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ISBN : 2020562820
Éditeur : Seuil (16/04/2004)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes)
Résumé :

Voici le dernier des dix volumes de " réflexions sur l'histoire naturelle " de S.J. Gould, une entreprise à la fois scientifique et littéraire sans équivalent. L'achèvement de cet ouvrage au lendemain du 11 septembre 2001, que Gould évoque dans sa préface, puis sa disparition prématurée peu après, donnent une tonalité particulière à ce livre. Pour autant, Gould y fait preuve d'un optimisme raisonné qui ne contredit nullement son coutumier esprit critique... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Belem
  24 février 2013
Ce recueil est le dixième et dernier volume des « réflexions sur l'histoire naturelle ». Dans la préface, Stephen Jay Gould précise les sujets dont vont traiter les articles composant le volume. Il y remercie vivement ses lecteurs, qui sont pour lui le symbole du “ profane intelligent ”, cette abstraction qui existe encore bel et bien... même aux USA, précise-t-il. Dans le choix des articles sélectionnés, Gould montre (un peu ostensiblement, diront certains) sa très grande sensibilité (certains petits détails à l'origine de ses articles, ou les témoignages de lecteurs, « lui font verser des larmes »). Mais cette hypersensibilité est sans doute aussi due à son état de new-yorkais, et du profond choc que les événements du 11 septembre 2001 provoquèrent dans la ville, puisqu'il a ré-écrit sa préface suite à cela. Une vague de tristesse, d'incompréhension et de larmes a vraisemblablement submergé les New-yorkais... cela se voit, notamment à la lecture des 4 derniers articles, écrits après les attentats.
Pour revenir aux articles, j'ai plus particulièrement apprécié le 6 (la raison de la présence d'un jeune biologiste, futur directeur du British Museum, aux obsèques de Karl Marx, à Londres, alors qu'il n'y avait que... dix personnes !), le 8 (sur certaines spéculations extravagantes de Freud), le 11 (sur l'origine du mot syphilis... très érudit !), le 17 (où il critique le déterminisme génétique, ce nouveau réductionnisme qui véhicule de nombreuses idées erronées), le 18 (sur l'origine du mot évolution, mot que Darwin n'utilise pas une seule fois dans « L'Origine des espèces »), et le 23 (sur les plumes de dinosaures, et la vision déformée du processus de l'évolution des espèces dans les médias).
Ce dernier opus se voulant plus intimiste, Gould y fait également part de son amour des opéras de « Gilbert et Sullivan », évoque le fait qu'il chante dans une chorale (pour lui, l'art et la science « suscitent le même émerveillement »), et évoque son grand-père maternel, émigré hongrois, qui débarqua à 14 ans à Ellis Island le 11 septembre 1901... 100 ans jour pour jour avant les attaques qui frappèrent New-York.
Dans au moins 2 ou 3 articles, il revient sur l'idée fausse selon laquelle « l'ontogénie récapitule la phylogénie »... qui fut le thème de son tout premier livre, et puis, il évoque ce qu'il appelle la “ République des lettres ”, c'est à dire le fait qu'en Europe, malgré les conflits, les savants ont souvent continué à communiquer entre eux... une vision de la vie, donc... malheureusement, quelques mois après la publication de ce livre, Gould décédait, ce qui constitue une grande perte pour cette vision de la vie qui lui était si particulière, si juste et si savante... sniff
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
BelemBelem   24 février 2013
“ Darwin n'aurait pu qualifier d'évolution au sens vernaculaire que possédait alors ce mot, le processus géré par son mécanisme de sélection naturelle. Car ce mécanisme ne génère qu'une adaptation croissante aux modifications de l'environnement local, et non un progrès prédictible au sens usuel de perfectionnement cosmique ou général contenu dans les notions occidentales d'accroissement de la complexité ou des aptitudes mentales. (...) En outre, la sélection naturelle n'adaptant les organismes qu'aux seuls environnements locaux, environnements qui se transforment de manière aléatoire sur des durées géologiques, les voies de l'évolution adaptative sont imprévisibles. Ainsi, pour ces deux raisons fondamentales – absence de direction intrinsèque et absence de prédictibilité –, le processus géré par la sélection naturelle pouvait difficilement suggérer à Darwin ” l'usage d'un mot qui signifiait alors exactement le contraire de son idée.
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BelemBelem   24 février 2013
“ Les taxinomies révèlent nos schémas de pensée privilégiés (...) [l'objectif de la discipline des taxinomistes] est la recherche d'une classification naturelle. Certes, ce qualificatif naturel peut paraître bizarre, voire arrogant, pour décrire un système de classification optimal, mais les raisons de ce choix sont claires. Si toutes les taxinomies expriment nécessairement des théories sur l'ordre de la nature, on peut alors définir la classification la plus naturelle en disant qu'elle est celle qui respecte, révèle et reflète le mieux les causes qui génèrent la diversité des organismes. ”
(un passage très intéressant, qui me rappelle une conférence du même acabit de Guillaume Lecointre)
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BelemBelem   24 février 2013
“ l'absence apparente de clavicules chez les dinosaures sembla interdire un lien ancestral direct avec les oiseaux (...) la récente découverte de clavicules chez plusieurs dinosaures – notamment chez les formes les plus proches des oiseaux – remit immédiatement à l'honneur la vieille hypothèse de Huxley sur une descendance évolutive directe. ”
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BelemBelem   24 février 2013
Il cite Darwin : “ Pour grande qu'elle soit, la différence d'esprit entre l'homme et les animaux supérieurs est certainement une question de degré et non pas de nature. ”
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