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EAN : 9782742781027
356 pages
Actes Sud (19/01/2009)
4.44/5   67 notes
Résumé :
Quatorze milliards d'années résumées en à peine plus de 350 pages, tel est le tour de force réalisé par Jens Harder. Alpha ...directions relate et montre, comme on ne les avait jamais vues, l'évolution des formes de vie, depuis le big bang jusqu'à l'apparition de l'homme. Ces pages impressionnantes confrontent aussi l'état actuel de notre savoir avec les croyances et représentations des époques antérieures, souvent naïves ou fantastiques, telles que l'iconographie e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
4,44

sur 67 notes
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Sejy
  27 mai 2010
Ça a toujours été là, à portée d'esprit, à portée de plume. En filigrane de l'existence humaine, s'obstine le plus beau et le plus fou des scénarios. Une chaîne perpétuelle d'événements, depuis le feu d'artifice originel jusqu'à l'extraordinaire biodiversité d'une petite bille bleue égarée dans l'immensité sidérale. Un tohu-bohu démiurgique de singularités, de transformations, de hasards et d'hésitations, de cul-de-sac, de rebondissements, de gommages et de récidives : l'histoire de l'Univers, du Monde et de la Vie. Quatorze milliards d'années improvisant sans répit une trame complexe, funambulesque et majestueuse qui n'aspirait qu'à se coucher sur les planches. Restait à dompter l'inconscience de préméditer une besogne si titanesque, puis trouver le manque d'humilité raisonnable pour s'accorder le talent, sinon l'ambition de passer à l'acte.
Jens Harder a osé la plaisanterie. Magnifiquement. Magistralement. Mécaniquement. Sa machine à voyager dans l'espace-temps est maintenant fin prête, programmée. Intimidé, excité, je prends rapidement place. Big-Bang ! C'est parti ! Une sensation de pure contemplation m'envahit. L'impact visuel est aussi puissant que l'iconographie est belle. le temps de quelques réminiscences nostalgiques, je rattrape le plaisir enfantin que me délivraient les magnifiques gravures naturalistes d'anciennes encyclopédies jaunies. Puis le périple spectaculaire reprend. Je vois des forces naitre et des particules se structurer, je croise une galaxie, un soleil et des cailloux autour.
Progressivement, mon oeil se familiarise, apprivoise la fascination. La curiosité point, puis prend rapidement le dessus. Ces séquences incessantes d'images m'exposent et m'enseignent une drôle d'histoire. Mes connaissances progressent, je m'enrichis à la vitesse de la lecture et, quand je ne saisis pas tout ce que le dessin veut montrer, un fil conducteur explicatif ou quelques légendes plus discrètes m'assistent. C'est de plus en plus beau. Succession d'ères. Succession de bichromies qui explorent le spectre lumineux. Rose-noir, bleu-noir, vert-noir, mauve-noir… Je recroise ces anciens cailloux devenus planète précaire dont les uterus-océans vont accoucher d'une révolution invisible. Bactéries, eucaryotes, division cellulaire jettent les bases d'un mécano biologique dont le catalogue me fera découvrir son bestiaire fantastique et extravagant.
Si la virée cosmogonique demeure très didactique, il émerge des allusions beaucoup plus hermétiques. J'ai dansé avec Shiva, regardé à travers Magritte, vu la lune de Mélies et même aperçu un petit reporter à houppette qui me rappelait vaguement quelqu'un… ???... Bizarre. Que viennent faire ces nombreuses insertions iconoclastes dans une chronologie aussi draconienne ? Des visions ponctuelles, presque subliminales qui n'ont souvent pas grand-chose à voir avec la choucroute. Vraiment rien à voir ? Pas si sur. Réflexion… Oui, évidemment ! l'auteur m'interpelle, me pousse dans mes retranchements. Ces mises en écho ou confrontation d'idées, ces squelettes de mythes et de croyances, ces créations artistiques issues d'autres époques ou d'autres cultures modèlent un syncrétisme, ébauchent une philosophie et me procurent la joie d'une perception plus absolue dans l'appréhension du monde.
Le ressort ultime de l'euphorie, au-delà de l'exposé d'un discours scientifique, d'une fresque évolutionniste pédagogique ou d'une approche réflexive plurivoque, c'est bien l'aventure lyrique et captivante que l'on vit ici. Elle ne plaira certainement pas à tout le monde. Mais si, comme moi, vous êtes de ceux qui, en levant les yeux vers le ciel, s'interrogent d'abord sur la distance d'une étoile, le nom d'une constellation, et laissent finalement dériver leur regard en tentant d'embrasser l'infini dans des élucubrations métaphysiques… Vous serez pris.
Voilà, c'est l'aube. La balade s'achève station Holocène. La jauge est vide et affiche 0,1 million d'années. La machine doit se reposer. Quant à moi, je n'ai plus qu'à prendre mon mal en patience jusqu'au passage de la navette Beta.
Lien : http://www.bdtheque.com/main..
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Tzomborgha
  26 juin 2015
Résumer plusieurs milliards d'années à 350 pages n'est peut être pas la performance la plus remarquable que l'on puisse porter au crédit de Jens Harder - Après tout, c'est sans doute la conséquence logique d'une application rigoureuse et maîtrisée des procédés elliptiques propres à la bande-dessinée.
L'auteur en tire toutes les ficelles avec brio, et compose un montage sélectif particulièrement efficace qui tisse une narration dense mais toujours fluide, sur la trame sans fond des origines de l'univers. le Récit des récit en quelque sorte, l'histoire qui contient toutes les autres, car comme l'a suggéré Borges et ses paires, la science-fiction (Pour ne pas dire la fiction) est un sous genre de la cosmogonie, elle-même mère de la cosmologie.
Pour conter cette histoire trop vaste, Harder prend le partis des images et de leurs capacités à laisser ouverts les champs de l'interprétation, et ménage des rapports analogiques entre des cases où peuvent voisiner représentations mythiques et descriptions scientifiques.
L'un n'exclue pas l'autre, leur addition ne fait qu'aiguiser notre compréhension de phénomènes normalement hors de la portée de notre esprit. Nous les appréhendons avec une acuité croissante lorsque nous nous dressons sur les épaules de ces géants chers à Salisbury, Newton et Pascal: Qu'ils soient poètes des origines ou pionniers de la méthode scientifique, chacun se juche sur ses prédécesseurs pour élever un peu plus l'esprit humain, toujours à la recherche d'un début et d'une fin.
En bon vulgarisateur, Jens Harder propose une paire de lunettes (avec des verres progressifs) pour autoriser une lecture plus nette et contrastée de l'énorme somme des connaissances qui fondent la compréhension de l'univers, avec pour corollaire l'apparition quasi-miraculeuse de la vie dans toutes sa complexité graduelle. de cataclysmes astronomiques en brins d'ARN, nous parviendrons jusqu'aux premiers hominidés, comme l'apothéose de cette complexité que rien ne semble guider.
L'autre grande contribution de cet ouvrage est pourtant de marier la cosmologie aux cosmogonies, comme un fier doigt d'honneur tendu aux contempteurs créationnistes de Darwin: Non le monde ne s'est pas fait en sept jours, non la première femme n'est pas sortie des côtes du premier homme, mais pour autant, on peut trouver du divin et de la poésie dans la biologie moléculaires ou l'astrophysique, cela n'a rien d'antinomique puisque ce sont deux facettes d'un même questionnement fondamental.
Le principe éditorial de ce projet est simple et totalement adéquate dans cette entreprise typiquement humaniste: Compulser, sélectionner et ordonner des images de toutes natures - Photographies astronomiques, vues microscopiques, bas-reliefs, gravures, peintures, illustrations - Toutes reformulées par les graphismes ébouriffants de l'auteur, qui s'ingénie à dresser un inventaire passionnant des modes de représentation (et donc de pensées) expérimentés par Homo Sapiens Sapiens au cours de ses quelques millénaires de développement culturel.
Harder ne se contente pourtant pas d'enfiler des perles, et compose des mises-en-pages qui peuvent s'émanciper du quadrillage directeur des planches pour mieux souligner associations d'idées et variétés sémantiques entre les images.
Le pied quoi.
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jamiK
  07 octobre 2021
Monumental !
Ce livre nous raconte l'histoire de l'univers et de la terre, du big bang aux premiers humanoïdes.
C'est un gros pavé de 354 pages (pour 14 milliards d'années, finalement, ce n'est pas tant que ça) qui nous raconte cette histoire de façon simple et documentée, le texte est clair et didactique, mais c'est la manière dont il est illustré et présenté qui est vraiment impressionnante.
Chaque illustration est détaillée, minutieuse, foisonnante de détails, le trait est précis. Tout est travaillé en bichromie, qui changent de couleur en fonction des chapitres, des ères. La couleur de soutien est en aplat, sans nuances, et le noir vient par dessus, s'apparentant à la gravure. Certaines images sont traité en négatif, le blanc étant travaillé au trait. La moindre illustration semble nécessiter des heures interminables de travail, de coup de crayon millimétrés, de documentation laborieuse et malgré cette charge technique, elle semblent posseder un énergie folle et une grande puissance, pas la moindre lourdeur, même avec les shémas.
L'ensemble de l'iconographie s'accapare de références très larges, on retrouve les vieilles gravures d'ouvrage de vulgarisations scientifiques, naturalistes, rappelant les vieux Larousse illustrés, agrémentées de références des différentes cosmogonies religieuses, un grand nombre de religions y est présente, chrétienne, juive, aborigène, inuit, aztèque, grecque... mais aussi de l'iconographie populaire, médiévale, des temps modernes ou contemporaine dont on retrouve de petites références judicieusement placées, Fujita, Hergé, Disney…
Ce qui fait la force de cet ouvrage, c'est justement ces parallèles qui viennent émailler la narration, il nous offre une cosmogonie scientifique, actuelle, l'interprétation du monde tel qu'on la conçoit en 2009, mais son héritage du passé se glisse parmi les illustrations, comme une continuité dans la perception par l'humain, une manière de dire que demain, certaines erreurs pourront encore être corrigées.
Chaque page, chaque illustration, est un univers en soi, un puits de connaissances, et un émerveillement devant la grandeur du monde, et tout cela rend le discours scientifique romanesque, fantastique et émouvant.
Cet ouvrage est une pure merveille, quoi de mieux pour nous raconter la merveille de la création !
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baribal
  19 juillet 2018
Jens Harder est un grand malade qui, fort inspiré, a un jour décidé de résumer les premiers milliards d'années de la Terre en 350 pages, le tout sinuant du Big Bang aux premiers primates à travers une ribambelle d'illustrations splendides, proches de vieilles gravures découvertes ici ou là au détour d'un vieux carnet émietté. On suit petit à petit l'évolution, certes très résumée, de ce caillou qui nous sert aujourd'hui à la fois de cabane et de punching-ball, du règne de la flotte et de la caillasse à celui des mammifères en passant, bien évidemment, par l'une des passions de l'auteur : les dinosaures.
La narration, grandiose, prend racine principalement dans les dessins de ce doux dingue pour développer un ramage splendide dans une galerie de planches grouillantes où les représentations diverses des débuts de la vie et de l'évolution côtoie allègrement les plus forts symboles de la culture populaires, de la Bible à la Mythologie grecque en passant par la peinture, (la Grande Vague d'Hokusai se mêlant parfaitement aux idées des premiers mouvements marins ou le lapin de Dürer somptueusement perdu au milieu des premiers mammifères) ou au cinéma (les quelques représentations de l'évolution sous-marine et des requins n'auraient su se passer de Jaws, et comment commencer le chapitre "Jurassique" autrement qu'avec le logo d'un célèbre parc...), et l'ensemble bâti une oeuvre tout simplement titanesque, tant dans son inspiration que la passion tangible qui jaillit de chaque page, partageant avec nous un peu de la voracité de l'auteur pour ces différents sujets dans lesquels il puise nombre d'images célèbres.
Et puis les inspirations de ce gars sont irrésistibles. Je ne compte plus le nombre d'illustrations de ce bouquin, outre les divers références immanquables susmentionnées, qui m'ont un brin ému dans le souvenir soudain que j'avais de vieux livres qui aujourd'hui doivent trainer dans un carton au fin fond d'un grenier humide. Il y a d'abord les multiples présences de gravures de mythes et légendes, entre pieuvres géantes, chimères et serpents de mer s'entrelaçant avec une réalité suggérée, et il y a les dinosaures... L'auteur reprend plusieurs images sauriennes d'un des plus grands peintre du genre, Zdenek Burian, auquel il offre un hommage sans précédent et Ô combien légitime en l'éveillant à nouveau dans ces pages sur les balbutiements de la vie.
Une oeuvre essentielle, le conte de "la plus grande histoire du monde", traçant du bout de la plume la vie fouinant comme une forcenée pour tailler sa route.
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HORUSFONCK
  23 mai 2019
J'ai fait un beau voyage.
Je vais bientôt rendre, avec regret, ce livre à celui qui me l'a prêté.
Je sors de cette lecture/contemplation/scrutation... Avec l'émerveillement du môme à qui l'on a offert une encyclopédie pleine d'images nombreuses et de textes allégés... Ou encore, ce dictionnaire avec ses planches en couleurs.
Alpha est plein, riche... Mais étonnamment facile à suivre, dans ces ères et périodes qui précédèrent la survenue de l'homme. Les légendes sont discrètes et de fréquentes chronologies récapitulatives séparent les périodes.
Jens Harder m'a parlé de ces apparitions successives depuis le rien (ou plutôt l'impénétrable inconnu). Il les a accompagné de représentations que s' en font les hommes: Ces mystères longtemps hermétiques et encore souvent fermés.
Jens Harder reconnaît, avec simplicité, que la somme constituée par Alpha est encore susceptible d'évolutions à l'aune de découvertes qui n'arrêtent pas d'être faites. Il nous dit aussi, après la visite de son livre, comment la passion de l'enfant a grandi pour arriver à la conception de cette fantastique odyssée dont Alpha n'est que le premier tome.
Pour moi, Alpha est le livre indispensable à toute bibliothèque familiale: Celui que l'on raconte à un petit, ou que l'on compulse avec une curiosité toujours renouvelée.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
lanardlanard   04 juillet 2013
Postface;
(...)
J'ai tenté avec Alpha, de rassembler pour la première fois toutes les représentations visuelles dont nous disposons, à partir d'un point d'origine appelé big bang, pour imaginer la naissance de l'univers que nous connaissons. Une sorte de Bible en images comme on les éditait jadis pour la analphabètes, mais qui s'adresse à des gens qui savent lire, sans aucune contrainte confessionnelle, sur une base scientifique. Cela ne veut pas dire qu'aucune représentation divine ou qu'aucun symbole religieux n'appraissent dans mon livre. Au contraire, j'ai souvent et volontiers eu recours à d'anciennes représentations de la création et des forces originelles, de personnages de légendes et du paradis. Car elle pressentent parfois de façon stupéfiante (même si cela reste très vague) certains processus dont on perce aujourd'hui le secret grâce aux dernière découvertes scientifiques, grâce par exemple aux images du télescope spatial Hubble ou aux analyse ADN. Certaines autres illustrations sont au contraire si touchantes de naïveté, si absurdement fantastiques, que je n'ai pas pu résister à l'idée de les insérer entre les images parfois un peu arides des mouvements hypothétiques de flux de particules, même si elles n'ont pas pour fonction d'expliquer, mais plutôt d'établir un contraste avec ce qui se passe.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   25 août 2016
La vie : un ordre dynamique, un modèle qui conquiert la planète entière. Une sensibilité, une complexité qui se recycle et ne cesse de se développer. Une construction qui résiste au temps qui passe. Et au principe de l'entropie. Un phénomène dû au Soleil, une étourdissante mise en réseau de la biosphère.
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lanardlanard   04 juillet 2013
Au fan de mangas
Si, par habitude, tu as ouvert Alpha à cette page [c'est-à-dire la dernière du livre], tu es cordialement invité à poursuivre ta lecture dans ce sens. Tu pourras ainsi examiner tous les processus et développements représentés dans ce livre de manière inédite, en une suite normalement impossible à appréhender visuellement. A condition de veiller à lire chaque page non seulement de droite à gauche, mais aussi de bas en haut.
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PierreDejarnacPierreDejarnac   03 juin 2013
Au commencement il n'y a qu'un germe, la singularité.
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Erik_Erik_   02 octobre 2020
Si tous tiraient dans la même direction, le monde basculerait.
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Videos de Jens Harder (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jens Harder
Une très belle présentation du fabuleux "Alpha... Directions" de Jens Harder. Véritable saga de lEvolution, cette BD scientifique raconte 14 milliards dannées, du Big Bang aux premiers hommes. Fusion réussie et jubilatoire entre art et science, humour et poésie. Réalisation : Arno Caravel Production : Cité des sciences et de l'industrie 2009
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