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EAN : 9782203011489
62 pages
Éditeur : Casterman (01/12/2003)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 1712 notes)
Résumé :
Le Lotus bleu
par Hergé
Les Archives Tintin
Édition Moulinsart
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Critiques, Analyses et Avis (93) Voir plus Ajouter une critique
Pavlik
  26 avril 2014
Le Lotus bleu marque un tournant dans l'oeuvre de Hergé et dans la série Tintin. Georges Rémi est issu d'une famille belge extrêmement conservatrice, et lui-même a été marqué (c'est bien normale) par les valeurs qui lui ont été inculquées. Heureusement, cet album nous rappelle de façon éclatante qu'il n'y a pas de fatalité et que le libre arbitre n'est pas fait pour les chiens.
En effet, les premiers albums de Tintin, Tintin au pays des soviets, Tintin au Congo, Tintin en Amérique, révèlent un auteur encore fortement influencé par les idées familiales (opposition farouche au communisme, adhésion au colonialisme etc). C'est donc tout naturellement que Hergé nous présente des images caricaturales des pays et des peuples concernés. Ceci lui a été largement reproché. Pourtant, il saura faire preuve d'émancipation grâce à sa rencontre avec Tchang Tchong-jen, un étudiant chinois qui l'initie à la civilisation et à l'art du dessin chinois. Dès lors, il n'aura pour seule ambition, lors de la réalisation de ce Lotus bleu, de restituer une Chine fidèle à la réalité. A ce titre les décors sont magnifiques et tout à fait saisissants de réalisme. Pour remercier son guide il en fera un personnage de l'histoire, Tchang, qui, sauvé par Tintin, lui ouvrira les yeux sur son pays. Par ailleurs, Hergé s'en prend de manière directe à l'impérialisme japonais en chine et à la compromission des états occidentaux. L'histoire ne dit pas ce que papa et maman ont pensé de cet album.
24 ans plus tard, Tintin s'acquittera de sa dette envers Tchang en le délivrant des griffes du yéti dans Tintin au Tibet. de même, Hergé finira par retrouver le vrai Tchang à Bruxelles, en 1981, après l'avoir chercher en vain pendant des années.
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GeorgesSmiley
  07 avril 2020
Le Lotus bleu, c'est cette couverture magnifique, Tintin et Milou sortant du vase qui leur servait de cachette sous l'oeil menaçant du dragon noir sur fond rouge. C'est aussi, la demi-page sublime et hilarante consacrée à l'arrivée des Dupont à Hou Kou, déguisés en costumes folkloriques tout en pensant être habillés comme tout le monde et donc discrets comme les fins limiers qu'ils pensent être. La moitié de la ville est dans leur dos, foule hilare, riant à gorge déployée tandis que Dupont glisse à Dupond « Ne te retourne pas tout de suite… J'ai l'impression que quelqu'un nous suit !... »
C'est l'infâme Rastapopoulos qui se révèle enfin sous son jour le plus vil, certain qu'il est à cet instant que la dernière heure de Tintin est venue. Il nous révèle même son prénom que j'avais oublié : « Oui, Rastapopoulos !... Roberto Rastapopoulos, à qui tu as mis des bâtons dans les roues depuis si longtemps… Rastapopoulos, le chef du trafic international des stupéfiants !... Rastapopoulos qui est tombé dans les rochers, près de Rawhajpoutalah, et que tu croyais mort !... Rastapopoulos, qui a la vie dure, comme tu le vois, et qui finit toujours par triompher !... »
C'est Milou, une nouvelle fois condamné à mort, cette fois-ci, il va être coupé en deux par une victime du « poison qui rend fou ». C'est le contexte géopolitique des années trente qui voit le Japon manoeuvrer pour justifier sa conquête de la Mandchourie puis de la totalité de la Chine un peu plus tard. Les sociétés secrètes de bandits trafiquants de drogue et leurs complicités actives parmi les dirigeants de la police des Concessions (lire Le Fils du Consul de Lucien Bodard), tout comme la manipulation japonaise de Moukden sont bien décrites, tandis que les inondations du Yang-Tsé-Kiang en 1931 vont permettre à Tintin de sauver la vie d'un jeune Chinois nommé Tchang. On le reverra, il vient rejoindre le premier cercle des amis de Tintin, juste un album après Dupond et Dupont, les gaffeurs chuteurs dont les acrobaties me déclenchent toujours un large sourire. On peut oublier pendant un album ou deux Tchang ou Rastapopoulos, mais les Dupond, c'est impossible. Ils sont à Tintin ce que la Tour Eiffel est à Paris, la frite au burger ou la mousse à la bière, INDISPENSABLES.
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Gwen21
  18 octobre 2016
Enfant, j'ai grandi en compagnie d'"Astérix", de "Gaston Lagaffe", de "Thorgal", de "XIII", des "Bidochon" ou encore des "Sept vies de l'épervier". Les aventures de Tintin et le dessin d'Hergé ont quant à eux été complètement absents de ma jeunesse et c'est seulement adulte que j'ai eu la curiosité d'ouvrir un album, "Tintin en Amérique". Ce n'était visiblement pas le bon puisqu'il m'est tombé des mains au bout de quelques pages seulement.
Avec le challenge XXème siècle qui comprend "Le lotus bleu" dans sa sélection, une nouvelle occasion m'a été donnée de mieux connaître l'univers graphique d'Hergé. Hélas, j'en sors tout aussi désappointée, bien que cette fois-ci je sois allée jusqu'au bout de l'histoire.
Si j'avais baigné, enfant, dans l'univers de Tintin et Milou, aurais-je davantage apprécié ma lecture ? Je pense que oui car à écouter le témoignage d'autres lecteurs proches de moi et qui vénèrent le reporter à la houppe blonde, je me rends compte qu'ils apprécient tout ce qui m'exaspère dans cet univers.
Le dessin pour commencer - et vous conviendrez que c'est quand même la base du plaisir qu'on prend à la découverte d'une BD. Beaucoup trop minimaliste à mon goût, avec peu d'objets et qui semblent faire partie du décor non pas pour l'ancrer mais pour le rendre utile et favorable à Tintin.
L'action. Ce n'est jamais Tintin qui s'adapte à elle mais c'est elle qui s'adapte à Tintin. Tout semble s'enchaîner de façon trop fluide. Les outils, armes et autres accessoires dont il a besoin se trouvent comme par miracle sur son chemin. Il en résulte un total manque de suspense qui ne contribue pas à rendre l'aventure palpitante.
La narration. J'ai vraiment eu l'impression d'un fil rompu tout au long de ma lecture. La sensation qu'un but chasse l'autre à tel point que je ne savais plus pourquoi il fallait empêcher Mitsuhirato de nuire, était-ce à cause du trafic d'opium ? ou parce qu'il avait enlevé un savant médecin ? ou parce qu'il voulait tuer Tintin ? ou tout ça à la fois mais dans quel ordre ? Sans doute est-ce là la richesse du scénario mais pour ma part j'ai trouvé ridicule que Tintin entreprenne des déplacements qui ne servent à rien ou se mette dans des situations qui semblent se dénouer d'elles-mêmes.
Comme c'est mon premier Tintin, je n'ai pas le recul nécessaire pour approfondir l'analyse par rapport au travail global d'Hergé. Il semble que "Le lotus bleu" se démarque par rapport à d'autres albums. Je retiendrai pour ma part seulement deux points positifs : l'humour que j'ai trouvé à la fois cocasse et sutbil, attendrissant même lorsqu'il touche Milou et le duo Dupond et Dupont, et le contexte bien documenté sur la période avec notamment des tacles assez engagés contre la présence occidentale en Extrême-Orient.

Challenge XXème siècle
Challenge Petits Plaisirs 2016
Challenge Petit Bac 2016 - 2017
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experyoshi
  03 janvier 2013
Tintin et le lotus bleu est ma BD préférée. Pourquoi ? Et bien j'adore évidemment le graphisme inimitable d'Hergé mais aussi l'histoire qui mêle événements historiques (guerre Japon/Chine), problèmes socio-économiques de l'époque (lutte contre l'opium qui faisait des ravages à l'époque). C'est dans cette BD que Tintin sauve et rencontre pour la première fois son ami Tchang.
Cette BD en plus d'être instructive, est très drôle. Plusieurs scènes sont excellentes comme celle ou le fils du maître chinois devient fou. J'ai aussi beaucoup ri quand les Dupont et Dupond veulent se fondre dans le décor mais au lieu de cela ils se ridiculisent en se déguisant en tenue traditionnelle chinoise.
Humour, histoire, aventures sont au rendez-vous !
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Alzie
  13 novembre 2014

Le jeune freluquet à houppette troque la culotte de golf marron contre une camisole bleue nettement plus seyante dans l'Empire du Milieu. A peine remis de ses dernières aventures (Les Cigares du pharaon) et taquinant déjà le goniomètre chez un Maharadjah, qu'un fakir l'avertit d'ennuis imminents. Puis, un émissaire chinois, juste avant la piqûre fatale d'une fléchette empoisonnée, lui fait savoir qu'on requiert ses services à Shangaï. La guerre Sino-japonaise va servir de ferment à ces nouvelles tribulations lancées à train d'enfer. En route.
Fraîchement débarqué en Chine, il corrige déjà un industriel mal embouché qui veut sa peau et doit se colleter avec le chef de la police de la concession internationale. L'agent secret des Japonais sur place, Mitsuhirato, l'accueille dans la métropole chinoise, lui en expose tous les dangers et l'incite à repartir séance tenante aux Indes. Au-revoir la Chine et amitiés à vous Monsieur Mitsuhirato... Il rembarque en sens inverse sur le "Ranchi"... et se réveille avec quelques doutes dans un lit clos, au QG des Fils du Dragon. Son protecteur et futur ami s'avère être le chef du réseau de lutte contre le trafic d'opium en Chine dont l'ennemi principal n'est autre que l'hypocrite Mitsuhirato. Skronyonyo, la boucle est bouclée, voilà le Lotus Bleu, où l'envie vous prend d'aller fumer.
Un excellent tintin qui inaugure bientôt une amitié durable avec le frêle Tchang en casaque verte sauvé in extremis des inondations du Yang Tse Kyang.
Sur les raisons du succès de Tintin on peut s'interroger. Retenons la diversité de personnages principaux ou secondaires très bien campés. Ici, Gibbons, Dawson ou le vénérable Wang, on retrouve même Rastapopoulos et les Dupond(t) complètement allumés. Plus tard, la panoplie s'étoffe d'individus vraiment insupportables : un alcoolique invétéré, un savant tocard, un assureur qu'on a envie d'assassiner, un boucher pas franc du collier, un majordome empoté, une diva tyrannique et névrosée etc. inventés au fur et à mesure et enrichissant l'univers du reporter redresseur de tort parfaitement lisse de son côté ; le fil narratif très cohérent des aventures, dont la lisibilité est renforcée par l'épure du graphisme. Rien de très original me direz-vous. Comme une bonne vieille recette des familles cuisinée avec amour et simplicité. Ici, la popote s'est faite à Bruxelles, pour les 7/77 ans, un "pot belge" dont on ne se lasse pas. Merci RG.

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Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
gteisseire2gteisseire2   03 juillet 2008
Mais non, Tchang, tous les blancs ne sont pas mauvais, mais les peuples se connaissent mal. Ainsi, beaucoup d' Européens s'imaginent que tous les Chinois sont des hommes fourbes et cruels, qui portent une natte et qui passent leur temps à inventer des supplices et à manger des oeufs pourris et des nids d'hirondelle ...
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   07 avril 2020
Notre chute ?... quelle chute ?...
Ah ! oui, notre fameuse chute à Hou Kou !...
Ah ! oui, notre chute à Hou Kou ! oui, oui, je me souviens!...
Oui, nous sommes tout à fait rétablis, à présent, mais c'est la plus jolie pelle que nous ayons jamais ramassée !...
En tout cas, cela nous a servi de leçon !... Depuis lors, nous sommes devenus très prudents !
Et vous pouvez être certain que cela ne nous arrivera plus!...
Non, non, soyez sans crainte : nous ouvrirons l'oeil !...
Allons, mon cher ami, nous devons vous quitter...
Au revoir !...
A bientôt !...
(vignette suivante : sans texte, juste une nouvelle splendide gamelle : un mythe est né !)
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AlixoneAlixone   23 septembre 2014
Mais non, Tchang, tous les blancs ne sont pas mauvais, mais les peuples se connaissent mal. Ainsi, beaucoup d' Européens s'imaginent que tous les Chinois sont des hommes fourbes et cruels, qui portent une natte et qui passent leur temps à inventer des supplices et à manger des oeufs pourris et des nids d'hirondelle ...
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lunchlunch   06 mars 2011
... tous les Chinois sont des hommes fourbes et cruels, qui portent une natte et qui passent leur temps à inventer des supplices et à manger des œufs pourris et des nids d'hirondelle... Ces mêmes Européens croient, dur comme fer, que toutes les Chinoises, sans exception, ont des pieds minuscules et que, maintenant encore, toutes les petites filles chinoises subissent mille tortures... destinées à empêcher leurs pieds de se développer normalement. Enfin, ils sont convaincus que toutes les rivières de Chine sont pleines de petits bébés chinois que l'on jette à l'eau dès leur naissance...
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cicou45cicou45   20 novembre 2011
Tintin : "Mais non, Tchang, tous les Blancs ne sont pas mauvais, mais les peuples se connaissent mail. Ainsi, beaucoup d'Européens s'imaginent que tous les Chinois sont des hommes fourbes et cruels, qui portent une natte et qui passent leur temps à inventer des supplices et à manger des oeufs pourris et des nids d-hirondelle. Ces mêmes Européens croient, dur comme fer, que toutes les Chinoises, sans exception, ont des pieds minuscules..."
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Videos de Hergé (147) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Hergé
Comment exister entre un père officier de cavalerie et un oncle célèbre, tous deux ombrageux et susceptibles, peu portés par l'esprit de famille et l'amour des enfants ? Comment, lorsqu'on dessine soi-même, survivre dans l'ombre du créateur de Tintin ? Trente ans après la mort d'Hergé (1907-1983), son neveu livre sa vérité. Pour la première fois, il évoque le destin contrarié de son père, ses relations houleuses avec Hergé, entre affection et fâcheries - mais aussi la succession mouvementée du dessinateur. Reposant sur nombre de lettres et de documents inédits, tel le journal de la première épouse d'Hergé, un témoignage politiquement incorrect, entre tendresse et révolte.
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