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EAN : 9782889230914
Atrabile (17/04/2020)
2.75/5   75 notes
Résumé :
La "grande invasion" est arrivée de la mer. Elle s'est dirigée vers le nord, le long du continent. Beaucoup se sont enfuis, certains ont trouvé refuge sur une petite île de pierre, construite sur l'eau il y a plus de mille ans. Son nom est Celestia. Celestia, désormais coupée du continent, est devenue un étrange ghetto, un repère pour de nombreux criminels et autres marginaux, mais également un refuge pour un groupe de jeunes télépathes.
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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zellereb
  08 octobre 2020
Cette bd se feuillette agréablement, car les dessins sont sublimes. L'histoire se passe dans un futur prenant place dans une Venise transposée, appelée Celestia.
Sur Celestia, se sont réfugiées les victimes d'une invasion mystérieuse sur le Continent dans le passé. Celestia reste un endroit préservé, mais avec le temps, l'atmosphère s'est détériorée par la délinquance.
Pierrot et Dora sont télépathes, tout comme le sont beaucoup d'autres dans ce monde étrange, et du coup, ils ont décidé de quitter Celestia. Dora est plus réticente pour quitter l'île, mais elle finit par le suivre. Un roadmovie un peu spécial va commencer dans un nouveau monde reconstruit sur les vestiges du vieux monde. Les palettes de couleurs changent plusieurs fois de façon agréable en fonction du lieu et de la situation.
Les dessins m'ont vraiment emballée, l'histoire par contre est très spéciale, non conventionnelle, elle déstabilise, on a l'impression que tout se passe à un niveau qui nous est refusé, peut-être à cause du fait que les personnages sont télépathes et que le langage qu'ils utilisent est particulier.
On nage en pleine énigme avec parfois des moments qui nous charment et qui s'expliquent, et l'onirisme se visualise merveilleusement bien, même si on n'y voit goutte parfois. La poésie est là et l'énergie d'une narration issue des personnages qui voyagent sont, ma foi, plus que suffisantes pour compenser ce flou textuel.
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kemi34
  08 novembre 2020
D'abord parlons du livre en tant qu'objet. Il est magnifique, bordures bleus, couleurs pastels très agréables, dessins magnifiques, et un simple feuilletage chez mon libraire m'a convaincu de me laisser emporter par cette histoire, alors que le seul résumé suscitait en moi encore plus de curiosité.
Et pourtant, mon libraire m'avait prévenu, c'est magnifique, très poétique, mais surprenant, et tout le monde n'y sera pas sensible.
En fait, il avait tout résumé, et le problème est que je suis de cette deuxième catégorie.
L'aspect alléchant de l'histoire et l'originalité des dessins s'est assez vite perdu pour moi dans les nombreuses incompréhensions qui s'accumulait au fil des pages. Si on comprend globalement l'histoire, trop de passages sont restés pour moi sans réponse, trop de personnages dont je n'ai pas su comprendre leur intervention, trop de passages ou j'ai certainement interprétés des choses que je n'aurai pas du. Pourtant , j'imagine que c'est ce que l'auteur souhaitait que l'on arrive à faire, rentrer dans son univers, dans celui de Dora et Pierre, mais je n'ai pas réussi à le faire.
Le pire, c'est qu'il y a des histoires ou l'on se dit qu'une deuxième relecture nous permettra de tout comprendre, que tout sera évident et qu'on a envie d'y retourner, Celestia ne me donne pas envie de cette seconde opportunité.
Les goûts et les couleurs sont discutables, l'auteur a fourni un magnifique ouvrage, c'est pour cela qu'il ne faut considérer ma critique que comme une non-rencontre entre moi et l'auteur, j'espère que d'autres y trouveront leur bonheur.
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Yokay
  11 décembre 2021
Alors c'est simple, j'ai tout aimé dans ce roman graphique : l'ambiance, le mystère, le dessin, les couleurs.
Nous sommes sur une île de pierre, « humide », qui « vue du ciel a la forme de deux mains serrées l'une dans l'autre », qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Venise, mais qui se nomme Celestia.
Nous sommes à une époque futuriste indéterminée, après une grande invasion vers le nord dont on ne saura rien de plus. Il n'y a presque plus d'âme qui vive (imaginez, Venise déserte…), et lorsque la marée monte c'est de 2 mètres.
Nous sommes en présence de personnages qui fuient, se cherchent, se trouvent parfois, des télépathes qui partagent leurs pensées, des types patibulaires masqués qui veulent leur faire la peau, sans que l'on sache pourquoi, ni les tenants ni les aboutissants de leur histoire. Nous suivons Pierrot, poète visionnaire, qui a une larme dessinée sur la joue (dont on comprendra l'origine), et Dora qui a les cheveux bleus (dont on ne sait rien).
Nous sommes en présence d'un magnifique album épais à la couverture et à la tranche bleue, aux aquarelles sublimes à la couleur tantôt saturée, tantôt aqueuse. Nous sommes parfois immergés dans des tableaux qui pourraient être de Mark Rothko. Certaines pages sont muettes ; il n'y a même pas de pagination, aucun signe. Les paysages sont désertiques. L'architecture sur l'île et sur le continent est grandiose. Les vêtements flottent au vent. C'est féérique. J'adore le contraste entre une situation dramatique et des couleurs vives et chaudes.
Manuele Fior explique dans une interview qu'il a repris le personnage de Dora de l'album L'entrevue, et qu'il a dessiné et suivi Dora et Pierrot dans leur fuite sans savoir plus qu'eux où ils allaient, en improvisation, suivant son intuition, ce qui a donné cet album très étrange, mystérieux, insaisissable, laissant la part (o combien !) belle au dessin, et à l'interprétation, à l'imagination. On traverse cet album comme dans un rêve, un mirage. Fascinant.
Lien : https://www.youtube.com/watc..
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jamiK
  09 novembre 2020
J'aime le graphisme de Manuele Fior, les couleurs sont posées avec une certaine forme de délicatesse, elles s'étalent au pinceau et dégagent une forte intensité, autant dans les couleurs saturées que dans les couleurs pastel, les formes sont rondes, douces, il y a une ambiance qui lui est particulière, beaucoup de silences qui nous laissent le temps de s'imprégner de ces couleurs, et nous donnent une idée de l'atmosphère, de la température, de l'humidité. Mais le plus déconcertant, c'est ce monde post-apocalyptique qu'il nous propose. Pierrot et Celestia sont télépathes et vivent dans une Venise encore plus inondée, une Venise déserte et étrange, presque abandonnée, mais lisse et silencieuse. On ne sait jamais avec Manuele Fior ce qui est réel ou pas dans ses histoires, on pourrait lui reprocher de ne pas nous laisser les saisir, les allégories sont assez obscures, mais on voyage avec délectation, Pierrot et Celestia vont fuir la cité et partir dans la région avoisinante, l'aspect futuriste est alors plus évident, mais pas dans sa raison d'être, on aura pas beaucoup d'explications là dessus. C'est dans un voyage initiatique qu'ils nous entraînent. On ne sait jamais où se situer entre monde onirique et science-fiction. Manuele Fior aime nous perdre, mais la force de ce que j'avais trouvé dans mes lectures précédentes, “L'entrevue” et “Mademoiselle Else” me paraît moins évidente ici, sans doute parce que je connais très mal la Commedia dell'Arte et que les références restent obscures. Peut-être à relire plusieurs fois pour se laisser apprivoiser, après tout, c'est aussi ce qui fait le charme des bandes dessinées de Manuele Fior.
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Erik_
  21 avril 2021
J'avoue avoir beaucoup de mal au début car tout ne nous sera expliqué puis progressivement, on voit se dessiner les contours de cette intrigue fort mystérieuse qui repose sur une île séparée du continent. C'est assez déstabilisant pour le lecteur mais il convient de tenir bon.
En effet, le développement a été assez long mais c'est pour aboutir à une fin pour le moins très étrange dont certains aspects m'ont un peu échappé. Tout semble laisser à l'appréciation de chacun.
Graphiquement, c'est assez épuré mais cela restitue une ambiance onirique et mystérieuse pour le moins intéressant dans une peinture à l'aquarelle vraiment remarquable. A noter une colorisation fort réussie au passage. Même les tranches de pages sont de couleur bleue. C'est très beau.
Au final, Célestia demeure comme une oeuvre assez singulière dont on peut trouver quelques charmes à la lecture. Oui, on ne restera pas totalement insensible.
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critiques presse (4)
BDGest   26 août 2020
Cinq ans auront été nécessaires pour improviser Celestia, puis construire un récit énigmatique porté par une mise en couleurs à la gouache qui ne peut laisser insensible. À regretter néanmoins un format qui ne peut pleinement rendre compte des émotions, des espoirs comme des traumatismes qui traversent et animent le moindre des personnages.
Lire la critique sur le site : BDGest
BoDoi   21 août 2020
Des compositions à l’aquarelle d’une précision et d’une élégance rares, tout en jeu de lumière et de matière, avec un design de personnage original et magnifié par une plasticité exceptionnelle des visages, Manuele Fior lorgne aussi du côté du cinéma, vers Antonioni, Fellini, Kubrick.
Lire la critique sur le site : BoDoi
LesInrocks   18 août 2020
Un récit d’anticipation énigmatique dans une Venise parallèle.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
LeMonde   20 juillet 2020
« Celestia », à paraître le 20 août, est un bel hommage à la Sérénissime, empreint d’étrange et de science-fiction.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
zellerebzellereb   08 octobre 2020
« le cœur obscur est toujours plus pur ».
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YokayYokay   10 décembre 2021
Je vois briller dans tes yeux cette détermination qui était la nôtre à l'époque. Cette illusion que tout pourrait recommencer ici... sur cette île de pierre... apparue là où il n'y avait rien, telle une vision... destinée à dominer la mer et la terre... c'était il y a si longtemps, mais aujourd'hui... aujourd'hui, les visionnaires, c'est vous, dans un monde sans limites. Celui de la pensée.
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zellerebzellereb   08 octobre 2020
« Il faut garder la tête un peu mouillée, sinon elle s’endort »
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zellerebzellereb   08 octobre 2020
« Aussi colorés soient-ils, quatre murs restent toujours quatre murs ».
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YokayYokay   10 décembre 2021
- Bonjour ! Vous êtes un peu en avance.
- Quelqu'un nous attendait ?
- Non, personne.
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(La petite littéraire) proposera de beaux petits livres illustrés. Elle publiera une sélection de courts romans classiques ou contemporains, dans leur texte intégral. Respectant l'oeuvre initiale, ces textes seront présentés dans un format de page très lisible (19,2 cm x 26,3 cm), avec une typographie soignée pour une lisibilité maximale et un prix accessible. Des illustrations en pleines pages ou en doubles pages viendront ponctuer le texte.
Les plus grands dessinateurs contemporains seront invités à contribuer, en choisissant leurs textes fétiches. Les deux premiers titres sont des titres étrangers, puisés dans les traductions de notre maison-mère Gallimard. Andrea Serio a choisi d'illustrer le Poids du papillon, d'Erri de Luca, et Manuele Fior propose ses illustrations de L'Ami retrouvé de Fred Uhlman.
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