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ISBN : 208064677X
Éditeur : Flammarion (08/01/1992)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Le père du narrateur est fasciné par son fils, au point de se prendre de passion pour la femme de celui-ci. Entre cet homme de soixante-douze ans et cette femme de trente-neuf, cette passion douloureuse l'est aussi pour le fils, délaissé à quarante-six ans. Une étudiante alors éveille en lui un amour si ardent qu'elle prend peur. Grâce à sa maîtrise d'une prose poétique, Guillet rend fictive la réalité, ne se soumettant aux données de sa vie que pour l'inventer.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
JAsensio
  07 février 2016
Christian Guillet est un inconnu dans son propre pays et c'est tout simplement une honte. J'avoue, pour ma plus grande confusion d'ailleurs, que je n'avais rien lu de cet auteur, avant qu'un ami m'en parle et ne l'invite à la librairie parisienne de son éditeur, où me frappa, alors que je l'écoutais, un curieux mais très vif mélange d'aristocratie et de tristesse, peut-être même de colère désabusée : l'homme savait qu'il avait sacrifié sa vie à son écriture, n'éprouvait cependant aucun remords, et me paraissait infiniment touchant pour cette raison, qui est celle des maudits, une appellation désormais tellement galvaudée qu'elle ne veut strictement plus rien dire, mais qui, dans le cas de Christian Guillet, brille comme un sou neuf : «Écrivain maudit, je regagnai l'ombre, avec la douceur de m'y reconnaître enfin comme dans ma forêt où je respire, pareil à certaines plantes que le soleil consumerait et qui ne poussent que dans les ténèbres».
Lien : http://www.juanasensio.com/a..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
LutvicLutvic   11 février 2020
L'histoire de notre ménage se confondait avec l'histoire de nos disputes : nous nous tenions mutuellement rigueur d'une mésentente continue, et chacun portait le deuil d'un amour que nous avions rêvé au lieu de le vivre. En va-t-il ainsi de tous les amoureux dont on jalouse les étreintes en public, et dont l'imperceptible succession vous laisse croire les amours plus durables que le vôtre ? Pourquoi Dieu permet-il la lente désunion de ceux dont il a permis la rencontre et l'intimité ? On assure que le temps, qui étouffe les affections superficielles, ne cesse de ranimer les plus profondes. [...] Et à la manière de certains divorcés qui cohabitent après leur divorce, nous demeurions enlacés par la longue tristesse de ne point réussir à nous entendre.
[...] Il vient dans un ménage une époque où chacun des époux n'a plus la faculté, qu'il voudrait détenir toujours, de réserver à l'autre le meilleur de soi, que l'accoutumance anéantit lentement à votre insu : une richesse affective en vous ne reste disponible qu'au profit de l'étrangère qui l'exhume pour votre effroi (2012 : pp. , 138-9, 199).
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LutvicLutvic   11 février 2020
Nos lèvres se sont rejointes presque à notre insu, et je ne sais trop ce que je pleure sur son épaule et dans son cou : de tout mon cœur, je me regrette (2012 : p. 173).
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LutvicLutvic   03 février 2020
La plupart des enfants ont déjà le sourire commercial, l'air retors et mesquin des quinquagénaires qu'ils seront, penchés sur leurs lourds bureaux d'hommes d'affaires, et pourquoi reprocher aux portraitistes primitifs d'avoir attribué aux enfants les têtes d'adultes qu'ils ont en effet ? (L'Age d'Homme, 2012 : p. 23)
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LutvicLutvic   03 février 2020
Il n'aimerait la vie qu'en viveur, entouré d'amis sans amitié, il boirait sans soif et ferait l'amour sans amour : il aimerait les fêtes, et tout ce qui n'est pas vrai. D'ailleurs, la vie le remerciait inlassablement d'être si bien disposé à son égard et si amoureux d'elle, d'entretenir avec elle une intimité si radieuse : quand on a la malchance de n'être apte qu'à vivre, la vie vous en dédommage en vous offrant tout ce qu'elle refuse à celui qui préfère maintenir une distance entre elle et lui (2012 : p. 34).
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LutvicLutvic   03 février 2020
Quel dieu jadis m'a trouvé la femme que j'aurais vainement cherchée, capable de m'accompagner malgré moi jusqu'au bout d'elle-même, sans que mon triste voisinage la décide jamais à abdiquer ? (2012 : p. 53)
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