-recevoir, dés que je précisais qu'il s'agissait de nouvelles. « Je suis désolé(e), mais je ne lis pas de nouvelles », « Ah ! Ce sont des nouvelles ? Laisse tomber, j'aime pas ! » Et je vous en passe, le but n'étant pas de plomber ma critique. Je sais, c'est mal parti mon histoire, mais quand même ! Je ne pouvais pas laisser sous silence cette étrangeté très française, paraît-il ?! Alors, comme je ne suis pas du genre à lâcher l'affaire facilement, je suis revenue à l'attaque en leur collant sous le nez, enfin dans les oreilles "Nous reprendre à la route". Oui, j'avoue, j'ai une fâcheuse tendance à lire tout haut, tout ce qui me plaît tout bas. (Là, je sens bien que vous réalisez la chance que vous avez de ne pas m'avoir pour amie...) C'est qu'il faut aller au charbon pour les dérider, mes casseurs de pavés et lecteurs de romans fleuves !
Et bien, comment vous dire ? C'est que je l'ai vu naître cette petite étincelle, cette attente fébrile de la chute, dés que nous sommes sortis de la station service pour rejoindre la route... C'était fantastique ! - d'ailleurs, c'est « du fantastique ». ;-) Et je ne vous raconte pas « Matilda » ! Là, j'avoue, j'ai été un peu vache : j'ai lu que les passages du concert, mais je peux vous assurer qu'ils y étaient avec moi dans la fosse, collés à cette masse en transe, mus par la seule voix de Matilda ! S'ils veulent savoir la fin, qu'ils mettent la main sur Serpentine (3ième bibliothèque, deuxième rayonnage en partant du haut, entre  Si on les tuait ?  d'Annie Saumont et Demain je vis, c'est promis de Rémy Brument-Varly).
Je ne leur ai rien lu de « rêves de cendre » (pas « rêve de cendres » : la position du « s » est d'une importance primordiale. Enfin, pour moi), mais je leur en ai touché deux mots, en laissant leurs regards courir sur la trace du feu.
« Il y a des choses trop précieuses pour qu'on les partage, même avec des proches. »
Bon, et puis cela commençait à bien faire de jouer les conteuses si c'est pour plus rien leur laisser à découvrir ! Alors j'ai tu « Petit théâtre de rame » et j'ai tu « Élégie ». Ce sera à eux de m'en parler. Et puisqu'ils sont pour certains branchés « tatoo », j'allais sûrement pas leur gâcher  Serpentine . Moi, j'ai déjà assez d'une trace sur ma peau, alors les picotements, le choix du dessin, l'emplacement où et à qui je..., je ne pouvais pas m'y fondre, enfin, pas autant qu'ils le feront.
Parce que ce n'est pas rien, ce qu'elle nous livre là, Mélanie Fazi ! Et ne vous laissez pas polluer par cette idée saugrenue qu'un auteur de nouvelles, ce serait un apprenti auteur qui nous livrerai les balbutiements de ses romans en devenir, comme un Usain Bolt junior foulerait ses premières pistes. C'est rien de tout cela.
Une nouvelle de Serpentine, c'est un petit bijou précieux que nous offre Mélanie Fazi : rien de trop, ni de trop peu dans ce recueil-là, même si chacune résonne en nous différemment. Tout est épuré et ciselé jusqu'à l'essentiel : un concentré d'émotions pures.
L'auteure ne laisse pas au lecteur le temps de s'installer, de se poser entre les lignes ; à peine on commence à se croire chez soi, que les mots de la fin nous cueillent et nous assènent deux belles paires de claques. Ça nous apprendra à nous sentir en terrain conquis, à vouloir être bercé par le rythme des phrases. La vie qui bat là comme un coeur qui pulse, c'est pas du roman. C'est de l'or noir qui coule des pages et gare à nous s'il finit dans nos veines !
« Il n'y a pas plus de violence dans un cri d'hystérie que dans une phrase énoncée d'une voix calme et blanche. Être capable de regarder un adversaire droit dans les yeux et le mettre face à la vérité nue : le vrai pouvoir est là. »
Nota bene : Si avec tout cela, ils sont pas foutus de me l'emprunter, je ne sais plus ce qu'il faut que je fasse !!
Lien : http://page39.eklablog.com/s..
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BazaR
  22 septembre 2015
Je ne me confronte pratiquement jamais avec ce genre de fantastique doux tapi dans les recoins de la civilisation moderne. A priori il ne possède pas les ailes qu'il faut pour m'emporter dans son imaginaire. Mais mettez à la plume une artiste telle que Mélanie Fazi (que je découvre) et ce fantastique trace dans mon esprit un sillon de plaisir qui parle aux deux parties du cerveau (l'émotionnel et le raisonnable).
Dans toutes ses nouvelles (hormis « le faiseur de pluie ») le héros ou l'héroïne vous prend comme confident, s'adresse à vous seul à la première personne, et vous confie ses secrets. Son quotidien pourrait être le vôtre s'il ne présentait pas, cachée dans l'ombre, une petite dimension hors de la normale d'où une force de la Nature ou un spectre agace son existence.
La plupart du temps ces forces laissent les humains vivre leur pathétique et inutile vie. Mais de temps en temps, pour tromper leur ennui, elles viennent les titiller, leur ravir un enfant (« Elégie »), les attirer par le feu (« Rêves de cendre ») ou les guider vers l'au-delà (« Nous reprendre à la route », superbe !). le héros ou l'héroïne vous confie son calvaire, vous avoue souvent qu'il/elle est démuni(e) devant ces forces discrètes et tenaces.
Pas totalement démunie. Son histoire, il/elle la raconte avec énormément de poésie et dans un style délicieux. le malheur est le meilleur moteur de l'art décidément.
J'ai presque honte de ne pas mettre la note maximum, simplement parce que ce genre d'imaginaire n'arrive pas à m'emporter vers les sommets. Comme certains vins, son effet sur moi ne reste pas longtemps en bouche. Mais je pense revenir m'abreuver à cette source un de ces jours.
Un grand merci à Blackwolf qui m'a décidé à me lancer.
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Dionysos89
  20 décembre 2016
J'ai tant tardé à me lancer dans un des recueils de nouvelles de Mélanie Fazi que je ne savais pas par lequel commencer. Sur les conseils de ma chère et tendre, Serpentine m'a tendu les bras.
« Serpentine », qui ouvre et donne son titre au recueil, est d'ores et déjà la plus belle et la plus envoûtante des dix histoires que nous racontera Mélanie Fazi dans cet ouvrage. Je ne vais pas non plus détailler l'histoire de chacune des nouvelles, mais il est évident que toutes ont une identité propre et quelques grands thèmes communs. « Élégie », « Rêves de cendre », « Matilda », « Mémoire des herbes aromatiques », « le faiseur de pluie », « le passeur », « Ghost Town Blues », autant d'idées simples où le fantastique s'immisce comme si de rien n'était dans des lieux au premier abord quotidiens à l'extrême. Bien sûr, certains récits marqueront davantage le lecteur, comme la nouvelle « Nous reprendre à la route » où une jeune fille erre, abandonnée sur une aire d'autoroute, et qui se rend doucement compte qu'elle n'est pas seule sur le bord du chemin. Pour en prendre une moins aisée à part, « Petit théâtre de rame » est, elle, une chronique ordinaire de la vie du métro parisien ; sautant d'un personnage à l'autre par une simple rencontre, le lecteur trouvera dans ces mots une ultime manière de voir du fantastique dans son trajet quotidien.
Serpentine est donc un beau recueil de nouvelles, maîtrisées et qui savent remettre le fantastique là où il est, c'est-à-dire où on ne l'attend pas.
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boudicca
  28 février 2013
« Serpentine » constitue le premier recueil de nouvelles de Mélanie Fazi, jeune auteur de fantasy déjà récompensée par de multiples prix et adoubée par Michel Pagel en personne qui lui fait même l'amitié de lui rédiger une fort jolie préface dans laquelle il s'agace (avec humour bien sur) du talent exceptionnel de la jeune femme. Et, au terme de cette lecture, force est de reconnaître la justesse de son opinion. Mélanie Fazi nous fait ici don de dix très beaux textes abordant des thèmes très variés allant de l'enfance à la mort en passant par la musique, les mythes grecs..., le tout porté par une plume infiniment poétique de laquelle naissent des personnages bouleversant de sincérité et de vulnérabilité. le plus grand talent de l'auteur demeure toutefois celui d'être capable transformer des lieux ou des paysages ordinaires et familiers en des endroits remplis de mystère ou de magie qui ne se révéleraient qu'aux regards les plus attentifs. Avouez que parvenir à évoquer la beauté à travers une aire d'autoroute, une rame de métro ou encore un restaurant tout ce qu'il a de plus banal, ce n'est pas donné à tout le monde.
Difficile de parler de la totalité des textes (qui méritent pourtant tous le détour), aussi me contenterais-je de mentionner mes favoris, à commencer par « Serpentine », nouvelle récompensée en 2005 par le grand prix de l'Imaginaire et dans laquelle l'auteur nous révèle les secrets d'un salon de tatouages un peu particulier et de ses clients. « Nous reprendre à la route » est également une belle réussite et nous fait découvrir l'envers des aires d'autoroute que vous ne risquer plus de voir de la même façon. Passionnée de mythologie grecque, j'ai évidemment beaucoup apprécié « Mémoire des herbes aromatiques », texte consacré à la célèbre rivalité opposant Ulysse et la magicienne Circée, ici reconvertie en patronne de restaurant. J'ai également été très sensible à la dernière nouvelle du recueil, « Gost Town Blues » qui nous entraîne dans une petite ville des États-Unis du XIXe siècle où les habitants se font rares et leurs manières bien étranges. A noter également que la nouvelle « Matilda » a été récompensée en 2002 par le prix Merlin.
Mélanie Fazi signe avec « Serpentine » un excellent recueil qui ne manquera pas de ravir les amateurs de fantasy mais aussi les autres car, comme le dit très justement Michel Pagel dans sa préface : « Toute l'essence du fantastique est là. » Si vous avez apprécié, n'hésitez pas à vous lancez dans le second recueil de l'auteur, « Notre-Dame-aux-Écailles », à mon sens peut-être même légèrement supérieur à celui-ci.
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Citations et extraits (99) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   10 février 2016
"Alors on s'approprie ces endroits qui font maintenant partie de la routine, ceux du trajet quotidien vers la fac ou le lieu de travail, si souvent répété qu'on en oublie de regarder autour de soi. On plonge le nez dans un livre, les pensées dans les souvenirs de la journée de travail, tout ce qui occupe le trajet en effaçant les lieux. Le regard s'endort si facilement quand on ne l'exerce pas."
GALERIE
PETIT THEATRE DE RAME
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BazaRBazaR   30 août 2015
Sa cousine s’apprêtait à lui rappeler l'interdiction de quitter la chambre (ses parents ne plaisantaient pas avec la discipline) mais Noël avait déjà bondi du lit et enfilé un gilet par-dessus son pyjama usé aux genoux. Par réflexe, Ingrid lui emboîta le pas, prête à saisir par la manche à la première gaffe. C'est que s'ils étaient pris à désobéir ensemble, la gifle serait collective. Et sa mère s'y entendait pour vous donner l'impression d'avoir les joues marquées au fer rouge du sceau de l'infamie. Une vraie tireuse d'élite.

("Le faiseur de pluie")
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boudiccaboudicca   26 février 2013
Tu n'étais pas tout blanc non plus, Ulysse. Tu as menti à ce type, Homère, quand il est venu te trouver pour écrire tes mémoires. Tu as menti parce que c'est le verbe qui nous façonne. Je suis de la même étoffe que toi, n'oublie pas, l'étoffe dont sont taillés les mythes. Humains, dieux ou titans, nous sommes tous de cette espèce qui n'oublie jamais, ni ne pardonne. C'est notre essence même, puisqu'on nous a créés pour la fureur et la vengeance. J'ose dire que nous y excellons.
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BazaRBazaR   01 août 2015
Ton visage se détend lorsque le vin répand dans ton corps une chaleur sublime. Je te vois pincer les lèvres d'un air connaisseur, traquant l'arrière-goût sur ton palais. N'est-ce pas que le raisin et le nectar se marient à la perfection? Comme une dernière touche de miel sur un dessert déjà succulent. Et à travers cette saveur moelleuse et parfumée, tu cherches l'écho d'une autre, peut-être un breuvage dégusté au cours de tes voyages. Et voilà qu'une bulle de souvenir remonte à la surface pour éclater à peine surgie, non sans t'avoir tiré un sourire, spectre d'une joie passée.

("Mémoire des herbes aromatiques")
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boudiccaboudicca   04 mars 2013
Tu comprends maintenant ce qu'ils viennent tous chercher ici ? Le souvenir du temps où le vieux pays nous appartenait, où nous étions le centre de toutes les croyances. Pour Prométhée, la mémoire d'un temps d'avant le vol du feu, d'avant le supplice de l'aigle. Toi, Ulysse, tu entends claquer les voiles gonflées de ton navire. Ta peau retrouve la mémoire délicieuse des embruns. Tu ne t'es jamais remis d'avoir dû toucher terre au bout de ton périple. Avoue que tu n'as pas aimé voir la traversée prendre fin. On s'enivre vite de ne plus connaître d'attache.
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Hello les amis, j'ai fait qq craquages de BD ce mois ci, mais aussi sur les ebooks avec les supers promotions #grosseOP et #walrus ! Merci d'avoir regardé cette vidéo ! Aimez, partagez, ou abonnez vous ;) ca fait toujours plaisir !Plus de vidéos : http://goo.gl/hCnYmr . Déroulez pour plus d'infos :)
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A bientôt! Hélène
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