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EAN : 9782266312882
240 pages
Éditeur : Pocket (18/03/2021)
4.02/5   927 notes
Résumé :
"Ciao, Sofia, qu'est-ce que je te sers ? Comme d'habitude ? Et j'ajoute un cornetto, parce qu'il faut manger, ma fille !
– Oui, merci, Maria."
Je m'installe en terrasse, face à la mer, comme chaque matin depuis que je suis de retour en Italie. J'aime bien travailler au son des tasses qui s'entrechoquent. Et, au Mamma Maria, j'ai toujours de la compagnie. Il y a ceux qui viennent tuer le temps. Il y a les enfants qui rêvent devant le comptoir à glaces. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (297) Voir plus Ajouter une critique
4,02

sur 927 notes

La_Bibliotheque_de_Juju
  17 mai 2020
De l'Italie, je ne connais pas grand-chose finalement. Les pâtes, le parler (trop) fort ou Armani, bref résumé honteux de ce que m'évoque la petite botte !
Heureusement, Serena Giuliano est là ! Pour me faire visiter un peu de son Italie, celle qui sent bon l'enfance, le coeur et l'amour des autres ! Celle qu'elle porte dans son coeur, comme un joli étendard !
Je me suis donc attablé au café de Maria et je me suis envoyé deux trois limoncello, tranquilou gilou !
J'ai écouté ces héros quotidiens, j'ai entendu, de ma chaise, au fond du café, leur amour commun pour leur pays, pour ses habitants. C'est beau parfois la simplicité des vivants, des vibrants. C'est beau la solidarité née de trois fois rien, de l'appartenance à une même terre, à une langue. C'est beau, cette façon de vouloir laisser les autres entrer dans la ronde, pour défendre ceux qui doivent fuir leur pays.
J'avais envie de prendre dans mes bras la Mamma de tout ce joli monde, celle qui fait tourner la baraque et les coeurs, derrière son comptoir, avec son franc parler et ses petites attentions. Un personnage comme je les aime, pétri dans la tendresse et la sincérité.
Ici, ça parle vrai, ça se raconte en catimini et ça sent bon le vivre ensemble ! A l'heure où s'attabler aux terrasses est un doux rêve de flâneur, ce roman permet de braver les interdits et de se poser au creux des autres !
Serena Giuliano, avec ce deuxième roman, laisse éclater son amour pour ses racines, mais également porte un regard sur ce monde qui se replie sur lui-même, sauvé par la grandeur d'âme de ceux qui s'élèvent, à leur petit niveau, contre le désenchantement ambiant.
Un roman, comme un doux rayon de soleil, une lecture pour souffler un bon coup et traverser les frontières. Une lecture douce et tendre pour profiter du soleil, de la vie et du temps qui parfois nous dépasse.

Lien : https://labibliothequedejuju..
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cardabelle
  01 juillet 2020
.
Quelques jours de pluie ont suffi à me donner l'envie d'un moment de farniente sur la terrasse de la truculente Mamma Maria .
Une envie d'Italie.
Par ce roman à deux voix , celle de Sofia et celle de Maria , Serena Giuliano invite le lecteur à entrer dans une ambiance familiale et chaleureuse en apparence , jusqu'à ce qu'un événement ne vienne bouleverser la routine .
Sofia , traductrice , a quitté Paris après une déception amoureuse et revient dans son village natal du sud de l'Italie .
Elle va tenter de panser ses plaies dans le giron de Maria et de toute une galerie de personnages .
Au coeur du village , le café tenu par la mamma est une véritable scène de théâtre qui laisse souvent poindre la recherche des valeurs d'antan , le " vivre ensemble " tellement mis à mal .
Souvent , j'ai pensé au village de Don Camillo . Cette nostalgie d'une vie communautaire des années 50 , dont on ne veut garder en souvenir que le côté bon enfant ! le tout réactualisé en y incluant le problème des migrants .
Sinon , c'est bourré de bons sentiments , ça ne nuit à personne bien sûr .
Le caractère des personnages reste trop superficiel à mon goût , même s'ils sont rendus attachants par quelques facéties pour servir une intrigue trop convenue .
Il y a quand même quelques piques bien lancées contre le fascisme , la condition féminine et le matriarcat .
Mais , je me suis laissé porter en ayant décidé d'être bon public car j'ai souvent été séduite par les notes d'humour qui pigmentent le récit ici et là .
C'est le souvenir que j'en garderai .
Et , je ne peux pas passer sous silence non plus , l'ambiance typiquement italienne , un cliché peut-être , mais tant pis ... j'ai aimé ces cris , ces rires , ces pleurs , ces émotions exacerbées ! j'ai aimé les regarder boire , manger , danser , chanter ...vivre quoi !

Alors , c'est vrai , ce roman ne fait pas de mal : on dit même " feel good " , ma grand-mère aurait dit " eau de rose" !
Bon , cette immersion chez les bisounours fut une lecture agréable et légère pour oublier un temps notre monde de bruts .







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Cannetille
  30 septembre 2020
Meurtrie par une peine de coeur, Sofia quitte Paris pour revenir vivre dans son village natal du sud de l'Italie. Elle y retrouve avec plaisir l'ambiance chaleureuse de la petite communauté qui gravite autour du café tenu par la charismatique Mamma Maria.

Malgré mes résolutions d'éviter désormais le genre feel good qui m'a souvent déçue, j'ai fini par lire ce roman, prix Babelio 2020 dans la catégorie littérature française. Mal m'en a pris : les personnages, si lourdement typés italiens qu'ils en paraissent caricaturaux, évoluent dans une histoire désespérément candide, débordante de clichés et de bons sentiments, maladroitement saupoudrée d'une pincée d'ingrédients touristiques et gastronomiques censés faire rêver et saliver, mais qui, mal servis par une écriture plate et ordinaire, donnent le sentiment d'évoluer davantage dans une brochure publicitaire que dans une oeuvre littéraire.

Si vous êtes adeptes des romans feel good, celui-ci vous fera voyager dans une Italie de cartes postales. Mais il ne vous convertira pas au genre si ce n'est pas déjà votre tasse de thé.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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cicou45
  16 juillet 2020
J'ai voulu faire durer le plaisir de cette lecture au maximum mais je dois bien l'avouer, même une fois la playlist de Maria et les remerciements lus, c'st à contrecoeur que je referme cet ouvrage parce qu'il n'y a hélas plus de pages après.
Merci à l'autrice (décidément je ne m'y ferai jamais avec ce féminin, je préfère auteure), Serena Giuliano de m'avoir permis à travers cet ouvrage de retrouver un peu de ma grand-mère à moi, italienne elle aussi et qui cuisinait comme personne, cette fameuse pastachuta, non non même Maria ne l'égalait pas). C'est donc à toi, mamie, qui m'a laissé bien trop tôt que je dédie cette critique.
Ici, deux voix s'entremêlent, celle de Maria et son bar où il fait plus que bon vivre d'un côté et de l'autre celle de Sofia, traductrice pour une maison d'édition parisienne mais trop attachée à son village natal pour accepter de partager sa vie en deux. Si Jérôme, son ex, ne veut pas l'entendre et refuse de découvrir son "chez elle", c'est qu'il n'en valait vraiment pas la peine, comme dirait Luca, le frère de notre héroïne. Ici, c'est bien plus qu'une histoire d'amitié qui est narrée, c'est la vie d'un petit village au Sud de l'Italie toute entière qui respire à grands poumons, où tout le monde se connaît et s'apprécie pour ce qu'il est...du moment qu'il vient d'ici et c'est là où le vat blesse. L'arrivée d'une migrante libyenne, Souma, recueillie avec son petit-fils Mustafa, âgé de deux ans à peine, par Franco, un vieil homme du village et fidèle ami de Sofia (lui parmi tant d'autres et notamment ses deux compères avec qui il joue presque quotidiennement à la scopa dans le bar de Maria), risque de faire jaser...C'est la raison pour laquelle Franco a décidé de la cacher chez lui en faisant appel à Sofia en attendant quoi faire ? Comment vont réagir les gens du villages, eux dont une grade partie a voté pour l'extrême droite aux dernières élections ? Vont-ils accepter cette "étrangère" parmi eux, elle qui a fui la misère dans l'espoir d'un monde meilleur pour elle et son fils mais aussi pour l'enfant qu'elle porte ?
Un roman bouleversant, attendrissant, extrêmement bien écrit et dans lequel diverses cultures se croisent et apprennent à s'apprécier et à se compléter même ! Un roman qui pourrait changer la face du monde si tous acceptaient de s rendre dans le bar de Maria et de discuter avec ses habitués. J'exagère mais à peine, certes, cela ne révolutionnera pas le monde d'aujourd'hui ni celui de demain mais qu'est-ce que cela fait du bien, le temps d'une lecture au moins, d'y croire et d'espérer !
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Jeanfrancoislemoine
  21 juillet 2021
Difficile , non , de rédiger un commentaire sur un livre qui a reçu le prix Babelio quand on connaît la diversité de ses membres , leur compétence et la sincérité de leurs avis ....Pourtant , il faut bien apporter ma modeste " pierre à l'édifice " . J'avoue que je ne suis pas forcément un grand amateur , ni un grand détracteur non plus de cette littérature " Feel good " , mais il m'arrive , parfois , de me lancer sur des chemins qui ne sont pas les miens mais , où je dois le dire , je ne me suis jamais ni ennuyé , ni perdu . C'est du reste le cas pour ce roman qui , je dois le reconnaître, m'a transporté sur la magnifique côté amalfitaine pour mon plus grand plaisir..
L'Italie , c'est mon point de vue , est un magnifique pays et l'on découvre aussi dans ce petit village , que ses habitants sont fiers , " chauds bouillants " quand la situation l'exige mais , surtout , savent s'unir autour des causes les plus nobles . Les coeurs parlent dés lors que....Réunis d'un seul élan dans ce sublime " temple de l'humanité " que représente le café de Maria , ce café où le " limoncello " vient à bout des réticences timides de certains ...On rêverait de s'y trouver , mieux même, après quelques gorgées du délicieux nectar , on s'y croirait , il suffit de fermer les yeux et de se laisser porter ...
Tous les personnages sont hauts en couleurs , dignes héritiers de Don Camillo ou Peppone ( un ami babeliote l'a déjà dit , je sais et je le prie de m'excuser de le " plagier " , on s'arrangera devant un verre chez Maria ) . Oui , dans ce roman , il y a la chaleur d'une ambiance , un café au milieu du village , près d'une place ombragée de grands arbres repoussant les ardeurs du soleil , et au milieu coule une ... rivière, euh , non , une fontaine dont le filet d'eau agonisant ne suscite même pas la compassion de villageois occupés par " l'affaire " ....Seul le pharmacien semble bien songeur ...Il y a tout ça, une atmosphère à "la Pagnol " , une atmosphère comme on les aime , comme on les rêve....
Je vous l'ai dit , je ne suis pas le plus ardent des défenseurs du genre , pourtant , je dois bien l'avouer , je suis loin d'y trouver " déplaisir " et j'ai passé un trés bon moment chez Maria et ses amis et , si vous avez l'occasion , entrez - y , le cocktail au limoncello est " mortel " ...et les " occupants et occupantes " du lieu ...délicieux ....
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Citations et extraits (143) Voir plus Ajouter une citation
MarionLBBMarionLBB   11 octobre 2021
Je suis comme le coucher du soleil, et je parle telles les feuilles d’avril. Je vibre dans chaque voix sincères et je vis au rythme du chant léger des oiseaux. Mon discours le plus beau et le plus riche s’exprime à travers le silence.
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marina53marina53   29 août 2020
J’aime mes mains vieillies par le temps, mes ongles limés en amande et mon alliance un peu cabossée par tout ce qu’on a vécu, elle et moi. J’aime vernir mes orteils et porter des culottes bien confortables. J’aime mes cuisses musclées et mes grosses fesses. J’aime le fait d’être en jupe trois cent soixante-cinq jours par an. J’aime mettre un collier de perles et un peu de rose sur mes lèvres de temps en temps, même si ça souligne ce petit duvet que j’ai toujours refusé d’épiler. Parce que celui qui a dit qu’il fallait souffrir pour être belle est un connard et un menteur.
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cicou45cicou45   14 juillet 2020
"Pendant le repas, je me suis rendu compte qu'il était plus facile d'avoir de la colère pour des inconnus derrière un écran de télévision qu'en face et en réalité. Lorsque "ces gens-là", comme je les ai souvent appelés, plongent leurs yeux dans les vôtres, lorsqu'on se retrouve devant une femme qui a préféré risquer mourir en pleine mer plutôt que de laisser ses enfants grandir dans un pays où ils ne seraient pas libres, on se sent tout petit.
Et très con, aussi."
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marina53marina53   27 août 2020
Il suffit de porter des vêtements propres et à la mode, et d'être accompagnés d'Italiens pour passer du statut de réfugiés sans papier que l'on regarde de travers à celui d'étrangers en vacances que l'on accueille avec le sourire. Ça ne tient pas à grand-chose, finalement. L'apparence, c'est tout ce qui compte, dans ce monde.
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fabienne1809fabienne1809   02 juillet 2020
Tandis qu'ils s'installent, je prépare un cappuccino pour mon petit-fils. Avec une part de torta Caprese. Et un ristretto à sa mère, avec un croissant à la crème.
Parce que je sais qu'elle préfère les Cornett fourrés à la confiture.
Alors je la regarderai se lever imperturbablement, comme elle le fait depuis des années, passer derrière le comptoir et procéder elle-même à l'échange.
J'admets que l'emmerder est mon passe-temps favori.
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Entretien avec Serena Giuliano à l'occasion de la parution de son troisième roman 'Luna' aux éditions Robert Laffont. Découvrez les mots choisis par l'autrice pour évoquer ce livre.
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