AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266216740
Éditeur : Pocket (03/01/2013)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 70 notes)
Résumé :

Vous voulez :Etre célèbre et respecté ?Habiter une maison splendide avec vue sur l’océan ?Avoir assez d’argent pour ne plus jamais être obligé de travailler ?Si vous avez coché au moins une des cases ci-dessus, vous avez quelques points communs avec Pete Tarslaw, le héros de ce roman. Et vous allez sûrement être heureux de savoir qu’il a trouvé la solution idéale pour réaliser ses rêves : écrire un best-seller ! L’idée est séduisante, certes, mais il n’y... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Marymary
  19 mars 2015
Peter Tarlsaw n'est pas satisfait. Si sa forme physique est correcte, ses amours sont un désastre et son parcours professionnel, pire. Mais tout va changer car Peter a une idée géniale : devenir un écrivain riche et célèbre !
Il n'a pas de talent particulier, mais ça n'a jamais empêché personne de passer à la télé. Un titre mystérieux, un personnage féminin inoubliable, un zeste de Seconde Guerre mondiale : le tour est joué.
Certains diront qu'il n'y a pas de recette infaillible pour écrire un livre à succès.
En fait, si.
C'est donc l'histoire de Peter qui veut se venger car son ex-petite amie va épouser un australien dans un an. Il ne supporte pas cette "trahison" bon, déjà c'est pas très fair-play, mais pourquoi pas ?
Il se dit donc qu'il va écrire un livre à succès, devenir riche et célèbre, que la pauvre infortunée en pleurera des larmes de rage et de dépit coincée qu'elle sera dans un mariage raté... Alors c'est la course contre la montre pour pondre un "best-seller".
J'ai un avis assez partagé sur ce livre, il y a beaucoup d'ironie et une peinture au vitriol du monde de l'édition littéraire américaine. On sent bien que Steve Hely a travaillé à fond le sujet du "best-seller", les recettes qui le décortique sont pertinentes et drôles, elles peuvent être très efficaces pour écrire un livre (un produit) qui se vendra à coup sûr. On reconnaît au passage certains auteurs célèbres qui sortent régulièrement des romans bâtis sur un scénario presque identique à chaque fois. Steve Hely pose des questions très intéressantes sur le métier d'écrivain, comme celle de la sincérité envers le lecteur, par exemple.
Je ne suis toutefois pas parvenue à trouver le personnage principal sympathique, j'ai souvent souri de son cynisme, les clichés sont jouissifs, mais j'ai eu du mal à terminer le livre qui finit par devenir un peu éparpillé.
Ce bouquin reste malgré tout un bon pamphlet contre le monde de l'édition aux Etats-Unis qui privilégie la quantité au détriment de la qualité. Effectivement, quand on repense qu'aucun éditeur n'avait accepté le livre génial de John Kennedy Toole : La conjuration des imbéciles, que ce dernier s'est suicidé à 29 ans en pensant qu'il était un mauvais écrivain, et qu'il a fallu toute la persévérance de sa mère pour trouver enfin un éditeur bien des années plus tard, alors que certains livres (produits) se vendent à des milliers d'exemplaires, on reste perplexe....
A savoir que les droits d'adaptation de Comment je suis devenu un écrivain célèbre ont été achetés par John August, scénariste attitré de Tim Burton.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
Malivriotheque
  20 décembre 2015
Pete Tarslaw prend conscience qu'il doit changer sa petite vie banale en voyant tout un tas d'écrivains faire fortune en publiant des navets. Qu'à cela ne tienne : lui aussi peut le faire ! A lui les femmes, le fric, le château en bord de mer et la célébrité ! Et pour publier un truc qui fera assurément vendre, Pete se plonge dans l'étude des livres à succès qui l'entourent et se met à taper. L'aventure ne fait que commencer...
Toi, lecteur qui ne te laisse pas avoir par Musso, Levy et Cie, ce livre est pour toi, cet auteur est ton dieu !
Ce roman est absolument brillant de cynisme. Il satirise le monde de l'édition mais surtout le goût du public de masse en littérature, qui a tendance à ne plus trop regarder à la qualité au profit du sensationnel et de l'humain. La première partie de cette biographie fictive est complètement jubilatoire, pleine d'intelligence et de vérités cinglantes. On assiste à la création d'un pur navet dans une logique marketing ébouriffante et un esprit de fronde culottée contre la masse consumériste. C'est extrêmement bien fait, hyper perspicace et clairvoyant, on ne peut pas s'empêcher de rire régulièrement.
Pete rentre dans le jeu pourri du monde de l'édition et ça marche. Et non seulement l'auteur s'amuse des circonstances de la publication de son "chef-d'oeuvre", mais il en profite aussi pour critiquer le monde des médias et de la comm' d'aujourd'hui, qui sont clairement le déclencheur réel des ventes. Car même (et justement) quand il se trouve dans la tourmente, les ventes explosent. Traduction : un bouquin ne se vend que par rapport au bruit qu'il fait en sortant. Hely développe souvent l'idée pourtant bien connue que de nombreuses oeuvres restent dans l'ombre malgré leur qualité parce qu'ils ne répondent pas à des codes de ventes stupides ou des codes d'appréciation de masse.
Certes, l'histoire ralentit pas mal dès la deuxième partie, quand Pete pense qu'il peut enfin se considérer comme écrivain parce qu'il est invité, interviewé, qu'il prend un verre avec d'autres auteurs célèbres ou se tape la reine des polars. Mais à y regarder de plus près, il y a là également une condamnation claire des écrivains à fric qui entretiennent leur statut sur de faux-semblants. Traduction : de bonnes ventes ne font pas d'un écrivain un écrivain excellent, voire de qualité.
L'arrivée d'Hollywood aborde en outre un autre aspect de la qualité d'un livre publié, entre l'envie d'adapter des livres juste parce qu'ils se sont bien écoulés et le désir de les transformer juste pour le grand spectacle afin de booster le nombre d'entrées, toujours dans le but ultime de faire du pognon dans ce monde où les blockbusters sont bien des films d'action et de super-héros et pas des films profonds à tendance dénonciatrice. Traduction : c'est bluffant de réalisme, alarmant pour l'Art.
Et puis, et puis... Après cette baisse de régime en deuxième partie, la fin offre une dernière conclusion moralistico-jouissive par le biais d'une interview-vérité qui offre sur un plateau d'argent toute la supercherie. Car dans ce passage, Hely enfonce tout simplement encore plus le clou en démontrant que prendre des gens pour des cons, ça fait encore plus vendre. Traduction : encore merci le bruit.
Raconté comme une biographie (ce que l'on ne comprend vraiment bien qu'à la fin) à l'aide de phrases très bien placées et éminemment significatives comme la toute première ("Vous devez comprendre dans quelle situation calamiteuse je me trouvais à l'époque"), qui suit un extrait du roman écrit en question, ce roman dénonce ingénieusement de nombreux aspects de la littérature d'aujourd'hui, avant de se terminer sur un joli passage sur lequel certains auteurs à succès devraient méditer.
Traduction : malgré quelques temps morts, une vraie réussite.
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
verobleue
  10 avril 2012
Peter Tarslaw, 30 ans, vivote. Son boulot est original mais alimentaire. Il est doué pour composer de belles lettres de motivation pour des étudiants étrangers en quête d'intégration universitaire ou de boulot. Parfois, on le rémunère pour des dissertations.
Mais voilà, il est viré, plus assez de boulot. Manque de bol, il reçoit une invitation au mariage de son ex « grand amour » et lui, bouffi de jalousie, décide d'écrire un best-seller pour se faire briller.
Sa méthode est simple. Il veut que son livre se vende, lui rapporte « gloire et argent », il écrit donc un roman formaté pour plaire au grand public. Il étudie le marché en s'inspirant de best-sellers pour comprendre ce qui plait à la masse et donc ce qui fait vendre.
Avec sa liste d'idées et des stratégies pitoyables, Pete parvient à pondre un bouquin. Ensuite viennent les tactiques pour faire connaître et surtout faire vendre le livre.
C'est un récit globalement drôle mais pathétique car le protagoniste est davantage naïf que méchant. Et si le roman marche, il n'est pas forcément gagnant. Sa vision de l'écrivain riche et célèbre est fantasmée.
J'essaie de le finir en ce moment mais je n'accroche absolument pas. Quelques passages amusants, mais je reste sur ma faim. Oui, il y a bien cet éternel débat entre qualité littéraire et succès populaire mais ce livre est surtout une critique vacharde sur la littérature contemporaine. Ca m'a semblé long, on virevolte d'un personnage à l'autre, l'auteur ne fait rien pour que l'on s'y attache.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
gruz
  24 août 2011
Écrire un roman qui tire à boulet rouge sur l'industrie du best-seller et qui a tout pour en devenir un, c'est déjà un exploit en soi.
Le héros de ce livre (ne jamais oublier que c'est avant tout un roman), démonte brillamment le coté marketing de bons nombres de best-sellers. Et le résultat est convaincant : je défie quiconque de ne pas penser fortement à certaines de ses lectures à la lumière de cette démonstration.
Ce roman est rempli de cynisme, d'auto-dérision et d'impertinence.
Mais il n'est pas que culotté. Il y a une vraie histoire,une vraie trame narratrice et le livre est bien plus qu'un simple pamphlet, il évolue au fil des pages pour se conclure sur une vraie "morale" qui fera réfléchir le lecteur.
Vouloir écrire un roman plein d'humour, pamphlétaire, écrit avec talent et intelligence, avec un personnage principal à la fois pathétique et vrai, c'est un peu la quadrature du cercle. Ce livre y arrive pourtant à plusieurs reprises.
Car l'auteur n'est pas qu'un trublion, il sait écrire, le bougre, et plutôt pas mal.
La première moitié du bouquin est souvent jubilatoire, l'écriture et la mise en forme d'une grande modernité. Un coup de mou sur le 3° quart du bouquin, trop long et où on ne retrouve pas la flamme du début. Une fin qui fait réfléchir.
Un roman particulièrement osé et original, globalement une réussite à mon sens.
Je ne peux m'empêcher de reproduire la citation du New York Post, inscrite sur la couverture :
"Steve Hely a écrit un livre si drôle et si vrai sur l'industrie du livre qu'on se demande comment il a fait pour trouver un éditeur. le comble serait maintenant que ce livre devienne un best-seller. Cela rassurerait au moins sur l'intelligence des lecteurs !"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Arlavor
  07 février 2012
Quand je suis tombée sur ce roman à la bibliothèque, je n'ai pas hésité une seconde. C'était ce qu'il me fallait. Un roman satyrique sur le monde de l'écriture, de l'édition, du cinéma même.
Pete Tarslaw, le héros, vient, au début, de regarder une émission sur les écrivains célèbres, ceux qui peuvent se payer le luxe d'avoir une maison immense avec piscine. Pete les envie et voudrait être comme eux aussi.
Pete est assez doué en écriture mais n'utilise l'écriture que pour son travail, dans lequel il rédige des lettres de motivation pour des étudiants étrangers.
Puis un jour, il reçoit un mail de Polly, sa petite amie de la fac qui lui apprend qu'elle va se marier avec James, un australien, dans un peu plus d'un an. Cet événement est le déclencheur qui pousse Pete à vouloir écrire un livre, un best-seller et d'humilier Polly à son mariage. Il décide de devenir un écrivain célèbre. Rien que ça.

Il étudie alors quels sont les livres qui marchent et quelles sont les recettes pour écrire, non pas un bon livre, mais un livre qui se vend à des millions d'exemplaires. L'auteur nous propose plusieurs documents, notamment des extraits des romans et la page du New York Times Books Review où sont inscrits les best sellers dans la fiction et les documents. Certains des résumés des livres sont vraiment bizarres.
Pour écrire son roman, Pete se donne plusieurs règles un peu étranges mais qui, quand on y réfléchit, ne sont pas si bêtes que ça. On se dit même que ça pourrait peut-être fonctionner. Pete utilise également beaucoup l'image de l'écrivain qu'ont les gens, en général.

L'édition, ça n'a pas l'air d'être la même chose qu'en France. Pete n'envoie pas son manuscrit de Cendres dans la tempête aux éditeurs mais le confie à une amie qui bosse dans une maison d'édition et c'est quasi bon. Et puis il y a des facs d'écriture, des facs où on fait quasi que ça. J'adorerais vivre aux Etats-Unis rien que pour ça ^^Par contre, j'ai beaucoup aimé la façon dont Pete a crée une polémique autour de son livre. C'était très bien joué quoi qu'un peu périlleux comme technique.

On se pose beaucoup de question sur les livres, l'édition et aussi sur les goûts des lecteurs....La méthode de Pete Tarslaw pour devenir un écrivain est-elle efficace? Sincèrement, je pense que oui, même dans la vie réelle. Mais...en suivant cette cette méthode, écriront-nous un bon roman?...J'en doute.

"On se fait des illusion. Ecrire un roman est une activité pitoyable et assommante. N'importe quel individu doté d'un minimum de sens commun détestera ça. C'est presque aussi momotone que de jouer au tétris toute la journée." C'est bien la phrase du roman qui m'a le plus marqué. Je me suis demandé comment on pouvait écrire un roman en pensant ainsi et puis...je ne trouve pas qu'écrire soit monotone ^^.

Un roman franchement très intéressant.

Lien : http://lemondedarlavor.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MalivriothequeMalivriotheque   17 décembre 2015
« Je croyais savoir distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais. J'ai déniché des livres incroyables, émouvants, j'ai chanté leurs louanges, et les éditeurs les ont rejetés. Ou bien ils les ont publiés, et ils ont vendu un truc comme 54 exemplaires. Littéralement. 54 exemplaires. »
Elle a fini son bourbon.
« Pékin. Je t'ai envoyé Pékin ? Il s'est vendu à 3400 exemplaires. C'est tout. Le total. Et c'était « au-dessus de nos espérances » ! Et encore, il y a pire. Les mauvais ! Ces mauvais livres – des livres épouvantables, qui n'ont même pas de sens, des livres bourrés d'adverbes et de mots inventés – hop, ils se vendent à 10 millions d'exemplaires et on en tire des films. [...]»
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
MalivriothequeMalivriotheque   20 décembre 2015
- Mon vieux, ici, ça cause conseils juridiques. Conseils juridiques ! On est en train de vous rédiger des excuses.
- Des excuses pour quoi ? Tout ce que j'ai dit était vrai.
- ça vient de la direction. Je n'ai aucun contrôle là-dessus. ça me dépasse, maintenant on est au niveau national. Ils passent des coups de fil à droite à gauche. Vous allez devoir peut-être faire vos excuses à Oprah.
- Qu'est-ce que je lui ai fait ?
- Elle est juste... c'est à elle qu'on présente ses excuses.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
MalivriothequeMalivriotheque   16 décembre 2015
Dans le living, j'ai ressorti mon exemplaire de 'L'Enigme Darwin'. Je l'avais lu en l'espace de onze stations sur le trône la semaine après avoir mangé un mauvais pad thaï aux crevettes livré par un Thaï douteux nommé Prik King and I, qui avait depuis été remplacé par un salon de bronzage, aussi mon souvenir du livre était-il un peu flou. Mais bien qu'il ait fait de Tim Drew, selon le Globe, la 44e fortune mondiale, je me rappelais que sa prose aurait embarrassé un CM1 même modestement doué.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
MarymaryMarymary   17 mars 2015
En règle générale, je m'efforce de ne haïr personne. La haine, c'est dégueulasse, comme dit la chanson. N'empêche, je hais les critiques littéraires.
Les critiques littéraires sont le plus méprisable, le plus abject ordre de pourceaux qui ait jamais foulé la face de la terre. Ce sont des créatures geignardes, révoltantes, qui satisfont leur propre goût pour la bile en démolissant le boulot des autres. Ce sont des détritus humains. Ils méritent tous d'être frappés par les maladies affreuses décrites dans les plus obscures des revues de dermatologie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
verobleueverobleue   28 mars 2012
Le professeur, rappelez-vous, n'est rien de plus qu'un ancien étudiant empoté, à l'âge adulte. S'il était doué pour les rapports humains, il ferait quelque chose de plus cool que de débiter des laïus sur la Renaissance dans le nord de l'Europe à des jeunes de 20 ans en proie aux affres de la gueule de bois.
Commenter  J’apprécie          80
Video de Steve Hely (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Steve Hely
American Dad - Le bêtisier de la torture
autres livres classés : satireVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr




Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
14591 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre
.. ..