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Samuel Brussell (Éditeur scientifique)Michel Bibard (Traducteur)
EAN : 9782268044675
382 pages
Éditeur : Les Editions du Rocher (24/02/2003)
4.89/5   9 notes
Résumé :
Nicolás Gómez Dávila (1913-1994) consacra sa vie à la lecture et à l'écriture. Chez lui, à Bogotá, sa bibliothèque était le centre de sa maison, un lieu de recueillement et de méditation d'où se dégageait le parfum du savoir et de la littérature de l'ancienne Europe.
Selon son ami Alvaro Mutis, son œuvre, « un livre immense », est un « territoire jalousement maintenu dans la pénombre ». Et Gabriel García Márquez aurait avoué en privé : « Si je n'étais pas com... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
pierre31
  29 septembre 2016
J'adore lire les moralistes mais un moraliste catholique traditionaliste, ça ne me disait rien. Eh bien j'avais tort... Profondeur, clarté, ironie : il est du niveau De La Rochefoucauld, et même au dessus, plus vaste et plus profond. Catholique, réactionnaire, mais aussi paradoxalement sceptique, grand lecteur de Montaigne – son « saint patron » – et de Nietzsche, les aphorismes de Nicolás Gómez Dávila distillent une philosophie antimoderne radicale mais d'une grande subtilité. le titre racoleur choisi par l'éditeur, «Les horreurs de la démocratie» est minable alors que la traduction littérale du titre d'origine, "Scolies pour un texte implicite" eut été infiniment plus digne de l'ouvrage.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
AlbuciusAlbucius   05 septembre 2013
Comment ne pas mépriser le peuple ?
Il suffit du moindre relâchement des règles de notre civilisation pour que le peuple soumis qui gronde en chacun de nous déchaîne ses louches appétits.

L'Etat moderne fabrique les opinions qu'il recueille ensuite respectueusement sous le nom d'opinion publique.

Avocat des pauvres, dans le martyrologe démocratique, signifie démagogue enrichi.

L'amour de la pauvreté est chrétien, mais l'adulation du pauvre est une pure et simple technique de recrutement électoral.

L'envie n'est pas un vice de pauvre, mais de riche.
De moins riche envers plus riche.

La société libre n'est pas celle qui a le droit d'élire ceux qui la gouvernent, mais celle qui élit ceux qui ont le droit de la gouverner.

Pour distraire le peuple pendant qu'ils l'exploitent, les despotismes idiots choisissent les jeux du cirque, tandis que le despotisme astucieux préfère les jeux électoraux.

Aimer le peuple est une vocation d'aristocrate. Le démocrate ne l'aime qu'en période électorale.

Le démon a gagné lorsqu'il permet que nous le battions avec ses propres armes.

Démagogie est le mot qu'emploient les démocrates quand la démocratie leur fait peur.

Nous ne blâmons pas le capitalisme parce qu'il fomente l'inégalité, mais pour favoriser l'ascension de types humains inférieurs.

Confondre populaire et démocratique, c'est une ruse tactique du démocrate.

Pour le vulgaire, ce qui importe, ce n'est pas d'être, mais de se croire, libre.
Ce qui mutile sa liberté ne le gêne pas, tant qu'on ne lui en parle pas.

Les véritables transformations sociales sont l'oeuvre de gens qui pensent à autre chose.

Toute droite d'aujourd'hui n'est autre chose qu'une gauche d'hier désireuse de digérer en paix.

Le peuple n'est pas démocrate tant que la bourgeoisie ne lui a pas insufflé son âme.

Dans des sociétés où tous se croient égaux, l'inévitable supériorité de quelques-uns fait que les autres se sentent des ratés.
Inversement, dans des sociétés où l'inégalité est la norme, chacun s'installe dans sa différence, sans ressentir le besoin, ni concevoir la possibilité, de se comparer aux autres.
Seule une structure hiérarchique a des égards envers les médiocres et les humbles.

La vie est une fabrique de hiérarchies.
La mort seule est démocratique.

Le démocrate, en quête d'égalité, passe le rasoir sur l'humanité, pour couper ce qui dépasse : la tête.
Décapiter est le rite central de la messe démocratique.
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pierre31pierre31   13 octobre 2016
Les individus, dans la société moderne, sont chaque jour plus semblables les uns aux autres et chaque jour plus étrangers les uns aux autres. Des monades identiques qui s’affrontent dans un individualisme féroce.
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pierre31pierre31   07 octobre 2017
L’homme ne communique avec son semblable que quand l’un écrit dans sa solitude, et que l’autre le lit dans la sienne. Les conversations sont divertissement, escroquerie, ou escrime.
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pierre31pierre31   13 octobre 2016
La ferveur du culte que le démocrate rend à l’humanité n’a d’égale que la froideur par laquelle il manifeste son manque de respect pour l’individu. Le réactionnaire, lui, dédaigne l’homme, sans trouver aucun individu méprisable.
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oberman71oberman71   30 octobre 2012
La plus grande erreur moderne, ce n'est pas d'annoncer que Dieu est mort, mais de croire que le diable est mort.
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