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EAN : 9782246789376
304 pages
Grasset (11/01/2012)
3.53/5   101 notes
Résumé :


28 mai 2010, Dominique Fernandez, accompagné d'une vingtaine d'écrivains, photographes, journalistes, acteurs, français et russes, embarque, au départ de Moscou, à bord du Transsibérien qui les mènera à Vladivostok, capitale de la Russie d'Extrême-Orient.

Trois semaines sur les rails, et le bout du monde. De découvertes en réflexions, il livre, dans un récit émaillé de références littéraires et historiques, la Russie toute entière.>Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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Wyoming
  21 août 2021
En moins de 300 pages, tant de densité pour accrocher le lecteur aux wagons du Transsibérien! Dominique Fernandez accomplit cette traversée mythique de 9288 kilomètres en compagnie d'une douzaine d'écrivains et de deux photographes et nous livre bien plus que des impressions de voyage.
C'est une véritable aventure, littéraire, artistique, humaine et nature dans laquelle nous pouvons suivre le train, découvrir les villes étapes, nous pénétrer des paysages immobiles de la taïga, tout en feuilletant Tolstoï, Tchekov, Tourgueniev, Soljenitsyne, Makine et bien d'autres.
La littérature est au coeur de cet essai avec de nombreuses citations des différents auteurs qui donnent envie d'aller découvrir leur oeuvres si on ne les connaît déjà.
L'histoire est également au rendez-vous de chaque lieu visité, plus ou moins chargé du passé, tasriste, communiste, esclavagiste ou tout simplement russe avec les magnifiques nuances posées en touches éparses sur ce peuple colossal chez lequel l'abnégation côtoie la révolte, la violence s'efface devant la poésie, la musique et la danse adoucissent les rigueurs naturelles et humaines.
Des rencontres nombreuses sont évoquées par l'auteur, des plus simples aux plus prestigieuses, souvent génératrices d'interrogations voire de perplexité, mais toujours empreintes d'admiration pour les richesses de ces relations humaines, des tragédies évoquées, des épopées historiques, des révolutions et évolutions de ce pays gigantesque.
Enfin, la nature est sans cesse célébrée tant au travers des citations des auteurs russes ou non que des descriptions des paysages admirés depuis le train ou lors des étapes. Immensité, gigantisme du lac Baïkal, puissance des fleuves Ienissei ou Amour, monotonie envoûtante de la taïga, mystères des pistes qui la pénètrent.
Un superbe récit pour tous les amateurs de voyages, de culture, de nature et bien sûr de la Russie.
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ivredelivres
  29 janvier 2012
J'avoue, j'ai un faible pour Dominique Fernandez, son Tolstoï m'a beaucoup plu et j'ai craqué pour son dernier livre : Transsibérien.
Il faut dire qu'en le feuilletant en librairie que suis tombée sur cette phrase « Ce récit, je m'en excuse, sera farci de lectures et relectures » ce qui fut une incitation très forte.
En 2010 Dominique Fernandez a participé à un voyage dans le cadre de l'Année Franco-Russe, un voyage mythique en Transsibérien.
Avec une pléiade d'autres auteurs et journalistes, à bord de wagons aux couleurs des deux pays.
« le Transsibérien quitte chaque jour Moscou, gare de Iaroslavl, à 16H50 » le bout du voyage est sur la quai de Vladivostok quelques 9000 km plus tard.
L'auteur se fixe quelques règles pour ce journal de voyage : pas question d'être « aveugle et bêtement enthousiaste » mais rester vigilant, observer, s'interroger, critiquer si nécessaire mais à la manière d'un amoureux de la Russie.
L'auteur a prévenu, les références littéraires seront nombreuses, l'occasion pour le lecteur de se plonger dans un bain de littérature russe de Tchekhov en route pour Sakhaline, Dostoïevski en route pour la Maison des morts, en passant par Tolstoï et ses récits du Caucase ou Gorki, celui des récits d'enfance, avant qu'il encense la construction du Belomorkanal.
C'est aussi le voyage vers le Goulag de Chalamov ou Soljenitsyne car « Très rare sont les ouvrages qui parlent d'une autre Sibérie que celle des prisons, des camp, des travaux forcés ».
Mais la Sibérie c'est aussi l'aventure, la toundra glacée, l'impétuosité de l'Ienisseï, le « silence du Baïkal » ou le fleuve Amour.
Les étapes du voyage sont une litanie de noms qui font rêver : Nijni-­Novgorod, Ekaterinbourg, Omsk, Novossibirsk, Irkoustk, Krasnoïarsk.........
A chaque étape, voyage officiel oblige, c'est une succession de réceptions en fanfare, de dîners, de rencontres plus ou moins contraintes avec des russes, de spectacles, de visites, de conférences.
Les conditions matérielles sont très bonnes comparativement au voyageur lambda, une provodnitsa à leur service exclusif pour assurer la vie à bord, cette employée est chef du samovar qui trône en tête de wagon toujours prête à délivrer les verres, le thé, le sucre et faire abaisser les marches du wagon à chaque arrêt.
La traversée occasionnelle du wagon de troisième classe remet les pendules à l'heure russe, l'inconfort réservé au « prolétariat d'esclaves » soulève l'indignation de Dominique Fernandez.
Au gré des étapes et visites organisées on passe d'un conservatoire de musique à une représentation du Barbier de Séville à l'Opéra d'Ekaterinbourg, on apprend que Rudolf Noureev est né dans un wagon du Transsibérien. Parfois les visites sont décevantes et les rencontres ou les échanges avortés. Mais il y a aussi des moments de grâce comme cette rencontre avec des lycéens qui se livrent à un jeu littéraire franco-russe à faire pâlir d'envie n'importe quel enseignant.
Moment d'émotion que celui où Irina une des accompagnatrices russes lui propose « d'aller déposer des fleurs au pied du monument élevé à la mémoire du poète Ossip Mandelstam » c'est la dernière image qu'emporte Dominique Fernandez, la statue de celui qui écrivait
« Fourre-moi plutôt, comme un bonnet, dans la manche de la chaude pelisse des steppes sibériennes ».
j'ai aimé ce voyage mais je n'ai pas tout à fait tout dit. Si la littérature russe est largement présente la française ne l'est pas moins et de Théophile Gautier à Balzac , d'Alstophe de Custine à Alexandre Dumas, nombreux sont les français qui ont écrit sur cette Sibérie. Il invite aussi à la lecture d'Andréï Makine le sibérien le plus français qui soit.
En vrai amoureux de la Russie l'auteur rend le voyage passionnant, deux carnets de photos accompagnent parfaitement le texte.


Lien : http://asautsetagambades.hau..
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MELANYA
  29 septembre 2021
Привет! Priviet !
Dominique Fernandez est un écrivain français, mais comme son nom le laisse supposer, d'origine mexicaine. Cela peut paraître étonnant qu'il ait écrit un livre très connu : « Transsibérien », un voyage de pas moins de 9.288 kilomètres., une grande aventure.

En quatrième de couverture, on peut lire : « de la place Rouge à Tchékov, de la dictature stalinienne à la terrible beauté sibérienne (nota perso : je confirme) en passant par Nijni-Novgorod, Irkoutsk et le fleuve Amour, Dominique Fernandez invoque écrivains et penseurs, Gautier, Dumas, Gorki, Tolstoï. Et en toile de fond, persistante, l'ombre inquiétante du passé soviétique. »
Que des grands noms de la littérature et un paysage sublime : la Sibérie : da ! Sans oublier le fabuleux lac Baïkal évoqué par de nombreux écrivains voyageurs ainsi que son fleuve Amour et tout le reste. C'est que le paysage, cette sauvage taïga, est impressionnant et puis, pendant les trois semaines que dure ce voyage, on a le temps de l'admirer.
Récit historique également, politique mais pas que… Il y a heureusement des escales, et c'est de la Russie toute entière que nous parle Dominique Fernandez qui était déjà venu. Il faut faire attention aux fuseaux horaires. On y voit également le travail du chef de train ainsi que les « provodnitsa » (responsables de wagons).
C'est, en abrégeant, un voyage aux allures de pèlerinage et où résonnent les noms de Tolstoï, Gorki, Tchaïkovski, Dumas, Soljenitsyne et d'autres. Que de bonnes réminiscences et de belles photos à admirer.
En conclusion, cet éloge : « Un splendide récit au carrefour de la géographie, de l'histoire, de la littérature… et de la musique. » (Le Figaro magazine).
Amis lecteurs, vous qui aimez les voyages, les contrées lointaines et qui appréciez « L'âme russe », ce livre est pour vous (environ 300 pages), ce n'est pas bien terrible pour un si grand voyage, surtout quand on le fait confortablement…..

Lien : https://www.babelio.com/monp..
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Fifrildi
  18 mai 2017
Ce livre traînait dans ma pal depuis 5 ans... voilà une bonne chose de faite.
Il s'agit du compte-rendu d'un voyage sur le mythique Transsibérien de Moscou jusque Vladivostok , terminus du Transsibérien après 9288 kilomètres passés sur les rails.
De tous les participants à ce voyage je ne connais que deux écrivains : Jean Echenoz (14) et Danièle Sallenave (Le don des morts). Mais ils n'ont pas vraiment la parole dans ce livre qui est centré sur les impressions de son auteur, Dominique Fernandez.
Voilà un voyage qui à l'air tout aussi attirant que rebutant. Attirant pour la découverte des fabuleux paysages de la Sibérie (dont l'incontournable lac Baïkal) et rebutant pour les conditions de voyage qui sont loin d'être confortables (sans parler de la nourriture).
Dominique Fernandez agrémente son récit avec des anecdotes historiques et des références littéraires (de quoi alimenter mon pense-bête de quelques titres) comme :
- le maître d'armes d'Alexandre Dumas
- Rêves de Russie de Yasushi Inoué
- Pastorale transsibérienne d'Oleg Ermakov
- Voyage à l'île Sakhaline de Tchekov
Un voyage qui me fait quand même un peu rêver même si je sais que je n'aurai pas l'audace de l'entreprendre ^^

Challenge multi-défis 2017 (1)
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Aela
  21 mars 2012
Ce livre m'a permis de revivre le très beau voyage que j'avais fait avec ma fille en 2006 en Sibérie, depuis Moscou jusqu'à la frontière mongole près de Oulan Oude.
Dominique Fernandez, académicien, a réalisé un périple de 3 semaines à bord du célèbre train Transsibérien, en compagnie de 15 écrivains français, voyage réalisé et organisé dans le cadre de l'année de la Russie en France, en mai 2010.
Dominique Fernandez reconnaît lui-même qu'il avait des idées fausses sur la Sibérie avant de participer à ce voyage: il imaginait un pays misérable, des villages abandonnés..
Il a pu voir que cette représentation ne correspondait pas du tout à la réalité.
Ainsi son étonnement lors de la visite de la ville de Novossibirsk, aujourd'hui 3ème ville de Russie avec un million et demi d'habitants.
On se laisse bercer par ce récit de voyage qui adopte un rythme régulier comparable à celui de ce célébrissime train Transsibérien.
Des anecdotes de voyage, des digressions, des réflexions sur l'art, la peinture, la poésie, L Histoire...
C'est un véritable voyage culturel qui nous est offert ici par Dominique Fernandez.
Comme lui j'avais été éblouie par l'immensité et l'infini: les régions du monde où l'on peut parcourir 1 000 km d'affilée sans rencontrer aucune trace humaine ne sont pas légion.
J'ai trouvé particulièrement réussie l'évocation des déportés décembristes, (les officiers qui se sont révoltés contre le tsar Nicolas 1er au début du 19ème siècle) lors de la visite de la ville d'Irkoutsk; ville pleine de souvenirs et de références littéraires avec le passage du légendaire Michel Strogoff dans cette ville.
Un merveilleux voyage, à lire et à relire, avant de découvrir ce magnifique pays.
A préciser enfin, comme le fait d'ailleurs Dominique Fernandez, que beaucoup de Russes de la partie occidentale de la Russie ne sont jamais allés en Sibérie.
Un livre que je conseille donc aussi à ma grande amie russe Irina...
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critiques presse (2)
NonFiction   21 juin 2012
Entrecoupé d'anecdotes littéraires, musicales ou historiques, de considérations architecturales et artistiques, de souvenirs de l'auteur lui-même et de rencontres bien réelles, ce récit entraîne le lecteur, à travers une nature envoûtante, dans un pèlerinage physique et spirituel […].
Lire la critique sur le site : NonFiction
LeMonde   27 janvier 2012
Transsibérien est une promenade et une rêverie, dont certaines pages sont très belles, d'autres très drôles, et qui néglige à dessein le reportage ou l'analyse.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (88) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   21 mars 2012
Je sais que vous l'aimez à l'étranger, Gorbatchev.
Nous, Russes, sommes plus réservés à son sujet.
La perestroïka est venue trop vite, le changement a été trop brutal.
Du jour au lendemain, il n'y avait plus d'Etat, plus d'idéal.
On ne payait plus les salaires, on ne distribuait plus gratuitement les appartements.
Maintenant cela va mieux.
De 1990 à 2000 c'étaient vraiment les années noires.
Je n'idéalise pas l'ancien régime mais il faudrait discuter.
+ Lire la suite
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FifrildiFifrildi   17 mai 2017
La vitesse réduite du Transsibérien donne l'impression qu'on se promène à pied ou à cheval au milieu des arbres. Comme il n'y a le long de la voie ni autoroute, ni grille de protection, ni route, ni station-service, ni garage, ni hangar, ni maison d'aucune sorte, et qu'on aperçoit aucun être humain, l'impression d'illimité est décuplée par la solitude immense qui enveloppe la taïga. Si intéressantes que soient les villes où l'on s'arrête, le voyage en Transsibérien, c'est d'abord le spectacle d'une nature dilatée à perte de vue et constamment dans son état sauvage.
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ivredelivresivredelivres   29 janvier 2012
Des rivières, des tourbières, des étangs coupent l’immense forêt. Pas une maison, pas un homme, pas une automobile, pas un animal. Un monde s’étend devant nous, aussi neuf qu’à son origine La plaine, les arbres, le ciel, toujours la plaine, toujours les arbres, toujours le ciel, dans une suspension du temps qui ouvre la porte sur l’éternité
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PatriceGPatriceG   23 janvier 2021
Que Nicolas I n'ait rien à envier à Staline, pour la férocité de son despotisme, est prouvé par la lettre qu'il envoya à Maria lorsqu'il eut appris qu'elle voulait rejoindre son mari. Cette lettre d'avertissement comprenait cinq points. Qu'elle se le tint pour dit : 1° Une femme qui suit son mari en Sibérie doit partager son sort. Elle doit renoncer à tous les droits que lui donnait sa position antérieure et, de ce fait, être traitée comme la femme d'un criminel d'Etat. 2° Tout enfant, né en Sibérie, de l'union d'une telle femme et de son mari criminel, sera inscrit sur les registres comme serf paysan et deviendra la propriété de la Couronne. 3° Il est interdit à cette femme de détenir bijoux ou argent. 4° Elle perd le droit de se faire servir par des domestiques.5° Elle ne pourra jamais retourner en Russie d'Europe, même après la mort de son mari
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AelaAela   21 mars 2012
Kilomètre 2917. 18 heures, heure locale, 3 heures de plus qu'à Moscou, mais l'horloge de la gare, niant le décalage horaire, indique 15 heures.
Novossibirsk est né du Transsibérien, en 1893.
Jules Verne ne mentionne pas cette ville, et pour cause: en 1875, elle n'existait pas. 740 habitants en 1894, un million 70 ans plus tard, aujourd'hui 3ème ville de Russie avec 1,5 million d'habitants. La création d'usines géantes, l'afflux continuel d'émigrés, la position de plaque tournante du transport entre les mines de charbon à l'est et les gisements minéraix de l'Oural, expliquent cette croissance, qui a été plus rapide que dasn l'Ouest américain.
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