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ISBN : 2843440610
Éditeur : Le Bélial' (07/02/2005)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 244 notes)
Résumé :
- Vous ferez l'affaire. Sans conteste.

- L'affaire pour quoi ?

Everard se pencha ; il sentit son pouls s'accélérer.

- Pour la Patrouille. Vous allez devenir une sorte de policier.

- Ouais ? Où ça ?

- Partout. Et en tout temps.

Préparez-vous à une surprise... Voyez-vous, notre société, quoique légale, ne constitue qu'une façade... et une source de fonds. Notre vraie fonction, c'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  17 mai 2016
Petit recueil de 5 nouvelles datant du milieu des années 1950.
Le point de départ d'une légende de la sf que l'auteur poursuivra jusqu'en 1990 et que nous pourrons suivre avec le patrouilleur, la rançon et le bouclier du temps (ou sous forme de deux livres en intégrale).
Manse Everard est recruté au milieu du 20ième siècle. Il a les capacités pour devenir un patrouilleur du temps. La patrouille a été crée par de lointains descendants de l'humanité en l'an 19000 et des poussières, les mystérieux Danelliens, pour maintenir la continuité et éviter les uchronies qui pourraient nuire à l'existence même de ces créateurs. le temps est un concept non linéaire et discontinu. Il a de plus tendance à être rigide.Vous pouvez tuer votre père avant votre conception si cela vous chante, il y a peu de chance que cela modifie le cours général de l'histoire, vous continuerez d'exister sans être né. Mais qu'on touche à certains éléments clés et l'avenir peut être totalement chamboulé. Vous en aurez un aperçu à travers ces cinq petits récits.
Format cour oblige, on sait aller à l'essentiel. Là où maintenant, il faudrait 500 pages d'explications, en quelques feuillets vous êtes dans le bain. Donc les amateurs de hard science, oubliez. On garde les facilités de l'époque (conditionneur hypnotique, moto temporelle ect) et on est rapidement plongé dans les récits des aventures d'Everard. Cinquième siècle, douzième siècle, on a même l'impression que l'auteur est plus à l'aise avec L Histoire qu'avec la SF ce qui donne finalement une excellente impression de sérieux (historique).
On pardonnera facilement les redites, passage quasi obligé du recueil de nouvelles et ce petit livre au charme désuet nous fera passer une excellent soirée de lecture.
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Alfaric
  01 mars 2018
De l'immense auteur SFFF Poul Anderson je n'ai lu que "Roma Mater" (série qui n'est toujours éditée en entier en VF, une honte pour les éditeurs concernés !) et "La Patrouille du temps", (une des rares séries de l'auteur a avoir été éditée en entier...) pourtant j'ai immédiatement cerné l'auteur : il met tellement de lui-même dans ses créations que ses personnages sont peu prou un extension de lui-même quand ils ne lorgnent pas carrément du côté de ses bons vieux Gary Stu... Poul Anderson était un fils d'immigré scandinave qui vécu 10 ans au Texas avant que sa mère ne le ramène en Europe puis ne le rapatrie en Amérique pour cause de WWII, dans un middle-west conservateur, pour ne pas dire fondamentaliste (voire carrément christianiste !). Au contraire d'un Robert A. Heinlein qui faisait un peu la même chose avec ses personnages principaux mais en ayant rompu définitivement avec le milieu dont il était issu, Poul Anderson savant et croyant a toujours été un individu partagé entre deux cultures et deux visions du monde, et cela se ressent dans sa production prolifique tantôt hardcore reader tantôt easy reader, tantôt résolument Science-Fiction (il a été membre éminent Science Fiction and Fantasy Writers of America), tantôt résolument Fantasy (il a été membre éminent de Swordsmen and Sorcerers' Guild of America)... Toutefois l'auteur n'a jamais oublié ses ses premières amours car outre la SF de l'Âge d'Or à laquelle il contribua tant à son zénith qu'à son crépuscule, il n'a jamais oublié qu'il avait toujours été fan du Sword & Planet d'Edgar Rice Burroughs et de la Sword & Sorcery de R.E. Howard (il faudra que je lise ses contributions aux univers créées par ces fabuleux auteurs, maîtres du sens of wonder !)
C'est donc un auteur érudit et sensible, véritable touche-à-tout humaniste parfois piégé par les préjugés du passé. Malheureusement les commissaires littéraires bobos-hipsters qui font la pluie et le beau temps dans le milieu de l'édition française ont décidé pour des raisons que la raison ignore de le mettre sur leur liste noire... (oui ces prises de positions libertariennes et/ou conservatrices sont plus ou moins horripilantes, mais ce n'est pas un criminel contrairement à certaines et certaines mis et mises en avant par ces mêmes bobos-hipsters)

Pour rentrer dans le cœur du sujet, "La Patrouille du temps" est une série de nouvelles / novelas écrites de 1955 à 1995 qui explore avec maturité, érudition, humanisme et sens of wonder le thème des voyages dans le temps. Ce qui m'a frappé de prime abord, c'est la grande maturité avec laquelle l'auteur aborde son sujet : le temps est malléable, plastique, et résilient... En bref il a tendance à toujours retrouver sa trame originelle, donc il en faut beaucoup pour le faire bifurquer... le Doctor Who au meilleur de sa forme ne l'aurait pas mieux expliqué ! ^^
"La Patrouille du temps" ("Time Patrol", 1955) :
La mise en place du récit est un modèle du genre, aussi courte qu'efficace ! (remember "Cobra" du Buichi Terasawa qui empruntait tout au presque à Philip K. Dick et Edmond Hamilton ^^) Manson Emmert Everard est un américain d'origine scandinave (^^), ingénieur mécanicien démobilisé de la WWII (^^), et à New York une étrange entreprise lui fait subir d'étranges tests lors de son entretien d'embauche... S'il signe la clause de confidentialité, à lui la Grande Aventure !
Nous découvrons en même temps que lui les us et coutumes de la Patrouille du Temps à l'Ouest de l'Amérique à l'époque de l'Oligocène, agence de contrôle spatio-temporelle dirigé par les Danéliens (une post-humanité du futur qui a évolué tellement loin qu'il est bien difficile de les comprendre, voire très difficile de les côtoyer). On passe vite sur les entraînement physiques, comme sur les enseignement techniques par conditionneur hypnotique (ah ce bon vieux gimmick de la SF de l'Âge d'Or ^^)...
Il se lie rapidement d'amitié avec son conscrit et collègue britannique Charles Whitcomb marqué par la mort de la femme de sa vie lors de la WWII. Ils investiguent ensemble sur une histoire de tumulus maudit, et après avoir découvert un carburant radioactif du futur ils remontent le temps et procèdent par tâtonnement pour découvrir dans l'Angleterre des Âges Obscurs un bon samaritain qui a pété un câble en rejouant l'histoire du magicien Merlin et du roi Arthur. Les deux compères rétablissent la situation, mais Charles Whitcomb décide de changer L Histoire non pour le bien de l'humanité mais pour son bien à lui : Manse Everard tente de raisonner son ami quand déboulent les nettoyeurs de la Patrouille du Temps... L'un est l'autre veulent plaider leur cause auprès des big boss danéliens, mais tout était déjà écrit à l'avance : ne reste plus qu'aux dits big boss à effectuer le choix qui causera le moindre mal (pour eux, pour la trame du temps, ou pour les personne concernées ?)
"Le Grand Roi" ("Brave to be a King", 1959) :
Parce qu'il en pince toujours pour son ancien flirt Cynthia Cunningham, Manse Everard enquête sur la disparition de son collègue Keith Denison spécialiste de l'Iran ancien jugée cause perdue pour la Patrouille du Temps... Cette nouvelle est excellente à tous les niveaux ! Pour enquêter en toute tranquillité Manse Everard se fait passer pour Hérodote, et se retrouve dans un étrange remake de "L'Homme qui voulut être roi" De Rudyard Kipling qui passe à la moulinette les mythes fondateurs de la Perse des Achéménides et les archétypes du peplum hollywoodien ! Grâce à Poul Anderson je comprend désormais que "Les Chroniques d'Arslan" de Yoshiki Tanaka / Hiromu Arakawa n'est pas une saga fantasy mais une saga chronique, un Moyen-Orient uchronique dans lequel le prophète Mahomet / Mohammed n'a jamais prêché...

C'est la nouvelle qui transpire le plus la dualité de l'auteur... Après avoir décrit avec une nostalgie bienveillante les campagnes barbares de l'Angleterre des Âges Obscurs, il crache tout le venin suprématiste possible et imaginable sur un Orient jugé arriéré, décadent et immoral, puis il rétropédale fortement en mettant en avant toutes les avancées de la Perse des Achéménides et ses apports incommensurables à la civilisation mondiale (l'Iran ayant été pour l'Orient ce que la Grèce a été l'Occident), mais au final il en remet une couche sur la supériorité intrinsèque de l'Occidental sur l'Oriental... Putain, il faut choisir son camp ou mettre de l'eau dans son vin !!!
"Les Chutes de Gibraltar" ("Gibraltar Falls", 1975) :
Plus un poème en prose qu'une nouvelle, comme "La Patrouille du temps" ce court texte est une variation sur le thème de la jeune fille et la mort... Il y a cinq millions et demi d'années l'Océan Atlantique se déversait dans la dépression qui séparait l'Afrique et l'Europe, et Manse Everard chaperonne Tom Nomura le terrien des années 1970 et Feliz a Rach la vénusienne d'un futur indéterministe qui doivent immortaliser artistiquement l'événement... La jeune fille décède lors d'un accident, et Manse Everard enfreint le protocole au nez et à la barbe de ses collègues pour les tourtereaux puisse vivre leur amour. Dommage que le texte soit si simple, car comme ne suit pas réfractaires à une dose d'eau de rose j'estime qu'il y avait à faire avec la romance entre le roturier du passé issu d'une culture patriarcale et l'aristocrate du futur issue d'une culture matriarcale ^^
"Échec aux Mongols" ("The Only Game in Town", 1960) :
Une nouvelle simple et un peu décevante qui vaut davantage pour ses dialogues que pour ses situations. Manse Everard et son collègue amérindien John Sandoval sont chargés de vérifier que l'expédition vers l'Amérique commanditée par le Khan Kubilai et commandée par le mongol Toktai et le chinois Litai-Tsung se perde effectivement dans les méandres de l'Histoire... Ils papotent autour des avenirs qui auraient pu se créer si les Mongols avaient pu atteindre et exploiter les Grandes Plaines américaines, et ils sont bien près de voir ces hypothèses devenir réalité après avoir échoué à décourager les explorateurs en leur servant les mêmes bobards que ceux qui furent servis aux Conquistadores et en recourant à ce bon vieux Gambit de Dieu...
"L'Autre Univers" ("Delenda Est", 1955) :
Clairement une nouvelle des plus intéressantes, et mine de rien sa postérité est immense !!! (toutefois je ne suis pas du tout d'accord avec l'auteur, et Léonard de Vinci, Michel Servet, Galileo Galilei et Tycho Brahé aussi, sur le fait que la religion chrétienne soit le préalable indispensable aux sciences modernes... Soupirs...)
En permission Manse Everard et son collègue du futur van Sarawak partent faire la teuf dans le New York des années 1950, sauf qu'il atterrissent clairement dans une réalité alternative...
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/af/World-of-Delenda-Est.PNG
A partir d'une New York renommée Catuvellaunan, les deux compères soumis aux autorités locales et aux interrogatoires en grec ancien de la bimbo aux cheveux roux Deirdre MacMorn découvrent une Amérique alternative / uchronique (pour ne pas dire steampunk / dieselpunk) où Celtes et Amérindiens cohabitent de manière pacifique et paritaire... Les monothéismes ne se sont jamais développés certes, mais l'Europe s'est de nouveau suicidée dans un conflit mondial opposant Celtes, Huns, Slaves et Teutons, tandis que Carthaginois et indigènes se disputent l'Afrique, tandis que Parthes et Arabes se disputent le Moyen-Orient, et tandis qu'Incas, Indiens et Chinois se disputent la suprématie mondiale alors que les Îles Hawaï / Ynys Yr Lionnach font figure de terres irrédentes pour les uns et pour les autres !


Challenge défis de l'imaginaire (SFFF) 2018
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BazaR
  11 janvier 2018
Quelle joie que cette relecture ! Encore mieux que la première fois.
Mieux car, si le récit n'a pas changé en trente ans, moi j'ai changé. Je cherche moins (moins souvent) l'action à tout prix et je m'intéresse aussi plus à la psychologie des personnages.
Poul Anderson nous offre un recueil de nouvelles qui dose à merveille ces éléments. le thème est simple : le voyage dans le temps est possible, changer l'Histoire est possible, on crée donc une espèce de police du temps chargée de traquer les délinquants qui veulent effacer la seule ligne temporelle réelle : la nôtre. Les nouvelles nous envoient dans divers temps et lieux, presque toujours dans le passé, assurant des voyages en esprit absolument lumineux pour qui aime l'Histoire (personnellement c'est un des livres qui m'a réconcilié avec cette matière, là où l'école m'avait plutôt laissé indifférent).
Avec un pitch pareil, on aurait pu se contenter d'histoires manichéennes avec les gentils policiers du temps pourchassant les vilains modificateurs de notre histoire. Voire. Poul Anderson est d'une autre stature. Son personnage principal ‒ le patrouilleur Manse Everard ‒ se retrouve souvent déchiré entre son devoir de rétablir l'Histoire ou d'empêcher sa modification, et ses émotions qui peuvent tenir de l'amour pour une femme ou de la culpabilité liée à la destruction des vies humaines de toute une ligne temporelle. Les choix ne sont jamais simples.
Il est vrai qu'Everard est solide. Il résiste mieux que d'autres à ces déchirements. Dans les nouvelles, il est toujours accompagné d'un comparse moins armé sur le plan émotionnel, plus enclin à faire pencher la balance du « mauvais côté ». Pourtant, on sent qu'il cesse rapidement d'être dupe. Lors de son engagement, on lui a fixé les règles : sauvegarder notre ligne temporelle. Ce sont les descendants des humains dans un lointain futur ‒ les Danelliens ‒ qui ont créé la Patrouille dans ce but. Mais le vrai objectif est en fait de préserver la ligne temporelle qui aboutit à l'existence des Danelliens. Il se trouve que cette ligne est celle que nous connaissons, et donc il nous est facile de l'épingler du qualificatif « vraie ». La Patrouille doit bien sûr neutraliser ceux qui veulent modifier cette ligne, mais on voit en particulier dans une nouvelle qu'elle est aussi là pour provoquer les changements qui établissent cette ligne qui n'a rien de plus « naturelle » que l'infinité d'autres possibles. de sorte qu'Everard sait qu'il doit parfois se comporter comme les délinquants qu'il pourchasse, ni mieux ni moins bien.
Comment ne pas perdre la foi en son travail après cela ?
Mais Everard est solide.
Les voyages sont merveilleux : l'Angleterre du haut moyen-âge, la Perse de Cyrus le Grand (la nouvelle « le Grand Roi » est responsable en grande partie de mon intérêt pour Hérodote), l'Amérique précolombienne, Gibraltar à l'ère tertiaire qui nous offre un spectacle géologique proprement fascinant, et une splendide uchronie que l'on aurait rêvé de voir développée dans un roman spin off. C'était magique.
Je ne suis pas toujours d'accord avec les prises de position de (des personnes de) Poul Anderson ‒ je ne peux adhérer à l'idée que le monothéisme était nécessaire au développement de la science par exemple ‒ mais malheureusement, je ne pourrais jamais en discuter avec lui.
Tout ce que je peux faire, c'est poursuivre ‒ et cette fois découvrir ‒ les aventures de la Patrouille du Temps. Cela arrivera… en son temps.
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lyoko
  29 août 2016
Un petit recueil de 4 histoires bien sympathiques , qui nous font remonter le temps grace aux patrouilleurs du temps.
En effet dans un futur lointain, la machine a remonter le temps sera créé, mais pour éviter les problèmes liés a des distorsions de temps et a des abus de tous genres les hommes ont besoin de sentinelles.
C'est pourquoi Manse Everard sera recruté et nous pourrons donc suivre ses différentes missions.
il ne faut pas s'attendre dans ce recueil a tout un arsenal scientifique, la simplicité est de mise. C'est toujours bien agréable parfois des lectures simplistes. ici l'auteur a bien évidemment traité de l'histoire et des uchronies possibles mais tout en gardant un oeil et une opinion très humaine. Il est vrai que même si la loi interdit certaines choses, parfois la morale et la justice pensée par l'homme nous emmènent dans d'autres directions.
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Fifrildi
  06 janvier 2018
Manse Everard est un New-Yorkais du milieu des années 50 (20ème siècle s'entend) quand il est recruté par la Patrouille du Temps. Jean-Daniel Brèque le qualifie comme « l'un des plus emblématiques des héros andersoniens. »
Manse effectue sa formation dans l'Oligocène ce qui ne manque pas de me faire penser à Jim Barett que Robert Silverberg envoie dans le Cambrien (Les Déportés du Cambrien est publié en 1967). Les maîtres du temps sont les Danelliens dont on n'apprend pas grand chose dans ces premières nouvelles sauf qu'ils vivent dans un très lointain futur.
Les agents de la patrouille effectuent des missions pour préserver le fil du temps des altérations qui découlent de l'invention du voyage temporel. Ils doivent donc se soumettre à un règlement qui sera souvent mis à rude épreuve…
Dans « La patrouille du temps » Manse fait équipe avec un certain Whitcomb pour résoudre une affaire dans l'Angleterre du Ve siècle. Ce qui me plaît beaucoup avec Poul Anderson c'est qu'il n'essaye pas de nous faire croire que tout le monde parle la même langue sur toute la planète, à toutes les époques. Comme dans Fatum, il y a un truc !
Mis à part cette nouvelle qui fait office d'épisode pilote, j'ai surtout apprécié « Le Grand Roi » et « L'Autre monde ». « Les chutes de Gilbraltar » est, à mon sens, anecdotique et « Echec aux Mongols » ne m'a pas passionnée plus que cela.
Dans « Le Grand Roi », Manse part à la recherche de son ami Keith égaré dans la Perse antique. De cette histoire, il y avait moyen d'en faire un roman. J'ai surtout aimé la chute de l'histoire.
Dans « L'Autre monde », Manse part en virée avec son collègue Piet van Sarawak dans le New York des années 60 mais à leur arrivée toute l'histoire a changé. D'après les renseignements glanés, il semblerait que l'histoire s'est pris les pieds dans le tapis à l'époque des guerres puniques…
Sans en dire plus, je dois dire que cette série de nouvelles est vraiment palpitante car elle mêle avec brio histoire et science-fiction. Merci à Poul Anderson pour ce bon moment de lecture !

Challenge une année avec Ursula Le Guin/Poul Anderson (2018)
Challenge défis de l'imaginaire (SFFF) (69)
Lecture commune La Patrouille du temps 1/4
Club Poul Anderson

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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   05 janvier 2018
Le vétéran grisonnant qui lui apprit à manœuvrer plusieurs vaisseaux spatiaux avait combattu sur Mars en 3890. Vous autres, vous pigez rapidement, dit-il, mais c'est l'enfer d'instruire ceux des ères préindustrielles. On n'essaie même plus de leur inculquer les premiers rudiments. J'ai eu un Romain de l'époque de César, un garçon assez brillant, d'ailleurs, qui n'a jamais pu se fourrer dans le crâne qu'on ne traite pas une machine comme un cheval. Quant aux Babyloniens, le voyage dans le temps échappait tout simplement à leur conception du monde. On a dû leur fourguer une histoire de bataille des dieux.
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fnitterfnitter   17 mai 2016
Un miracle de plus ou de moins n'affecterait pas le déroulement de l'Histoire, surtout dans une époque où l'on croit au merveilleux avec autant de dévotion qu'on en mettra plus tard à croire au bonbons vitaminés, et peut-être avec plus de raison.
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BazaRBazaR   07 janvier 2018
Pasargades était dans sa presque totalité une ville orientale : rues boueuses serpentant entre des taudis aveugles, coiffes graisseuses, tuniques crasseuses, bazars aux marchands criards, mendiant paradant leurs ulcères, négociants menant des files de chameaux entravés et de bourricots surchargés, chiens fouillant les monceaux d'ordures, tavernes d'où émanait une musique aussi harmonieuse que les miaulements d'un chat enfermé dans une machine à laver, hommes agitant les bras en poussant des malédictions — d'où venait la blague sur le mystère impénétrable de l'Orient ?
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AlfaricAlfaric   13 février 2018
La chasse est bonne dans l'Europe d'il y a vingt mille ans, et pour les sports d'hiver on n'a jamais trouvé mieux comme époque. C'est pourquoi la Patrouille du temps, toujours pleine de sollicitude envers son personnel hautement spécialisé, maintient en permanence un chalet dans les Pyrénées du Pléistocène.
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BazaRBazaR   10 janvier 2018
Je comparerais les Mongols aux Romains. Même méthode consistant à dépeupler les régions qui résistent, mais à respecter les droits de celles qui se soumettent. Même protection armée et même compétence gouvernementale. Même caractère national prosaïque et peu novateur. Mais la même envie d'une vraie civilisation.
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