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EAN : 9782266170802
343 pages
Éditeur : Pocket (03/01/2008)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 107 notes)
Résumé :

Née esclave, Frédégonde était destinées à devenir courtisane dans un village gaulois. Mais un abbé la place servante chez l'un des fils de Clotaire, roi des Francs. Très vite, la jeune femme découvre de la cour mérovingienne et devient la confidente d'Audowère, l'épouse du fils cadet de Clotaire. Novembre 561, le roi meurt. Ses quatre fils se partagent le royaume. L'impulsif Chilpéric se d&#... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  04 novembre 2018
Voilà un roman historique comme je les aime !
Cette biographie romancée nous plonge au plein coeur du Haut-Moyen-âge à une époque peu reluisante de l'Histoire, celle des Mérovingiens et de leurs reines sanguinaires...
A la fin du VIème siècle, s'opposèrent Frédégonde, reine de Neustrie et de Brunehilde ( On la nomme aussi Brunehaut.) reine d'Austrasie. Leur rivalité plongea la Gaule Franque dans une guerre civile qui dura plus de trente ans.

Revenons un peu au début, si vous le voulez bien ..
Nous sommes en 561 et Clotaire 1er, le dernier fils de Clovis, meurt.
Ses quatre fils se partagent le royaume : le royaume de Reims pour Sigebert, le royaume d'Orléans et de Bourgogne est donné à Gontran, Caribert devient roi de Paris et d'Aquitaine et Chilpéric, le benjamin, se voit octroyer le plus petit des royaumes, celui de Soissons.
Voilà tout irait bien dans le meilleur des mondes si ce n'est l'ambition qui dévore les puissants et pire encore que cela, leurs épouses !

Ce premier volet nous narre l'histoire du point de vue de Frédégonde.
Issue de basse extraction, Frédégonde, jeune et sémillante servante de la douce Audowère, épouse de Chilpéric, devient la favorite de ce dernier.
Elle est belle, intelligente, elle rêve de devenir princesse... et même reine !
Ce n'est pas un secret. La jouvencelle dotée de charmes certains et d'une ambition démesurée y parviendra. Faut-il encore savoir comment mais ça, je le tairai...

Ce premier tome pose ainsi les jalons de ce que seront ces futures années sanglantes.
Les personnages, qui ont bel et bien existé, sont dignes de GOT. Entre barbarie et début de chrétienté, les frontières sont encore bien minces. Les puissants ne s'encombrent pas de morale et encore moins de scrupules. D'autant plus que la conception de la justice d'origine franque se base sur la vengeance privée.
La justice repose sur le « wergeld », autrement dit le prix de l'homme. Pour les Francs, tout crime a un prix, en monnaie d'or ou d'argent. Ainsi, les auteurs de délits pouvaient dédommager les familles des victimes, et dormir tranquilles ! Même en jouant sur la peur de l'excommunication, les évêques avaient encore bien du mal à imposer leur loi.

J'ai vraiment bien aimé ce roman. La plume de Fetjaine est plaisante et l'histoire captivante.
Le portait de Frédégonde est vraiment très réussi. Chaque chapitre est entrecoupé de sa propre narration (qui s'adresse à son fils) ce qui permet au lecteur de connaître ses pensées intimes et même de ressentir de l'empathie envers elle. Tout du moins, au début … !
D'autres parts, ce roman nous fait découvrir l'univers des Francs : leurs coutumes, leurs moeurs, leurs façons de se battre...On comprend également que l'unification entre deux peuples, les Gallo-romains et les Francs, ne s'est pas faite en un jour mais que c'est sans doute l'Église chrétienne qui a permis cette fusion.
Voilà, je suis conquise.
Il n'y a plus qu'à s'emparer du deuxième épisode !
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FeyGirl
  12 mai 2020
Jean-Louis Fetjaine, auteur connu pour ses trilogies fantasy des Elfes, s'est aventuré dans le roman historique en nous proposant sa version de la lutte sanguinaire que se sont livrée deux Reines Mérovingiennes, Frédégonde et Brunehilde (ou Brunehault) à la fin du VIe siècle.
Le premier tome choisit comme protagoniste Frédégonde entre 557 et 566. Jeune Gauloise servile destinée à devenir prostituée sacrée, Frédégonde arrive par un concours de circonstances improbable à être la servante d'Audowère, épouse de Chilpéric, le plus jeune fils du roi. L'origine réelle de la future reine est en effet incertaine, l'auteur a donc eu la liberté de broder autour de quelques faits supposés.
Très rapidement, la suivante envoûtera Chilpéric, qui deviendra roi comme ses frères lors du partage du royaume du père. Frédégonde, ambitieuse, mettra tout en oeuvre pour écarter la reine Audowère. Mais la répudiation de la reine ne sera pas suffisante, le nouveau roi préférant un mariage prestigieux avec une fille de roi.
Ce roman m'a permis de mieux connaître la société franque, différente de l'univers moyenâgeux que nous connaissons habituellement : par exemple, les Francs considéraient les royaumes comme des biens privés, dont héritaient et que se partageaient tous les fils du défunt roi. Nous pénétrons dans les palais des petits-fils de Clovis, très éloignés des massifs châteaux ultérieurs. Dans un monde qui n'est pas encore féodal, les rois devaient s'acheter la fidélité des guerriers, les frères devenus rois se déchiraient pour des terres et se réconciliaient pour des guerres face à un ennemi commun. Les Francs, pourtant très minoritaires face aux Gaulois sur lesquels ils régnaient, continuaient de respecter des coutumes germaniques tout en ayant adopté récemment la religion chrétienne.
Les deux reines, Frédégonde et Brunehilde, ont souvent été dépeintes très péjorativement par les historiens des siècles passés. Il fallait bien démontrer qu'une femme ne pouvait pas régner ! Pourtant, l'auteur nous montre que toute la société franque était dure, et les rois pouvaient être inflexibles si leur intérêt l'exigeait. Dans un univers où la mort était très présente, y compris celle des plus jeunes enfants ; où les guerres sanglantes faisaient et défaisaient des royaumes ; où des peuples cruels de l'est déferlaient sur les contrées ; où des frères complotaient les uns contre les autres ; il n'est pas étonnant que des femmes se montrassent impitoyables pour conserver leur trône.
La Frédégonde de ce récit est froide et elle manipule tout son entourage. L'auteur a imaginé quelques lettres de Frédégonde à son futur fils Clotaire, qui sont les seuls passages où elle montre de l'affection et de la tendresse, lui donnant une touche d'humanité bienvenue.
J'ai toutefois un bémol sur le roman : j'ai été parfois gênée par le style trop travaillé. J'ai buté sur certaines phrases. Elles sont bien écrites, mais certains mots sont recherchés, certains passages sont un peu lourds.
Ce livre se termine avant que Frédégonde ne devienne reine. Je lirai avec intérêt le deuxième tome, qui mettra en scène Brunehilde.
Challenge Livres Historiques 2020
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boudicca
  18 septembre 2012
Avec « Les reines pourpres », J-L. Fetjaine nous offre un diptyque consacré à deux figures féminines emblématiques de l'histoire de la France du VIe siècle : Brunehilde et Frédégonde. le lecteur se retrouve ainsi plongé au coeur d'une période trouble pour le royaume franc, partagé après la mort du roi Clotaire en 561 entre ses quatre fils (Sigebert, Chilpéric, Caribert, Gontran) qui n'auront dès lors de cesse de s'opposer les uns les autres dans une lutte de pouvoir sanglante et implacable. Nul doute que l'auteur ait effectué de sérieuses et abondantes recherches sur le contexte historique de l'époque tant ce premier tome se distingue par la qualité de sa documentation et par la profusion de détails sur la période concernée. Si cette avalanche d'informations peut avoir tendance à se faire parfois indigeste, il convient malgré tout de saluer le travail de l'auteur qui aborde avec clarté et concision un sujet extrêmement complexe.
Malgré ce léger défaut, il faut reconnaître que J-L. Fetjaine signe là une belle fresque historique dont le principal intérêt tient, à mon sens, au fait que l'auteur adopte un point de vue féminin afin de relater des événements desquels elles sont généralement exclues. Il faut dire que Frédégonde, à laquelle est consacré ce premier tome, est un personnage particulièrement remarquable: ambitieuse épouse du roi Chilpéric Ier, reine de Neustrie, responsable de l'assassinat de tous ceux susceptibles de se mettre en travers de sa route (et ils furent nombreux!), maîtresse en l'art du complot et des manigances politiques... le personnage ne brille certes pas par sa sympathie mais fascine néanmoins par son intelligence et sa force qui ne peuvent que laisser admiratif. Encore une belle réussite pour J-L. Fetjaine qui, après un cycle consacré aux mythes arthuriens, nous prouve avec ses « Reines pourpres » qu'il est tout aussi doué pour les romans historiques que pour la fantasy.
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Bislys
  23 mai 2017
A la mort de Clotaire, le royaume est divisé entre ses quatre fils. Au milieu des rivalités et des guerres fratricides une femme va tirer son épingle du jeu: Frédégonde. Ancienne esclave devenue maitresse du roi Chilpéric, elle va se retrouver au coeur des manigances de l'empire.
Si j'ai dévoré ce premier tome des reines pourpres en un après-midi, je suis déçue de constater que Frédégonde est toujours décrite de la même manière par les auteurs: une garce qui manipule les hommes grâce à ses charmes. Quand on sait la manière dont était considéré les femmes à cette époque, j'ai un peu de mal avec ce portrait très noir que l'on dresse d'elle. Passé ce détail, j'ai adoré l'histoire. Intrigues, passions et meurtres, tout y est pour passer un excellent moment.
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AmeliaChatterton
  25 janvier 2020
Ayant beaucoup aimé Guinevère du même auteur et la Trilogie des Elfes, j'ai souhaité me replonger dans ces récits entre conte et Histoire. Celui-ci nous emmène à l'époque des Mérovingiens, du partage de la France entre les fils du Roi Clothaire 1er et surtout à la rencontre de Frédégonde, maîtresse de Chilpéric et sa biographie romancée...
Un roman historique réussi
Habituellement, quand je lis un roman historique, je m'attends à tomber dans l'une de ces deux catégories : un roman écrit par un historien qui essaie de caser son savoir sur l'époque par du vocabulaire indigeste au détriment de l'intrigue (ex ; Jean d'Aillon) OU un écrivain qui propose une intrigue romanesque saupoudrée de réalité plus ou moins historique (ex : Juliette Benzoni).
Ici, ni l'un ni l'autre. Jean-Louis Fetjaine est bien diplômé en Histoire Médiévale, mais il sait développer des intrigues à la fois intéressantes et très documentées.
Le récit est tel un conte envoûtant qui mêle habilement la fiction à L Histoire. Tout en nous en apprenant plus sur les moeurs des mérovingiens, mi-gaulois, mi-romains, mi-chrétiens, l'auteur laisse la part belle à Frédégonde qui nous raconte sa vie d'esclave, puis de suivante à la cour et enfin de maîtresse du roi.
Le roman alterne son point de vue de femme au grand âge, revenant sur son passé pour nous laisser anticiper les événements à venir, et celui d'un autre narrateur pour évoquer la jeune fille naïve, emportée par les élans de sa jeunesse qui cherche à s'élever dans la société...
C'est également une vraie leçon sur les coutumes franques. Nous en apprenons plus sur le mode de recrutement des guerriers, les alliances par mariage, l'incursion progressive de la religion chrétienne chez ce peuple barbare, la bigamie des rois, l'art violent de la guerre et surtout l'état de la France en 500 après JC, complètement désunie par le partage entre les héritiers de Clothaire. En ce sens, il se rapproche de Bouddica de Jean-Laurent del Socorro, dans sa construction.
Un éloge de la femme...féministe
Avec l'engouement actuel pour la figure de la sorcière, ce roman pourrait trouver toute sa dimension, ainsi que dans les autres oeuvres de l'auteur.
Jean-Louis Fetjaine met en avant une figure féminine tournée vers la nature dès les premiers chapitres. Frédégonde, qui n'a alors pas encore de nom, est censée donner sa virginité lors d'une cérémonie païenne organisée dans un village. Recueillie par la sorcière Oiba, elle est élevée dans les croyances liées aux esprits de la faune et de la flore, mais aussi au pouvoir des charmes féminins. Cette éducation la guidera et l'aidera à atteindre le sommet en utilisant son corps comme une arme, à une époque où la religion  condamne le plaisir féminin et impose à la femme le seul rôle de génitrice.
L'attribution de son nom la fera sortir de son rôle d'esclave et lui apportera une identité, en complément de son éducation. Frédégonde signifie celle qui apporte la guerre et la paix. Et vous verrez que cela aura un impact profond autant dans le récit que sur l'Histoire de France.
Son envie de se convertir à la religion chrétienne sera une autre étape. Calcul de sa part ? Sincère croyance en un dieu unique ? Besoin d'éducation pour se sentir complète ?Toujours est-il qu'elle nous permet par son exemple de comprendre l'hypocrisie religieuse de l'Eglise à cette époque, perdue entre des prêtres violant des esclaves et des évêques influant sur le trésor royal et les privilèges de rois considérés encore comme des barbares.
Frédégonde s'opposera d'abord à Audowère, la femme de Chilpéric, par sa forte volonté et son intelligence. La reine, femme effacée, ne sert qu'à produire des héritiers pour assurer le lignage de son mari, au contraire de notre héroïne qui n'y arrive pas. Les choses changeront avec le mariage de la princesse goth Brunehilde, au frère de Chilpéric, nous proposant deux figures féminines différentes se rejoignant pour un but ultime : régner sans les hommes. Un thème que j'espère voir se développer dans le tome suivant : Les larmes de Brunehilde.
Pour lire la suite, rdv sur :
Lien : https://lestribulationsdemis..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
boudiccaboudicca   07 octobre 2012
Je ne sais ce que sera ta vie mon pauvre petit. Nos ennemis sont si nombreux, si puissants, si triomphants alors que tu n'as plus rien, hormis le nom que tu portes et l'espoir de ta lignée. Je prie pour qu'ils te laissent vivre, même pauvre, même asservi. Tu ne le seras jamais autant que je le fus. Tant que tu vis tout reste possible. Cela ne dépend que de toi. Tu peux réussir et forger toi même ton destin. C'est ce que je fis. On me le reprocha assez, mais à voix basse, loin de ma vue, car on me craignait. Ton père avait besoin d'une reine, pas d'une bécasse apeurée empâtée par ses grossesses et sans autre ambition que de veiller au coin du feu parmi sa marmaille. Alors oui, je le dis, j'ai fait ce qu'il fallait pour donner à ton père la femme qu'il méritait, la seule qu'il ait jamais aimé. Je l'ai fait et je ne le regrette pas.
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boudiccaboudicca   17 septembre 2012
La magie des femmes est plus forte que toutes les religions. Plus forte qu'une armée. Souvent, durant ces années là, j'ai repensé à la danse de la Mère, à son corps offert aux yeux de tous et pourtant inaccessible. Ma danse serait plus légère, moins publique. Mais nul n'y survivrait.
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boudiccaboudicca   08 novembre 2012
Ce n'était pas un commencement, si ce n'est celui d'un drame qui noua nos vies et finit par nous détruire tous.Quand je compris enfin je me sentis humiliée au plus profond de mon être. Non pas contre lui, ou en tout cas brièvement et seulement envers son orgueil imbécile. Ma rage portait un nom de femme.
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JunoRJunoR   08 juin 2018
Audowère observait les rites, puisque les rois francs avaient choisi, depuis Clovis, d'être chrétiens, mais le catéchisme des moines résonnait à ses oreilles comme un fatras d'absurdités et de niaiseries. Une religion de pauvres qui promettait le ciel à ceux qui n'ont rien ne pouvait être faite pour ceux qui ont tout. Frédégonde, elle, semblait se passionner pour ces préceptes onctueux. Après tout, elle était à peine plus qu'une servante...
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ioionetteioionette   04 janvier 2016
J'aimais Chilpéric, quoi qu'il fasse. Je l'ai vu tuer des hommes de sa propre main, j'ai vu toute l'avidité de ses rêves et la hargne qu'il mettait à les réaliser. Je ne l'en aimais que davantage.
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Videos de Jean-Louis Fetjaine (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Louis Fetjaine
Jean-Claude Morchoisne - Jean-Louis Festjens
Ces Cabots qui nous dirigent
Os court !
Il y a quelque chose de canin dans la meute politichienne. Les dents longues, déjà, indispensables à la fonction. L?art (subtil) de prendre les autres pour des truffes tout en leur faisant de la lèche. Un talent incontestable pour faire le beau. Une tendance à être aux abois. Et quelque chose d?indéniablement cynique?
Ajoutez à cela les grognements des uns, les aboiements des autres et les couinements de roquets écrasés (aux élections) et vous obtenez un chenil abondamment pourvu en chiens (et chiennes) de garde, bassets, boxers, corniauds et dogues en tout genre, sans oublier les dingos, étonnamment nombreux.
Et le pire, c?est nous qui sommes tenus en laisse?
Après le Petit Macron illustré (l?Archipel, 2017), Morchoisne et Festjens signent un nouvel album qui met la pâtée à nos amis les politichiens. Où l?on découvre que ceux qui nous gouvernent ne sont pas toujours les meilleurs amis de l?homme.
https://www.editionsarchipel.com/livre/ces-cabots-qui-nous-dirigent/
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