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ISBN : 2413006281
Éditeur : Delcourt (18/10/2017)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 118 notes)
Résumé :

Après une formation impitoyable, et alors qu'ils étaient encore enfants, ils ont quitté Aberlaas, la cité des confins. Leur mission : marcher d'ouest en est jusqu'à atteindre l'Extrême-Amont, source mythique du vent qui balaye leur monde jour et nuit, sans trêve ni répit.

Ils sont la 34e Horde du Contrevent. Golgoth ouvre la marche derrière lui, Sov, le scribe, sur les épaules duquel l'avenir de la Horde tout entière va bientôt reposer...
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  18 janvier 2018
La fin de la terre… le début de quoi ?
C'est l'histoire de la 34ième horde du contrevent composée du Fer, du Pack et des Crocs. Leur but ? de l'extrême aval, remonter, à pied, vers l'extrême amont, contre le vent qui souffle éternellement sur cette planète.
Adapté du génialissime roman éponyme de A. Damasio, cette BD ne pourra que ravir les adorateurs de l'oeuvre originale. Le pas est difficile à franchir. Doit-on laisser une adaptation détruire les représentations que l'on s'était faites lors de la lecture ? Peut-on prendre le risque d'être déçu et de perdre la magie de l'histoire originale telle qu'elle vit encore dans nos souvenirs ? La réponse ici, est clairement OUI.
Il est entendu que cette BD n'est pas la mise en image du roman. Mais elle n'en trahit ni l'esprit ni même presque la lettre. Damasio dit lui-même qu'on ne juge pas la valeur d'une adaptation à sa fidélité au support original ; on la juge à la qualité de sa trahison. Trahison réussie.
Les graphiques sont magnifiques. Les vents sont bien retranscrits. Les personnages sont vivants et la souffrance, la fatigue le désespoir ou la détermination se lisent sur les visages. (Même si j'avoue un petit regret sur Golgoth que j'aurais préféré plus mastoc, plus lourd, mais moins rond.)
Le texte est fort mais très accessible (on dira moins alambiqué). L'histoire commence. Oui, on ne vous a pas dit. Si la BD fait 80 pages. Elle ne représente que peut-être 80 pages du roman original. Apprêtons-nous à passer les prochaines années à attendre désespérément la suite.
Vous n'avez pas lu ou pas aimé A Damasio ? Qu'importe. Si vous aimez la BD, vous aimerez la horde du contrevent de Eric Henninot.
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Alfaric
  18 octobre 2017
Avec son livre-univers "La Horde du Contrevent", Alain Damasio a transposé une histoire planet opera de Robert Silverberg ("Les Royaumes du mur") à dans un univers planet opera de Serge Brussolo ("La Planète des Ouragans"). Dans sommes dans un monde sans cesse battu par des vents violents, la cité Aberlaas d'Extrême-Aval envoyant à chaque génération un groupe d'hordiers à la découverte de l'Extrême-Amont pour découvrir l'origine du vent... Nous sommes donc autant dans le récit d'exploration que dans la quête philosophique, autant avec des aventuriers à la recherche des sources de Nil par-delà les Montagnes de la Lune, qu'avec des mystiques à la rechercher du sens de la vie et de la signification de l'univers... SF ou Fantasy ? Nous sommes dans le planet opera qui se situe à leurs frontières communes, donc c'est au lecteur de faire son choix en fonction de ses préférences, mais il se gardera d'en tirer des généralités pour l'un ou l'autre genre comme le font certains prescripteurs d'opinion.
La grande force du roman vient moins de son histoire, une fable absurde à placer entre la pensée de Friedrich Nietzsche et celle de Gilles Deleuze, que de sa narration en POVs qui fait la part belle à tout une galerie de personnage forts bien campés bien que pas spécialement sympathiques (de Golgoth, inflexible, arrogant et vulgaire, à Caracole mystérieux, fantasque et cryptique...). Ils nous emmènent avec eux dans leur univers fantastique et leurs tragédies tant personnelles que collectives grâce à un style postmoderne très travaillé mais assez exigeant... Voire alambiqué, parce qu'on ne va pas se mentir, avec tous ses jeux d'écritures et de lecture Alain Damasio est quand même pas mal dans l'auto-complaisance stylistique (j'en veux pour preuve ici la préface de 4 pages qui nécessite un master en lettres modernes pour être compréhensible). Rappelons qu'il a dû auto-éditer son chef-d'oeuvre parce que les dézingueurs du dimanche bien installés dans leurs fauteuil d'éditeur ont décidé qu'il faisait de la bouillie (comme d'habitude suivez mon regard), mais les mecs qui se regardent écrire qui blacklistent un mec un se regarde écrire, cela aurait été drôle si cela n'avait pas pathétique (ah cette bonne vieille jalousie au yeux vert)...

Mais dans cette adaptation BD, nulle narration multiple ni postmodernisme alambiqué. le dessinateur faisant partie des talentueux héritiers de l'immense Mathieu Lauffay oeuvre ici pour la première fois en solo en rédigeant le scénario, et la genèse fut compliquée avec moult scenarii, départs et dénouement différents, et pas mal de frictions entre Alain Damasio et Eric Henninot... Mais le résultat est là : OMG que c'est beau !!! 80 pages et de planet opera post-apo, ou l'humour de Jack Vance est remplacé par la poésie de Shakespeare !
Dans ce tome 1 intitulé "Le Cosmos est mon campement", c'est après une introduction nous présentant la formation, la jeunesse et le départ des membres de hordiers, que nous découvrons 27 ans plus tard un monde divisé entre nomades et sédentaires, des paysages merveilleux et terribles, une faune et une flore étranges, les différentes formes du vent dont le mortel furvent, et les mystérieux chrones reliquats conceptuels de la Création... Mais surtout la 34e Horde est confrontée à son pire ennemie : elle-même ! En sauvant la villageoise rêveuse Coriolis du furvent, le Prince Pietro Della Rocca s'est gravement blessé, et la Horde est divisée entre ceux qui veulent que la Horde continue sans lui et ceux qui sont prêts à quitter la Horde pour rester avec lui le temps qu'il guérisse... L'intéressé a déjà pris sa décision, mais pour sauver la Horde d'elle-même il doit lui trouver un nouveau coeur et une nouvelle âme... Celui qu'il a choisi sera-t-il à la hauteur de l'immense tâche qui l'attend ? Furvent, ceux qui vont mourir te saluent : To Be Continued !
PS: J'espère qu'Eric Henninot ne sacrifiera pas tout le côté dystopie / politique-fiction du récit d'origine, avec le système des Hordes utilisé comme élément de coercition sociale qui était fort intéressant mais bien difficile à comprendre / particulièrement fumeux...
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Crossroads
  01 novembre 2017
♪Vive le vent, vive le vent, vive le vent d'Hiver, de Printemps, d'Été, d'Automne♫
Et oui l'ami, ici, point d'alternative saisonnière.
Tu es né ♫sous leee veeent♪, gros bec ma Céline, tu mourras sous ses coups de boutoir comme l'ont fait tes aînés.
Si les hommes passent, une entité perdure, compacte, soudée, immortelle, la Horde.
Celle du Contrevent, vouée au succès là où les 33 précédentes ont échoué.
Remonter ce zef ancestral à sa source pour enfin l'appréhender, voire le dompter.
Un rêve fou ? Peut-être lâcheront tristement les plus pessimistes et les plus anciens.
Mais un rêve tenace qui vaut la peine que l'on se batte, encore et encore...
J'avoue m'sieur l'juge, de la Horde du Contrevent version roman avec tout plein de vilaines petites lignes sans aucune image, je n'avais fait qu'une bouchée. Petite, la bouchée. Une vague trentaine de minutes, pour être précis, puis un abandon sans retour.
La curiosité est un vilain défaut, dit-on. Pas si sûr au vu de la qualité graphique et scénaristique de cette version à bulles du roman éponyme d'Alain Damasio, véritable petit bijou visuel qui fait du bien par où il passe.
Un monde tempétueux d'une tristesse absolue.
Un môle aux personnalités complémentaires terriblement attachantes - spéciale cacedédi à son leader charismatique, Golgoth, et à son caractère jusqu'au-boutiste aux vertus reminiscentes, Goldorak si tu me lis - devant faire face à deux dangers immuables, un vent à décorner la brume et une capacité vacillante à maintenir cette entente tacite, seule échappatoire au néant qui leur tend ses p'tits bras musclés chaque jour que ce farceur d'Éole fait.
Ce premier tome se dévore plus qu'il ne se lit.
Rejoignez la Horde, l'aventure ne fait que commencer !
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Enki
  27 octobre 2017
Imaginez une planète balayée continuellement par des vents dont les plus violents ne font pas plus grand cas d'un homme que d'un fétu de paille… Imaginer que trois alternatives se soient présentées alors à l'humanité, survivre terrée, condamnée, tel Sysiphe, à rebâtir inlassablement l'embryon d'une civilisation, se laisser porter par les vents, sujets au moindre de leurs caprices ou contrer les vents, les combattre, trouver leur origine et les dompter. C'est ce dernier destin qu'a choisi le peuple d'Aberlaas cité de l'extrême-aval. Des hordes y sont formées pour affronter dès leur plus jeune âge les vents dans une marche sans retour. C'est l'histoire de la 34ème d'entre elles qui nous est ici narrer.
Alain Damasio est à la science-fiction ce qu'est Jean-Philippe Jaworsky à la fantasy : un auteur exigent, porteur des lettres de noblesse du genre, indubitablement considéré au sommet par la communauté des lecteurs avertis. L'adaptation de ces textes, d'une rare profondeur, est une gageure, d'autres s'y sont cassées les dents… En outre La Horde du contrevent est son Gagner la guerre, entendez par là, son ouvrage culte. Éric Henninot relève non seulement cet immense défi, mais qui plus est avec la manière. L'adaptation comporte son lot de simplification inhérent au support : un seul point de vue ici et délestage de quelques hordiers pour faciliter l'appréhension du groupe… rien de rébarbatif, rien qu'un lecteur de bande dessinée ne puissent comprendre comme des choix éclairés. Première réussite de l'auteur, trouver dans ce premier album, un équilibre parfait entre didactique (l'univers nécessite explication), vie du groupe, destins individuels, entre action, réflexion et émotion. Les planches sont quant à elles simplement magnifiques, les couleurs discrètes mais de bons tons. Les paysages grandioses, que l'auteur n'hésite pas à exposer en mode grand angle, et les vents omniprésents sont parfaitement rendus. Devant nous prends corps la horde, noblesse d'âme du Prince, fantaisie dangereuse de Caracole, détermination sans concession du Golgoth… Les tensions sont nombreuses, la cohésion du groupe devient l'enjeu principal de l'album est par la même Henninot donne vie à des individualités mais à sa somme également, rendant crédible ce désir, toujours renouvelé et entretenu de haute lutte, de réaliser une quête, confiée vingt-sept ans plus tôt à de simples enfants, qui pourrait paraître si vaine après tant d'années. le volume se conclut sur la question de la responsabilité, ultime proposition d'un récit toujours prompt à flirter avec la matière philosophique si chère à Damasio. Henninot restitue un univers poétique et violent, complexe au point de disposer de son propre vocabulaire, nous fait rencontrer et reconnaître des personnalités en nombres, partager leur rivalités, leur complicités et finalement peint magistralement cette nécessaire solidarité, emprunte d'aspérités, seule garante de la survie de la horde. Un grand succès !
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TheWind
  02 juin 2018
Les avis semblent unanimes : cette adaptation du roman de Damasio, c'est du bel ouvrage !
Quant à moi, je suis moins enthousiaste.
Autant j'ai adoré le roman, autant j'ai eu du mal à m' immerger dans ce premier tome.
Je ne me l'explique pas vraiment car tout est là : le scénario tient la route, les personnages sont plutôt fidèles à ceux du roman, le graphisme est soigné, le choix des couleurs cohérent.
Alors quoi ?
Je crois que ce qu'il m'a manqué, c'est à la fois le souffle et l'asphyxie, l'élan et l'entrave, tout ce foisonnement d'émotions que j'avais ressenti lors de ma lecture du roman où chaque personnage participe à cette intensité, chaque forme du vent y contribue aussi.
C'est l'absence de corps, de volumes, de hurlements du vent qui m'empêche d'apprécier cette BD à sa juste valeur.
Il est tellement plus facile de s'évader par les romans (euh..pas tous..) qui offrent à notre imagination tous les possibles. La bande dessinée peut en quelques coups de crayons, en quelques mots posés dans le coin d'une vignette anéantir toute rêverie, toute représentation imaginaire.

La Bd vous offre un point de vue, le roman en offre des milliers...


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critiques presse (3)
Elbakin.net   31 mai 2018
Une nouvelle version de l’histoire de la Horde du Contrevent dans un univers graphique qui dégage la même ambiance que son pendant purement littéraire, voici exactement ce qu’il fallait pour une adaptation de ce chef-d’œuvre et Éric Henninot y est arrivé avec brio.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Sceneario   18 octobre 2017
La saga prend son envol avec ce premier tome étonnant, magnifique et impressionnant. Henninot s'impose comme un auteur complet en adaptant avec brio le chef d'oeuvre d'Alain Damasio.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Bedeo   13 octobre 2017
Adaptation magistrale d’une œuvre incontournable.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   18 janvier 2018
Ceux qui vous disent : « Pendant la vague, j’ai pensé à ceci et à cela »mentent.
Quand elle passe, tu ne penses plus. Seul le corps répond, et il répond ce qu’il peut. Il brûle ses tendons à crisper la sangle, il bave. Il se pisse dessus. Après ? Après, chacun dit ce qu’il veut. Il introduit des mots. Il fend ce qui n’est qu’un roc de peur brute. Sous furvent il n’y a rien à dire, juste tenir. Tenir, quand ça frappe à coups de merlin dans les fissures des os…
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Dionysos89Dionysos89   07 janvier 2018
C’est un monde de vaste étendue où rien ne tient en place. Un vent féroce y souffle tout le jour et la nuit, entêtant et unique, de l’est vers l’ouest, faiblissant parfois, mais ne cessant jamais. Un monde où même le soleil a du mal à s’arrimer au ciel.
Sur cette terre vivent trois tribus : la plus frivole fait de la voile, la plus grande s’abrite dans des villages enclos et la plus folle tente fièrement de remonter le vent jusqu’à sa source.
Cette poignée de fous se nomme elle-même « la Horde » et prétend qu’au bout de sa quête, quelque chose comme le bonheur sera donné à tous ! Et ils sont si convaincus de leur rêve que partout où ils passent, des fêtes les accueillent et qu’avec ferveur on les encourage.
Ce monde est le mien.
Je m’appelle Sov Strochnis, et je suis le scribe du la 24e Horde du contrevent.

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fnitterfnitter   19 janvier 2018
N’écoutez pas la peur, car la peur dessine et trace, sépare et signe. Elle met la mort de l’autre côté de la ligne. N’acceptez pas que l’on fixe ni qui vous êtes ni où rester. Soyez complice du crime de vivre et fuyez !
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trogloniotroglonio   01 novembre 2017
Nous prenons chaque saison davantage la couleur de ce qui nous traverse. Nous récoltons les criblures des moissons mal broyées, la poussière des murs délités, des chemins qui s'effacent. Nous essuyons des pluies qui ne tombent plus mais coulent, comme si l'horizon se vidait de ses larmes sur nos joues. Personne ne vous dira dans la horde qu'il aime le vent. Personne ne vous dira le contraire non plus.
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EnkiEnki   27 octobre 2017
N'écouter pas la peur. Car la peur dessine et trace, sépare et signe. Elle met la mort de l'autre côté de la ligne.
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Videos de Eric Henninot (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric Henninot
Impossible d'adapter 'La Horde du contrevent' d'Alain Damasio ? Pas si sûr. A l'occasion de la sortie de la BD signée Eric Henninot, nous avons rencontré son auteur pour évoquer avec lui son travail sur cette oeuvre déjà culte.
0:10 Sa rencontre avec La Horde 1:12 Adapter un roman culte 2:40 de la polyphonie au discours du scribe 4:09 Incarner La Horde : une esthétique
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