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EAN : 9782234078208
288 pages
Stock (25/08/2021)
3.46/5   88 notes
Résumé :
Qu’est-ce qui m’a poussée, jeune fille, à abandonner mes proches, ma maison, ma langue maternelle ?
Pourquoi ai-je laissé derrière moi mes amis, mes petits frères, ma mère, mon pays ?
Qu’est-ce qui fait qu’un homme tendre comme mon père est devenu un monstre, à un moment donné ?
Quel est ce mal qui m’a rongée jusqu’à presque en
crever ?
Cela s’appelle Italie : ma douleur, mon amour, ma patrie.
Un pays qui n’a pas fait les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Merci à NetGalley et aux éditions Stock pour cette lecture.
Bellissima est un livre d'évocations. L'auteur revient sur des évènements connus ou moins connus sans jamais les développer. le lecteur comprend que ces évènements l'ont construite, autant que ses souvenirs familiaux.
Bellissima s'ouvre sur l'exécution à Milan de Mussolini. Les années de plomb font l'objet de plusieurs pages.
Chaque personnage mériterait un livre et je suis restée un peu frustrée de ne pas en savoir plus sur certains d'entre eux.
J'ai aimé retrouver une partie de l'histoire italienne, j'ai aussi aimé le parcours de vie des personnages, mais j'ai regretté l'absence de fil conducteur.

Lien : https://dequoilire.com/belli..
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Je sors bouleversée par ce texte magnifique dans lequel Simonetta Greggio mêle ses souvenirs d'enfance et de jeunesse à l'histoire de l'Italie, son pays natal, en proie à la violence.
En courts chapitres nous découvrons une histoire personnelle douloureuse, plombée par la violence du père, la résignation de la mère qui fait semblant de ne pas voir.
Simonetta Greggio règle ses comptes avec la corruption, les politiques véreuses, la mafia qui s'infiltre jusque dans les foyers de ceux qui flirtent avec elle.
J'ai eu la chance de rencontrer Simonetta Greggio, nous avons bavardé et peu à peu, je me suis confiée à elle.
« Si tu es malheureuse, écrit, met des mots sur ce que tu ressens ». Cette phrase encourageante de l'auteure à mon égard ne m'a pas quittée tout au long de cette lecture.
Je n'ose imaginer la souffrance qui fut la sienne pour rédiger ce roman, qui n'en est pas un.
L'écriture est sèche, brutale, sans se départir de l'élégance qui la caractérise.
Merci Simonetta, d'être toi-même, belle, souriante et courageuse.
Ton sourire m'a fait du bien. Ainsi que les mots que tu m'as adressés et qui sont devenus mon mantra : Force, courage et amour.
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Les années 60 à 80.
Simonetta Greggio a quitté l'Italie en 1981, fuyant la violence de son père.
Elle passera des années sans y revenir et pourtant l'Italie ne l'a jamais quittée.
Bellissima, c'est l'histoire de son enfance, de sa jeunesse.
Celle aussi de sa mère adoptée et de ses grands-parents.
Vies mêlées à celle de l'Italie.
« Ma douleur, mon amour ma patrie »
Les années sombres et rouges de l'Italie.
Brigades rouges, mafia, attentats, meurtres.....
Pays de destruction interne, de chaos.
Chaos de sa famille.
Son père si tendre devenu si violent.
Et elle y revient, elle revient enfin chez elle.
C'est profond, intense, sincère.
Mais c'est aussi très décousu et pas toujours facile à suivre.
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Simonetta Greggio ne se contente pas de retracer les points forts de son enfance. Elle les confronte à l'Histoire de son pays, l'Italie. Et elle remonte même jusqu'à l'enfance de ses grands parents adoptifs et à l'histoire de ses parents biologiques, au début du siècle. Mais très vite, on sent bien que c'est l'association de la période fasciste avec la violence de son père qu'elle veut mettre en évidence. Mais pas seulement non plus. Car dès l'après-guerre, les deux grands partis de l'époque, la démocratie chrétienne et le parti communiste se rendront coupables de méfaits, de meurtres, de tueries par Brigades rouges interposées. Les groupuscules d'extrême gauche et d'extrême droite se livreront une guerre sans merci mettant à mal la démocratie, et ce dès les années 60. Les années de plomb, la stratégie, de la tension peuvent commencer. Mais là où l'auteure excelle, c'est de connecter cette histoire à la sienne, surtout à travers la maltraitance du père. Son père, pour qui elle éprouve des sentiments très ambivalents d'amour/haine. Les malversations paternelles, en lien avec la grande histoire, au cours des années 70, précipiteront la famille dans l'abîme. C'est quelques années après, en 81, qu'elle choisira de s'exiler en France. Pour autant, elle ne cessera de revenir en Italie dans de multiples aller-retours. Ce pays qu'elle ne cessera d'aimer malgré son impossibilité d'y vivre au vu des malversations politiques en lien avec les accointances mafieuses. Mais elle y reviendra aussi pour ne pas rompre le lien familial malgré tout. Son père, sa mère qu'elle accompagnera jusqu'à leur mort.
Son style est assez journalistique avec des phrases parfois très courtes, qui rendent d'autant plus abrupts ses propos.
L'Italie est un de ces pays qui ne peuvent laisser indifférents. Un pays d'une richesse culturelle incommensurable, mais aux prises avec une démocratie parfois à la limite du totalitarisme. C'est un pays qui, au fil de son histoire, à su faire preuve de résilience à plusieurs reprises, comme le phénix, se relevant à chaque fois de ses cendres. C'est cette histoire là que, à travers son histoire personnelle, nous conte avec brio et tendresse, mais sans concession, Simonetta Greggio.
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Un livre que j'ai lu pour son thème. le fascisme dans toute son horreur. Celui qui fait rêver certains français en la personne de Marine le Pen. Ah non je me trompe, elle n'est pas fasciste.
Simonetta Greggio raconte son enfance dans ce roman qui est plus un récit, dans des chapitres un peu embrouillés et on a du mal à s'y retrouver.
L'histoire de sa mère, enfant juive, protégée car adoptée par un couple aux tendances fascistes, mais plutôt sympathiques et qui adule cette petite fille qui est la leur maintenant.
L'auteure évoque une agression sexuelle à 8 ans . L'homme prédateur qui lui a volé son enfance, un homme sans visage. Puis un père aimé qui bascule dans la violence, terrorisant sa fille. Lui est totalement fasciste. Comment a-t-il pu devenir cet homme? "Il me cognait plusieurs fois par semaine. Pour des broutilles. (...) Elle a besoin de la Scuria. En dialecte, de la cravache".
C'est l'Italie qui a inventé le fascisme, l'auteure nous le dit. Elle va droit au but. Elle dit ce pays qui fait peur par ses anciens démons. Et pourtant on y retrouve le bonheur d'être italien, de la famille, de cette atmosphère entre légèreté et terreur.
J'aime bien la plume de Simonetta Greggio. J'ai aimé sa liberté de parole, les évocations d'une époque qui n'est pas tout à fait morte et découvrir son histoire. Celle de ses parents et grands parents. un livre qu'on ne lâche pas. Utile, forcément utile. Vu l'actualité.

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critiques presse (1)
LeFigaro
06 janvier 2022
Troisième volet d’une autobiographie de l’Italie à travers le portrait d’une famille (apparemment) idéale dans les années 1970.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Au pays du colisée, des aqueducs romains et des églises millénaires, il est paradoxal que des structures si récentes disparaissent. Le temple de Concordia, construit vers 440 avant Jésus-Christ, n'est qu'à quelques kilomètres d'un viaduc achevé en 1970 et déjà hors-service.
Depuis 2004, douze ponts se sont écroulés dans la péninsule.

(p 251)
( effondrement du pont Morandi à gênes)
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Le principe fondamental qui régule le fonctionnement de toute démocratie saine est l'existence d'une frontière claire et infranchissable entre politique et bureaucratie. En Italie, c'est un voile invisible. Le poudroiement sur les ailes d'un papillon. Un frôlement d'ailes, une lumière dorée.
Le fantôme d'un pays civilisé.
Il y a un mot qui me rend euphorique : c'est la "finance active". J'en rigole tellement que des larmes tombent de mes yeux.
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J'aimerais tant savoir avec qui elle a joué, cette fillette vive, drôle, joueuse, intelligente, et ce qu'elle a raconté à ses compagnons de voyage. Leur a-t'elle parlé de sa mère, qui l'avait déposée à la gare de Milan ? Avait-elle vu ses larmes sur les quais ou les lui avait-elle cachées, ma grand-mère biologique qui préférait savoir sa petite dernière loin d'elle, en sécurité, quitte à en avoir le coeur brisé.
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Je déjeune avec ma mère et mes frères (Abel n'est pas là), Jacob et Eli à table disent les mêmes choses que toi, papa : "Je préfère un fils mort à un fils voleur, Tu nous fatigues avec tes conneries communistes, Quand on a donné le droit de vote aux femmes, elles ont voté en masse pour la Démocratie chrétienne conseillées par leur curé, voilà ce que les femmes connaissent en politique, Arrêtons de croire que les gens ont tous les mêmes droits, Les gitans méritent ce qui leur arrive, Mussolini a fait des bonnes choses aussi", tu vois, tu as gagné, la haine banale d'autrefois se transmet de génération en génération, bravo papa, tes fils prennent le même route que toi, récusant ce qu'ils abritent de meilleur pour suivre ta trace, celle d'un fascisme ordinaire qu'on appelle populisme ou néofascisme, même s'il n'a rien de neuf.
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Mario Gatti, s'appelait le patron. La quarantaine, marié, deux enfants. Pantalon blanc, évasé un peu trop serré à l'aine. Chemise noire en taffetas. Rasé de près.
Mon père m'a confiée à lui comme s'il le connaissait depuis toujours. Il m'a laissée là avec gratitude, aurait-on dit.
Même moi, qui n'avais nullement l'usage du monde, je l'ai tout de suite remarqué ! Pantalon moule-burnes, chemise en taffetas. Ce type, il a dû se frotter les mains en voyant ta voiture qui tournait le coin de la route, et moi toute seule sur le trottoir avec mon sac d'ado et le petit cul de mes dix-sept ans.
Qu'est-ce qui t'a pris, dis-moi ? Pourquoi tu m'as abandonnée là, alors que tu étais le plus jaloux, le plus possessif, le plus fou, le plus malade d'amour des papas ?
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