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ISBN : 9791094841501
Éditeur : Premier Parallèle (11/05/2017)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Le cyclisme, c’est Poulidor, Richard Virenque et Lance Armstrong, ça sent le camphre et la chicorée, les fautes de syntaxe et l’EPO. Le cyclisme, c’est le Tour de France, devant lequel vous ne cessez de vous ennuyer qu’en vous endormant.

À rebours de cette idée, j’aimerais ici embrasser la liste des enchantements par lesquels je suis passé, à ne fréquenter que des cyclistes pendants des années, à n... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
ipomeeviolette
26 mai 2017
Je ressors de la lecture de ce livre, bouclé en deux jours parce que j'ai décidé de freiner vers la fin, pour mieux me replonger dans la lecture aujourd'hui, aussi bouleversée qu'à la fin d'une étape de montagne du Tour.
Je suis entrée dans ce livre sans à priori sur l'auteur, ne connaissant pas son parcours sportif puisque mes premiers émois devant le Tour de France puis les classiques ne datent que de 1996. Ma subjectivité ne venait donc que des mes anciennes amours pour ce sport. Amours ravivées il faut l'avouer, à la lecture de ces pages. Je n'ai qu'une envie, trouver un streaming qui diffuse le Giro, là, tout de suite, me vautrer dans mon canapé pour me gaver de pédaliers, de cuissards, de casques, de dos arrondis, de fragilité, de puissance et de beauté.
Olivier Haralambon est un cycliste. On le comprend dès les premières pages. Il fait dans ce livre la biographie du Cycliste, à l'état brut. Il fait en même temps l'auto-biographie du cycliste. Ses révélations intimes, crues, m'ont presque dérangées. Je ne voulais pas en savoir autant. Je n'ai pas aimé connaître les jouissances de cet homme.
Les débuts de ma lecture m'ont déroutée. J'étais un peu déçue par ce style compliqué. On est loin du livre de Richard Virenque autant vous le dire !
« Un des plus beaux livres français de ces dernières années. de ces textes dont on lit deux fois chaque phrase pour renouveler le miracle. » Voilà ce qu'en dit Eric Naulleau, eh bien moi je m'y reprenais à deux fois pour comprendre le sens de la phrase souvent ! J'avais l'impression au fil de ma lecture, de lire du Marc-Aurèle ... Je ne savais pas qu'Olivier Haralambon n'était pas qu'un cycliste. Je suis rassurée de savoir maintenant qu'il a fait de brillantes études de philosophie et qu'il n'a pas simplement pris tous les mots compliqués du dictionnaire pour prouver que les cyclistes ont du vocabulaire.
Si certains passages alambiqués m'ont laissée de marbre, il n'en va pas de même pour certains chapitres qui m'ont transportée. J'étais là, dans l'ombre du cycliste, à l'observer, le scruter, le sentir, le vivre. J'étais sur le vélo. J'étais le cycliste, j'étais Olivier Haralambon qui observe le cycliste.
Je referme le livre les larmes aux yeux, le coeur emballé. Peut-être qu'il faudra aimer ou avoir aimé le cyclisme, le cycliste pour se perdre dans ce livre...
Merci Babelio et les Editions Premier Parallèle pour ce beau cadeau que j'ai reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique.
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ASDESAS
08 juin 2017
Masse Critique m'a choisi pour ce livre et j'en suis ravie car j'aime le "vélo" ou le "cyclisme" je terminerais cette critique en essayant de vous expliquer comment et pourquoi.
Ce livre est pour moi une découverte de cet auteur et également du coureur cycliste qu'il a été.
Le texte est délicieux mais pas immédiatement aisé à décoder c'est pourquoi j'ai lu les 14 parties qu'il comporte deux fois à la suite.
Ici j'indique le titre de chaque partie et comment je l'ai interprété.
MON OMBRE DE COMPAGNIE
La course cycliste est un mystère
COSMOS A PLAT
Un vélo est autre chose qu'un objet
LE DOIGT DE SAINT THOMAS
Comment un gamin de 13 ans découvre que l'on ne touche pas le même monde de ses deux roues que de ses deux pieds
CONCOURIR
Mon premier bouquet
CORPS LIQUIDE
Enchevêtrement de mots qui font apparaître la difficulté technique et physique de l'effort fourni par les coureurs
RIEN DE MOINS QU'UN METIER
Réflexions sur ceux qui viennent d'une famille de cyclistes et sur ceux qui viennent au métier
LE MONSTRE
Le peloton - sa forme : un corps, un serpent, un animal, des flux. Mais surtout des mots et des phrases magnifiques pour le décrire.
INTIMITES
A nouveau des mots recherchés et bien placés pour décrire l'après course et les soucis entre les étapes.
GRACE ET DISGRACE
La description de l'effort récompensé ou insuffisant pour l'être
MONTER AU CIEL AVEC SON CORPS
Où il est question de l'étrange éloquence musculaire des amphétamines.
NOCTURNES
A la saison chaude avec un coureur de second rang en tournée pour engranger parfois quelques sous.
PLASTIQUES
Les gabarits, les corps des coureurs
EMPREINTE
L'effet de l'âge sur les pouvoirs cyclistes.
Les styles du disgracieux à l'élégant.
" monter un col à fond relève - certes ! - de l'usage du corps, mais fondamentalement c'est un exercice spirituel."
LE VIEUX
Le vélo blanc éternel
*************************************************
Le texte n'est pas truffé d'anecdotes sur les coureurs , juste quelques réflexions. Je ne peux m'empêcher de citer :
" Et on ignore qu'Eddy Merckx fut encore plus beau qu'Elvis Presley."
Après cette lecture j'étais fière de tant aimer les courses cyclistes alors que je n'ai jamais pratiqué le vélo m^me pas un mètre ( j'ai tout de m^me monté et descendu le Col de l'Izoard .....en ski de fond )
Les coureurs je les ressens comme des sportifs au courage sans cesse remis sur le tapis.
Regarder les étapes du Tour de France me fait également penser à mes parents qui regardaient ce spectacle et je ne comprenais pas trop pourquoi . A présent tout est clair.


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Nominoe
20 juin 2017
Attention, tous les passionnées de vélo doivent absolument lire ce livre. L'écriture de Olivier Haralambon n'est pas toujours facile d'accès - il faut parfois relire les phrases plusieurs fois pour bien en saisir toute la richesse - mais c'est une formidable déclaration d'amour envers la petite reine. Les coureurs cyclistes n'ont aucun secret pour l'auteur puisqu'il en est un, il connaît par coeur les us et coutumes de cette tribu qui passe sa vie sur la selle, les mains au-dessus du cintre. Son écriture est affutée, ciselée, poétique, elle sent le camphre et l'EPO, elle est unique. Quoi de mieux qu'un ancien coureur cycliste pour pénétrer les codes de cette tribu, pour revivre les premiers coups de pédale, la relation presque intime que noue le coureur avec sa machine, son ombre. Juché sur son vélo, le coureur cycliste devient un démiurge prêt à mettre le monde en jeu tous les 500 mètres.

Olivier Haralambon ne passe sous silence aucune facette de son sport et le dopage est assumé, l'auteur n'hésitant pas à rendre hommage à ces coureurs des années 90 et 2000, à cette génération sur laquelle on a jeté l'opprobre mais quand on a pédalé vers les cieux, on ne peut pas se résigner aux possibilités finies de son corps et l'on devient sourd aux avertissements terriens car l'ivresse de pédaler vite et fort vous ouvre cette fenêtre d'immortalité qui vaut tous les sacrifices.

Il y a une partie particulièrement magnifique quand l'auteur aborde la description du peloton, son style fait des merveilles pour décrire le Monstre, cette masse difforme qui s'étire et s'allonge et qui avale les coureurs en rupture avec une cruauté indicible.

Olivier Haralambon veut nous persuader que les cyclistes ne sont pas des sportifs mais plutôt des ascètes, des danseurs, des marins, des poètes.... le lecteur se fera son avis mais en tout cas il nous a persuadé d'une chose, c'est qu'il était un grand écrivain.

Lien : http://lecafesport.blogspot...
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Les critiques presse (3)
Lexpress14 août 2017
Servi par une langue époustouflante d'exigence et de précision, Le Coureur et Son ombre raconte l'aventure d'un homme magnifiquement "infirme de sa distance au monde".
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress12 juin 2017
Le cycliste rend le corps spirituel. Et l'écrivain rend le cyclisme passionnant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress12 juin 2017
Le cycliste rend le corps spirituel. Et l'écrivain rend le cyclisme passionnant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
magenestmagenest04 juillet 2017
Comme tout être vivant, le peloton traîne derrière lui le vide assourdissant de son absence, cette poche d’espace évidée par son passage, où pour quelques secondes tout avorte et retombe. Sa cohésion est si réelle que les frontières de l’individuation y sont poreuses. Chacun déverse de son sang au creuset du cœur fabuleux, met son existence et son souffle au service de la vie du monstre aux cent bouches.
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magenestmagenest04 juillet 2017
On ne touche pas le même monde de ses deux roues que de ses deux pieds. S’en remettre à ses roues, c’est se percher sur d’infimes surfaces, si infimes qu’elles s’apparentent à des points quand les pneus sont gonflés dur, c’est se percher sur deux aiguilles qui glissent sur la route et qui deviendront pourtant bientôt aussi sensibles et aussi sûres que la pulpe de vos doigts tâtant un fruit.
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magenestmagenest04 juillet 2017
On ne soupçonne pas qu’être fort et rouler vite sont deux choses absolument différentes. Que la pédale se recouvre, se caresse, bien plus qu’on n’y appuie. Que maintenir l’effort, et endurer sa douleur, c’est apprendre à l’effleurer, après avoir ouvert sous la pédale, et s’y être suspendu, le puits d’intériorité où elle s’ébat et menace de tout ravager.
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magenestmagenest04 juillet 2017
Pédaler, c’est faire sens, rien de plus, mais rien de moins. C’est habiter sur un mode privilégié ce lieu en nous où se lèvent les images. Que cette opération de la pensée dégage de l’énergie dans l’espace physique est insignifiant. Et le cyclisme n’est pas plus du sport que la peinture de Caravage n’est jolie, il faut en finir avec ces niaiserie.
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NominoeNominoe16 juin 2017
Le coureur en moi est une empreinte. Si profonde que, le corps dût-il fondre tout à fait, il sera toujours là.
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Videos de Olivier Haralambon (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Haralambon
Olivier Haralambon - Le coureur et son ombre
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