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ISBN : 2757808117
Éditeur : Points (30/11/-1)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 51 notes)
Résumé :
On nomme " baïne ", dans le Sud-Ouest de la France, une lagune entre le rivage et un banc de sable, formée par la houle de l'Atlantique. Des failles dans le banc génèrent un courant violent, appelé " sortie de baïne ", qui attire au large le nageur imprudent. Sandrine Laguibson, la trentaine, a réalisé son rêve d'estivante : habiter toute l'année à Soulac, une station balnéaire de la pointe de Grave. Ses deux enfants sont nés dans la région, ainsi que son époux, leu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  17 août 2018
Sandrine Laguibson a pour ainsi dire tout pour être heureuse : Julien, d'une part son mari avec qui elle semble heureuse et épanouie entourée de ses deux enfants et de ses amies. Cependant, lorsqu'on vit dans une presqu'île, il ne s'y passe pas grand chose et forcément, l'arrivée d'un "étranger", même si ce dernier n'est que Parisien, ne passe pas inaperçue. Arnaud, photographe en repérage pour un film que son père souhaiterait adapter à partir d'un livre, est de cette espèce : une espèce curieuse dont on regarde et surveille les faits et gestes, comme une bête curieuse. Lorsque Sandrine lui apprend qu'elle pense avoir trouvé l'endroit idéal pour ce tournage, Arnaud ne se le fait pas dire deux fois. Cependant, l'océan peut parfois se montrer très cruel? Vous ne faîtes pas le lien ? C'est normal ! Lui qui a déjà emporté l'une de leurs amies qui le connaissait pourtant très bien, peut très bien à nouveau s'attaquer, non seulement aux touristes insouciants mais aussi à ses enfants. Sandrine va découvrir ce qu'est la vraie vie pour son plus grand bonheur mais ce dernier ne la conduira -t-elle pas à sa perte ? L'amour est fragile mais il peut aussi être destructeur, ravageur et cela, elle va le découvrir à ses dépens.
Un huis-clos avec un nombre de personnages restreint mais pour construire un roman comme celui-ci, il n'en faut que trois : l'épouse, le mari et....
Un roman extrêmement bien construit et bien écrit qui, si parfois laisse entrevoir l'ombre d'un drame approchant en raison de ces forts courants marins qui peuvent être traîtres, ne laisse rien présager jusqu'à la dernière page ! Je ne pourrait que trop vous encourager à vous laisser bercer par le doux ronronnement des vagues et par vous laisser charmer, encore une fois, par l'écriture et le style d'Eric Holder !
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horline
  29 juillet 2011
La baïne est un courant marin qui se révèle violent pour Sandrine et Julien, couple uni par un quotidien sans aspérités jusqu'à l'arrivée d'Arnaud, parisien venu faire des repérages pour les besoins d'un film.
Ce pourrait être une histoire d'adultère ordinaire si elle ne se déroulait pas à Soulac, presqu'île au tempérament ilien et sauvage, dans un Médoc aussi beau que violent, bordé par la menace permanente d'un océan farouche. Au milieu des carrelets, ce triangle amoureux prend d'étranges contours. On devine une fin tragique, le suspense naît moins de la catastrophe que de l'attente qui la précède. Pour cela, l'auteur défile avec une élégance glaçante la trajectoire de Sandrine, cette femme infidèle qui, au fur et à mesure qu'elle s'épanouit au milieu de la douceur des oyats, voit le ciel bleu au-dessus de sa tête s'assombrir. La vigilance n'est jamais suffisante lorsque les regards aux alentours se font inquisiteurs et carnassiers à l'égard de tous ceux qui ne sont pas nés ici. Les instincts grégaires sont redoutables.
Avec la force de la justesse et de la simplicité, Eric Holder sait transformer des vies minuscules en un drame sombre qui transfigure la banalité. Il confère une certaine poésie aux évènements les plus prosaïques en ponctuant doucement ses effets, empruntant une voix douce avant de suggérer subrepticement un ton plus inquiétant…il y a comme une beauté austère dans l'écriture, sans oublier une sensibilité qui saisit tout aussi bien le vertige de l'amour que la solitude des gens et des paysages face aux regards suspendus.
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Bernardbre
  30 septembre 2012
Avec "La Baïne", roman de Éric Holder qui n'est toutefois pas son meilleur livre, nous voici transportés dans l'estuaire de la Gironde avec ses ciels et ses couleurs, ses gens et ses paysages, ses rouges-queues et ses abat-d'eau, ses bacs et ses marées, ses épis roses et ses orages, ses chasses et ses pêches, ses immortelles et ses fougères, ses crevettes et ses civelles, ses humeurs et ses mots, je cite, mais sans l'accent qui conviendrait : sortie de baïne et grave, chablis et carrelets, mattes et grépins, drolles et gavays, rebeisons et landescots.
Preuve qu'on peut, en littérature, et exemplairement dans ce roman, allier le populaire et, comme dit plaisamment un ami, le qualiteux.
On ajoutera, et ceci n'est certes pas une qualité commune à tous les écrivains, cette qualité, donc, délicate et fraternelle, dont Éric Holder fait preuve au fil de tous ses livres depuis La Belle Jardinière (c'est en tout cas le premier que j'ai lu, juste avant Bruits du coeur), celle d'aimer ses personnages, je dis bien « aimer ». Car Éric Holder sait les aimer vraiment (tant d'écrivains, soit dit en passant, qui s'en moquent, de leurs personnages, s'en moquent et les moquent) et il manifeste cet amour, cette empathie, dans chaque page, par chaque page, il sait les aimer, autrement dit les comprendre et les accepter ; parce qu'il sait que les personnages ingrats n'existent pas : pas d'humains ingrats, non, de même qu'il n'existe de paysage ingrat que pour qui ne sait regarder. Éric Holder, nouvel habitant de la Gironde, pays adopté, bougrement adopté, l'habite vraiment, et comment, et combien, avec cette curiosité enthousiaste qui lui fait nommer jusqu'aux modèles des machines à vendanger Braud je-ne-sais-plus-combien et agace Juliette, lectrice du Matricule des anges rétive à l'anachronique médoquine Oui, Éric Holder, pour qui « le bonheur est dans le près », sait regarder et dire cet autre estuaire, le plus grand d'Europe, d'où partit Lafayette pour soutenir les insurgés américains et sur les deux rives duquel s'élèvent des vins d'exception, cet estuaire de vignerons, blayais ou médoquins, charentais ou bourgeais, cet estuaire que le vent remonte pour nettoyer le paysage, cet estuaire de pêcheurs, cet estuaire de chasseurs, cet estuaire d'hommes et de femmes si finement observés, écoutés, et dont il parle, dont il écrit si bien, si juste, dans jamais d'affèterie parce qu'avec Éric Holder, toujours, depuis toujours, et je ne sais pas dire mieux, c'est pointé juste, oui, c'est ça, je crois, son style, sa façon, son talent : du pointé juste.
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PetiteMarie
  15 janvier 2009
La 4ème de couverture a l'air intéressante et de toute façon, je l'ai acheté alors je me lance dans la lecture et je me laisse rapidement entraîner par le style ! Je m'imagine avec les personnages, je me vois même très bien dans le rôle principale : cette femme un peu transparente, qui fait tout pour rendre son entourage heureux et qui se révèle dans les yeux d'un homme qui enfin la voit autrement.
On se demande jusqu'où cette histoire va nous entraîner, elle nous étonne même parfois… Puis la fin arrive… Ratée à mon goût, encore une fois… On a envie de la ré-écrire soit pour la laisser plus floue, soit pour la développer mais surtout ne pas la laisser dans cette demi-mesure qui ne semble pas correspondre au reste du livre… Mais bon, ce n'est que mon avis, peut-être que vous, vous la trouverez très bien telle quelle !
Pour le reste de la critique :
http://fr.blog.360.yahoo.com/blog-zuFKL90zcqSVg15KKAdN.4dC.w--?cq=1&p=48
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edea
  01 novembre 2012
C'est ma mère qui m'a conseillé ce roman qui l'avait beaucoup touché. J'ai bien fait de suivre son conseil ! Cette histoire d'amour adultère est prenante, sans être aussi poignante que "sur la route de madison" on retrouve ici la femme "transparente" se sentant incomprise et inutile qui flattée de l'égard que lui porte un "étranger" venu au pays en repérage pour un film va céder à la tentation et tomber amoureuse.
Le texte est simple, un peu tronqué parfois mais j'ai beaucoup apprécié les descriptions des lieux, des habitants et surtout de l'atmosphère de le bourgade de province ou tout se sait, tout se propage, tout se mêle et s'entremêle. Néanmoins j'ai été frustrée par les scènes de rencontre, retrouvailles de nos deux protagonistes principaux. En effet, l'auteur y a mis tellement de pudeur qu'il manque un brin d'émotion, de sensualité toutefois je n'ai pas réussi a lâcher ce livre avant la toute dernière page et suis certaine que l'histoire me trottera un petit moment dans la tête
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
clarinetteclarinette   08 septembre 2008
Autrefois le Médoc ne ressemblait pas à une corne défiant l'Atlantique et protégeant l'oeil de Bordeaux. C'était au nord un chapelet de rochers émergés, une terre inégale au sud, sans cesse transformée par les marées et l'érosion. Il aura fallu le travail opiniâtre, séculaire, de l'homme pour scinder l'eau qui nous entoure entre océan et Gironde, assécher celle des marécages et donner à un banc de sable troué l'allure d'une péninsule.
"Médoc", la région au milieu du flot. De là vient qu'à Soulac, située près de la pointe, côté salé, on nous prête un tempérament d'îliens. Et certes, lorsque nous gagnons Le Verdon, la commune voisine, du côté saumâtre où s'engouffrent les cargos, nous ne pouvons nous défaire du sentiment que le continent se trouve sur la rive opposée, en Saintonge.
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AgatheDAgatheD   27 décembre 2015
À Soulac, en hiver, neuf jours sur dix, nous affrontons le rien. S'il faut sortir, nous remontons le col, baissons la tête . Des feux cavernicoles brillent au fond des rares boutiques ouvertes dans la rue de la Plage . Le vent ratisse le crâne nu des dunes et ses implants d'oyats .Le personnel du casino s'ennuie dans le clignotement des machines à sous.
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PetiteMariePetiteMarie   15 janvier 2009
Ce soir-là, dans le hall de l'hôtel, en lui tendant la main, Arnaud « l'Etranger » fut témoin d'une subite transformation. En même temps qu'elle rougissait, ses yeux couleur de mer en hiver s'étaient agrandis et approfondis, il y avait eu une fossette qu'il aurait voulu retenir au coin de la bouche, une manière gracieuse de bouger son cou, un pan de front émouvant dévoilé par les cheveux. Une sorte de courant d'air était passé, dessinant un autre visage, et avait fait naître, en se dissipant, le désir de le revoir. Ne manquait à cette femme, de son point de vue, qu'un embrasement pour rayonner.
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cicou45cicou45   17 août 2018
"Les lieux que nous aimons nous appartiennent en propre, se persuada-t-elle§ Ils abritent nos histoires inaliénables, intransmissibles."
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horlinehorline   29 juillet 2011
Les mots que Julien utilisa n’étaient pas nouveaux pour elle. Ils reprochaient toujours à Sandrine de demeurer étrangère. Lui avait cru que les années de vie en commun la rendraient transparente, les zones d’ombre grandissaient.
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01.02.18 - INTEGRALE - Jean Teulé, Olivier Bourdeaut, Jacques Weber, Faïza Guène et Éric Holder.
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