AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782253112754
790 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (13/04/2005)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 126 notes)
Résumé :
Rome, 1600. Un jeune peintre inconnu débarque dans la capitale et, en quelques tableaux d'une puissance et d'un érotisme jamais vus, révolutionne la peinture. Réalisme, cruauté, clair-obscur : il bouscule trois cents ans de tradition artistique. Les cardinaux le protègent, les princes le courtisent. Il devient, sous le pseudonyme de Caravage, le peintre officiel de l'Eglise. Mais voilà c'est un marginal-né, un violent, un asocial ; l'idée même de " faire carrière " ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  04 juin 2018
Quelle richesse que ce livre ! On a tous les sens en éveil en découvrant la complexité de ce peintre.
Dominique Fernandez décrit avec une telle précision et le talent qu'on lui connait, les tableaux, les rues mais aussi les tourments du Caravage que l'on lit autant que l'on voit ou encore que l'on ressent.
Dire que j'ai appris est un euphémisme. Moi qui étais, je l'avoue hermétique aux tableaux du Caravage, je n'ai qu'une hâte maintenant c'est d'aller les admirer et je sais que j'en ressortirai bouleversée !
Dominique Fernandez nous aide à comprendre la subtilité des tableaux, à saisir certaines techniques comme le clair-obscur, à sentir l'atmosphère qui règne dans cette Rome du XVIIème.
La proximité avec internet est incontestablement un plus. Je n'ai cessai d'aller visualiser, les oeuvres mais aussi les rues, les places, les fontaines que nous dépeint D. Fernandez.
Je sais que les 800 pages « effraient » certains lecteurs, mais n'ayez aucune crainte, ce roman se lit très très vite et 200 pages de plus n'auraient pas été de trop !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          430
visages
  28 mai 2018
C'est le Caravage lui même qui nous raconte sa vie sous l'exellente plume et érudition de Dominique Fernandez.Il va s'expliquer sur son parcours et donner sens à la toute dernière scène de son existence: sa mise à mort.L'originalité de cette parole post mortem offre le recul constructif d'un regard analytique et matûre sur l'engrenage des événements, sur les raisons profondes qui ont motivé ses choix, son oeuvre, ses amours.
Si le faisceau lumineux est orienté sur la vie privée du peintre, la toile de fond historique est loin d'en être négligée.Les rouages politiques, les intrigues du Vatican, les obsessions du Saint Office, les luttes de pouvoir etc...sont dépeints avec autant de minutie et d'intelligence que les oeuvres picturales.
Nous découvrons un homme dont le conflit intérieur ne s'est jamais apaisé et qui lui est crûment affirmé par un Cardinal:"..je vais te dire ce qui cloche sous ton crâne.Ne m'en veuille pas de ma franchise.Tu voudrais occuper toutes les places:celle du Favori et celle du Maudit.Te sentir l'Elu et l'Exclu..."
Dualité et tourments qui sont le moteur de sa créativité et qui ne sont selon lui " que des moyens de compenser un manque originel , ce vide de père en moi...". Il n'a de quête que d'être reconnu,adulé mais se morfond lorsqu'il obtient cette approbation puisque pour lui l'Art ne peut éxister que dans la remise en question de la norme.Il veut rompre avec la beauté classique,choquer pour être rassuré sur l'esprit novateur de son art.Il n'existe que dans la passion et le danger.Le confort et la sécurité le mortifient,pas question de de se conformer à un modèle imposé.Cette vérité dans la création l'est aussi pour sa vie amoureuse "...le seul amour qui compte est celui qu'il faut mériter,qui est remis tous les jours en question,qui peut manquer d'un moment à l'autre..."
Jamais encore je n'ai lu de roman sur un peintre qui m'ait donné autant de clés de compréhension pour décrypter un tableau,sur la double lecture qui est parfois indispensable pour y accéder .Le plaisir qu'il y a à repérer les symboles, les messages cachés,les allusions destinées à certains à l'insu d'autres..Ce n'est pas un livre à ne lire qu'une fois car la 800ème page terminée, le désir d'une seconde lecture s'impose avec l'arrière pensée d'en extraire la substantifique moëlle afin d'aller ensuite contempler tous ces tableaux avec émotion,spontanéité mais aussi avec les codes pour en apprécier tous les aspects! Paraléllement à tous ces bonheurs que Dominique Fernandez offre au lecteur, s'ajoute celui de sa passion pour l'Italie qu'il nous fait partager par des promenades dans rome et Naples qui ravivent moult souvenirs pour qui a eu la chance de s'y ballader.On perçoit l'amoureux de l'Italie, l'amoureux de l'Art mais aussi l'amoureux de l'Amour...à chaque page de son roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          279
ATOS
  16 août 2018
Faut il connaître la vie d'un artiste pour connaître son oeuvre ? Comme en peinture..il y a plusieurs écoles. Cela dépend-il du peintre ? cela dépend-il de son l'époque ? Comment comprendre les oeuvres de Caravage si on ignore leur contexte historique ? Comment comprendre le 17e siècle sans le Carvage ? Comment comprendre Rome ? La papauté ? Comment comprendre Raphaël, Michel-Ange, où placer Rubens ? Ceux qui l'ont précédé , ceux qui l'on suivi ?
De Milan, à Rome, de Malte en Sicile, pour son dernier regard en Toscane.
Roman de fiction, soit, roman à la gloire d'un génie.
A la fois maudit et reconnu, torturé et provocant. Michelangelo Merisi aimait la lumière naturelle. Il aimer sa flamme et s'amuser follement de ses feux.
Toujours au devant de la mort jusqu'à en perdre la vie.
Il était inventif, impulsif, amoureux. Il était étonnant, irritant et déroutant. La vérité des corps, la vérité des âmes, de leurs passions, des leurs extases, de leurs douleurs, de leurs damnations.
Le roman de Domminique Fernandez vos fera découvrir les mille et un mystère de l'oeuvre du Caravage. Garçon avec un panier de fruits , David et Goliath, Méduse, L'Amour victorieux, Saint Matthieu et l'Ange et de tant d'autres.
Chaque oeuvre a sa propre histoire, son sens, sa détermination, sa vérité, à la lumière des ses heures.
Brûlant, incandescent. Si il n'a pas inventé le clair obscur, puisque celui ci était connu depuis l'Antiquité, il s'en est rendu Maître et a changé l'histoire européenne de la peinture.
Brisant la tradition, le maniérisme, les demis teintes, les demi tons, chassant incandescence des fausses pudeurs, il a su toujours éviter le bûcher. Mais toujours de si peu...
Marqué à l'épaule au fer rouge d'une fleur de chardon, il n'aura jamais oublié, jamais pardonné.
Il a rusé, s'est échappé, caché, sachant réapparaître pour mieux incendier.
Personnage hors du commun, peintre exceptionnel.
Oui il faut connaître ou imaginer la vie d'un artiste pour connaître son oeuvre. Savoir s'interroger.
Marque moi de ton fer
entre l'oeil et la lèvre.
Dépose et force ta lettre d'or
Que l'odeur du vivre me revienne,
Et que rouge dans ma peau il soit écrit
enfin qui je suis.
Astrid Shriqui Garain
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          212
tynn
  08 août 2014
Dominique Fernandez a mis son imagination au service d'une biographie romancée de Michelangelo Merisi dit le Caravage ( 1571-1610) avec un tel réalisme et une prouesse de reconstitution historique qui permettent de dévorer ce gros pavé de 700 pages comme un livre d'aventures.
Aventurier, le Caravage l'était surement par le tempérament belliqueux, le gout des excès, des bagarres et des débauches qui ont accompagné sa vie d'artiste. Cette existence dissolue l'entrainera pour le pire et le meilleur sur les chemins de Rome, de la Sicile et de Naples, dans l'Italie du 17ème siècle.
L'auteur met vraiment ses pas dans les chausses du peintre, en écrivant à la première personne, lui donnant une réalité romanesque, imaginant son parcours d'apprentissage, les années de galère et de doutes avant de devenir la coqueluche des princes de l'église. Un portrait d'ange maudit s'autodétruisant avec application pour sans doute mieux sortir le meilleur de ses tripes.
J'ai dévoré ce livre bourré d'anecdotes, érudit picturalement, incitant à la découverte minutieuse des oeuvres évoquées pour mieux en apprécier le contexte de création et l'analyse. C'est un excellent livre de vulgarisation artistique, visuel, tonitruant. L'inventivité de l'auteur se mêle sans incohérente avec l'histoire du siècle et l'oeuvre du maître du clair-obscur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
clude_stas
  18 septembre 2014
Michelangelo Merisi, né à Milan en 1571, est un immense artiste, tellement expressif et au destin épique. Un véritable roman pour ce peintre magnifique du clair-obscur. Il surprend, déroute, séduit, fascine plus de quatre siècles après sa mort, en 1610, entourée de circonstances étranges. Une vie emplie de fureur, de bruit et de violence, une vie de mauvais garçon aux moeurs troubles, qui ne pouvait s'achever que dans l'ombre du mystère. Une mort, tragiquement prémonitoire de celle du poète italien Pier Paolo Pasolini sur la plage d'Ostie en 1975 (bien qu'aujourd'hui, on pense que Caravage est mort dans un lit d'hôpital). Bref, il n'est rien d'étonnant à ce que Dominique Fernandez s'empare de sa biographie pour en faire un roman rythmé, passionnant de bout en bout, jusqu'au dénouement, jusqu'à la suffocation finale. Sincèrement, les oeuvres elles-mêmes suffiraient à éblouir n'importe quel amateur de peinture et il semble étonnant que personne n'ait pensé auparavant à transformer le Caravage en héros de fiction.
Après une enfance passée à Caravaggio, à l'âge de treize ans, il entre dans l'atelier de Simone Peterzano. A vingt ans, il arrive à Rome où il reçoit la protection du Cardinal del Monte, une des personnes les plus cultivées de la ville. A partir de cette date, il est baptisé « il Caravaggio » (un autre Michelangelo avait déjà laissé son empreinte – et quelle empreinte – en art). Mais surtout il va élaborer une peinture en réaction au maniérisme de la fin du XVIe siècle, une peinture non académique, moins théorique, plus sensuelle, plus naturaliste. Mais cette révolution se fait en gardant certains aspects du maniérisme : la tension de la ligne et les contours nets et précis. D'autre part, il va chercher ses modèles dans la rue (des adolescents, des femmes du peuple) ; il introduit une nouvelle gamme de tons gris qui valorisent la force du sujet ; il théâtralise fortement par des jeux d'ombre et de lumière des sujets souvent dramatiques. Bref, il initie un nouveau langage pictural. Ainsi, le Caravage est souvent considéré comme étant l'auteur de la première nature morte, tant il donne une présence aux objets quotidiens, véritables sujets de la toile, aux côtés des enfants de la rue. Ce qui m'amène à me poser la question suivante : un tableau comme « L'Amour victorieux » avec son nu frontal serait-il encore possible aujourd'hui sans encourir les foudres des associations protectrices de la famille ?
Oui, Saint Mathieu est un vieillard, aux mains calleuses et aux pieds crasseux. Oui, Marie-Madeleine est une femme pâlichonne aux cheveux sales. Et les scènes sacrées acquièrent une dimension profane. le Repos de la Sainte Famille devient le moment de pause de n'importe quelle famille. Et le cadavre de la Vierge présente toutes les caractéristiques d'un corps ayant longuement séjourné dans les eaux du fleuve. La face obscure de l'homme est omniprésente, chez les aristocrates, chez les religieux comme dans le peuple. La violence est partout. La solitude également.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80

Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
diablotin0diablotin0   03 juin 2018
Pour la première fois, dans un tableau, une figure hideuse était rendue au naturel, sans le plus petit début d'idéalisation. Le laid, le laidement vieux, si soigneusement écartés de leurs ouvrages par tous mes prédécesseurs y compris Michel-Ange, firent leur entrée dans les beaux-arts, dont le nom même cessa d'être adéquat.
Commenter  J’apprécie          220
diablotin0diablotin0   01 juin 2018
Un tableau, ajouta mon grand-père ( et je me souviendrais de cet argument pour ma défense quand on accuserait les miens d'impiété), légitime des interprétations quelque fois radicalement divergentes. Plus le tableau est riche, plus le Diable et le bon Dieu ont le plaisir à y cohabiter.
Commenter  J’apprécie          180
enkidu_enkidu_   12 avril 2020
Mon corps, on ne l’a jamais retrouvé. Jeté dans la mer ? Brûlé sur la plage ? Mangé par les fourmis ? Dévoré par les loups ? Ravi par les aigles ? Veillé et emporté par quelque âme pieuse ? Enseveli en cachette puis oublié comme un chien? Les voyous que j’ai si souvent pour les peindre déguisés en anges sont-ils venus me chercher pour m’enlever au ciel ? Un autre, à ma place, se lamenterait. Privé de sépulture! Abandonné sur le sable, condamné à errer dans les limbes, avec les enfants morts sans baptême et les pécheurs privés de rédemption! Moi, au contraire, je m’estime fortuné, de n’avoir ni tombeau ni dalle funéraire. Il me plaît d’échapper aux pèlerinages et aux anniversaires. Je ne veux pas de commémorations posthumes, après avoir été honni et persécuté de mon vivant. Ce fatras d’hommages, gardez-le pour ceux que la renommée publique, les honneurs, la réussite mondaine ont favorisés. Ma mort n’ayant pas été moins mystérieuse que ma vie, l’énigme de ma destinée reste entière.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
enkidu_enkidu_   12 avril 2020
Le Saint Jean-Baptiste de Léonard de Vinci fut placé dans l’église, au-dessus du maître-autel. Il n’y avait à l’époque aucun peintre, à Caravaggio ou dans les environs, capable d’en rendre les nuances, le fondu, le moelleux. Le village gardait le vague espoir que le tableau ne quitterait jamais la niche où il trônait derrière une double rangée de cierges, lorsque l’ambassadeur du nouveau roi de France le réclama au duc de Milan. Léonard, avant de mourir dans les bras de François Ier, lui avait fait présent de ses trois tableaux qu’il estimait les meilleurs, la Joconde, la Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne et, par malheur, ce Saint Jean-Baptiste. Ni François Ier ni ses successeurs Henri II et Charles IX n’avaient pensé à le réclamer. Henri III, petit-fils de François Ier, dont le règne avait commencé trois ans après ma naissance, entendait recouvrer le tableau et le mettre dans son palais du Louvre à côté des deux autres qui étaient déjà en sa possession. Le duc de Milan nous manda par un émissaire qu’il nous laissait trois mois pour faire une copie. Passé ce délai, le tableau prendrait le chemin de la France.

Par un malheur encore plus grand, continua mon grand-père, son fils fut désigné pour exécuter la copie. Bien qu’il eût abandonné la haute peinture, mon père s’amusait à faire pour les gens du village de petites scènes tirées de l’Histoire Sainte. Le soin d’entretenir sa famille l’avait empêché d’ouvrir un atelier, ce qui ne veut pas dire qu’il manquait de talent. « On l’a bien vu à cette occasion. La copie n’était pas facile à réussir. Tu t’es peut-être aperçu que Léonard a peint un jeune homme qui n’est pas précisément un jeune homme : si on regarde de près son visage, on se dit que ce peut être aussi bien celui d’une jeune femme. Le regard vague, le sourire flou, le vaporeux des chairs ne permettent pas de se prononcer. Le charme qui émane de ce personnage reste indéfinissable. La peau de panthère fait dire à certains que ce n’est pas le précurseur du Christ le sujet du tableau, mais Bacchus, le dieu païen. »

J’interrompis mon grand-père pour lui demander comment le même modèle pouvait représenter à la fois un des saints les plus vénérés de l’Eglise et un ivrogne que les alcooliques invoquent dans leurs débauches. Il me répondit que Léonard avait le secret de ces amalgames, aucun de ses tableaux ne pouvant se réduire à une seule lecture.

« J’ai vu à Milan une exposition de dessins où sa fameuse Joconde était parodiée de cent façons. Ces caricatures avaient été faites du vivant du peintre, et avec son approbation. Derrière le sourire sibyllin de la jeune femme, apparaissaient tour à tour les traits d’une parturiente, d’une nonne, d’une danseuse espagnole, d’un homme barbu, d’un garçon boulanger, d’un garde suisse, de quantité d’autres types encore. Car la Joconde est toutes ces créatures à la fois, sauf une personne répondant au nom unique de Monna Lisa. Il est possible, de la même façon, que pour Léonard le précurseur du Christ n’ait fait qu’un avec le Bacchus des païens. Assimiler le vin des vignes de Bacchus au sang versé par le Rédempteur ne constitue pas un blasphème, si l’on en croit saint Ambroise, patron de la ville de Milan. Un tableau, ajouta mon grand-père (et je me souviendrais de cet argument pour ma défense quand on accuserait les miens d’impiété), légitime des interprétrations quelquefois radicalement divergentes. Plus le tableau est riche, plus le Diable et le bon Dieu ont de plaisir à y cohabiter. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
diablotin0diablotin0   02 juin 2018
A force de me soupçonner, il créa ce qu'il redoutait. Je le trahis pour de bon, par lassitude d'être accusé à tort.
Commenter  J’apprécie          283

Videos de Dominique Fernandez (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique Fernandez
Dominique Fernandez décrit le Caravage .Ecoutez l'académicien Dominique Fernandez décoder le "double langage" du Caravage lorsqu'il peint ce Saint-Jean Baptiste au bélier vers 1602. Lors d'une visite de l'exposition "Caravage à Rome, amis & ennemis" à écouter en intégralité dans Les Matins du samedi https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-culture/dominique-fernandez-pour-lexposition-caravage
autres livres classés : le caravageVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1992 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre

.. ..