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Mattéo tome 6 sur 6
EAN : 9782754824736
72 pages
Futuropolis (02/11/2022)
4.14/5   85 notes
Résumé :
Récit romanesque de haute tenue, composé de six époques, Mattéo raconte la destinée singulière d'un homme qui, de 1914 à 1940, de la guerre de 14 à la Seconde Guerre mondiale, en passant par la révolution russe, le Front Populaire et la guerre d'Espagne, traverse époques tumultueuses et passions exacerbées.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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C'est le dernier tome qui vient clore les aventures de Mattéo qui est passé de la Première Guerre Mondiale à la Seconde tout en faisant également la révolution en Russie ainsi que la guerre d'Espagne afin de défendre ses idéaux de démocratie. On peut dire que c'est un combattant, le Mattéo. 

Mattéo est toujours hors-la-loi et il n'est pas le bienvenue en France mais c'est beaucoup trop risqué de rester en Espagne. Il est accueilli par un vieil ami Paulin à Collioure alors qu'il vient de perdre sa mère. Il retrouve également Juliette et il semble toujours en pincer pour la belle Amélie.

Cette belle fresque imaginé par Gibrat nous emporte dans un final assez grandiose. Cela se laisse lire toujours aussi agréablement. le cheminement personnelle de Mattéo est rattrapé par la grande Histoire.

Au niveau du dessin, c'est comment dire, tout simplement magistral et parfait. J'ai toujours considéré que l'auteur est l'un des meilleurs dessinateurs et il le prouve une fois encore. Son trait n'est pas seulement fin et délicat, il transporte véritablement au panthéon dans une fluidité sans pareille.

Bref, c'est une belle et grande série qui s'achève dont le héros décidément très attachant a porté les illusions et les espoirs à travers son romantisme et sa passion.
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Suite et fin des aventures de Mattéo...

J'ai beaucoup aimé ce tome où la tendresse prend toute sa place.
Tendresse d'un amour ancien retrouvé , tendresse entre meilleurs amis, tendresse envers une mère qui se meurt et surtout tendresse d'un père pour un fils qui ne sait même pas qu'il est son père.

Nous sommes au début de la seconde guerre mondiale et déjà les allemands font des ravages. Pour autant, cet album empreint de douceur- tout comme le regard des héroïnes de Gibrat- sonne comme un apaisement dans la vie de Mattéo. Il ne combat plus pour des chimères, comme son père " qui pensait qu'il pourrait changer le monde à lui seul ou presque."
Non, désormais, il doit sauver son fils prisonnier des Allemands, ce fils qu'il connaît à peine... Mais, auquel il a des tas de choses à raconter.

Ça aurait pu être le sujet d'un septième tome mais la pudeur exige qu'on les laisse se retrouver seuls ces deux là, avec la douce Amelie, pour veiller sur eux.

Une série magistrale que je regrette bien de ne pas posséder. Un jour, peut-être...
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Au nom du père, du fils et des sains d'esprits

A l'heure où Angoulême essaie de faseyer entre fausse audace et rattrapage promotionnel de minorités, Gibrat conclut sa série Mattéo.

Ce 6ème tome n'est même pas forcément le meilleur. Je trouve que Gibrat a précipité la fin, en réunissant certains personnages de manière un peu forcée, comme s'il mettait à regret un point final à sa saga.
Pourtant, il va falloir se faire une raison. C'est fini.

Cette légère réserve fait que je ne lui accorde que 5 étoiles au lieu des 6 ou 7 que cette BD mériterait.

Depuis le début de la série, en 1914, Matteo oscille entre mauvais choix et abandon aux mains du destin, pour un résultat à peu près identique. Après avoir connu les horreurs des tranchées puis la désertion, la Révolution russe, le Bagne et la Guerre d'Espagne, il aurait mérité de souffler un peu.
D'autant plus que ce monde pour lequel il a combattu lui tourne le dos : Franco a triomphé et le Pacte germano-soviétique vient d'être signé. Dur dans ces conditions, de rester un « pessimiste sifflotant ».

Lui reste-t-il au moins, son amour pour Juliette qui lui a tant coûté ? Même pas.
Mattéo comprend enfin que leurs destins ne seront plus liés, Juliette étant incapable de lui faire une place, à côté de « son » fils.
Mattéo qui a eu tant de mal à dire « notre fils » (voir Mattéo 3ème période), ne supporte plus que Juliette se l'approprie de manière exclusive

L'éditeur a apposé un sticker « La grande saga historique s'achève », mais Mattéo est avant tout une aventure humaine et cette 6ème époque est placée sous le signe de l'identité et de la transmission.
Alors que Mattéo vient tout juste d'apprendre qui était son père, il découvre également que son fils, Louis, qui été corseté dans un environnement très réactionnaire, a réussi à s'extraire en grandissant, de cet héritage culturel.

Se sentant désormais plus proche de lui, Mattéo comprend qu'il est temps d'aller à sa rencontre et de lui avouer qu'il est son père. Seul obstacle à ces retrouvailles souhaitées : Louis, lieutenant dans l'armée française, est prisonnier des Allemands, à Sedan. Matteo va prendre une nouvelle fois la route, allant à l'encontre de la foule qui fuit la débâcle. A contre-courant, encore. On pourra aussi noter qu'une fois de plus, l'histoire finit sur l'eau, comme dans 4 des 5 volumes précédents (les 3 premières époques et la 5ème).

Mattéo, sa mère, Juliette, Paulin, Amélie, Louis…tous les survivants sont là pour une ultime revue des troupes. A qui s'ajoutent des gendarmes et un curé qui semblent tout droit sortis d'une chanson de Brassens (pour les premiers : « Depuis ce jour-là, moi, le fier, le bravache, moi, dont le cri de guerre fut toujours « Mort aux vaches ! » Plus une seule fois je n'ai pu le brailler » et pour le second : « Anticléricaux fanatiques, gros mangeurs d'ecclésiastiques, quand vous vous goinfrerez un plat de cureton, je vous exhorte, Camarades, à faire en sorte, que ce ne soit pas celui-là. »). Pour son dernier album de Mattéo, Gibrat se montre magnanime avec les porteurs d'uniforme.

Côté dessin, avec sa technique de vernis successifs, c'est comme d'habitude, du grand art. Ses femmes sont souvent ressemblantes, il le sait, il l'assume et il a raison.

Mais là où peut-être, Gibrat est le plus impressionnant, c'est dans sa maitrise du récit et des dialogues. Même sans dessins, l'histoire de Mattéo serait remarquable. Peut-être faudra-t-il qu'un jour, elle soit reprise sous forme de roman ou de film pour que l'immense talent de Gibrat soit reconnu à sa juste valeur.
.
En attendant, même s'il ne fréquente pas les plateaux télés et ne squatte pas les pages des hebdomadaires, cet auteur livre à nouveau un très grand album.
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Voilà, il fallait bien que ça arrive un jour, et sans doute était-il temps. Mattéo nous quitte.
Nous le retrouvons où nous l'avions laissé : interné à la citadelle de Collioure en tant qu'ancien républicain espagnol, alors que la menace nazie ne fait que grandir.
Tout comme le précédent tome, celui-ci ne restera pas pour moi le plus réussi. Vers la fin en particulier, on a un peu l'impression que Gibrat survole un peu son histoire pour en finir, n'hésitant pas à faire appel à des deus ex machina auxquels il ne nous aura guère habitués.
Mais je n'ai pas envie d'être plus sévère que ça avec cet auteur de génie. Ses dessins demeurent somptueux (même si ses "greluches" se ressemblent toutes), ses textes sont toujours ceux d'un écrivain, acérés comme autant de flèches qui font bien souvent mouche... et Mattéo continue à porter en lui toutes les contradictions de l'humanité, ce qui fait de lui un personnage impossible à oublier.
C'est un ami duquel il me faut maintenant lâcher la main, et sans doute était-il temps, comme je le disais en préambule.
Mais quand même, ça fait bizarre.
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Matteo a fuit l'Espagne, dont la république a été vaincu malgré l'ardeur des résistant. Il se retrouve enfermé à la citadelle d'où il a une vue imprenable sur le bleu de la Méditerranée.

Mattéo n'a décidé guère de chance dans les combats qu'il mène et pourtant il a de la veine dans toute cette désillusion. Il est en vie, et même, va vite se retrouver libre. Il se cache à Collioure, chez son ami Paulin. Il retrouve la belle Juliette qui lui parle de son fils sans l'incorporer dans le cercle familial. Alors se développe la fibre paternel chez Matteo, on point de repartie au-devant des ennuis.
Oui car en cette année de 1940, la France n'est pas en bonne posture face à l'armée Allemande. La seconde guerre mondiale entraîne sont lot de misère.
Bien que la série aurait pu continuer, Gibrat a décidé par ce 6e volet de clore les péripéties de Matteo. Un tome que j'ai trouvé plus clair, plus dynamique, plus dans l'émotion. Malgré une fin ouverte, c'est une jolie conclusion faite avec beaucoup de soin, à l'image de ses aquarelles.
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critiques presse (6)
BDZoom
04 janvier 2023
De son midi de la France natal en juillet 1914 aux brumeuses côtes anglaises en juin 1940, Mattéo aura vécu deux guerres mondiales, connu la révolution russe et la guerre d’Espagne. Personnage romanesque épris de justice dont l’avenir n’appartient plus à Jean-Pierre Gibrat, mais à lui seul. Pour Mattéo, la boucle est bouclée.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Sceneario
02 janvier 2023
Une fin de saga superbement orchestrée, forte en évènements historiques et en humanité. Un gros coup de cœur assuré !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Telerama
30 décembre 2022
Il a débuté au plus fort des années 1970 mais n’en a pas moins gardé un style classique. Avec un sixième volume, Jean-Pierre Gibrat, dessinateur et grand forgeur de récit, apporte une nouvelle pierre à la saga de Mattéo, pacifiste engagé dans toutes les guerres.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeSoir
22 décembre 2022
Passager clandestin de deux guerres mondiales, Mattéo n’a jamais renoncé à l’espoir ni à l’amitié, sinon à quoi bon vivre. Jean-Pierre Gibrat met le point final à sa destinée humaniste.
Lire la critique sur le site : LeSoir
ActuaBD
21 novembre 2022
L’Histoire selon Mattéo, ce ne sont pas les batailles rangées avec des grands affrontements et des passes d’armes : cette Histoire, ce sont les hommes qui la portent, avec leurs idéaux et leurs désillusions, des sentiments qui taraudent et poussent à aller de l’avant, quoiqu’il en coûte.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest
21 novembre 2022
Sixième époque enterre les espoirs d’une Europe qui, sortie de l’Enfer, n’imaginait pas pouvoir connaître pire !
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
D'ordinaire, c'est la mer qui dépose les restes des naufragés, cette fois c'est la terre qui recrachait le désastre d'une France qui avait sombré.
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On reconnait la modernité d'une guerre aux armes inédites et à la manière de faire de nouvelles victimes.
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La paye est aussi légère que la paille mais c'est toujours ça...
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Après une hibernation imprévue, la guerre s'était réveillée en sursaut, comme d'un mauvais rêve de paix. On avait parié sur la ligne Maginot pour rendre la France insubmersible, comme le Titanic avait misé sur ses cloisons étanches.
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Bien serré, le pansement, hein...
Comme vos pastis, mon père.
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