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EAN : 9782253152569
222 pages
Le Livre de Poche (11/09/2002)
3.81/5   190 notes
Résumé :
"Je recherche l'or du temps", écrivit le poète André Breton. Cette maxime aurait pu être celle d'Aurélien, héros de ce roman d'aventures initiatique. Depuis qu'une abeille a déposé sur sa ligne de vie une fine trace de pollen doré, ce jeune provençal de la fin du XIXe siècle ne rêve plus que de l'or - un or symbolique, poétique, qui représente bien plus que le métal précieux. Son rêve le décidera à se détourner des champs de lavande familiaux pour installer des ruch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
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En 1885, Aurélien Rochefer, à 20 ans, se prit à rêver d'abeilles. Et de miel. le miel qu'il appelait l'or de la vie. Voulant devenir apiculteur, le seul de Langlade, il acheta une dizaine de ruches, et ce, malgré la mise en garde de son grand-père, le plus gros producteur de lavande dans tout le pays, avec qui il vivait. Après l'hiver de 1885, il commença donc son activité. Ses abeilles lui donnèrent de quoi pouvoir vendre une partie de sa récolte et d'en garder trois pots pour lui, dont un qu'il offrit à Pauline, la plus belle marchande de lavande de la région. L'année suivante, il put doubler ses ruches et sa production. Malheureusement, la suivante sera terrible et d'autres événements bousculeront le jeune apiculteur et l'emmèneront loin de sa Provence natale...

En quête de ses rêves et du bonheur, Aurélien Rochefer parcourra bien des kilomètres, devra surmonter des épreuves et fera des rencontres aussi magiques qu'étonnantes. Ce roman initiatique nous emmène de Langlade en Abyssinie en compagnie de l'apiculteur, ce doux rêveur qui nous amène à réfléchir sur la vie, le sens qu'on veut lui donner, les rêves qu'on veut bien se donner la peine de réaliser. Un roman où l'on croisera Van Gogh ou encore Rimbaud. Maxence Fermine dépeint, de sa plume enluminée et poétique, un conte paisible, empli de sagesse et de douceur.
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Mélange de conte et de poésie...
Voilà ce qui ressort de cette petite lecture...
Les couleurs chaudes ressortent de ce livre comme d'un tableau de van Gogh...
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Une petite sucrerie, une douceur, qui vient à point après la lecture de « Nous rêvions juste de liberté ».

Pourquoi aller si loin, alors que l'amour est près de soi ? Il en faudra du temps à Aurélien Rochefer pour s'apercevoir que ce qu'il recherche est à ses côtés. Il lui faudra traverser l'Afrique, mourir de soif, découvrir un mirage et revenir avec, dans les yeux, un rêve obsédant.

Il lui faudra encore accomplir bien des choses et aller jusqu'au bout de son rêve avant d'ouvrir enfin les yeux. Une histoire toute simple, qui fait du bien, apaisante et reposante.
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Après le blanc de Neige qui se mue peu à peu en couleurs chez l'apprenti poète sous la houlette d'un maître peintre et aveugle,le premier livre de Maxence Fermine, je me suis immergée avec plaisir dans l'or du miel d'Aurélien Rochefer, son héros,cet apiculteur du XIX° siècle qui rêve de devenir une abeille et coule des jours heureux entre le bleu lavande et le jaune soleil de la Provence.
Un monde agricole que Maxence Fermine connait bien puisqu'il dédie ce roman (prix del Duca et prix Murat 2001) à son grand père Didier Fermine, apiculteur.
Un début d'autofiction,entre nectar,miel, propolis et gelée royale, "de l'or comme s'il en pleuvait", une suite d'essai qui évoque Maurice Maeterlinck (cf La vie des abeilles) mais presque aussitôt s'enclenche un tournant décisif qui plonge ce récit dans le conte philosophique où Aurélien, chassé par la foudre, quitte le miel ce " soleil qui se cultive" et le regard de la belle Pauline, ce "piège d'amour où les hommes viennent se perdre", et part en Afrique vivre son rêve délirant.
L'apiculteur serait-il le frère de L'alchimiste de Paulo Coelho?
Sans doute, puisqu'une même morale émerge après maintes pérégrinations: la vie n'est pas un rêve même si les rêves remplissent d'espoir, on va souvent chercher bien loin ce qui était tout près, le bonheur, l'amour,la liberté qui se cachent dans les trésors du coeur!
A méditer en dégustant une tartine de miel de lavande un peu sirupeux mais onctueux à souhait!
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En 1885, à Langlade, en Provence. Aurélien Rochefer, fasciné par les abeilles, décide de devenir apiculteur, au grand dam de Léopold, son grand-père, et du village tout entier (nou sommes en effet au pays de la lavande et pas du miel). Ce premier rêve, venu d'une recherche de l'"or", va en entraîner un autre, menant Aurélien au Yémen, en quête de cet or qui deviendra une véritable obsession...

Maxence Fermine a choisi de raconter l'histoire qu'on pourrait penser on ne peut plus banale d'un jeune homme qui choisit de devenir apiculteur. Mais dès les premières lignes, le ton est donné : si Aurélien veut faire ce métier, c'est parce qu'il recherche "l'or de la vie", parce qu'il est "un être en quête de beauté". Il est donc mené par un rêve, ce qui va transfigurer, tout au long du récit, cette expérience terre-à-terre en une quête onirique peuplée de situations et de personnages inattendus, tout aussi oniriques. Ainsi, notre personnage, au fil de sa quête, rencontre l'art et la littérature grâce à la présence d'êtres emblématiques du XIXème siècle (les références à ces entités sont limpides, magiques, et particulièrement faites pour me plaire; j'en laisse bien sûr la surprise), l'Orient et ses mystères, l'amour, l'amitié, mais aussi la désillusion qui redevient instantanément de l'espoir et la poursuite du rêve initial.
Ce récit magique est comme souvent, chez Maxence Fermine, présenté de manière tout à fait reconnaissable : à des passages de quelques lignes, dignes de petits poèmes en prose, de maximes ou de pensées, succèdent des "chapitres" de quelques pages qui font avancer l'histoire. En somme, une forme qui correspond parfaitement à ce qu'a voulu raconter l'auteur.
De même, la présence de descriptions plus que picturales (choix de couleurs notamment, en toile de fond de toute l'aventure d'Aurélien) nous mène avec délices dans des lieux vivants et incroyables.

L'apiculteur (que je qualifierais volontiers de conte) est un véritable petit bijou plein de poésie, de rêve, de couleurs, d'odeurs, propres à nous faire voyager avec lui. C'est aussi une véritable ode à la vie, à l'optimisme et au bohneur. Je suis d'ailleurs restée depuis dans le Sud de la France avec Aurélien !
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
-Aurélien, depuis qu'il parle de faire l'apiculteur, il a quelque chose dans le regard qui m'effraie.
- Et qu'est-ce que c'est, d'après toi, cette chose qu'il a dans les yeux ? avait demandé Clovis.
- Je ne sais pas. Ça brille de mille feux. C'est comme s'il avait allumé toutes les étoiles de son regard.
- Des étoiles dans les yeux ?
- Oui. Il te parle des abeilles, il te regarde et ne te voit pas. Il est là, bien en face de toi, et c'est comme s'il voyait à travers ton corps. Il voit simplement plus loin qu'il n'est possible de le faire. Et dans son œil, ça brille comme de petits éclats.
- Alors, avait répondu Clovis, laisse-le jouer à l'apiculteur si ça lui chante, parce que ces éclats sont sûrement ceux d'un rêve.
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 Un matin de janvier, Aurélien trouva une abeille morte dans la neige. Elle était vêtue d'or et de noir, véritable bijou de feu dans un océan de blancheur. Il la prit délicatement entre le pouce et l'index et la posa sur sa paume.
  Au contact de sa peau, l'abeille gelée se brisa comme du verre.
  Quand il ouvrit la main et la tourna vers le sol, il vit avec tristesse un peu de poudre d'or scintiller dans les airs et disparaître sur la neige.
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- C'est ça, la propolis ! Elle a la propriété de cautériser les plaies et de soulager de nombreuses douleurs. Mais on prétend aussi que Stradivarius, grâce à la propolis dont il enduisait ses violons, avait obtenu une résonance plus harmonieuse.
-Alors, dit Pauline, surprise qu'on puisse employer le même produit pour les violons et les blessures, ça cicatrice aussi bien les plaies du corps que celles de l'âme ? (p. 34 / Albin Michel, 2000)
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La vie ne tient qu'à la solidité d'un fil.
Un fil d'or tissé par les jours où l'on comprend que le besoin d'étancher sa soif sera toujours plus fort que le plaisir de boire.
Que le besoin de rester en vie sera toujours plus beau que le plaisir de vivre ....
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La source jaillissait de la roche comme par magie.
Elle coulait là depuis mille ans.
Une eau venue de nulle part.
Et pourtant, elle était là, comme un miracle au milieu du désert.

Elle était là, la vie.
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Vidéo de Maxence Fermine
" L'AUTRE, AVEC LE T-SHIRT BLEU, IL NE MÉRITE QUE ÇA COMME NOM. " Jennifer de Araujo, mère de Maëlys Dimanche 27 août, trois heures du matin.
Une petite fille de huit ans et demi, Maëlys de Araujo, disparaît lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin, en Isère. C'est le début de l'affaire Nordahl Lelandais, un ancien militaire, trentenaire versatile, cocaïnomane, alcoolique et violent.
Quelques mois plus tard, le suspect est également impliqué dans la disparition d'un jeune caporal de 23 ans, Arthur Noyer. Dès lors, un tsunami médiatique et judiciaire va s'emparer de l'affaire. Une cellule est constituée pour étudier son éventuelle implication avec d'autres disparitions énigmatiques dans la région sud-est.
Nordahl est-il le tueur en série français du siècle ? Que sait-on vraiment du mode opératoire, de la psychologie profonde de celui qu'aucun des proches des victimes ne souhaite appeler par son nom ?
Écrit au scalpel, le récit glaçant de l'auteur multiprimé Maxence Fermine retrace fidèlement l'un des parcours les plus pervers de l'histoire hexagonale contemporaine et nous immerge à pic dans la solitude criminelle et l'âme noire de Nordahl.
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