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ISBN : 233009728X
Éditeur : Actes Sud (07/03/2018)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Machara Akio est un homme ordinaire qui mène une existence ordinaire d'employé de bureau. Il vit avec sa femme, son fils et sa mère vieillissante. Un jour, il reçoit un appel de son épouse au travail. La chose est inhabituelle. La demande qu'elle lui fait l'est encore davantage : revenir immédiatement à la maison. Elle refuse de lui en dire plus mais la panique qu'elle entend dans sa voix le convainc de partir aussitôt. A son arrivée, sa femme lui apprend que leur f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  08 mars 2018

Pas toujours facile d'élever des adolescents de nos jours ...
Sans vouloir généraliser, il faut souvent négocier leurs crises de rébellion, alors même que l'autorité parentale devient obsolète.
Ils savent tout mieux que vous, et en cas de désaccord votre expérience ne fait plus de vous qu'un vieux con à leurs yeux.
Ils peuvent être insolents, ils ne décollent plus le nez des réseaux sociaux, constamment absorbés par leur ordinateur ou leur smartphone.
Les résultats scolaires passent au second plan, seules les fêtes où circulent alcool et substances illicites trouvent désormais grâce à leurs yeux.
Ils attendent que vous soyez toujours disponible pour eux, et il leur semble en contrepartie tout aussi naturel de ne jamais l'être pour vous.
S'ils ont plus ou moins conscience de vos sacrifices financiers ou du temps que vous passez pour eux, ils estiment que c'est tout naturel.
Ils n'ont finalement plus besoin de vous que pour manger ou laver leur linge ( et vite de préférence ! ) : Pour le reste ils sont en revanche assez émancipés pour gérer leur vie telle qu'ils l'entendent.
Eh bien vous ne le saviez peut-être pas, mais finalement vous avez de la chance.
Celle de ne pas avoir un adolescent comme Naomi à gérer.
Ce n'est pas du linge sale que Maehara Naomi, quatorze ans, laisse à ses parents ce soir-là. C'est le cadavre de la petite Yuna, une fillette de sept ans. Il l'a étranglée, mais bon ... il a juste serré un peu trop fort. Ca n'était pas prémédité.
A cause de l'odeur d'urine, il a quand même déplacé le corps dans le jardin, après quoi il est retourné dans sa chambre jouer à la console. Il n'a perdu ni l'appétit, ni le sommeil.
Pour le reste, que sa mère et son père se débrouillent ! Ils sont là pour ça, non ? Pour réparer ses petites bêtises ?
Quand Yaeko, la maman, découvrira ce que son fils colérique a fait, elle appellera son conjoint encore au bureau afin qu'il rapplique en vitesse.
Et c'est ainsi qu'Akio, le mari, se retrouve face à un problème inattendu qu'il doit gérer au mieux et au plus vite. Il essaie d'interroger son fils pour savoir ce qui s'est passé, comment c'est arrivé et en gros, les seules réponses qu'il parviendra à arracher à son meurtrier de fils seront "J'ai pas fait exprès" ou "Tu m'embêtes, j'en sais rien, moi."
Leur adolescent solitaire, qui de toute évidence est très attiré par les trop jeunes filles, se lave totalement les mains de son crime odieux.
Akio doit-il appeler la police et le dénoncer ? C'est son premier réflexe mais sa femme n'est pas du tout d'accord : Cela priverait Naomi de tout avenir et jetterait l'opprobre sur l'honneur de leur famille. Sans oublier qu'ils seraient considérés comme responsables des actes de leur enfant mineur.
"Sa vie sera finie si on sait qu'il a tué une petite fille !"
"Tu crois vraiment que les gens seront prêts à l'accepter quand même ? Comment ferais-tu, toi ? Tu traiterais une personne qui a commis un tel crime comme tout le monde ? "
Mais quelle alternative ont-ils ?
Le couple affolé, totalement dépassé par les évènements, réfléchit alors à la meilleure solution possible, s'improvisant hors-la-loi pour protéger Naomi et commettant au passage quelques erreurs de débutants.
Une partie d'échec s'engagera ensuite entre la famille Maehara et les policiers, représentés ici par deux cousins qui enquêtent ensemble sur le meurtre de la petite Yuna : Matsumiya et Kaga.
"Au point où nous en sommes, nous devons prévoir le prochain coup."
Toute cette partie du roman en fait un petit bijou d'humour noir.
Les doigts rouges est considéré par l'éditeur comme l'une des oeuvres les plus sombres de Keigo Higashino, et elle l'est d'ailleurs à bien d'autres égards, mais je n'ai pu m'empêcher de sourire en découvrant cet improbable point de départ et la folle spirale qui s'ensuit.
Entre ce gosse infect qui refuse d'assumer ses actes, ces parents qui sont désemparés et tentent tant bien que mal de trouver une solution pour que soit épargné Naomi et l'étau qui se resserre progressivement autour de leur famille au fur et à mesure que progresse l'enquête, j'ai pris un malin plaisir à m'immiscer dans cette famille dysfonctionnelle en guettant les réactions de chacun, en observant leurs idées folles pour échapper à la justice.
Rien de bien imprévisible dans le déroulement des évènements, qu'on anticipe la majorité du temps, mais ça n'est en rien gênant puisque le livre joue davantage sur l'ambiance et la psychologie des personnages. Et réserve de toute façon de belles surprises dans son final.
Au-delà du roman policier et de l'alternance entre les conclusions des enquêteurs et les improvisations maladroites de la famille Maehara, Les doigts rouges évoque principalement le phénomène du vieillissement de la population au Japon sous un angle tant social que culturel. Et plus largement, les liens entre les membres d'une même famille, notamment entre les enfants et leurs parents. Au Japon, il est tout à fait normal de voir réunis sous le même toit trois générations puisque la tradition veut que les familles accueillent leurs parents lorsque ceux-ci ne peuvent plus être indépendants.
"Mais de toute façon, il est dans l'ordre des choses que les enfants s'occupent de leurs parents, non ?"
Cela, Keigo Higashino va l'illustrer au travers des deux familles qui s'affrontent ici : les Maheara et les deux cousins policiers.
Le père de Kaga est hospitalisé et ses jours sont comptés. Pourtant, son fils refuse de le revoir. Très proche de son oncle, Matsumiya ne comprend pas l'attitude de son cousin. Quel terrible secret a pu provoquer une telle discorde entre les deux ? Très proche du malade qui est aussi son père de substitution, Matsumiya va tout faire pour rapprocher Takamasa de son fils avant qu'il ne soit trop tard.
"Il a mené une vie solitaire, et il peut aussi mourir seul."
Quant aux Maehara, ils ne se sont pas mariés par amour et Akio a du faire de nombreux compromis pour son épouse, en particulier après la naissance de leur enfant. Yaeko a accepté de vivre avec sa belle-mère Masae à condition de ne pas avoir à s'en occuper, et le couple a déménagé dans sa maison peu après le décès du père d'Akio qui, victime d'Alzheimer, était retombé en enfance avant de s'éteindre définitivement.
"Il s'est servi de mes produits de beauté et il s'est enduit les doigts de mon rouge à lèvres. Il se conduit comme un petit enfant."
D'abord valide et indépendante, Masae a peu à peu sombré à son tour dans la folie, ne reconnaissant plus son propre fils.
"Elle avait oublié qui elle était."
"Il n'avait jamais pensé qu'après son père, sa mère puisse souffrir de démence sénile."
Rejetée par sa belle-fille, seule Harumi - sa fille - s'occupe d'elle.
Le roman pose donc les questions de la place grandissante des personnes âgées dans la société japonaise d'aujourd'hui ( "Je me sens mal rien qu'à l'idée de devoir prendre soin d'un vieillard atteint d'Alzheimer" ), du poids des traditions, du devoir des enfants envers leurs parents malades, séniles ou grabataires.
Et à l'inverse, celle du devoir des parents envers leur adolescent aux actes aussi irresponsables que monstrueux.
"Les familles paraissent normales de l'extérieur, mais elles ont toutes leur situation propre."
Traduit aujourd'hui mais écrit en 2009, il s'agissait là de ma troisième incursion au pays du soleil levant en compagnie de Keigo Higashino après ses romans La fleur de l'illusion et La maison où je suis mort autrefois.
Et incontestablement, c'est celui que j'ai préféré.
Déjà parce que je me suis habitué très facilement aux patronymes orientaux des personnages, retenant très vite qui était qui sans les confondre, ce qui a facilité mon incursion dans cette culture si riche et si différente.
Parce que malgré la gravité des sujets je me suis malgré tout amusé à voir cette famille si banale en apparence se débattre et nager en eaux troubles pour sauver tant les apparences que leur tête-à-claques de fils psychopathe.
Parce que je me suis totalement laissé surprendre par le final.
Egalement grâce à l'écriture, toujours aussi bien servie par la traduction de Sophie Refle, qui est impeccable, toute en simplicité et néanmoins efficace.
Et parce que le roman est beaucoup plus profond qu'il n'y paraît au premier abord. Pas seulement pour ses réflexions sur l'unité de la famille nippone mais aussi pour l'empathie que vous vous surprendrez à ressentir pour certains personnages, parfois de façon inattendue.
Et puis bien sûr, pour son effet thérapeutique : la prochaine fois que votre ado vous parlera mal ou se mettra en colère pour des broutilles, vous serez finalement ravi(e) et rassuré(e) d'avoir un jeune adulte aussi semblable à ceux de sa génération !
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LePamplemousse
  27 mars 2018
Aimer son enfant et vouloir le protéger justifie t'il de cacher quelque chose d'aussi abominable que le meurtre d'une petite fille ?
Le personnage principal de ce roman policier japonais a la désagréable surprise de découvrir le corps sans vie d'une enfant de 7 ans dans son jardin, un soir, en rentrant du travail.
C'est son fils de 14 ans qui l'a étranglé et qui depuis, est retourné tranquillement jouer au jeu vidéo dans sa chambre en laissant le soin à ses parents de se débrouiller pour « arranger » les choses.
Avec un début pareil, on se doute que le roman va être noir et c'est le cas.
Car en plus de l'enquête policière classique sur la mort de la petite fille, nous découvrons comment les japonais d'aujourd'hui s'occupent des personnes âgées et dépendantes, la vieillesse et la sénilité étant un des thèmes abordés dans ce roman.
Avec une écriture pleine de délicatesse, Keigo Higashino nous fait pénétrer au coeur de la société japonaise, il nous montre ce que « perdre la face » signifie pour les japonais, qui sont alors prêts à tout pour éviter d'avoir honte et préserver leur réputation.
Un roman policier d'une grande finesse psychologique et abordant avec intelligence des thèmes forts.
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ChtiSuisse
  28 avril 2018
J'ai lu quelques polars du même auteur "La fleur de l'illusion", L'équation de plein été, "La lumière de la nuit", "Un café maison", "Le Dévouement du suspect X", "La maison où je suis mort autrefois", "La prophétie de l'abeille"
Tous ces polars ont tous un point commun : à moment donné ceux qui cherchent la vérité (ce ne sont pas toujours des policiers) se confrontent intellectuellement aux coupables. Les preuves matérielles sont souvent peu nombreuses. Ce qui compte le plus : l'énigme. C'est un peu une partie d'échecs. D'ailleurs le shogi (un "jeu d'échecs" japonais joue un rôle dans ce roman-ci).
Ici, les coupables sont connus, les circonstances aussi et ce dès le premier tiers du roman.
Le coeur de l'histoire est "Comment vont-ils échapper au crime commis ?"
Le cadre ?
Une famille japonaise. Chaque famille est différente. Celle-ci a son lot de difficultés, de rancoeurs.
Le mari travaille beaucoup et tard. La femme travaille à temps partiel et en plus s'occupe du foyer. Ils se sont mariés bien plus par convention que par amour. L'auteur dit même qu'elle accepté de se marier, car elle était déjà presque trop âgée. Elle n'aurait plus eu d'occasion de le faire. L'âge est un couperet incroyablement cruel pour les femmes au Japon (j'ai vu quelques "Drama" dont c'est le thème central). Ils ont eu un fils.
Le poids des conventions sociales est énorme et le temps perdu ou enfui ne se rattrape pas

Le décor ?
Le couple s'est installé dans la maison familiale du mari. Ils s'occupent de sa mère qui semble perdre un peu la tête.
Un drame arrive. Une jeune fille est morte. Je ne vous dirais pas par qui est comment (même si on l'apprend assez vite). Ce qui compte le plus ce sont les relations parents-enfants. Comment s'occuper de sa mère, de son fils quand on a peu ou jamais été présent, quand on a fondé sa famille par convention. Qui peut, qui veut, qui doit prendre se (faire) charger de la culpabilité du crime ?
L'auteur a la bonne idée d'élargir ce thème filial aux policiers qui mènent l'enquête.
Les deux inspecteurs ont une connaissance en commun : pour l'un un père qui n'a pas été présent, pour l'autre un oncle qui l'a soutenu. Deux visions si différentes d'une même personne !
C'est un roman plus court que les autres du même auteur. Connaitre les circonstances du meurtre retire une grande partie du suspens au début de la narration. Mais les tentatives de dissimulation, d'acceptation du meurtre instaurent un suspens croissant jusqu'au dénouement.
Lien : https://travels-notes.blogsp..
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MademoiselleMaeve
  09 mars 2018
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman japonais. Je dois dire que ce n'est pas nécessairement ma tasse de thé. J'ai souvent l'impression d'être confrontée à une froideur clinique qui me dérange un peu. Malgré tout, le résumé des Doigts rouges de Keigo Higashino a titillé ma curiosité.
Comme je le craignais un peu au départ, j'ai trouvé que les membres de la famille de Maehara Akio étaient particulièrement antipathiques.
Maehara Akio ne prend aucune responsabilité. C'est sa soeur, qui s'occupe déjà de ses beaux-parents, qui a la charge de leurs parents. Sa femme est désagréable au possible et elle a élevé un petit égoïste devenu un tueur de petite fille. Tous les trois vivent dans la maison des parents de Maehara Akio avec la maman qui ne sort que lorsqu'il n'y a personne dans les parages.
Quand la famille se retrouve avec le cadavre d'une fillette sur les bras, Maehara Akio n'a plus le choix, il doit agir. Mais ses choix deviennent glaçants…
S'il n'y avait que cette famille, cette lecture aurait été simplement dérangeante. Je ne vais pas vous cacher que j'ai été souvent au bord du malaise. Mais le duo d'enquêteurs a apporté le souffle nécessaire pour ne pas tomber dans une histoire seulement glauque.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Kaga Kyōichirō, inspecteur atypique et profondément humain malgré les apparences. Et celui de son jeune cousin, qui se nourrit de la façon de travailler de Kaga Kyōichirō, tout en ne comprenant pas pourquoi il ne va pas au chevet de son père mourant.
Ce roman sombre permet aussi d'évoquer la sénilité, les difficultés à accompagner un parent vieillissant. C'est la partie humaine des Doigts rouges, l'autre face d'une médaille qui aurait pu n'être que noirceur. J'avoue que je suis curieuse de lire un autre roman de Keigo Higashino, et ça tombe bien, il en a écrit plusieurs.
Lien : https://mademoisellemaeve.wo..
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Polars_urbains
  23 juin 2018
Naomi est un adolescent plutôt perturbé, un peu trop gâté et très accro aux mangas et aux jeux vidéo… Comme beaucoup d'enfants japonais ? Certes mais tous les enfants japonais ne tuent pas les petites filles ! Les doigts rouges est un roman policier de logique et d'investigation. Car le but ici n'est pas de trouver le coupable - le lecteur le connait dès les toutes premières pages et même dès la lecture de la quatrième de couverture - mais de savoir qui l'emportera des policiers chargés de trouver le meurtrier ou des parents mettant une place une stratégie qu'ils croient implacable pour protéger leur rejeton.
Fondé sur une lutte de stratégie sans pitié, Les doigts rouges propose également une plongée dans un univers japonais où la perspective du déshonneur et la peur du regard des autres peut emmener une famille à prendre des décisions glaçantes pour se protéger. Mais l'inspecteur Kaga n'est pas tout à fait novice quand il s'agit de débusquer les crapules.
Le roman de Keigo Higashino oppose deux minuties froides, celle d'un père de famille prêt à tout et celle d'un policier à la courtoisie parfaite mais à la ténacité implacable. C'est aussi une réflexion sur la place des personnes âgées dans une société très traditionnelle, ce qui conduit à quelques révélations finales assez étonnantes. Moins complexe que le dévouement du suspect X par exemple, cela se lit néanmoins avec grand plaisir.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   04 mars 2018
Son portable se mit à sonner. L'appel venait de son domicile. Un mauvais pressentiment l'envahit. Comment se faisait-il que sa femme l'appelle à cette heure-ci ?
- Allô?
- Akio? Allô.
- Que se passe-t-il?
- Euh... C'est un peu compliqué mais je voudrais que tu rentre tôt.
La voix de Yaeko était tendue. Elle parlait vite comme toujours quand elle était troublée. L'idée que son pressentiment était correct l'emplit d’appréhension.
- Ça ne sera pas facile. Je ne peux pas partir tout de suite.
- Tu es sûr? C'est pourtant grave.
- Grave? Comment ça ?
- Je ne peux rien dire au téléphone. D'ailleurs, je ne sais pas comment en parler. S'il te plaît, rentre tout de suite.
Elle haletait comme si elle était bouleversée.
- Mais de quoi s'agit-il enfin? Tu peux au moins me dire ça!
- Euh... Et bien... Il s'est passé quelque chose de terrible.
- Comment veux-tu que je comprenne? Soit plus claire !
Elle garda le silence et cela l'irrita. Il allait lui faire un reproche lorsqu'il entendit qu'elle pleurait. Il sentit son sang battre dans ses tempes.
- D'accord, je pars tout de suite.
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rkhettaouirkhettaoui   16 avril 2018
Lorsque quelqu’un mourait à l’hôpital, il y avait si peu de différences entre son état avant et après la mort qu’il était difficile de déterminer d’un coup d’œil s’il était ou non vivant. Mais le cadavre qui se trouvait ici était d’une autre nature. Une petite fille en pleine forme avait soudain été assassinée. Elle avait été étranglée. Akio ne savait pas à quoi s’attendre.
Sa terreur avait une autre raison.
Elle aurait probablement été moindre s’il avait appelé la police. Il croyait aussi qu’il aurait eu moins de réticence à placer le corps dans le carton s’il avait eu une raison valable de le faire.
Il se rendit compte que sa panique était causée par l’extrême amoralité de ce qu’il était sur le point de faire. Regarder le cadavre revenait à affronter cela.
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ChtiSuisseChtiSuisse   27 avril 2018
La chose à ne pas oublier, c’est que ce n’est pas parce qu’on est vieux, ou plutôt, que c’est parce qu’on est vieux qu’on garde des blessures intimes qui ne disparaissent pas.
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rkhettaouirkhettaoui   16 avril 2018
Jusqu’à la veille, il estimait superflue la législation sur la responsabilité pénale des mineurs et pensait que toute personne ayant commis un crime, adulte ou mineure, devait être punie. Il trouvait la peine de mort justifiée pour les crimes les plus atroces et ne croyait pas non plus qu’un meurtrier puisse se racheter. La législation actuelle qui leur permettait de retrouver la liberté une fois leur peine accomplie lui paraissait laxiste. Yaeko avait raison. Il n’était pas magnanime au point d’accepter de vivre aux côtés d’un meurtrier, quand bien même celui-ci aurait commis son crime avant d’avoir atteint la majorité. Il n’avait jamais pensé autrement.
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ChtiSuisseChtiSuisse   26 avril 2018
Une famille normale, ça n'existe pas. Les familles paraissent normales de l'extérieur, mais elles ont toutes leur situation propre
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Videos de Keigo Higashino (3) Voir plusAjouter une vidéo
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