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EAN : 9782253940883
336 pages
Le Livre de Poche (01/03/2023)
3.98/5   633 notes
Résumé :
En lisant le journal, le médecin Pierre Saint-Jarme constate que Ker Joie, la maison de famille vendue dix ans plus tôt, est de nouveau sur le marché.
Il se précipite pour la racheter. Trop tard. Alors, il la loue, le temps d'un week-end, pour réunir la tribu sur l'île de Groix et organiser l'anniversaire d'Adeline, sa mère. Mais Pierre n'est pas le seul à lire les journaux... Un accident survenu il y a trente-sept ans s'invite à la fête. Tandis qu'Adeline s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (135) Voir plus Ajouter une critique
3,98

sur 633 notes
« Vous vous croyez au pays des Bisounours ? »
Et bien oui, pourquoi pas ? Je veux bien y aller si c'est Lorraine Fouchet qui m'y emmène.
C'est un roman feel good ? Et bien oui, de temps en temps je me plonge dans un roman qui finit bien avant de replonger dans les eaux sombres du polar.
Surtout après "Dans les brumes de Capelans", j'avais besoin d'un peu de douceur.
Je l'avoue, j'aime beaucoup Lorraine Fouchet et ses histoires de famille, pleines de bons sentiments certes, mais pas que. Jalousie, rancoeur, vengeance, secrets, il y a aussi tout ça.
C'est très émotionnant, comme lecture et ça me plait. Tous les détails, même les plus minimes font vrais. Les personnages sont très typés et très attachants.
Bref, vous l'aurez compris, j'ai aimé, j'aime ce que j'ai lu auparavant et j'aimerai les prochains.
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J'ai découvert avec un grand plaisir cette auteure grâce à un livre audio, un format que j'apprécie beaucoup. Netgalley a accueilli une nouvelle maison d'édition audio, Lizzie et je ne pouvais manquer de me précipiter sur ces nouveautés si alléchantes. Cet excellent roman feel good nous fait voyager en Bretagne grâce à la voix chaleureuse de Nathalie Stas, les personnages prennent vie et transmettent leurs émotions aux lecteurs.

Pierre Saint-Jarme, médecin voit dans le journal que Ker Joie leur maison de famille vendue dix ans plus tôt après la mort de son père est de nouveau en vente. Sa femme Clarisse n'est pas enthousiasmée, mais elle accepte de la racheter par amour pour son mari, très déprimé depuis la crise sanitaire. Mais le temps d'obtenir le prêt, un acheteur irlandais est passé avant lui et refuse d'y renoncer même contre une grosse commission. Pierre décide alors de la louer pour un week end, car sa mère Adeline fête ses quatre-vingts ans. Toute la famille partira sur l'ile de Groix pour célébrer l'évènement. Il y aura la grand-mère, ses enfants et ses trois petits enfants. Chacun partagera son plus beau souvenir avec Adeline, mais surtout les secrets de famille vont ressurgir. le retour des Saint Jarme n'est pas du goût de tout le monde malheureusement.

Il est censé y avoir du suspense, mais on devine tout de suite de quoi il s'agit, si l'auteure voulait écrire un thriller, c'est complètement raté, mais je suis sûre que telle n'est pas son intention. Il s'agit d'un magnifique roman plein de tendresse, qui donne le sourire. Même les pires rancunes trouveront leur solution, chacun comprendra comment tirer un trait sur le passé pour avancer de manière nouvelle dans la vie. C'est un livre plein de tendresse, d'espoir et de résilience dont Adeline est le centre.

Chacun a ses failles, ses limites et Adeline rayonne telle un soleil sur sa famille. Elle a même accepté la disparition de Paul, parti sur l'Himalaya après le décès de son épouse et c'est elle qui a élevé Noémie sa petite fille. Les deux femmes sont très complices. le deuxième personnage principal est Pierre, qui a suivi les traces de son père sans se poser de questions et a de la peine à admettre que son propre fils ait d'autres projets. Il se sent le protecteur de la famille et voit sa mère bien plus fragile qu'elle ne l'est, car Adeline n'a rien d'une grand-mère effacée. Il a fait une grosse dépression suite au décès d'une de ses patientes de nonante cinq ans lors de la pandémie, son mari l'a accusé de les avoir trahis car il n'a pas pu la sauver ni même la faire hospitaliser. Ceci ne me paraît pas réaliste du tout, je pense qu'un professionnel de la santé et encore plus un médecin est conscient qu'on ne peut pas sauver tout le monde et qu'il est absurde d'envoyer une personne de cet âge en réanimation, surtout en pleine pandémie quand les places sont comptées. Je n'imagine pas qu'un médecin puisse tout laisser tomber à cause de cela, en tout cas pas un homme de plus de cinquante ans qui n'en est pas à son premier stage.

La Bretagne est un personnage à part entière de ce beau roman plein de tendresse que j'ai adoré, même si certains rebondissements n'en sont pas. C'est une histoire pleine de bons sentiments et d'espérance qui fait du bien, un rayon de soleil sur notre monde trop sombre. J'ai beaucoup aimé cette première rencontre et je vais lire d'autres romans de cette auteure pleine de ressource pour nous emporter dans son univers heureux.

Un grand merci à Netgalley et aux Editions Lizzie pour cette magnifique découverte.

#Aladressedubonheur #NetGalleyFrance
Lien : https://patpolar48361071.wor..
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Cette romance se passe au grand air de Bretagne sur l'île de Groix.
Une maison de famille revendue après le décès du propriétaire le grand père, Adeline la grand mère s'en sépare à grand peine.
Dix ans plus tard elle est à revendre, et le fils aîné échafaude une reprise de la maison du bonheur, entraîne sa soeur, sa nièce, fille d'un frère disparu.
Adeline va fêter ses 80 ans , et si on lui faisait la surprise de l'emmener là-bas ?
Les 300 pages de ce roman tournent autour de l'amour de cette grand-mère adorée, de la nostalgie causée par la perte cette maison où chacun a des souvenirs bons ou moins bons.
Il est censé y avoir un suspense : débusqué très très vite.
Mais peu importe, rien de gnangnan, une jolie écriture et un livre qui se dévore, une récréation agréable.
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Je remercie très sincèrement Babelio et les éditions Héloïse d'Ormesson, qui m'ont permis de découvrir ce très agréable livre (et son autrice) dans le cadre d'une Masse critique privilégiée !

Contrairement à plusieurs (si pas la majorité) des lecteurs dont j'ai lu le commentaire sur ce livre, je ne connaissais pas du tout l'autrice ; je n'avais donc aucune attente particulière. En outre, dès les premières lignes, dès le titre d'ailleurs si je suis honnête, j'ai compris que ce récit pouvait rejoindre le clan (très ouvert) de ces romans de littérature contemporaine « légère », qui traitent de problématiques très quotidiennes, pouvant dès lors toucher n'importe quel lecteur, dans un esprit feel-good. Si une telle description peut paraître quelque peu négative ou ironique, c'est tout simplement parce qu'un certain nombre de ces livres que j'ai lus (je ne vais pas les citer, même si j'ai quelques titres bien précis en tête) m'ont plus ou moins déçue, parfois même lassée ou irritée… Certes, d'autres m'ont plu bien davantage, mais je garde toujours une certaine méfiance envers ces histoires qui paraissent presque trop « faciles ». Alors, pourquoi ai-je postulé, me demanderez-vous ? eh bien, j'ai été séduite par la bien jolie illustration de couverture, sans parler du fait qu'on est toujours un peu flatté d'être invité à une masse critique « privilégiée »…
Et puis, on reçoit effectivement un bel objet-livre, avec un marque-pages assorti : c'est un détail mais ça participe au plaisir ! Dès lors, après un petit « pfff » de départ, mais soucieuse de remplir mon contrat de remettre un avis dans un délai raisonnable, je me suis quand même lancée dans ce livre…

… et je l'ai finalement lu d'une seule traite, sans plus pouvoir le lâcher !
Oh ! il ne brille pas par son originalité : les thèmes de la famille réunie, le temps d'un week-end qui va tout bouleverser, dans une maison qui appartenaient aux aïeux (même si, ici, on a en plus le supsense que cette maison, tout juste remise en vente, a été vendue sur le fil à un illustre inconnu) ; l'anniversaire de la mater familias et grand-mère qui se veut « moderne » ; les secrets de famille qui ressortent en autant de mini-bombes qui vont éclater au grand jour aux moments les plus inopportuns ; les relations dans les couples, ou entre parents et enfants, parsemées d'amour mais aussi de non-dits et de potentielles incompréhensions – bref, tout ça, ce sont des thèmes vus et revus en littérature (qu'elle soit légère ou non, d'ailleurs), parfois pris ensemble, parfois séparément, mais disons que ce n'est rien de nouveau sous le soleil. Si Lorraine Fouchet avait présenté un tel canevas à l'un de ces ateliers d'écriture, où l'on me disait qu'il faut veiller à une certaine originalité (sinon, à quoi bon essayer de publier ce qui a déjà été dit, et sans doute mieux que moi ?), elle aurait eu un zéro pointé !

Ainsi, de nouveau, pourquoi n'ai-je pas pu lâcher ce livre ? Ma réponse la plus évidente est : grâce à la profonde humanité qui en ressort.
La plume est donc agréable et légère, toujours fluide, peut-être pas exceptionnelle comme ces grands auteurs qui ont marqué l'histoire de la littérature, mais elle a indéniablement « quelque chose » de plus que tant d'autres feel-good que j'ai lus avec bien moins d'enthousiasme. Il y a, d'une part, ce regard résolument optimiste sur les personnages et sur les situations, un regard qui les fait avancer même quand on est dans le drame, où jamais on ne se complait ; et, d'autre part, on sent que l'autrice parle avec son coeur, avec toute sa sensibilité d'ex-soignante, notamment dans tous ces passages – que j'ai trouvés extrêmement touchants et criants d'une vérité qui n'a pas été souvent été dite en cette période confuse – sur la souffrance des médecins dans le contexte du covid, leur impuissance face à un virus insaisissable qui semble faire un pied-de-nez constant à leur serment d'Hippocrate.
Il faut ajouter à cela le choix d'un découpage en chapitre très courts, ce qui donne un rythme certain à l'ensemble.

Quant aux personnages, ils ne sont pas follement fouillés ; de plus, ils sont assez nombreux, et dans les premières pages je ne m'y retrouvais pas vraiment dans « qui est qui », ce qui avait un petit côté frustrant – je crois bien avoir relu plusieurs pages, ou être retournée quelques pages en arrière pour essayer de fixer l'un ou l'autre nom sur lequel j'étais peut-être passée trop vite, ou bien est-ce ce tempo rapide qui ne laisse pas l'occasion d'approfondir ? Toutefois, peu à peu on parvient à dégager l'arbre généalogique de cette famille bien sympathique, bien campée aussi, à tel point qu'on finit par les voir comme des amis avec qui on partage un bon moment, sans avoir besoin de les connaître à fond au final ! mais ils nous auront donné un petit bout de joie, avant que chacun reparte sur son propre chemin.

Adeline la grand-mère est peut-être celle que j'ai trouvée parmi les moins attachants. C'est que, à force de nous répéter qu'elle ne veut pas être une mamie-gâteau enveloppée dans son châle, mais se veut active et moderne… et puis nous assène à chaque drame sa conclusion hyper-ouverte pleine de sagesse, c'était peut-être un peu trop. On est – paradoxalement - à la limite d'une caricature de la grand-mère idéale qui serait quasi sans défauts en plus, à part quelques vieux secrets enfouis mais qui ne font plus grand mal à personne ! C'est joli c'est gentil, mais ça lui donne un petit côté artificiel trop cliché. J'ai aussi eu un peu de mal avec le personnage de Paul et ses choix, mais je ne peux en dire plus sans risque de divulgâcher…
Tous les autres sont plutôt sympathiques et convaincants : on ressent la souffrance de Pierre qui a perdu pied à cause ce covid qui lui a donné l'impression de parjurer son serment ; on a envie d'encourager Arthur dans sa décision de se donner le temps de réfléchir à son avenir, quitte à briser la tradition familiale d'être médecin de père en fils ; on approuve Martial d'avoir choisi l'amour en dépit des préjugés que provoquent leurs 14 ans de différence « dans le mauvais sens » ; etc. – je ne vais pas tous les citer ! Même celui qui nous est présenté comme le méchant, un personnage au faussement mauvais rôle, est d'emblée plus pathétique que réellement redoutable, et puis très vite émouvant – car, pour ma part, j'ai quasi de suite compris de qui il s'agissait, même si le mystère est maintenu presque jusqu'au bout !

Eh oui, dans tout ça, et malgré les thématiques très classiques, dans une histoire toujours dirigée vers le bonheur, l'autrice a réussi à insérer deux formidables retournements de situation. Les deux ont été bien amenés, et j'avoue que, si j'ai vu venir l'un comme le nez au milieu de la figure, mais qui n'en restait pas moins touchant, l'autre m'a réellement surprise !
Ainsi, je peux conclure avec un réel enthousiasme que ce livre léger, sans prise de tête, est très agréable à lire, grâce à une plume résolument optimiste, une galerie de personnages dépeints tout en sensibilité et un découpage en petits chapitres qui donnent un bon rythme. On n'évite pas quelques clichés et on touche à des thèmes récurrents en littérature, mais leur approche pleine d'humanité donne au lecteur un réel moment de bonheur, et c'est précieux.
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En lisant le journal, Pierre voit une annonce pour la vente de la maison de son enfance. Mais quand il contacte l'agence, elle est déjà vendu. Il propose alors de la louer pour organiser l'anniversaire de sa mère avec toute sa famille.
A l'adresse du bonheur, c'est une chronique familiale, où la tribu Saint-Jarme revient sur les traces de son enfance pour quelques jours. On vibre avec eux, de déception d'abord, quand on sait que la maison a été acheté par quelqu'un d'autre, puis d'émotion à chaque nouvelle révélation.
Parce que ce week-end va être l'occasion pour de faire table rase des petites rancoeurs cachées et de faire la paix avec le passé. Et le séjour sur l'île va aussi être l'occasion de quelques révélations qui vont apporter la paix et la sérénité dans la famille.
Le roman nous fait traverser toutes sortes d'émotions, alternant les pointes d'humour avec les moments plus graves, nous entrainant dans le tourbillon un peu fou de cette réunion d'une famille finalement très attachante.
Portée par la jolie voix de Nathalie Stas, j'ai beaucoup apprécié mon écoute de ce roman plein de tendresse.
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critiques presse (1)
LeFigaro
26 avril 2022
Un thriller psychologique breton qui parle des choses de la vie. Jubilatoire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
J’ai épuisé mon capital souffrance pour un bon moment. La médecine c’est comme un roman policier : on a une victime, le malade, des indices, les symptômes, un méchant la pathologie. Maintenant j’ai envie de romans feel good, qui font du bien.
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C'est à ça que servent les cérémonies, à allumer un radiateur pour faire fondre l'igloo qui nous glace le sang.
P 124
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" Pourtant la réalité était autre : en réa, on curarisait les patients intubés, on les mettait en décubitus ventral, couchés sur le ventre, et ils y restaient longtemps. C'était trop lourd pour les patients âgés, leurs organismes ne le supportaient pas. On ne met pas une antique 2CV en lice avec des formule 1 sur un circuit, la voiture ne tiendrait pas le choc. "
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- On ne s'attend jamais à ce qui nous tombe dessus, en bien ou en mal. Noémie devrait avoir ses deux parents. Papa aurait dû garder son restau. Tu préférerais avoir un fils comme Arthur.
- Qu'est-ce que tu racontes ? Arthur fait de brillantes études, mais toi tu mets le clignotant du côté de la joie.
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Une maison, c'est une valise extensible qui ne voyage pas, un gros pull taille unique qui vous tient chaud en toute saison. Dans le package, il y a une ribambelle d'emmerdements, électricité, plomberie, toit, jardin, télé, internet, mais aussi une montagne de joie, un océan de rires, et le sentiment incomparable d'être à sa juste place.
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L'Agence, de Lorraine Fouchet

Lorraine Fouchet, l'auteur, a exercé une autre profession :

la médecine.
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la pêche.
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