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Véronique David-Marescot (Traducteur)
EAN : 9782290342343
442 pages
J'ai lu (15/02/2006)
3.58/5   18 notes
Résumé :
Max Jennings, célèbre écrivain, accepte de participer à une réunion du Cercle des Écrivains de Midsomer Worthy. Ses membres en sont ravis, sauf l'un d'eux, qui semble, au contraire, craindre la venue du grand homme.Le lendemain, il est retrouvé mort, le crâne défoncé.L'inspecteur Barnaby n'exclut pas l'existence d'un lien entre les deux événements.Accompagné de Troy, son adjoint, il interroge l'entourage de la victime. Au fil de l'enquête se dessine le portrait d'un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Je vais forcément me répéter puisque j'ai décidé de lire "l'intégrale" (7 volumes) des enquêtes de l'inspecteur Barnaby que l'on connaît surtout par la télé (et pour cause, vu le nombre d'épisodes !). Pour les fans d'Angleterre comme moi, il faut bien dire que l'intérêt principal de la série, c'est qu'on y voit de beaux coins, des bâtisses d'une beauté renversante et une campagne anglaise qui fait rêver... Les intrigues, plus tordues les unes que les autres, ne gâchent rien et l'on aime bien notre inspecteur et sa famille (Cully et Joyce) ainsi que le sergent Troy. Mais on ne trouve rien de tout cela dans les livres puisqu'il n'y a rien à voir mais tout à lire : Barnaby est assez conforme à celui de la série mais dans un style un peu moins fun, Troy est un bon adjoint mais c'est un vrai bourrin macho dont Barnaby pense que "si seulement il était moins antipathique on pourrait le dire irréprochable" (Meurtres à Badger's Drift). Dans Sang bleu, Caroline Graham nous donne à voir une galerie de personnages tous plus originaux les uns que les autres et nous passons du temps avec eux, à scruter leur vie, leurs liaisons, leurs manies, leurs orgueils et leurs préjugés... C'est délectable sur le plan littéraire. A noter que l'autrice aime bien sauver ses personnages en souffrance et leur donne volontiers un happy-end. Leurs tortionnaires, médiocres petits ayatollahs de la vie ordinaire qui ne peuvent vivre sans souffre-douleur, s'en sortent moins aisément. C'est toujours aussi intéressant, fouillé et le lecteur en est pour ses frais s'il croit pouvoir trouver les clés de l'énigme et reconnaître l'assassin. C'est beaucoup mieux que la série télévisée parce qu'il y a plus de personnages, plus de profondeur et plus de récits qui se croisent et s'entrecroisent ! Essayez, vous verrez...
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L'influence de la série vue et revue s'est faite sentir trop lourdement pendant toute ma lecture. Je ne m'y retrouvais plus. Impossible d'ôter de ma tête John Neetles, le fringant Barnaby et Daniel Casey, l'adjoint Troy. Les caractères sont très différents entre livre et série. Autant je les trouvais plaisants à la télé, autant ils me hérissaient (particulièrement Troy) dans le roman. L'enquête très bien menée et gardant tout le mystère nécessaire pour nous retenir, nous conduit dans un village "typical english". On y observe ses petites et ses grandes mesquineries, ses vies étriquées avec une galerie de portraits tour à tour savoureux et rebutants et on y prend le thé plus que de coutume...En somme tous les ingrédients du policier british s'y retrouvent. Plaisant mais pas autant que les livres de la Grande Dame du Crime. Bref j'ai bien aimé, sans plus. Cependant, je trouverais intéressant l'avis de quelqu'un qui n'aurait pas vu les téléfilms.

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Encore un plaisir de lecture!

J'avoue être vraiment friande de l'écriture de Caroline Graham. Les personnages sont dépeints avec une adresse telle qu'on a l'impression de les connaître. On retrouve le personnage de l'inspecteur Barnaby - qui à mon avis colle bien avec celui campé par John Nettles à la télé britannique (je suis fan) - et de Troy, qui lui est certes un peu différent de la série. Il y a aussi cette atmosphère typique en vase-clos du petit village anglais, où tout le monde s'épie, se jauge, guette le faux-pas.

Le dénouement ne m'a pas tellement impressionné, et j'ai eu plus de plaisir à voir la narration se développer qu'à découvrir son final. On se régale de l'écriture: j'ai souri à plusieurs reprises en lisant certaines bonnes formules de l'auteur, et je n'ai pas vu de longueurs. Rien à enlever, rien à rajouter: Caroline Graham gagne à être connue et lue!
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Le lendemain matin, Barnaby se trouvait dans la salle des opérations, de méchante humeur, las et profondément troublé par ses propres anxiétés. Il avait passé la nuit à flotter dans un demi-sommeil entrecoupé de mauvais rêves. Il ne se les rappelait pas mais il s'était réveillé en étouffant et en se battant avec la couette : on aurait dit qu'elle se plaquait d'elle-même sur son nez et sa bouche.
Il s'était levé à six heures, dans le noir de l'hiver, avait neutralisé le réveil et s'était préparé du thé. Puis plus tard, alors que Joyce dormait encore, il l'avait fait suivre d'un délicieux et malsain petit déjeuner, en ricanant à l'adresse du chat tout mélancolique à cause du bacon grillé. Le facteur arriva pendant qu'il déjeunait. Deux catalogues de jardinage et la facture du téléphone.
Barnaby mit la vaisselle dans l'évier, refit du thé et en apporta une tasse à Joyce. Quand il redescendit, il sentit une contracture entre ses omoplates, qui annonçait une indigestion, et Kilmovski, assis près du frigo, miaulait avec impatience.
- Tu n'as pas mis longtemps à piger où était la bouffe, toi, hein ? (Il enfila son manteau et mit son écharpe.)
Eh bien, pas la peine de t'installer : ils rentrent dans deux semaines.
Troy aborda son patron en marchant sur des oeufs, car il connaissait le vieux quand il était de cette humeur. Quoi que le sergent dise ou fasse, ça n'irait pas. Et s'il demeurait sans rien dire ou fasse, ça n'irait pas. Et s'il demeurait sans rien dire ou faire, alors il ne lui restait plus qu'à penser ! A la tenue qu'il avait choisie. Ou à la façon dont il s'était peigné. Ou à la forme de sa jambe gauche. Autant aller se fourrer la tête dans un seau et en finir. Il reposa sa tasse et sa soucoupe avec une extrême prudence.
- Comment vous appelez ça, déjà ?
- Du café, monsieur.
- Il est froid.
- Mais je viens juste de le...
- Ne discutez pas !
- Non, monsieur. (Troy hésita.) Vous en voulez un autre ?
Il vit un flacon marron dévissé et reconnut les cachets que le chef avait préparés et qu'il avala avec le café brûlant. Les yeux de Barnaby lui sortirent de la tête et la sueur lui inonda le front.
- Vous voulez de l'eau, chef ?
Troy reçut un regard meurtrier.
- Vous vous croyez drôle ?
- Bien sûr que non. C'est seulement que je...
Barnaby fendit l'air d'un geste furieux, le poing serré, et le sergent s'en alla sur la pointe des pieds.
Mais, dans le couloir, il se sentit d'un coup moins opprimé car, si la vie au commissariat de Causton laissait beaucoup à désirer, l'un des objets principaux de son désir venait à présent à sa rencontre : la ravissante blonde Audrey Brierley. Exquise source de coups et blessures, s'il en était.
Troy montra la porte qu'il venait de fermer, fit une grimace d'avertissement et d'un geste graphique se passa sur le pouce sur la gorge. Audrey plissa ses yeux tout bleus, dit :
- Des promesses, toujours des promesses !
Et poursuivit son chemin.
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Après coup, la police eut du mal à leur faire préciser qui avait avancé le nom de Max Jennings. Personne n'était d'accord. D'aucuns pensaient que c'était Amy Lyddiard, qui elle-même était certaine que c'était son amie, Sue Clapton. Celle-ci niait, prétendant que c'était Rex St. John, qui lui-même disait que ce n'était certainement pas lui, pour la bonne raison qu'il n'avait jamais entendu parler du Jennings en question, et encore moins lu ses livres. Laura Hutton admettait qu'elle pouvait être la responsable, car elle était récemment tombée sur un article dans Harpers parlant de l'installation de l'écrivain dans un village situé à une trentaine de kilomètres à peine. Brian Clapton déclarait que, quel que fût le responsable, il lui avait infligé la soirée la plus ennuyeuse de sa vie. Mais Amy et Sue s'accordaient sur un point : la réaction du pauvre Gerald à la suggestion avait été des plus spectaculaires.
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Sans une certaine forme d'appréhension,
écrire perd de son charme.
Nicholson Baker, U and I
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Midsomer Murders - Inspecteur Barnaby
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