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EAN : 9782290308257
281 pages
Éditeur : J'ai Lu (30/11/-1)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 392 notes)
Résumé :
En 1997, un de ses astronefs ayant été détruit dans la constellation du Taureau, la Terre décide de se venger. On enverra contre l'ennemi un contingent d'élite. Avec d'autres, William Mandella, étudiant surdoué, est enrôlé et soumis à un entraînement si inhumain que beaucoup en meurent. Il survit, lui, combat dans l'espace et sauve encore sa peau. Il va rentrer... Paradoxalement, le plus dur l'attend... Aux confins de l'univers, il a franchi sans le savoir des porte... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  13 janvier 2014
Un témoignage et un bon roman de SF ..
Le titre en français n'est pas conforme à l'esprit du titre en VO « La guerre pour toujours , sans fin ... « et non pas éternelle ...
J'aime beaucoup ce roman ...
Dans ce texte l'auteur se livre à une création de SF clairement assumée , l'univers est solide ( blindé ) . Il n'est pas bidon et les personnages expriment parfaitement l'univers alors que le fond du texte est aussi riche que subtilement énoncé ...
l'auteur évoque indirectement son vécu personnel pendant la guerre du Vietnam (et donc aussi , de celui de toute une génération finalement ) . Il le fait sans se lancer dans une polémique amère et vindicative , sans pour autant se lancer dans de la SF prétexte ...
« For Ever War « est une passerelle vers la SF comme c'est un mémorial dédié au coût humain des guerres de tous les temps ...
Le cadre du roman est savoureux ...
L'auteur utilise superbement les effets relativistes du voyage spatial et le lecteur en prend plein la vue au faire et à mesure que le personnage principal s'éloigne de chez lui , de son époque et donc de lui-même et de celui qu'il était au départ .
Le cadre est très crédible vaisseaux spatiaux .. fantassins du futur .. il n'a pas pris une seule ride ...
Sur son parcourt ce jeune homme croise des camarades qui deviennent son seul lien à la réalité ..
Il tente de se défendre de l'instrumentalisation ( au sens strict ) dont il est l'objet ..
Il tente de survivre aussi aux ordres et à ce qu'implique la discipline , aux combats , et aux fabuleux environnements incroyables et spectaculaires que l'auteur matérialise pour notre plus grand plaisir ..
Le personnage résiste à toute ces pressions grâce à une certaine innocence , grâce à l'affection et à la tendresse et de par son implication dans une relation amoureuse sobrement dessinée et consistante . Mais Il conserve aussi son libre arbitre en devenant un soldat compétent et solidaire de ses camarades qui comprend parfaitement les logiques systémiques de son environnement très mouvant , surtout il conserve sa capacité d'adaptation et son bon sens .
Tous ces personnages sont vraiment sympathiques .. L'auteur manie un humour acerbe que je trouve irrésistible et qui fait une grande partie de l'attractivité du roman ...
Les soldats sont des deux sexes et ils ont des rapports sexuels entre eux .. c'est un de leur seul espace personnel véritable avec le sommeil ...
Haldeman s'engouffre dans ce thème pour plaider l'égalité des sexes ... les droits des minorité sexuelles ... et pour donner des coup de boutoir sur un thème qui est toujours l'objet d'un débat d'actualité aux états unis .. : la sexualité à et autour de l'armée ..
Le génie d'Haldeman est de s'engouffrer dans cet espace intime pour y centrer le lieu où commence la liberté et le maintien de soi-même face un environnement qui tend à refaçonner , et pétrir les personnalités initiales . C'est autour de cette sexualité proscrite aux armées « in the real world « que se trouve le socle et la base de tout futur constructif ainsi que de toute libération personnelle . D'ailleurs la suite Liberté éternelle partira de là ...
Les personnages principaux seront démobilisés d'office finalement , un peu contraint car ils ne seront pas parvenu à le faire d'eux même ...
Haldeman brise les tabous et les clichés du militaire conditionné , patriote brutal , et servile , animal de meute , sans pour autant légitimer les dérives militaires des gouvernements comme celles des corps d'armées ..
La sexualité militaire et tout ce qui en découle n'est toujours pas un sujet anodin aux Etats-Unis , c'est toujours là-bas le noeud gordien de la liberté du soldat du rang . L'objet de toutes les polémiques et de tous les clivages ..
Un livre court et dense qui ne sombre pas dans l'antimilitarisme primaire et qui de surcroît est un bijoux de SF car l'univers construit par l'auteur est ciselé , profondément cohérent et il irrigue chaque personnage de ce somptueux grand petit roman .. ...
La guerre éternelle reste aujourd'hui un brûlot .. à lire et à relire ....
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fnitter
  25 juillet 2012
Ce roman écrit en 1975, a obtenu en 75 le prix Nebula et en 76 les prix Hugo et Locus, ce qui en son temps était un gage de qualité. Et force est de constater que cette qualité n'est pas usurpée. de plus, il a très bien vieilli, ce qui est un plus pour la lecture.
On comparera automatiquement cet ouvrage à l'autre chef d'oeuvre de la sf militaire qu'est Etoiles, garde à vous ! (Starship Troopers) de Robert Heinlein, mais on n'est pas dans le même registre. Si tous les deux parlent de guerre (du futur). Haldeman, gravement blessé au Vietnam en a une vision plus sombre. Il n'aime pas la guerre, mais ce n'est pas pour autant qu'il n'aime pas l'armée et surtout les hommes qui la composent. Ses personnages sont professionnels et sympathiques, victimes tant de la hiérarchie que des affres de la guerre elle-même. de plus, malgré cet état d'esprit, et malgré plusieurs lectures de ma part, je dois avouer que les descriptions des combats et des scènes d'affrontement, des entraînements, de la vie des militaires, tant au front qu'en repos sont particulièrement soignées, intéressantes et prenantes.
L'histoire : L'évolution du Soldat Mandella, engagé dans une guerre sans fin contre les Taurans, extra-terrestres dont on ne sait que très peu de choses (jusqu'à la fin) si ce n'est qu'ils aiment les chiffres multiples.
La guerre se situant à des distances interstellaires et le voyage dans l'espace n'étant pas celui dans l'hyper-espace qu'on connaît habituellement (rapide et sans effet de la relativité), quand le soldat en transit vieilli d'un an, l'humanité continue d'évoluer et peut prendre plusieurs dizaines voire centaines d'années d'un coup. D'où le titre de la guerre éternelle.
Mais évidemment, cette guerre aura une fin.
Les relations entre les soldats, les descriptions du fonctionnement de l'armée, les combats, l'idée de l'évolution de l'humanité font de ce roman, un must absolu de la sf en général et de la sf militaire en particulier.
A lire absolument.
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Foxfire
  30 juin 2016
Je suis plutôt novice en matière de SF militaire. Jusqu'ici, je n'avais lu que "Etoiles, garde à vous" de Robert Heinlein et "le vieil homme et la guerre" de John Scalzi. Me voici donc à lire un grand classique du genre, à savoir "la guerre éternelle" de Joe Haldeman. J'ai été complètement enthousiasmée par cette lecture. le roman d'Haldeman est tout simplement magistral. "La guerre éternelle" atteint un équilibre parfait entre divertissement et propos.
Le récit est très dynamique, très rythmé. On ne s'ennuie pas une seconde. Les scènes de combats sont parfaitement menées, toujours claires, jamais confuses.
L'écriture est simple et plaisante à la fois. de plus, le récit n'est pas dénué d'un certain humour.
Le contexte est très bien rendu. le fait que l'auteur soit au départ un scientifique apporte une grande crédibilité aux aspects techniques du récit.
Mais outre ces qualités stylistiques et narratives, c'est surtout le propos du roman qui le hisse au plus haut niveau.
Très inspiré par son expérience personnelle lors de la guerre du Viet-Nam, "la guerre éternelle" a un parfum de véracité qui renforce la crédibilité du récit. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le héros a un nom, Mandella, qui sonne presque comme une anagramme du nom de l'auteur.
A travers le récit de cette guerre sans fin, Haldeman témoigne de son aversion pour la guerre. Pour autant, "la guerre éternelle" n'est pas un récit anti-militariste. L'armée est critiquée en tant que machine à broyer les hommes. A ce titre, le thème du conditionnement est particulièrement intéressant. Les soldats subissent des manipulations psychologiques afin de les conditionner à ressentir de la haine pour l'ennemi. Et tout est fait pour que le soldat soit contraint de rester (ou revenir) dans l'institution militaire. La hiérarchie militaire, faite de preneurs de décisions bien éloignés des réalités du terrain, est vivement critiquée. A l'inverse, le regard que porte Haldeman sur les simples soldats est empreint d'empathie, voire de tendresse. Ils sont les premières victimes de ce système. Cette vision de l'auteur renvoie bien entendu à son expérience douloureuse au Viet-Nam. D'ailleurs, on trouve également, lors du passage du retour sur Terre, un autre écho à une problématique de cette guerre, à savoir le retour des vétérans qui avaient le plus grand mal à se réadapter à la vie civile. Ce thème est appuyé par le concept des distorsions temporelles induites par les voyages à très grandes vitesses. Ainsi, Mandella, âgé d'une trentaine d'années subjectives, devra cohabiter avec des hommes nés des centaines d'années plus tard que lui. Il est dépassé par les changements sociétaux et ressentira une grande solitude. le récit est donc parfois empreint d'une certaine mélancolie.
"La guerre éternelle" n'est pas seulement un récit de guerre ni seulement un roman contestataire. L'émotion est loin d'être absente du récit. La psychologie de Mandella est fouillée et cette caractérisation soignée nous fait partager pleinement ses sentiments. Son histoire d'amour avec Marygay est très émouvante. Et outre, les qualités d'écriture et le propos fort du roman, je garderai en mémoire certains passages particulièrement intenses émotionnellement, tout particulièrement ce splendide dénouement qui laisse le lecteur désespéré par l'absurdité de la guerre et bouleversé par la force d'un amour qui défie le temps.
Challenge Multi-Défis 2016 - 33 (un livre découvert sur l'île déserte d'un ami Babelio)
Challenge Atout-prix 2016 - 6 (Prix Nebula 1975 - Prix Hugo 1976 - Prix Locus 1976)
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Pavlik
  27 décembre 2015
S'il ne fallait retenir qu'un ouvrage du sous-genre "sf militaire" (à supposer que cette nomenclature ait un sens), ce serait peut-être celui-ci...
Joe Haldeman s'inspire directement de son expérience de soldat au Viet-Nam pour écrire ce fantastique roman. Précisons d'emblée que son intention n'était pas d'écrire un brûlot contre l'armée. Ainsi, comme il le dit lui-même, "La Guerre Éternelle est beaucoup plus un ouvrage dénonçant la guerre qu'un roman antimilitariste. Je suis contre la guerre, pas contre les soldats. Bien sûr, j'ai pu être dur pour une classe particulière de militaires, les officiers. Personne ne s'en est jamais plaint."
La cible de l'auteur est donc bien la hiérarchie militaire et le fonctionnement de l'armée qui conditionnent les hommes pour qu'ils deviennent des machines à tuer...C'est aussi une histoire qui peut s'envisager à travers le thème du contact.
Le titre n'est pas à prendre au pied de la lettre mais le conflit mis en scène dure quand même la bagatelle de 1146 ans (de 1997 à 3143). Il oppose les hommes aux Taurans, une race extraterrestre qui semble détruire de nombreux vaisseaux humains. Dans ce futur décrit par Haldeman (ou plutôt ces futurs), l'humanité maîtrise la technologie du "saut collapsar" qui utilise le phénomène des trous de ver pour accélérer les voyages interstellaires. Aux abords de chaque collapsar est aménagée une planète-portail qui en garde l'accès stratégique. Les vaisseaux spatiaux voyagent à des vitesses proches de la lumière et subissent des accélérations énormes, ce qui oblige les humains à s'installer dans des cocons de protection, en état de biostase. Pendant ce temps, un ordinateur logistique prend en charge la navigation du vaisseau. On suit le parcours de William Mandella, incorporé comme simple soldat, et qui, batailles après batailles, gravit les échelons hiérarchiques (ainsi, le roman est divisé en 4 parties : soldat Mandella, sergent-chef, lieutenant et commandant...)
Selon moi les trois points forts du récit sont :
-le personnage principal, une sorte de pacifiste au pays des straship troopers, prétexte, pour l'auteur, à développer un style corrosif, plein d'humour mais néanmoins fondamentalement pessimiste, dont la cible principale est l'armée.
-la double temporalité de l'histoire : le fait de faire des sauts répétés ralentit le vieillissement du héros qui, à la fin de la guerre, n'aura que 32 ans. Il est ainsi très savoureux, mais aussi, d'une certaine manière, très triste, de constater à quel point Mandella arrive de moins en moins à trouver sa place dans la société, lors de ses permissions. En effet, si pour lui quelques semaines ce sont écoulées, ce sont plusieurs siècles qui ont défilé dans le "monde réel". Ainsi, plus le temps passe, moins les soldats sont à même de pouvoir le réintégrer...Cette astuce scénaristique permet donc à Haldeman (en plus de pouvoir nous présenter, comme je le disais, non pas un mais des futurs), de mettre en avant l'irréalité et l'injustice de la condition de soldat et l'hypocrisie d'une société incapable de faire une place à ceux qui meurent pour elles...
-l'évocation d'une histoire d'amour crédible, ce qui est plutôt rare en général dans les oeuvres de sf, celle de Mandella et de Marygay Potter, officier relevé de ses fonctions pour avoir suggéré d'épargner l'ennemi, lors d'un engagement.
Une histoire forte, un style emprunt d'une vrai personnalité, un thème universel...Un roman incontournable pour qui aime la sf (et les autres). Dans l'esprit, il est un peu à la guerre du Viet-Nam ce "qu'Abattoir 5" est à la seconde guerre mondiale. Quant au motif qui déclencha les hostilités, il n'est révélé qu'à la fin et souligne, de façon magistral, l'absurdité même de la guerre.

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Wiitoo
  21 janvier 2014
Que puis-je ajouter après toutes ces bonnes critiques sur le roman « La Guerre éternelle » de Joe Haldeman. C'est d'ailleurs en lisant ces critiques que j'ai appris que l'auteur avait fait la guerre du Vietnam. C'est ainsi que j'ai mieux compris pourquoi ce roman s'apparente sous bien des aspects à un pamphlet contre la guerre et en particulier celle qu'il a vécue au Vietnam.
Ce roman n'est en effet en aucun cas un plaidoyer en faveur de la guerre. Bien au contraire, Haldeman est très critique et met en évidence les plus grandes aberrations de celle-ci. Comme par exemple, d'envoyer un groupe de militaire détruire un terrible ennemi alors qu'une fois arrivé sur place, cela ressemble surtout à un petit village ou tous les « soit disant » ennemis paniques à la vue des militaires et tentent de s'enfuir. Une belle occasion pour un génocide.
Il démontre aussi avec brio un élément qui sera de plus en plus vrai avec les guerres modernes, à savoir qu'au terme de longs périples, les attaquants comptent toujours plus de morts tué par leurs propres infrastructures (accidents, erreur, etc...) et de moins en moins au combat. En Irak, par exemple, la coalition a dénombré 3500 morts au combat pour 805 morts d'accident ou maladie. 1 type sur 4 est mort à cause de son propre camp, le ratio laisse songeur…
Beaucoup d'autres choses interpellent dans ce roman, l'avenir de notre mode de vie sur terre, les relations sexuelles qui sont un élément central du livre, l'accès aux soins à deux vitesses (sans doute inspirée du système de santé américain), le tout composté et estampillé dans un très bon livre de SF.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
ArnoTArnoT   17 mai 2020
— Ici Bohrs. Mais avec quoi nous ont-ils attaqués lorsque nous descendions ?

— Je voudrais bien le savoir, soldat.

Apparemment, nous n’avions aucun moyen d’estimer leur nombre. Les vols de reconnaissance n’ont pas réussi à nous montrer un seul Tauran évoluant sur le périmètre de la base. Cela ne veut rien dire car c’est pour eux un environnement étranger. En fait, nous avons indirectement résolu le problème en comptant les manches à balai, ces trucs qui volent.

— Il y a cinquante et une baraques, et chacune compte au plus un manche à balai.
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ArnoTArnoT   17 mai 2020
Le capitaine Stott s’est levé.

— Bon ! Ça s’est assez bien passé aujourd’hui : il n’y a pas eu de morts alors que je m’attendais à ce qu’il y en ait. De ce point de vue, vous avez dépassé mes espérances, mais, pour le reste, on ne peut pas en dire autant. Je suis content que vous ayez bien pris soin de vous-mêmes ; car chacun d’entre vous représente un investissement de plus d’un million de dollars et à chacun d’entre vous le quart d’une vie humaine a été consacrée. Mais, dans cette bataille simulée contre un ennemi-robot particulièrement stupide, trente-sept d’entre vous ont réussi à se mettre sous le feu du laser et ont donc été tués d’une façon simulée. Or les morts n’ont pas besoin de se nourrir. Vous n’aurez donc pas besoin de vous nourrir pendant les trois prochains jours. En conséquence, tous ceux qui ont été déclarés « morts » dans cette bataille ne recevront que deux litres d’eau et une ration de vitamines par jour.
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ArnoTArnoT   17 mai 2020
Lentement et sans à-coups, maintenant. Tu disposes de cinq minutes.

— Ou… ui… Cinq minutes.

Au début, ses pas ont été lents et réguliers. Puis, lorsqu’elle a commencé à grimper, ils se firent plus désordonnés et on l’a entendue haleter. Peut-être se mettait-elle à paniquer. Plus que quatre minutes.

— Merde ! (Un raclement sourd, un claquement, le bruit d’un choc.) Merde ! Merde !

— Qu’est-ce qui ne va pas ?

— Oh ! merde ! (Puis un silence.) Merde !

— Soldat, si tu ne veux pas être fusillée, tu me dis ce qui ne va pas !

— Je suis… Merde !… Je suis… coincée. Saloperie d’éboulis !… Merde !… Faites quelque chose ! Je ne peux pas bouger !… Je ne peux pas… ! Je…

— Ferme-la ! Coincée jusqu’où ?

— C’est ma jambe ! Merde ! Je ne peux pas la bouger ! Au secours !
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ArnoTArnoT   17 mai 2020
Il a fait soigneusement une douzaine de pas.

— Je vais d’abord chauffer le rocher. Baissez votre filtre.

J’ai pressé le bouton sous mon aisselle, et le filtre est venu se glisser devant mon convertisseur d’images. Le capitaine a visé de son doigt un gros caillou noir de la taille d’un ballon de basket et l’a embrasé un court instant. L’éclair a fait danser l’ombre du capitaine loin derrière nous. Le caillou a volé en éclats.

— Ça ne va pas tarder à refroidir. (Il s’est arrêté et en a ramassé un morceau.) Il est sans doute à vingt ou vingt-cinq degrés. Regardez !
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ArnoTArnoT   17 mai 2020
Les dix-huit hommes se comportaient comme s’ils avaient à accomplir le plus grand nombre de positions et de permutations possibles. Leurs performances étaient (sur un plan strictement quantitatif) impressionnantes. Certains d’entre nous tenaient le compte : ils ont couvert d’applaudissements les membres (je crois que c’est le mot) les plus doués.

Le lendemain matin – et ce fut chaque matin le même programme sur Stargate – au saut du lit, nous étions dans nos tenues, et nous sommes sortis pour travailler sur la « nouvelle aile ».
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Videos de Joe Haldeman (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joe Haldeman
We ran into Joe Haldeman at the world fantasy convention in Calgary. It was a noisy convention signing room but he spoke to us anyway. :)
Joe is a super famous and super excellent writer of such books as "the forever war" and "the accidental time machine" and "Camouflage".
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