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ISBN : 2246863139
Éditeur : Grasset (11/01/2017)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Un narrateur contemporain déniche chez un antiquaire un livre rare du xvie siècle : les Mémoires du peintre florentin Bronzino.
Les enfances de l’artiste auprès de son maître Pontormo, les leçons de vie que lui prodigue ensuite ce casse-cou de Benvenuto Cellini, la manière dont Bronzino devient peintre officiel des Médicis tout en s’affranchissant habilement des contraintes : à travers la vie trépidante d’une génération de génies entravés, pourchassés, menacé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  13 janvier 2018
Ce roman m'a été offert, et au vu de son synopsis, il était la promesse d'une brillante expérience, à la découverte d'un auteur siégeant à l'Académie française et dont l'une des spécialités est l'histoire de l'art italien, un domaine qui m'est également cher.
En effet, aimant passionnément l'Italie et ses 1001 merveilles, je m'attendais en toute légitimité à un beau et grand voyage dans la Florence des Médicis, sauf que... si voyage il y a eu, il ne m'a malheureusement pas dépaysée, et si découverte il y a eue, ce fut celle d'un style que je suis au regret de qualifier de nombriliste et d'approximatif.
Dominique Fernandez n'est hélas pas le premier académicien à faire naître en moi l'impression désagréable que l'auteur "se regarde écrire" comme d'autres s'écoutent parler. Sa maîtrise indéniable de la période (Renaissance italienne), sa réelle érudition sur les thèmes de la peinture florentine et plus généralement de l'art italien, ne suffisent pas à occulter une certaine suffisance, et son insistance à placer non pas l'art mais l'homosexualité au coeur de son roman a rapidement freiné mon enthousiasme.
En toute justice, c'était annoncé d'emblée puisque le titre, "La Société des mystères" ne fait pas référence à une assemblée d'artistes comme j'ai eu la naïveté de le croire en débutant ma lecture, mais à la communauté homosexuelle de l'Italie du XVIème siècle, période où il ne faisait certes pas bon se proclamer émule de Ganymède. Or, même si j'ai trouvé intéressants les développements sur ce thème, je me suis vite lassée en constatant qu'ils étaient en réalité le but ultime de l'auteur. Dominique Fernandez étant lui-même homosexuel, étant également le premier écrivain homosexuel élu par les Immortels (il assume tellement bien son homosexualité qu'il a fait sculpter Ganymède sur son épée), il me donne l'impression de faire de son homosexualité un statut à part entière. Or personnellement, j'ai un problème avec les personnes qui se définissent (ou semblent se définir) d'abord par leur sexualité, quelle qu'elle soit, comme si la sexualité influait sur le talent ou était une sorte de marque de distinction.
Partant de là, j'ai rapidement eu tendance à m'agacer au fil de ma lecture, et j'ai eu maintes occasions de regretter que cette obsession pour le sexe mâle nuise au style à proprement dire, truffé d'expressions qui m'ont semblé incongrues sous la plume d'un narrateur de la première moitié du XVIème siècle, telles que "pots de peintures", "paquets de cellulite" (terme apparu au XIXème siècle), "Il me gonflait de cette rengaine", des seins comparés à "des gants de toilette" (sic), un croquis jeté "à la corbeille" et des "boîtes à chaussures" qui s'empilent chez le cordonnier...
Ceci mis à part, dans les rares intervalles où il n'est question ni de queues ni de double-sens salaces dissimulés dans des tableaux ou des poèmes, et pendant lesquels l'auteur parvient à se détacher de la question des moeurs, on apprend avec plaisir une foule de détails sur la vie des artistes à la Renaissance, sur la politique des cités italiennes, sur la peinture et les arts, sur les artisans et commerçants, bref sur cette Florence que j'aime passionnément.
Je conclus par un conseil : roman à lire avec les reproductions des oeuvres décrites à portée de main, merci Google.

Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge PAVES 2018
Challenge ABC 2017 - 2018
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Tlivrestarts
  27 janvier 2017
Editions Grasset
Je ne connaissais pas encore la plume de Dominique FERNANDEZ. le partenariat Netgalley/Editions Grasset m'a permis de gommer cette imperfection avec la mise à disposition de son tout dernier roman en version e-book, et je les en remercie.
Tout commence avec cette citation de Stendhal extraite de son "Journal" du 18 septembre 1811 dans l'Eglise Santa Croce à Florence : "On m'avait dit que ce tableau était du Guerchin : j'adorais ce peintre au fond du coeur. Point du tout ; on me dit deux heures après qu'il était d'Agnolo Bronzino, nom inconnu pour moi." En ouvrant ce roman, j'étais comme Stendhal, je ne connaissais pas Agnolo BRONZINO, ce peintre florentin !
J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir sa vie. Et comme "Les plus belles découvertes cesseraient de me plaire si je devais les garder pour moi, je vous emmène avec moi en Italie. Nous allons remonter le temps et partir à la découverte du XVIème siècle, celui-là même qui a donné lieu à la production de nombreuses oeuvres de peintres d'un immense talent.
Le petit Agnolo BRONZINO est né d'un père boucher à Monticelli et d'une mère aide-bouchère mais aussi brodeuse la nuit au service de Julien de Médicis. Depuis sa plus tendre enfance, il a reçu une éducation du beau, de l'art, et c'est dans cette voie qu'il va envisager son avenir. Sur son chemin, il va rencontrer Jacopo PONTORMO, ce peintre florentin, très tôt orphelin de parents emportés par la peste. L'apprenti va partager sa vie avec son maître et l'accompagnera avec fidélité jusqu'à ses funérailles.
Ce roman historique est tout simplement une pépite.
Particulièrement fouillé, il fait référence à de nombreux événements ayant ponctué l'Histoire de l'Italie. le dernier roman de Dominique FERNANDEZ nous permet d'aborder toute une page du passé de ce territoire. j'ai beaucoup appris à sa lecture !
C'est en prenant appui sur ce contexte historique et notamment le régime de l'Inquisition que l'auteur du roman nous fait prendre conscience de l'incontournable liberté pour permettre à l'artiste de s'exprimer et être à son apogée.
"Nul ne peut devenir un grand artiste s'il n'est pas d'abord un homme libre." P. 132
Côté artistique, ce roman constitue un véritable catalogue d'oeuvres réalisées au XVIème siècle, depuis "L'Assomption de la Vierge" de Rosso ou bien de Titien jusqu'à "David" ou "Judith" de Donatello, en passant par "Sacra Conversazione" de Jacopo PONTORMO...
Dominique FERNANDEZ va plus loin en nous exposant les rivalités entretenues entres les différentes villes d'Italie, chacune ayant son genre. Alors que les peintres florentins s'évertuaient à représenter des hommes avec des visages tristes, voire blafards, les peintres vénitieux, quant à eux, se focalisaient sur des femmes bien en chair, gaies, radieuses, qu'ils dénudaient à l'envi.
"Leurs modèles sont presque tous féminins. [...] En outre, ils ne craignent pas de les montrer toutes nues et de face. Très peu d'hommes, et jamais d'hommes nus." P. 44
Les échanges entre clans et la compréhension mutuelle ne semblent pas de mise.
"La vision équilibrée, robuste, optimiste des Vénitiens, leur manière de peindre des visages invariablement sereins, invariablement lumineux, non seulement lui étaient étrangères, mais encore lui répugnaient." P. 46
Il ne me reste plus qu'à aller les voir en vrai, mon sac à dos est prêt pour le mois de juin, la vie est bien faite, non ?
J'ai beaucoup apprécié aussi d'aborder le travail de l'artiste et tout particulièrement le lent cheminement qui mène de la création à la réalisation :
"Tout peintre est à la fois esprit - par le regard pensif qui médite, en retrait - et matière - par la main qui exécute. D'abord la contemplation, longue, attentive, réfléchie, qui se fait à distance, puis le geste, rapide, immédiat, rapproché." P. 140
C'est aussi la portée de l'art en général qui m'a transportée, le pouvoir des oeuvres d'offrir de nouveaux horizons :
"A quoi bon les artistes, s'ils cessaient de fournir par des sensations agréables un contrepoids aux misères de la vie ?" P. 51
Mais, sujet plus singulier, Dominique FERNANDEZ va nous faire découvrir l'intimité des peintres, la face cachée de leur existence. Et là, j'avoue avoir également eu quelques surprises. J'étais loin de soupçonner effectivement que les Maîtres abusaient sexuellement de leurs Apprentis et que les hommes forniquaient ensemble à n'en plus finir. Les oeuvres de Jacopo PONTORMO se voulaient représentatives de ces moeurs perverses au risque de déplaire au régime en place et de mourir dans la plus grande solitude. Michel-Ange, lui, auraient eu quelques soutiens pour ne pas entacher sa notoriété...
C'est un magnifique roman historique sur l'art. Il m'a rappelé avec beaucoup de plaisir "Le Turquetto" de Metin ARDITI.
Impossible de vous quitter sans faire l'éloge de ma liseuse. Et oui, elle a réussi à remplacer un pavé de 555 pages par quelques centaines de grammes, une vraie prouesse. Je crains fort que cette petite chose-là soit un peu addictive !
Lien : http://k6.re/YYAyw
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merveille
  29 avril 2017
Excellent ouvrage, qui est une autobiographie fictive, de Bronzino. La fresque historique parcourt la période de la Renaissance Italienne, de Pontormo à Allori, de l'Italie à la France, à l'Espagne, et à l'Autriche, de Florence à Venise, Parme, Chenonceaux, des Médicis à Charles Quint, François 1er, et nous parle de Michel-Ange, Léonard de Vinci, Vasari.
Nous suivons Bronzino avec ses parents, ses maitres Pontormo, Cellini, ses débuts dans la peinture, ses voyages, son initiation sexuelle, sa vie avec Allessandro Allori,.
Il y est question de l'éducation, des amours homosexuels, de la religion et des mœurs de la Renaissance.
C'est surtout une histoire de la peinture avec de nombreuses références, et une interprétation d’œuvres majeures de la Renaissance Italienne., le David de Donatello, l'autoportrait de Parmigianino, le Persée de Cellini, le Déluge de Pontormo, ....et tout ce que nous devons aller voir à Florence et aux Offices.
J'aime ces ouvrages qui nous transportent dans cette époque de création et nous invitent à aller regarder les peintures de plus près Les Offices, La chapelle Sixtine, et d'autres lieux si nombreux
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Litteraflure
  08 septembre 2018
Il y a dans ce roman le meilleur et le pire de Dominique Fernandez.
On se délecte de son érudition, de la qualité de son écriture, de sa passion pour l'art. Fernandez excelle quand il entreprend de nous conter les joies et les déboires de ces peintres contraints par les hypocrisies de leur époque. On le suit d'atelier en atelier. On s'interrompt souvent pour chercher ces tableaux lumineux pour lesquels il s'enflamme. On est littéralement transporté dans un autre temps.
Malheureusement sa quête du beau est obnubilée par… la quéquette. Toutes les pensées, toutes les descriptions, toutes les considérations se tournent vers la queue – c'est ainsi qu'il nomme l'objet de son désir.
On ne critique pas ici ses orientations sexuelles. Grand bien lui fasse. On en conteste le caractère répétitif. Il n'y a que ça qui intéresse ses personnages, il n'y a que ça qui l'intéresse. Cela en devient parfois ridicule.
Pour garder toute objectivité, j'ai relu le roman en imaginant que la vulve ait remplacé la verge, que les jeunes femmes soient portées aux nues. L'effet eut été le même. Certes, étant plus intéressé par la gente féminine, mon attention aurait été plus grande mais l'impression de déjà vu serait restée.
En fait, c'est comme si Fernandez utilisait la même recette à chacun de ses livres : une ville d'Italie pour décor (Venise, Rome, Florence, Naples), un peintre pour héros (Caravaggio, Bronzino) et une intrigue bâtie autour de l'impossibilité d'exprimer librement sa passion du sexe masculin.
Il n'en reste pas moins que Fernandez se lit avec un immense plaisir. On lui pardonne volontiers son irrépressible goût de la chose.
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pilyen
  18 avril 2017

Par quel bout aborder cette passionnant psychobiographie de Dominique Fernandez ? Peut être déjà, en précisant que ce concept de "psychobiographie" dont il est l'un des principaux utilisateurs, voire, dit-on, l'inventeur, se définit comme une " biographie alliée à une étude psychique" ( selon le dictionnaire). J'en vois quelques uns froncer le sourcil. le procédé est simple. En partant des archives d'un artiste et de sa production, de ce que l'on a écrit sur lui, de ses courriers aussi, un écrivain créé une vie, remplissant les zones d'ombres, les pensées, les dialogues supposés voire même, comme dans ce roman, des pans entiers de sa vie.
En prenant comme personnage principal, Agnolo Bronzino, peintre florentin du 16ème siècle, le jeu littéraire s'avère passionnant pour un romancier à l'imagination débordante et ...militante.
Le Bronzino, qualifié de maniériste, a été l'élève de Jacopo Pontormo, artiste qui a mieux traversé l'histoire picturale. de sa vie, on ne connaît pas grand chose à part ses oeuvres. En débutant le roman par une prétendue découverte de ses mémoires chez un antiquaire, Dominique Fernandez ouvre une large porte pour retracer, à sa façon, la vie de cet homme qui fut quand même le peintre officiel des Médicis pendant plus de trente ans.
L'érudition, la verve de l'auteur de "Porporino ou les mystères de Naples" nous emportent dans un romanesque flamboyant. En plus du fond historique précis ( la puissance de l'église romaine, l'arrivée d'Espagne de l'inquisition, la rivalité Florence /Venise), d'une galerie de portraits d'artistes mythiques ( Michel-Ange en tête), nous plongeons dans la vie intime de Bronzino et donc au coeur de la création. Nous assistons à l'élaboration de ses tableaux, aux codes qui régissent le genre mais aussi aux influences diverses qui président à leurs créations. C'est une véritable balade dans l'art florentin à laquelle nous sommes invités. Grâce au roman mais aussi à internet qui nous permet d'admirer les oeuvres en simultané, nous découvrons comment, dans un univers ultra formaté où l'église a regard sur tout, les artistes souvent hérétiques, glissent leurs pensées, leurs fantasmes, leur regard critique.
Pour Bronzino, et c'est là où l'on retrouve le militantisme de Dominique Fernandez, en plus d'être incroyant, il était homosexuel ( selon l'auteur).
La fin sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   06 janvier 2018
Un Espagnol est deux fois plus catholique qu'un Italien, mais une Espagnole est dix fois plus catholique qu'une Italienne.
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merveillemerveille   04 mai 2017
- Entre manière et style,quelle serait la différence ?
- Une différence fondamentale, Agnolo. Si le mot de "manière " arrive à prendre, si Vasari parvient àà vous faire passer, toi , Jacopo, Rosso Fiorentino, Francesco Mazzola pour "maniéristes" , s'il réussit à vous coller cette étiquette, c'est toute l'histoire de la peinture qui va être faussée. On dira de vous que vous faites des "manières" ; qu'il n'y a en vous qu'affectation, minauderie, complaisance dans l'artifice, goût du fabriqué; un pas de plus, et vous voilà des maniérés. De maniéristes à maniérés, le glissement est inévitable. Songe au retentissement que pourrait avoir ce terme excessivement péjoratif si la postérité vous l'applique. Vasari ne conçoit pas que l'art , dédaignant d'imiter la mature, nourrisse l'ambition de créer. La révolution que vous apportez, Jacopo et toi, passe infiniment les innovations antérieures. Vous êtes les premiers à vous éloigner, sciemment et superbement, de la simple reproduction de ce qui est.
p. 405
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Gwen21Gwen21   21 décembre 2017
- [...] Nul ne peut devenir un grand artiste s'il n'est pas d'abord un homme libre.
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merveillemerveille   04 mai 2017
- La Cynanthropie, cher Agnolo, c'est une mélancolie spéciale , très peu fréquente, voire disparue, qui s'empare de celui qui se prend pour un chien. Oui pour un chien. Il sort de préférence la nuit, nyctalops, il a envie de marcher à quatre pattes et il aboie. Si Jacopo n'aboie pas , je serais très déçu. Guettez-le sous ses fenêtres , postez-vous devant sa maison aux heures où le contrôle social se relâche, où les derniers restes de respect humain s'évanouissent, enquêtez auprès des habitants du quartier. De véritables cynanthropes , affectés de cette sorte particulière d'hypocondrie, cinica hippocondria, découverte par Hippoccrate, étudiée et analysée par Galien, on en trouve si rarement ! Il y a quarante ans que ne cherche à en attraper un !
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Gwen21Gwen21   16 décembre 2017
- [...] Il n'y a qu'un principe pour l'artiste : désobéir.
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Videos de Dominique Fernandez (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique Fernandez
Dominique Fernandez décrit le Caravage .Ecoutez l'académicien Dominique Fernandez décoder le "double langage" du Caravage lorsqu'il peint ce Saint-Jean Baptiste au bélier vers 1602. Lors d'une visite de l'exposition "Caravage à Rome, amis & ennemis" à écouter en intégralité dans Les Matins du samedi https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-culture/dominique-fernandez-pour-lexposition-caravage
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