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EAN : 9782234078208
288 pages
Stock (25/08/2021)
3.4/5   63 notes
Résumé :
Qu’est-ce qui m’a poussée, jeune fille, à abandonner mes proches, ma maison, ma langue maternelle ?
Pourquoi ai-je laissé derrière moi mes amis, mes petits frères, ma mère, mon pays ?
Qu’est-ce qui fait qu’un homme tendre comme mon père est devenu un monstre, à un moment donné ?
Quel est ce mal qui m’a rongée jusqu’à presque en
crever ?
Cela s’appelle Italie : ma douleur, mon amour, ma patrie.
Un pays qui n’a pas fait les... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Merci à NetGalley et aux éditions Stock pour cette lecture.

Bellissima est un livre d'évocations. L'auteur revient sur des évènements connus ou moins connus sans jamais les développer. le lecteur comprend que ces évènements l'ont construite, autant que ses souvenirs familiaux.

Bellissima s'ouvre sur l'exécution à Milan de Mussolini. Les années de plomb font l'objet de plusieurs pages.

Chaque personnage mériterait un livre et je suis restée un peu frustrée de ne pas en savoir plus sur certains d'entre eux.

J'ai aimé retrouver une partie de l'histoire italienne, j'ai aussi aimé le parcours de vie des personnages, mais j'ai regretté l'absence de fil conducteur.


Lien : https://dequoilire.com/belli..
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Je sors bouleversée par ce texte magnifique dans lequel Simonetta Greggio mêle ses souvenirs d'enfance et de jeunesse à l'histoire de l'Italie, son pays natal, en proie à la violence.

En courts chapitres nous découvrons une histoire personnelle douloureuse, plombée par la violence du père, la résignation de la mère qui fait semblant de ne pas voir.

Simonetta Greggio règle ses comptes avec la corruption, les politiques véreuses, la mafia qui s'infiltre jusque dans les foyers de ceux qui flirtent avec elle.

J'ai eu la chance de rencontrer Simonetta Greggio, nous avons bavardé et peu à peu, je me suis confiée à elle.

« Si tu es malheureuse, écrit, met des mots sur ce que tu ressens ». Cette phrase encourageante de l'auteure à mon égard ne m'a pas quittée tout au long de cette lecture.

Je n'ose imaginer la souffrance qui fut la sienne pour rédiger ce roman, qui n'en est pas un.

L'écriture est sèche, brutale, sans se départir de l'élégance qui la caractérise.

Merci Simonetta, d'être toi-même, belle, souriante et courageuse.

Ton sourire m'a fait du bien. Ainsi que les mots que tu m'as adressés et qui sont devenus mon mantra : Force, courage et amour.

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Les années 60 à 80.

Simonetta Greggio a quitté l'Italie en 1981, fuyant la violence de son père.

Elle passera des années sans y revenir et pourtant l'Italie ne l'a jamais quittée.

Bellissima, c'est l'histoire de son enfance, de sa jeunesse.

Celle aussi de sa mère adoptée et de ses grands-parents.

Vies mêlées à celle de l'Italie.

« Ma douleur, mon amour ma patrie »

Les années sombres et rouges de l'Italie.

Brigades rouges, mafia, attentats, meurtres.....

Pays de destruction interne, de chaos.

Chaos de sa famille.

Son père si tendre devenu si violent.

Et elle y revient, elle revient enfin chez elle.

C'est profond, intense, sincère.

Mais c'est aussi très décousu et pas toujours facile à suivre.

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Un livre que j'ai lu pour son thème. le fascisme dans toute son horreur. Celui qui fait rêver certains français en la personne de Marine le Pen. Ah non je me trompe, elle n'est pas fasciste.

Simonetta Greggio raconte son enfance dans ce roman qui est plus un récit, dans des chapitres un peu embrouillés et on a du mal à s'y retrouver.

L'histoire de sa mère, enfant juive, protégée car adoptée par un couple aux tendances fascistes, mais plutôt sympathiques et qui adule cette petite fille qui est la leur maintenant.

L'auteure évoque une agression sexuelle à 8 ans . L'homme prédateur qui lui a volé son enfance, un homme sans visage. Puis un père aimé qui bascule dans la violence, terrorisant sa fille. Lui est totalement fasciste. Comment a-t-il pu devenir cet homme? "Il me cognait plusieurs fois par semaine. Pour des broutilles. (...) Elle a besoin de la Scuria. En dialecte, de la cravache".

C'est l'Italie qui a inventé le fascisme, l'auteure nous le dit. Elle va droit au but. Elle dit ce pays qui fait peur par ses anciens démons. Et pourtant on y retrouve le bonheur d'être italien, de la famille, de cette atmosphère entre légèreté et terreur.

J'aime bien la plume de Simonetta Greggio. J'ai aimé sa liberté de parole, les évocations d'une époque qui n'est pas tout à fait morte et découvrir son histoire. Celle de ses parents et grands parents. un livre qu'on ne lâche pas. Utile, forcément utile. Vu l'actualité.

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Après « La Dolce Vita » et « Les Nouveaux monstres », Simonetta Greggio nous propose « Bellissima », un récit plus intime.

Toujours évoquée l'Italie dans la complexité des années 60/70 et plus : attentat de Milan, assassinat d'Aldo Moro, les Brigades rouges, la loge P2 (et 3 et 4),etc…, un monde de violences, de mafia, de règlement de comptes, de corruption, d'anti-communisme…

La ville de Padoue subit, comme d'autres lieux, cette ambiance nauséabonde et dangereuse.

Et dans cette Italie qui se remet difficilement du facisme de Mussolini (la description de l'attitude de la foule après sa mort est d'une rare violence), des femmes méprisées, de l'antisémitisme… naît en 1961 une petite fille, l'auteure.

Un milieu familial bousculé par la violence d'un père, homme de paille d'un puissant du moment (un chapitre développe les turpitudes et conséquences tragiques immobilières dues à la corruption des règles), une mère silencieuse, des frères aimés, des grands-parents adoptifs aimants, bref une enfance et adolescence malmenée qui croise la vilenie et plus tard la bassesse d' avances sexuelles dans un hôtel puis à Venise.

La solution, la seule fut la fuite pour, comme elle l'écrivit au mur de sa chambre : « Io sono mia » (je suis à moi).

Et pour être, il fallut partir et puis écrire.

Un père maintenant mort, jamais retrouvé. Des frères à qui l'auteure adresse des messages émouvants et sages. Une mère qui enfin se raconte et tend une main.

Une fin un peu mystérieuse qui n'en dit pas assez mais qu'on espère salvatrice.

Il y a des moments où l'écoeurement nous pénètre et où l'on se dit comment l'homme peut-il agir de cette façon? (Épisode raconté par un témoin : dans un camp, un enfant massacré par un Allemand devant sa maman qui en tombe morte sur le coup - image qui me poursuit…).

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critiques presse (1)
LeFigaro
06 janvier 2022
Troisième volet d’une autobiographie de l’Italie à travers le portrait d’une famille (apparemment) idéale dans les années 1970.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation

Au pays du colisée, des aqueducs romains et des églises millénaires, il est paradoxal que des structures si récentes disparaissent. Le temple de Concordia, construit vers 440 avant Jésus-Christ, n'est qu'à quelques kilomètres d'un viaduc achevé en 1970 et déjà hors-service.

Depuis 2004, douze ponts se sont écroulés dans la péninsule.

(p 251)

( effondrement du pont Morandi à gênes)

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J'aimerais tant savoir avec qui elle a joué, cette fillette vive, drôle, joueuse, intelligente, et ce qu'elle a raconté à ses compagnons de voyage. Leur a-t'elle parlé de sa mère, qui l'avait déposée à la gare de Milan ? Avait-elle vu ses larmes sur les quais ou les lui avait-elle cachées, ma grand-mère biologique qui préférait savoir sa petite dernière loin d'elle, en sécurité, quitte à en avoir le coeur brisé.

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Mario Gatti, s'appelait le patron. La quarantaine, marié, deux enfants. Pantalon blanc, évasé un peu trop serré à l'aine. Chemise noire en taffetas. Rasé de près.

Mon père m'a confiée à lui comme s'il le connaissait depuis toujours. Il m'a laissée là avec gratitude, aurait-on dit.

Même moi, qui n'avais nullement l'usage du monde, je l'ai tout de suite remarqué ! Pantalon moule-burnes, chemise en taffetas. Ce type, il a dû se frotter les mains en voyant ta voiture qui tournait le coin de la route, et moi toute seule sur le trottoir avec mon sac d'ado et le petit cul de mes dix-sept ans.

Qu'est-ce qui t'a pris, dis-moi ? Pourquoi tu m'as abandonnée là, alors que tu étais le plus jaloux, le plus possessif, le plus fou, le plus malade d'amour des papas ?

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Je déjeune avec ma mère et mes frères (Abel n'est pas là), Jacob et Eli à table disent les mêmes choses que toi, papa : "Je préfère un fils mort à un fils voleur, Tu nous fatigues avec tes conneries communistes, Quand on a donné le droit de vote aux femmes, elles ont voté en masse pour la Démocratie chrétienne conseillées par leur curé, voilà ce que les femmes connaissent en politique, Arrêtons de croire que les gens ont tous les mêmes droits, Les gitans méritent ce qui leur arrive, Mussolini a fait des bonnes choses aussi", tu vois, tu as gagné, la haine banale d'autrefois se transmet de génération en génération, bravo papa, tes fils prennent le même route que toi, récusant ce qu'ils abritent de meilleur pour suivre ta trace, celle d'un fascisme ordinaire qu'on appelle populisme ou néofascisme, même s'il n'a rien de neuf.

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Franco Freda est le principal suspect de cet attentat, surnommé la Mère de tous les massacres, boucherie qui marque le commencement de la stratégie de la tension.

De quel stratégie s'agit-il, et quel est son but ?

Semer la peur, justifier un changement radical de gouvernement, autoriser un régime totalitaire, établir enfin un régime d'extrême-droite.

( p 52)

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Videos de Simonetta Greggio (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Simonetta Greggio
A l'occasion du "Livre sur la Place" 2021 à Nancy, Simonetta Greggio vous présente son ouvrage "Bellissima" aux éditions Stock. Rentrée littéraire automne 2021.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2552286/simonetta-greggio-bellissima
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Linkedin : https://www.linkedin.com/in/votre-libraire-mollat/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Vimeo : https://vimeo.com/mollat
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