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ISBN : 2940329648
Éditeur : Atrabile (15/01/2010)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 282 notes)
Résumé :
L’histoire d’amour entre Piero et Lucia, que l’on retrouve à différents moments de leur vie dans Cinq mille kilomètres par seconde, se présente comme le portrait d’une certaine génération: celle qui, instable et sans repère, se trouve aujourd’hui dans la trentaine. Séduite par des milliers de modèles de vie possibles, elle ne sait en trouver un qui lui convienne. En le cherchant, elle s’aventure dans le monde, emprunte de nouveaux chemins, et s’égare. L’amour, idéal... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  08 février 2013
Ayant entendu parler de cette bande-dessinée lors de mon précédent club-lecture, j'ai été attirée par les couleurs vives de cette dernière et ai eu envie, moi aussi, de la découvrir, étant donné qu'elle a obtenu le Prix des lycéens en apprentis de la région PACA (à savoir, ma région).
L'histoire débute en Italie où deux jeunes garçons, Piero et Nicola attendent les résultats de leur Bac tandis qu'une charmante voisine, Lucia, d'environ leur âge, emménage en face dans l'immeuble de l'un d'entre eux, avec sa mère. Dans cet ouvrage, le lecteur suit les destins de ces trois personnages dont les routes vont de nombreuses fois se séparer puis se recroiser à nouveau. Tandis que l'un sera promis à une brillante carrière de chercheur sur des fouilles en Egypte, l'autre restera dans son petit village italien pour reprendre le commerce de son père.
Enfin, je ne vous en dis pas plus, à vous de venir découvrir de qu'il adviendra de Lucia. Une bande-dessinée aux dessins grossiers (c'est fait pour) mais aux couleurs pastels très agréables à regarder et une histoire- celle de la vie de trois hommes et femmes- qui captive et dont le fin laisse libre cours à toutes les interprétations possible et titille l'imagination du lecteur. A découvrir !
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marina53
  29 juin 2012
Après un coup de coeur pour la couverture, j'ai feuilleté les pages et je n'ai pas regretté ce choix instinctif.
Lucia et sa Maman emménagent en Italie. Elles sont les voisines de Piero, un jeune homme qui prendra beaucoup de place dans la vie de Lucia.
Manuele Fior nous raconte cette rencontre, leur séparation et leurs retrouvailles quelques années plus tard. On ne sait rien de leur histoire d'amour. Et, pourtant, on la devine très forte. Chacun est parti de son côté: Lucia à Oslo et Piero au Caire.
C'est une belle histoire d'amour que nous raconte Manuele Fior (sans l'être réellement), une histoire d'amour qui se perd dans le sable du Caire et la neige d'Oslo.
Ce n'est pas tant l'histoire qui m'a le plus touchée mais le graphisme! de véritables aquarelles, aux couleurs sublimes, lumineuses, touchantes, exotiques ou froides dont l'ensemble change au fil des saisons et des lieux. du bleu, du rose, du jaune, du vert, du violet... on s'en prend pleins les yeux!
Des pages entières sans dialogue qui subliment d'autant plus cette palette de couleurs, cette fresque subtile.
Un véritable chef d'oeuvre artistique.
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mademoisellepenelope
  22 février 2011
Tu devrais lire cette bd, cela parle très bien de séparations…
Voilà comment je me suis retrouvée avec cette bd entre les mains. Bon, je l'avais repérée mais dans la masse des bd que je parcoure pour le travail, je ne l'avais pas vraiment plus regardée.
Alors, je fais amende honorable.
Oui, on pourrait dire que c'est une bd qui parle de séparations. Un couple qui se sépare et chacun refait sa vie, accomplit les rêves qui semblaient être fondamentaux, essentiels dans leur parcours individuel. Lucia part en Norvège et là elle rencontre Sven, et a un enfant. Piero lui se décide enfin à se lancer dans ce qui lui tenait à coeur : les fouilles en Egypte, fait sa vie où l'on perçoit déjà les frustrations en germe et va être père…
Oui, on devine combien leur relation à Lucia et à Piero devaient être faite de reproches, d'entraves. On devine ce qui a mené à leur séparation… La technique de l'aquarelle ajoute et participe totalement et judicieusement à ces non-dits, à cette suggestion. Les dessins et les atmosphères créées sont évocateurs plus que narratifs, j'y reviendrai.
Puis, ils se téléphonent… Elle vient de comprendre qu'elle va quitter Sven et rentrer en Italie et lui aussi rentre. Ils se revoient, s'aiment toujours et n'arrivent pas à faire l'amour ensemble. Et elle repart dans les bras de l'autre, l'ami de Piero, qui lui avait fait remarquer combien cette petite Lucia qui emménageait en face était jolie. C'est là où cette histoire est puissante. Il existe un troisième, éternel triangle amoureux. L'ami de Piero… Contre qui le couple Piero et Lucia s'est construit et s'est probablement défait.
Plus que de séparation cette histoire évoque de manière diffuse, subtile et lucide les ratés, les loupés de la vie, les décisions illusoires, la vie que l'on ne sait pas saisir et qui nous échappe ou qu'on laisse s'échapper, les frustrations personnelles que l'on pose sur les épaules d'une autre ou d'un autre. Les dialogues sont peu présents, les personnages lavés et évoqués par l'aquarelle qui atténue tout, disperse tout…Et que reste-t-il ?
De cette lecture, demeure une atmosphère étrange, immobile. Malgré la luminosité évidente des couleurs de cet album, paradoxalement les personnages me paraissent aveuglés, figés, écrasés, tout d'abord par la chaleur italienne, par le froid norvégien puis par la moiteur égyptienne, toutes ces ambiances superbement rendues par le dessin de Manuele Fior.
Et à la fin, sous la pluie s'en vont Lucia et…
Vraiment un album magnifique
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chocobogirl
  09 août 2011
Lucia et sa maman emmenage dans leur nouvel appartement italien sous le regard curieux de Piero, voisin habitant l'immeuble d'en face. En compagnie de Nicola, son inséparable ami, il grandit avec insouciance et se prend à rêver à sa belle voisine. Timide et réservé, il finit par la séduire malgré la rivalité amicale de Nicola, plus séducteur.
Quelques années plus tard, nous retrouvons Lucia à Oslo où elle est étudiante. Elle a quitté Piero et se remet difficilement de sa rupture en tombant dans les bras de Sven, le fils de sa logeuse. de son côté, Piero est parti faire des fouilles archéologiques en Egypte. Alors que Lucia tombe enceinte, PIero apprend qu'il va devenir père. Les années ont passées mais ni l'un ni l'autre n'ont oubliés leur premier amour.
Cinq mille kilomètres par seconde est clairement une histoire d'amour. de ces amours qu'on n'oublie pas, de ceux qui vous marquent à vie et perdurent à travers le temps.
Piero et Lucia se sont rencontrés, se sont aimés quelques mois (années ?). Ils se sont séparés pour une raison que l'on ignore. Et ils ont chacun continué leur route. le destin les réunira encore mais pour combien de temps ?
Voilà une histoire d'amour ratée puis impossible qui avait tout pour me plaire. Mais c'est la déception qui a été au rendez-vous...
L'auteur dresse par petites touches le récit de vie de ces 3 personnages. Les séquences sont parcellaires et de nombreuses ellipses emmaillent le texte. Très subtile, la narration reste très simple et rentre peu finalement dans l'intimité des personnages. On suit nos 3 personnages à différentes époques et on constate qu'ils n'ont rien oubliés de ce premier amour. Ils se sont aimés, perdus puis retrouvés. Mais l'adolescence est loin et il est difficile de revenir en arrière.
Je m'attendais à une histoire de premier amour qui m'emporte par la force des sentiments et des émotions. Mais j'y suis restée complètement extérieure. Je n'ai ressenti aucune empathie pour les personnages. Je n'ai pas vibré à leur côté. Au final, au risque de choquer ses autres lecteurs, j'ai trouvé cette histoire franchement quelconque et plate... Adepte des non-dits et de toute subtilité qui nécessite observation, je n'ai pourtant pas su déceler ici le sel et la subtilité de cette histoire.
J'attendais, qu'à cette histoire universelle qu'on a tous plus ou moins connu, un supplément d'âme qui n'est pas venu. L'ambiance de cette histoire est bien évidemment nostalgique et offre même une vision quelque peu triste et désabusée de l'amour et du couple. Celà ne m'a posé aucun problème mais a, d'une certaine manière, accentué la froideur qui ressort de cet album.
Et ce n'est, hélas pas, le beau dessin de Manuele Fior qui a pu me faire modifier mon impression.
Le dessin fait à l'aquarelle s'étend dans unne palette bien particulière de couleurs acidulées : de jaune, de vert qui m'a paru cependant un poil en décalage avec l'aspect désabusé et nostalgique de l'album. Néanmoins, j'ai appréciée plus particulièrement les magnifiques paysages reflétant parfaitement une Italie estivale, une Norvège glaciale et un désert brûlant.
Cinq mille kilomètres par seconde est un album sur l'amour mais pas que. Il évoque aussi le hasard et les circonstances de la vie qui fait que l'on ne se rencontre pas toujours au bon moment. Il parle des choix de vies que nous faisons et qui conditionnent tout le reste de notre existence. Il évoque le temps qui passe et les regrets liés au passé, les erreurs que nous faisons tous. Un propos universel donc où chacun devrait se retrouver. Mais pour moi, la magie n'a pas du tout fonctionnée et c'est amertume que je constate une rencontre ratée avec cet album qui a su faire vibrer les autres lecteurs.
Et d'autant plus amère que l'album a reçu le prix Fauve d'Or du meilleur album au festival d'Angoulême 2011. Peut-être faudrait-il que je la relise un peu plus tard.
Peut-être saurez-vous y déceler plus de qualités que je n'en ai su trouver...
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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Nat_85
  02 septembre 2018
La vie est une succession de choix... bons ou mauvais.
" Cinq mille kilomètres par seconde " est le roman graphique de Manuele Fior paru en 2010 aux Editions ATRABILE.
Piero et Nicola sont adolescents lorsqu'ils font la connaissance de leur nouvelle voisine Lucia. Ses parents viennent de se séparer et elle vient d'emménager ici avec sa maman.
" Ton père n'a même pas daigné nous aider pour le déménagement. On n'a pas le choix. On repart de zéro. "
Très rapidement Lucia se rapproche de Piero au plus grand désespoir de son meilleur ami Nicola.
Lorsque Lucia quitte l'Italie en direction d'Oslo en Norvège pour ses études, elle a conscience que ces quatre mois seront fatales à son jeune couple. Elle prend la décision de rompre lorsqu'elle fait la connaissance de Sven, le fils de sa famille d'accueil.
" Cher Piero. Je t'écris pour te rassurer et te dire que malgré toutes les méchancetés que tu m'as dites au téléphone, je vais bien. Pour tout te dire, je pense que le moment est arrivé de mettre les choses au clair. Je ne t'aime plus."
Piqué au vif, Piero réalise que plus rien ne le retient en Italie, et part en Egypte pour une mission de fouilles archéologiques.
" Un norvégien dans l'équipe internationale d'archéologues guidée par le professeur Philipp Spencer et le docteur Piero Bruzzi. Les fouilles effectuées à Assouan dans la haute Egypte ont été rendues possible par le financement du ministre de la culture norvégienne. "
Lucia n'est finalement jamais rentrée en Italie. Enceinte de Sven, et très proche de sa belle-mère Hilde, elle partage avec elle ses doutes. Mais Hilde semble dépassée lorsque Lucia lui annonce que son couple bat de l'aile et qu'elle souhaite rentrer en Italie, retrouver sa mère...et ses amis.
Au même moment, à cinq mille kilomètres de là, Piero apprend qu'il va être papa... et cette nouvelle risque de compromettre ses ambitions professionnelles.
" Je ne peux me passer d'un assistant prêt à se consacrer exclusivement à son travail. Surtout lors des prochaines fouilles. Je pense que vous avez besoin de temps pour réfléchir sereinement à votre situation familiale. "
Lucia ne peut oublier Piero. Un simple coup de téléphone va les faire se retrouver. Trentenaires désormais, sans repères, sans stabilité, ils ont construit leur vie bon gré mal gré, loin de leurs idéaux de jeunesse...
" A mon âge, encore chez ma mère avec une enfant de 8 ans... prof de littérature dans un lycée technique de province..."
Ce roman graphique, alternant les planches aux couleurs chaudes ou froides, selon les états d'âme des protagonistes, sont de merveilleuses aquarelles, d'une grande maîtrise stylistique et émotionnelle.
Totalement dans l'air du temps, l'auteur pose la question du mal être d'une génération en manque de repères,  confondant souvent liberté et insouciance, au prix de leurs responsabilités. Prisonniers de ces moyens de communication ultra-instantanés, ils sont trompés par l'illusion d'amours idéalisés par la distance.
Et c'est parfois loin de tout que l'évidence apparaît... l'essentiel est à portée du coeur si on sait le voir...
Lien : https://missbook85.wordpress..
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
miladomilado   02 février 2013
- La première approche est décisive, tu sais ? Si ça rate, c'est fini pour toi, le contact physique par exemple, c'est très important. Les femmes aiment être touchées ! Tu lui tiens la main, une caresse à gauche, une caresse à droite, et là tu lâches une connerie du genre...
- T'es trop belle.
- Exact.
- Et ça se termine au lit. Ensuite on se marie, on fait des enfants et on vieillit ensemble. C'était quoi déjà la première chose à faire ?
+ Lire la suite
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alouettalouett   21 juin 2010
Tu sais ce qui est pire que partir ?
Revenir. Te dire que tu as fait tes expériences. Et qu'il est temps de rentrer à la maison. Tout retrouver comme tu l'as laissé. Rien n'a changé à part toi-même
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marina53marina53   29 juin 2012
Figure-toi que je vois le même paysage depuis que je suis née. Crois-moi si tu veux mais c'est comme si je ne ressentais pas le besoin de voir autre chose. Au contraire, le plus petit changement me dérange. Je voudrais que tout reste pareil.
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10clap10clap   26 octobre 2012
Nous ne serons jamais vraiment d'ici. Mais en partant, nous avons aussi cessé d'appartenir à l'endroit que nous avons quitté.
Nous seront toujours des étrangers ici. Et avec le temps, nous le devenons également aux yeux de ceux que nous aimons. Nous croyons être libres.
En vérité, nous sommes des exilés, des âmes égarées.
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colimassoncolimasson   08 mai 2011
Hassan me dit souvent que je devrais retourner à la maison. Je lui réponds que je me sens libre ici. Que je suis heureux. Vous savez ce qu’il me répond ? Que ce n’est pas une question de liberté ou de bonheur mais de faire le bon choix.
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