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EAN : 9782749163826
240 pages
Éditeur : Le Cherche midi (05/03/2020)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 349 notes)
Résumé :
"Ciao, Sofia, qu'est-ce que je te sers ? Comme d'habitude ? Et j'ajoute un cornetto, parce qu'il faut manger, ma fille !
– Oui, merci, Maria."
Je m'installe en terrasse, face à la mer, comme chaque matin depuis que je suis de retour en Italie. J'aime bien travailler au son des tasses qui s'entrechoquent. Et, au Mamma Maria, j'ai toujours de la compagnie. Il y a ceux qui viennent tuer le temps. Il y a les enfants qui rêvent devant le comptoir à glaces. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (142) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  17 mai 2020
De l'Italie, je ne connais pas grand-chose finalement. Les pâtes, le parler (trop) fort ou Armani, bref résumé honteux de ce que m'évoque la petite botte !
Heureusement, Serena Giuliano est là ! Pour me faire visiter un peu de son Italie, celle qui sent bon l'enfance, le coeur et l'amour des autres ! Celle qu'elle porte dans son coeur, comme un joli étendard !
Je me suis donc attablé au café de Maria et je me suis envoyé deux trois limoncello, tranquilou gilou !
J'ai écouté ces héros quotidiens, j'ai entendu, de ma chaise, au fond du café, leur amour commun pour leur pays, pour ses habitants. C'est beau parfois la simplicité des vivants, des vibrants. C'est beau la solidarité née de trois fois rien, de l'appartenance à une même terre, à une langue. C'est beau, cette façon de vouloir laisser les autres entrer dans la ronde, pour défendre ceux qui doivent fuir leur pays.
J'avais envie de prendre dans mes bras la Mamma de tout ce joli monde, celle qui fait tourner la baraque et les coeurs, derrière son comptoir, avec son franc parler et ses petites attentions. Un personnage comme je les aime, pétri dans la tendresse et la sincérité.
Ici, ça parle vrai, ça se raconte en catimini et ça sent bon le vivre ensemble ! A l'heure où s'attabler aux terrasses est un doux rêve de flâneur, ce roman permet de braver les interdits et de se poser au creux des autres !
Serena Giuliano, avec ce deuxième roman, laisse éclater son amour pour ses racines, mais également porte un regard sur ce monde qui se replie sur lui-même, sauvé par la grandeur d'âme de ceux qui s'élèvent, à leur petit niveau, contre le désenchantement ambiant.
Un roman, comme un doux rayon de soleil, une lecture pour souffler un bon coup et traverser les frontières. Une lecture douce et tendre pour profiter du soleil, de la vie et du temps qui parfois nous dépasse.

Lien : https://labibliothequedejuju..
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cardabelle
  01 juillet 2020
.
Quelques jours de pluie ont suffi à me donner l'envie d'un moment de farniente sur la terrasse de la truculente Mamma Maria .
Une envie d'Italie.
Par ce roman à deux voix , celle de Sofia et celle de Maria , Serena Giuliano invite le lecteur à entrer dans une ambiance familiale et chaleureuse en apparence , jusqu'à ce qu'un événement ne vienne bouleverser la routine .
Sofia , traductrice , a quitté Paris après une déception amoureuse et revient dans son village natal du sud de l'Italie .
Elle va tenter de panser ses plaies dans le giron de Maria et de toute une galerie de personnages .
Au coeur du village , le café tenu par la mamma est une véritable scène de théâtre qui laisse souvent poindre la recherche des valeurs d'antan , le " vivre ensemble " tellement mis à mal .
Souvent , j'ai pensé au village de Don Camillo . Cette nostalgie d'une vie communautaire des années 50 , dont on ne veut garder en souvenir que le côté bon enfant ! le tout réactualisé en y incluant le problème des migrants .
Sinon , c'est bourré de bons sentiments , ça ne nuit à personne bien sûr .
Le caractère des personnages reste trop superficiel à mon goût , même s'ils sont rendus attachants par quelques facéties pour servir une intrigue trop convenue .
Il y a quand même quelques piques bien lancées contre le fascisme , la condition féminine et le matriarcat .
Mais , je me suis laissée porter en ayant décidé d'être bon public car j'ai souvent été séduite par les notes d'humour qui pigmentent le récit ici et là .
C'est le souvenir que j'en garderai .
Et , je ne peux pas passer sous silence non plus , l'ambiance typiquement italienne , un cliché peut-être , mais tant pis ... j'ai aimé ces cris , ces rires , ces pleurs , ces émotions exacerbées ! j'ai aimé les regarder boire , manger , danser , chanter ...vivre quoi !

Alors , c'est vrai , ce roman ne fait pas de mal : on dit même " feel good " , ma grand-mère aurait dit " eau de rose" !
Bon , cette immersion chez les bisounours fut une lecture agréable et légère pour oublier un temps notre monde de bruts .







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marina53
  27 août 2020
Dans ce petit village de la côte amalfitaine, la vie tourne autour du bistrot de Maria. Que ce soit pour y siroter un café, faire une partie de scopa, avoir des nouvelles du village, prendre un bain de soleil en terrasse ou travailler. C'est le cas, d'ailleurs, de Sofia, traductrice de romans, qui aime tant l'ambiance parfaite qui y règne, en musique de fond les tasses qui s'entrechoquent, les klaxons, les cris de Lucia, la vendeuse de fruits, ou encore les chansons d'Adriano Celentano. Elle ne regrette ni Paris et sa grisaille, ni son ex. Mais, ce matin-là, contrairement à ses habitudes, Franco, un papi de 82 ans qui est là dès l'aube pour trouver la force de débuter sa journée depuis le décès de sa femme, est absent. Aussi Sofia décide-t-elle de se rendre chez lui pour voir ce qu'il en est. Et c'est une grande surprise qui l'attend... Une surprise qui risque de chambouler la petite tranquillité du village...
Ce roman fleure bon le limoncello, les croissants au citron ou les glaces au chocolat... Doux, parfois amer, gourmand et réconfortant. Au coeur de ce paisible village niché sur la côte, l'on fait la connaissance de Sofia, jeune femme traductrice qui s'est rendu compte qu'elle ne pouvait pas vivre ailleurs qu'ici, Maria, la tenancière du bar, toujours le coeur sur la main et un mot gentil (sauf pour sa belle-fille dont elle aime se moquer) mais aussi Franco, Ugo, Antonio, Lucia... et deux invités surprise en la personne de Souma et son petit garçon, Mustafa. Si loin de leur chez eux qu'ils ont fui. Si "Mamma Maria" se révèle être une jolie carte postale de l'Italie, il prône aussi de bons sentiments tels que la tolérance, la solidarité (qu'elle soit inter-générationnelle ou envers les étrangers), la convivialité, l'attachement à ses racines... Habité par des personnages sympathiques et fort attachants et servi par une plume légère et ensoleillée, ce doux roman, empreint d'humour, d'amour et d'humanité, donne tout simplement du baume au coeur...
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cicou45
  16 juillet 2020
J'ai voulu faire durer le plaisir de cette lecture au maximum mais je dois bien l'avouer, même une fois la playlist de Maria et les remerciements lus, c'st à contrecoeur que je referme cet ouvrage parce qu'il n'y a hélas plus de pages après.
Merci à l'autrice (décidément je ne m'y ferai jamais avec ce féminin, je préfère auteure), Serena Giuliano de m'avoir permis à travers cet ouvrage de retrouver un peu de ma grand-mère à moi, italienne elle aussi et qui cuisinait comme personne, cette fameuse pastachuta, non non même Maria ne l'égalait pas). C'est donc à toi, mamie, qui m'a laissé bien trop tôt que je dédie cette critique.
Ici, deux voix s'entremêlent, celle de Maria et son bar où il fait plus que bon vivre d'un côté et de l'autre celle de Sofia, traductrice pour une maison d'édition parisienne mais trop attachée à son village natal pour accepter de partager sa vie en deux. Si Jérôme, son ex, ne veut pas l'entendre et refuse de découvrir son "chez elle", c'est qu'il n'en valait vraiment pas la peine, comme dirait Luca, le frère de notre héroïne. Ici, c'est bien plus qu'une histoire d'amitié qui est narrée, c'est la vie d'un petit village au Sud de l'Italie toute entière qui respire à grands poumons, où tout le monde se connaît et s'apprécie pour ce qu'il est...du moment qu'il vient d'ici et c'est là où le vat blesse. L'arrivée d'une migrante libyenne, Souma, recueillie avec son petit-fils Mustafa, âgé de deux ans à peine, par Franco, un vieil homme du village et fidèle ami de Sofia (lui parmi tant d'autres et notamment ses deux compères avec qui il joue presque quotidiennement à la scopa dans le bar de Maria), risque de faire jaser...C'est la raison pour laquelle Franco a décidé de la cacher chez lui en faisant appel à Sofia en attendant quoi faire ? Comment vont réagir les gens du villages, eux dont une grade partie a voté pour l'extrême droite aux dernières élections ? Vont-ils accepter cette "étrangère" parmi eux, elle qui a fui la misère dans l'espoir d'un monde meilleur pour elle et son fils mais aussi pour l'enfant qu'elle porte ?
Un roman bouleversant, attendrissant, extrêmement bien écrit et dans lequel diverses cultures se croisent et apprennent à s'apprécier et à se compléter même ! Un roman qui pourrait changer la face du monde si tous acceptaient de s rendre dans le bar de Maria et de discuter avec ses habitués. J'exagère mais à peine, certes, cela ne révolutionnera pas le monde d'aujourd'hui ni celui de demain mais qu'est-ce que cela fait du bien, le temps d'une lecture au moins, d'y croire et d'espérer !
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fabienne1809
  05 juillet 2020
❤ Coup de coeur ❤
J'ai souhaité découvrir ce roman à la lecture de critiques de lecteurs, puis à l'occasion de l'obtention du prix Babelio 2020, littérature française.
C'est un très joli roman, très agréable, qui dépeint l'Italie contemporaine, confrontée de manière aiguë à la crise migratoire et, par conséquent, à un certain racisme ambiant.
Le roman est construit sous forme de courts chapitres alternant le point de vue de Maria et celui de Sofia, ce qui donne une belle dynamique au récit.
L'auteure, d'origine italienne, nous plonge sans concession dans la mentalité de ses compatriotes. Pour ceux qui connaissent ou ont connu des Italiennes, Maria est l'incarnation de la Mama italienne. Elle veut tout diriger, elle a un objectif majeur, faire manger les autres (en grande quantité si possible), elle parle en criant, et, bien sûr, elle déteste sa belle-fille, qui lui a pris son fils chéri et qui ne s'en occupe -forcément- pas bien. Cela donne des situations cocasses qui nous font rire à coup sûr !
Mais c'est avant tout la chaleur des relations humaines qui transparaît de ce roman et c'est la convivialité qui fait de l'Italie un lieu où il fait bon vivre.
De nombreux personnages de cette histoire sont très attachants : Maria (malgré ses défauts), Sofia, Lella (la belle-fille de Maria), Souma (la réfugiée libyenne), Franco (qui accueille Souma et son enfant), Moussa, l'aidant du boulanger, etc.
Au-delà de l'esprit qui règne en Italie, l'auteure nous fait découvrir la côte amalfitaine sous forme de cartes postales, dans lesquelles, la cuisine, plus variée que ce que les non-initiés pourraient croire, occupe une place de choix.
Ce roman est un moment de dépaysement à ne pas manquer !
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Citations et extraits (88) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   29 août 2020
J’aime mes mains vieillies par le temps, mes ongles limés en amande et mon alliance un peu cabossée par tout ce qu’on a vécu, elle et moi. J’aime vernir mes orteils et porter des culottes bien confortables. J’aime mes cuisses musclées et mes grosses fesses. J’aime le fait d’être en jupe trois cent soixante-cinq jours par an. J’aime mettre un collier de perles et un peu de rose sur mes lèvres de temps en temps, même si ça souligne ce petit duvet que j’ai toujours refusé d’épiler. Parce que celui qui a dit qu’il fallait souffrir pour être belle est un connard et un menteur.
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cicou45cicou45   14 juillet 2020
"Pendant le repas, je me suis rendu compte qu'il était plus facile d'avoir de la colère pour des inconnus derrière un écran de télévision qu'en face et en réalité. Lorsque "ces gens-là", comme je les ai souvent appelés, plongent leurs yeux dans les vôtres, lorsqu'on se retrouve devant une femme qui a préféré risquer mourir en pleine mer plutôt que de laisser ses enfants grandir dans un pays où ils ne seraient pas libres, on se sent tout petit.
Et très con, aussi."
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fabienne1809fabienne1809   02 juillet 2020
Tandis qu'ils s'installent, je prépare un cappuccino pour mon petit-fils. Avec une part de torta Caprese. Et un ristretto à sa mère, avec un croissant à la crème.
Parce que je sais qu'elle préfère les Cornett fourrés à la confiture.
Alors je la regarderai se lever imperturbablement, comme elle le fait depuis des années, passer derrière le comptoir et procéder elle-même à l'échange.
J'admets que l'emmerder est mon passe-temps favori.
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marina53marina53   27 août 2020
Il suffit de porter des vêtements propres et à la mode, et d'être accompagnés d'Italiens pour passer du statut de réfugiés sans papier que l'on regarde de travers à celui d'étrangers en vacances que l'on accueille avec le sourire. Ça ne tient pas à grand-chose, finalement. L'apparence, c'est tout ce qui compte, dans ce monde.
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cicou45cicou45   13 juillet 2020
"_Elle te manque encore beaucoup hein, nenné ?
_Oh, tu sais, Maria, j'ai appris à ivre avec ce chagrin-là. Je crois qu'il y a des bras irremplaçables? J'ai essayé d'en trouver d'autres dans lesquels me nicher. Ça n'étreint pas pareil. Ça ne renferme pas autant d'amour. Ce sont des dupes. Des fakes. Il y a des manques impossibles à combler. Et des plaies qui, même après avoir cicatrisé, font aussi mal que le jour de la chute dès lors que notre regard se pose sur elles et en ravive le souvenir."
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