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EAN : 9782843448997
300 pages
Le Bélial' (27/02/2020)
3.87/5   34 notes
Résumé :
Harrison a un problème avec l’océan. Qui a sans doute à voir avec le fait que lorsqu’il était tout gamin, « quelque chose s’y est passé »… Un quelque chose proprement horrible dont il n’a aucun souvenir conscient, mais qui a coûté la vie à son père, lui vaut une prothèse carbonée en guise de jambe droite, et des douleurs fantômes pour occuper ses nuits. Or, la thalassophobie, quand votre mère est océanographe, c’est assez compliqué. Surtout quand cette dernière se p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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boudicca
  25 mars 2020
Daryl Grégory est un auteur américain dont les ouvrages traduits en France depuis 2014 ont rencontré un certain succès. Il faut dire que l'auteur ne fait pas dans le conventionnel et que ses histoires ont de quoi interpeller, qu'il mette en scène un zombie pas comme les autres (« L'éducation de Stony Mayhall ») ou des individus transformés par leur rencontre avec une créature surnaturelle et participant à une thérapie de groupe (« Nous allons tous très bien merci »). « Harrison Harrison » s'inscrit dans la même lignée puisqu'il met en scène un personnage du roman précédemment mentionné dont l'auteur entreprend de nous raconter l'origine du traumatisme. Harrison est un adolescent à priori ordinaire, si on excepte l'absence de l'une de ses jambes, perdue après un terrible accident en mer qui causa la mort de son père alors qu'il n'avait que trois ans. Un événement dont le jeune homme ne se souvient que par bribes, qui ne correspondent d'ailleurs pas vraiment à la version officielle de l'accident dans laquelle aucune mention n'est faite à une quelconque créature marine gigantesque. Or c'est bien ce dont notre héros se souvient... Des années après les faits, Harrison accepte de suivre sa mère pour quelques mois dans une petite bourgade côtière éloignée de tout afin qu'elle puisse procéder à des relevés océanographiques. La ville de Dunnsmouth va toutefois leur réserver bien des surprises. Il y a d'abord ce collège où les enseignants sont au moins aussi flippants que les élèves et qui semblent tous appartenir à une même secte dont Harrison ne comprend ni la langue ni les codes. Et puis il y a ces signes inquiétants qui indiquent que les nouveaux arrivants ne sont visiblement pas les bienvenus. Il y a, enfin, la disparition de la mère de l'adolescent dont le bateau aurait disparu en mer. Seulement cette fois, Harrison n'y croit pas. L'adolescent va alors se lancer à la recherche de sa mère, et, s'il va bénéficier du soutien d'alliés improbables, son enquête va aussi réveiller de vieux souvenirs que certains habitants de Dunnsmouth ne sont manifestement pas désireux de voir ressurgir.
Tour à tour drôle, surprenant, voire carrément captivant, le roman de Daryl Grégory est une vraie bouffée d'air frais. L'auteur parvient à créer un climat de tension et à entretenir le suspens pendant la quasi totalité de l'histoire que l'on se prend à dévorer à vitesse grand V. Impossible de ne pas être intrigué par cette flippante petite bourgade, de même que par ses habitants tous plus glauques les uns que les autres. le malaise qui saisit le héros à son arrivée est donc extrêmement communicatif et, que se soit à cause de leur physique ou de leurs réactions totalement inappropriées, notre instinct nous hurle que ces gens trament quelque chose de vraiment louche à Dunnsmouth, sans qu'on puisse pour autant mettre le doigt sur ce qui cloche. Alors certes, l'arrivée d'un étranger dans une école mystérieuse et dont il ne connaît pas les codes n'est pas un thème nouveau en fantasy (on pense bien sûr à « Harry Potter », mais aussi plus récemment à l'excellent « Vita nostra » de Marina et Sergeï Diatchenko), il n'en reste pas moins que l'auteur s'y prend efficacement et que le procédé fonctionne à merveille. L'influence du maître du fantastique, H. P. Lovecraft, et de ses grands anciens saute aux yeux puisqu'on retrouve la même mention oppressante à des créatures trop anciennes, trop immenses et surtout trop terribles pour être appréhendées. La suggestion suffit toutefois amplement pour entretenir un climat angoissant, d'autant plus que les « intermédiaires » mis en scène sont suffisamment impressionnants comme cela, qu'il s'agisse du terrible scrimshander ou de la gigantesque mère-crapaud. L'influence de Lovecraft se fait également sentir à travers les illustrations qui parsèment le roman et qui sont signées Nicolas Fructus, un artiste qui n'en est pas à sa première incursion dans l'univers du maître du fantastique puisqu'il a également travaillé sur l'ouvrage « Kadath – le guide de la cité inconnue », ou encore plus récemment sur « La quête onirique de Velitt Boe » de Kij Johnson (une réinterprétation féministe d'un célèbre texte de Lovecraft).
Le principal atout du roman reste cela dit ses personnages, et notamment le protagoniste. le jeune Harrison est en effet un héros très attachant qui, en dépit de son jeune âge, a visiblement la tête sur les épaules et est surtout doté d'un sacré sens de l'autodérision. Son sens de la répartie contribue d'ailleurs à instaurer une ambiance chaleureuse qui vient quelque peu contrebalancer l'aspect horrifique du texte. Car en dépit du caractère dramatique des événements, une certaine bonne humeur se dégage du roman qui multiplie les dialogues assez savoureux. de même, si le jeune âge du personnage ne sert absolument pas de prétexte à l'auteur pour édulcorer son récit, il lui est en revanche utile pour distiller des références populaires aux mangas, aux comics, aux super-héros, ce qui permet d'entretenir une connivence entre le lecteur et les personnages. L‘empathie que l'on éprouve pour Harrison vient aussi de sa vulnérabilité car, si le jeune homme donne l'apparence d'être solide et désinvolte, on se rend rapidement compte que gérer ses émotions, et notamment sa colère, lui demande des efforts colossaux. Des efforts qu'il s'emploie néanmoins à fournir, ce qui le rend d'autant plus sympathique. Les personnages qui l'entourent sont tous très étranges, mais en dépit (ou peut être à cause) de leur étrangeté, on ne tarde pas non plus à s'y attacher. C'est le cas de Lub, créature marine dotée d'un irrésistible sens de l'humour, mais aussi de Lydia, une étrange jeune fille du collège de Dunnsmouth, ou encore de la tante de l'adolescent dont l'apparente désinvolture et l'ironie mordante cachent une personnalité beaucoup moins superficielle que ce que son apparence laisse penser. le roman est également peuplé de personnages effrayants ou bizarres dont les traits prennent vie sous le superbe coup de crayon de Nicolas Fructus.
Original, drôle et palpitant : voilà ce qui vient à l'esprit pour qualifier le roman de Daryl Grégory une fois la lecture terminée. « Harrison Harrison » est ainsi un bel hommage à Lovecraft, doublé d'une enquête bien construite qui enchaîne les rebondissements tout en mettant en scène un héros drôle et attachant. Un roman rafraîchissant, qui vous poussera sans doute à réfléchir à deux fois avant de vous aventurer sur la mer. Qui sait ce qui se cache sous l'eau ?
Lien : https://lebibliocosme.fr/202..
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Lenocherdeslivres
  06 mars 2020
Qui est le Harrison de Nous allons tous très bien, merci (roman paru en France au Bélial' en 2015) ? D'où vient-il ? Harrison square (titre original de Harrison Harrison) nous le dévoile. Nous sommes donc en présence d'un roman d'initiation où le jeune Harrison, qui a perdu son père dans des circonstances un peu floues (accident ou attaque d'un poulpe géant ?), retourne avec sa mère, scientifique émérite et au caractère bien trempé sur les lieux de l'accident (où le jeune homme a perdu une jambe). Comme leur séjour doit durer un certain temps, il s'inscrit au lycée du secteur. Et rapidement, il s'aperçoit que quelque chose ne tourne pas rond ici.
Pour les amoureux de Cthulhu et des tentacules, Harrison Harrison fera tilt tout de suite. Les références à l'univers de Lovecraft se multiplient pour notre plus grand bonheur. On se croirait dans un roman du maitre ou dans une partie d'un de jeu de rôle dédié à son univers. Les personnages sont lugubres à souhait. L'atmosphère est humide, moite, gluante. Les étrangers y sont regardés de travers. Et la violence rode partout.
Ce roman, destiné aussi bien aux adultes qu'à un public un peu plus jeune, est un vrai moment de plaisir. Suivre les aventures d'Harrison, c'est la certitude de frissons de peur ou de dégoût, de moments de tension et de joie, d'amusement ou de surprise. Bref, une très bonne lecture qui m'a immergé dans un monde aqueux et où les tentacules sont rois.
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Bleuopale
  10 avril 2020
Harrison Harrison est à la fois un one-shot et en même temps le préquel de Nous allons tous très bien, merci. On m'a fait remarquer que ce livre est un livre Young Adult. C'est vrai même si pendant ma lecture ce classement ne m'était pas venu à l'esprit. le personnage principal a 16 ans et c'est ses tribulations dans la ville de Dunnsmouth que nous allons suivre tout au long du récit.
Harrison Harrison est un jeune homme de 16 ans responsable et bien dans sa peau, malgré un certain problème avec l'eau et des crises de colère récurrentes. Il a, par rapport à sa mère, qu'il qualifie souvent de "Scientifique Distraite", la tête sur les épaules et s'il a quitté ses camarades de lycée et la Californie pour les côtes de la Nouvelle-Angleterre c'est pour suivre celle-ci dans sa nouvelle étude scientifique à la recherche du calamar géant. L'arrivée à Dunnsmouth est déroutante, aussi bien le lycée que la ville semble vivre dans une autre époque : les téléphones portables ne passent pas, les cours dispensé dans un lycée au style baroque sont parfois fantaisistes (bien que savoir réparé un filet de pêche peut toujours servir) et que dire de la séance de volontariat des élèves qui ressemble fort à une messe d'une religion inconnue ? Harrison Harrison a de quoi s'interroger et d'autant plus qu'à peine arrivée, sa mère disparait en mer... mais que cherche à cacher les habitants de Dunnsmouth ?Tout d'abord je voudrais dire : oui il y a des tentacules, oui il est question de choses inexpliquées liées à l'océan, oui il est également question de cultes obscures et de rencontres cosmiques MAIS ce n'est pas pour autant qu'il faut "réduire" ce livre à un énième récit Lovecraftien (ce qui n'est pas non plus une critique puisque j'en suis assez friande). Bref, ce que je voudrais que vous, potentiels lecteurs, reteniez c'est que même s'il y a quelques clins d'oeil à Lovecraft, ce récit original est avant tout un très bon récit d'aventure fantastique.J'ai beaucoup apprécié de découvrir la plume de Daryl Gregory : immersive, un brin théâtrale avec une pointe d'humour corrosif ce qui rend son récit particulièrement attractif. le décor : la ville de Dunnsmouth. Les personnages : habitants, élèves et personnes importés dans la ville comme Harrison Harrison et sa mère. S'ajoute ensuite les éléments fantastiques qui intègrent peu à peu le récit et on a l'impression de découvrir une pièce de théâtre en trois actes. C'est fort bien mené, avec du suspense, des questions, quelques surprises et un final à la hauteur.
Je dois de plus ajouter que les éditions le Bélial' ont fait un superbe boulot d'édition. Les dessins intérieurs de Nicolas Fructus illustrent parfaitement le récit et rajoute à l'ambiance surnaturelle que développe l'auteur. de plus, l'illustration de couverture avec son vernis sélectif et celle des rabats forment un très bel objet livre.Au final, un très bon roman fantastique, plutôt YA mais pas que. Un roman qui est un récit d'aventure fantastique avec une mise en scène théâtrale pleine d'humour discret. Une lecture facile, des décors travaillés, une atmosphère prenante et un potentiel énorme pour un univers qu'on ne fait qu'effleurer. Bref, une excellente découverte et une très belle édition.
Lien : http://chutmamanlit.blogspot..
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Norlane
  22 juin 2020
Commençons par le début : je ne suis pas une lectrice d'horreur, je ne connais rien de Lovecraft, il y a donc assez d'épouvante pour moi dans ce roman qui nous fait entrer dans une ville aux mains d'humains étranges, sectaires, et côtoyer des créatures océaniques guère sympathiques, en dehors de Lub, mon personnage préféré pour l'humour qu'il apporte. J'ai aimé chercher la vérité avec Harrison, ado californien ayant vécu très tôt un drame, plongé à cause des recherches de ses parents dans un monde mystérieux et assez inamical, je trouve l'histoire bien menée, mais je déteste qu'une fin prépare une suite sans être prévenue que le livre que je tiens dans les mains n'est donc qu'un premier tome...
Je termine sur un bravo aux éditions du Bélial pour leur beau travail sur l'objet livre.
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Symphonie42
  30 décembre 2020
J'apprécie beaucoup l'univers des Grands Anciens, mais avec le temps, trop de tentacules tue les tentacules. Si bien que malgré ses bonnes critiques, j'étais assez froide à l'idée de m'y plonger (plonger… océan… vous l'avez ? Oui, bon T_T).
Et comme il me fallait un autre roman jeunesse/Ya pour finir ma série du mois de décembre, me suis dit, pourquoi ne pas essayer celui-ci, après tout ?
Commençons donc par les mauvais points…

Non, en vrai, j'ai pas trouvé de mauvais point, j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman. A commencer par le narrateur, Harrison, un adolescent affublé d'un grand sens de l'autodérision et d'une prothèse à la jambe suite à la perte de celle-ci dans l'estomac d'une bestiole sous-marine non identifiée à l'âge de trois ans. Son handicap m'a paru écrit de façon tout à fait crédible, et c'est une particularité qui, sans être oubliée, n'est jamais traitée de façon ostentatoire ou pathétique. ça fait partie du personnage, ça se rappelle à lui dans certaines circonstances, mais ce n'est jamais utilisé pour attiser la pitié du lecteur ou des autres personnages, et il vit parfaitement bien avec même si ça le gêne de temps en temps. Ensuite, beaucoup d'humour dans le roman, avec ses commentaires parfois incisifs sur les évènements ou son environnement. Il a aussi une propension à la colère, et si ça m'avait soulée dans Harry Potter, ici le personnage le sait et s'efforce de ne pas se laisser déborder. Ce qui le rend sympathique n'est pas qu'il n'ait pas de défauts, mais qu'il en soit conscient et qu'il essaie de s'améliorer.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste, notamment avec Lud, une sorte d'homme-poisson fan de culture populaire, et qui ne loupe pas une occasion pour balancer une punch-line ou une référence à la pop-culture (voire un commentaire relatif au racisme). J'aime aussi tout particulièrement la tante d'Harrison, une femme qui paraît en début tout à fait superficielle et intéresse, et qui se révèle en fait intelligente, attentionnée et elle aussi dotée de pas mal d'humour.
L'intrigue est très sympa, avec pas mal de mystères, de retournements, et son lot de personnages et de situations creepy, avec une secte en fond. L'ambiance est lovecraftienne juste ce qu'il faut, malaisante sans être effrayante, avec pas mal de références sympa à l'univers des Grands Anciens (par exemple avec le nom de la ville où se situe l'histoire). D'ailleurs, les illustrations intérieures de Nicolas Fructus participent beaucoup à cette ambiance. Et finalement, elle est là surtout en toile de fond, le roman s'avère davantage qu'un Lovecraft-like.
Lien : https://limaginaerumdesympho..
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   25 juin 2020
Harrison Harrison est un roman d’aventures et d’apprentissage remplis de mystères qui pioche judicieusement dans la mythologie lovecraftienne : on y parle d’étoiles alignées, on y croise des créatures innommables... Bref, ce roman émouvant et horrifique est à lire un soir de tempête ou en bord de mer sur la plage !
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BleuopaleBleuopale   10 avril 2020
Une pensée affreuse me vint. Ce patelin était-il seulement équipé pour recevoir le câble ? Je parcourus la maison. Elle était meublée façon ermite antique : un canapé au cadre fait de planches tachées, de lourdes chaises en bois, une table de cuisine en chêne aussi large qu'un radeau. Des tapis tissés recouvraient le plancher qui semblait avoir été gondolé par une inondation. Il n'y avait pas beaucoup de prises électriques, et aucun câble mural que la ligne du téléphone fixe.
On n'allait quand même pas utilisé un modem, non ? Ce n'est pas acceptable. Une mission scientifique de deux mois était une chose, mais il n'avait jamais été question de devenir amish.
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LenocherdeslivresLenocherdeslivres   29 février 2020
Le Scrimshander inclina la tête. Je ne voyais rien de son visage, hormis un menton étroit et des lèvres fines. Puis il sourit. Ses dents étaient aussi blanches que pointues. (p.144)
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lehibooklehibook   27 mars 2020
Je levai la main pour les saluer.Ils me scrutèrent .Il portaient du noir et du gris.Sans constituer un uniforme , il s'agissait bien d'un look spécifique.Tous se fournissaient chez fringuesdedépressifs.com .Mon T-shirt bariolé -teinture maison- devait faire le même effet qu'un éclat de rire lors d'un enterrement.
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BleuopaleBleuopale   10 avril 2020
Des élèves entrèrent dans la salle, aussi silencieux que des croque-morts. Personne ne bavardait ni ne plaisantait. Le Volontariat, selon toute vraisemblance, n'avait pas pour vocation de libérer les foules.
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LenocherdeslivresLenocherdeslivres   29 février 2020
Je sais que les monstres n'existent pas. (p.18)
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Vidéo de Daryl Gregory
Interview de Daryl Gregory par Actusf aux Utopiales 2015.
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