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Laure Meysselle (Éditeur scientifique)
ISBN : 2080721534
Éditeur : Flammarion (29/04/2002)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 196 notes)
Résumé :
Montmirail, Marne, 51. Antonio, un maçon portugais, croise un jour Véronique Chambon, l’institutrice de son fils. Entre eux se noue une idylle secrète, inavouée. Pourquoi et comment tombe-t-on amoureux ? Il peut suffire d’un regard timide, d’une sonate de violon, d’un champ de blé pour découvrir des sentiments et des émotions qu’on ne soupçonnait pas… Mademoiselle Chambon est l’histoire d’une passion simple mais aussi une chronique de la vie provinciale.
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
carre
  28 mai 2012
Antonio est maçon, venu chercher son fils à la sortie de l'école il rencontre Mademoiselle Chambon son institutrice. La rencontre improbable toute en douceur et en délicatesse de deux personnes à l'opposé professionnel, culturel, social. Et pourtant l'attirance va s'opérer dans le secret. Un regard, un geste, des nons-dits, un air de musique, par petites touches Holder décrit avec grâce et poésie la naissance du sentiment amoureux. Et puis, le déchirement d'Antonio, qui doute, renonce, souffre de tout perdre. Holder signe un roman simple sur des gens ordinaires, avec un sens remarquable de justesse, sans en rajouter, c'est ce qui fait sa réussite.
Notez la très belle adaptation ciné avec les excellents Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon.
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ancoline
  13 avril 2012
Antonio est maçon, capable avec ses dix doigts de réaliser beaucoup de choses dans une maison. Il est marié à une charmante jeune femme Anne-Marie, avec laquelle on sympathise vite, et ils ont ensemble un adorable enfant Kevin. La maîtresse, Véronique Chambon trouve ce dernier intelligent certainement un peu trop timide. Toute la famille vit très heureuse, comme cela.
Antonio c'est habitué à son petit train-train et cela lui convenait très bien. Il en refuse le nouveau travail de responsabilité que lui propose son patron. Mais la découverte de la maîtresse de son fils va tout bousculer. Il se sent mal à l'aise, la dans la peau comme il l'expliquera à son meilleur copain. Mais comment faire quand toute la journée vous ne pensez qu'à elle, vos sentiments pour elle et que vous savez qu'elle en a certainement autant pour vous?
Elle est la nouvelle institutrice dans cette petite ville et n'a pas encore d'ami. Elle a un petit studio, où elle apprécie y écrire son journal, rêver. Mais elle a découvert Antonio, et tout lui parait terne, elle veut le revoir plus souvent.
Je vous laisse découvrir la fin, qui se découvre très rapidement. C'est un roman d'amour simple, la souffrance est exprimée sans être dite, et les personnages évoluent sans parole mais leurs gestes parlent pour eux. J'ai apprécié ce livre.
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Commenter  J’apprécie          110
Rodin_Marcel
  18 mars 2015
Holder Eric "Mademoiselle Chambon", Flammarion, 1996 (ISBN 978.2.290.31122.6).

Mon attention fut attirée sur ce livre par la sortie tapageuse, en 2009, d'un film réalisé par Stéphane Brizé et présenté comme directement tiré de ce roman. Parmi les critiques élogieuses, l'une d'elle affirmait que ce film restituait parfaitement la distorsion de langage présente entre les deux protagonistes : Mademoiselle Chambon, institutrice, violoniste ayant raté une probable carrière de concertiste, et Antonio, maçon issu de parents portugais, quasi analphabète, marié avec Anne-Marie, ouvrière.
Autres points titillant mes neurones : l'action se déroulerait sur fond de sonate de Bartok, et de surcroît non pas à Paris mais à Montmirail, au fin fond de la Champagne et du département de la Marne. Bien des raisons donc pour moi de m'intéresser à ce roman.

Grosse déception ! le lecteur n'attrapera pas une méningite ! Effectivement, le brave maçon et l'institutrice tombent raides amoureux l'un de l'autre dès le premier regard, comme dans un roman à l'eau de rose. Il n'y a (dans le roman) aucune scène basée sur la différence de langage, en tout cas rien de comparable aux prodiges d'alternance entre dialecte et langue soutenue utilisée avec maestria dans "L'amant de lady Chatterley" par D.H. Lawrence.

L'héroïne joue (ou plutôt joua) du violon, mais l'auteur se garde bien de se lancer dans une tentative d'insertion littéraire de la musique et encore moins du langage musical si particulier de Bartok. Les descriptions bucoliques du paysage autour de Montmirail au printemps raviront probablement Margot dans sa chaumière, avec les lieux communs sur les outils et les belles mains du travailleur.
Seule tentative intéressante, vite avortée elle aussi : l'insertion du thème politique, par le biais du personnage du petit patron, là encore trop caricatural. Et, qu'après avoir connu l'éblouissement amoureux, notre brave maçon trouve refuge dans un parti d'extrême-droite relève carrément de l'invraisemblable.

Le roman serait donc - pour une fois peut-être - nettement en-dessous du film ??? J'avoue ne pas avoir la moindre envie d'aller vérifier...
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Accalia
  08 septembre 2013
J'ai décidé de lire ce roman, comme ça, par hasard. Il se trouvait dans ma bibliothèque, j'avais envie d'un roman court, je l'ai donc pris.

Je n'ai regretté cet hasard, j'ai passé un très agréable moment avec ce petit livre, dont je ne connaissais pas l'auteur.
Eric Holder a une écriture très douce, très agréable dans ce roman. On prend un réel plaisir à le lire, à se laisser porter par les phrases et par l'atmosphère feutré que ce livre dégage.

C'est un étrange petit livre. Même au moment où je l'ai fini et ou je fais sa critique, je ne sais toujours pas quoi en penser.

Le thème de ce roman est la naissance du désir amoureux. Suggéré et décrit avec beaucoup de délicatesse et de douceur, c'est la rencontre de deux êtres qui ne se ressemble en rien qui est écrite ici.
On peut lire les différentes étapes : la rencontre, l'émoi, le bonheur (sans encore vraiment oser l'associer à l'autre), l'impossibilité d'arrêter de penser à la personne, le désir…
Les personnages qu'Eric Holder décrit sont des personnes très simples (et pas dans le mauvais sens du terme). Antonio, marié très jeune est père et maçon. Véronique, elle est institutrice. Ils vivent dans une petite ville de province, sans beaucoup d'argent, sans excès, jour après jour.

J'ai trouvé cela assez désespérant, cette manière de décrire la ville et ses habitants. Comme ci c'était une sorte de prison, qu'on ne peut pas en sortir et que l'ennui y est profond. J'avais vraiment l'impression qu'ils étaient comme coincés dans cette ville, où tout le monde connait tout le monde et où il ne se passe jamais rien. Ou il n'y a pas d'intimité, pas d'argent, pas de bonheur violent possible. S'lls sont heureux, c'est tranquillement, tout bas.

J'ai beaucoup aimé le personnage d'Anne-Marie, la femme d'Antonio. Alors que mademoiselle Chambon m'énervait plutôt et qu'Antonio me faisait pitié, j'ai trouvé Anne-Marie très brillante, très forte et humaine. Elle a pris sa vie en main dès le début et petit à petit, elle a commencé à construire sa vie, sa famille…Elle sent immédiatement le danger que l'institutrice de son fils apporte. Mais elle aime son époux et elle veut pouvoir avoir confiance en lui. Je l'ai trouvé très courageuse.

C'est triste, c'est violent et pourtant très doux.
C'est un roman vraiment étrange, vraiment particulier. Eric Holder nous parle d'un sentiment très fort, en plus que l'amour : le sens qu'on donne à nos vies. Pourquoi vit-on? Pourquoi lui, Antonio vit-il? Ou plutôt pourquoi se contentait-til de vivoter avant cette rencontre? On dirait que cette institutrice l'a réveillé d'un long coma. Il semble revenir à la vie. Anne-Marie et son fils ne suffisaient pas. Son travail ne suffisait pas. Rien ne suffisait.
Cela m'a fait penser à la phrase d'Alphonse de Lamartine : Un seul être vous manque et tout est dépeuplé". C'est exactement ce qui arrive à Antonio.

[Attention, je dévoile la fin]

——————————————————
Ce roman délicat fut une belle découverte, une petite parenthèse dans mes lectures. Je pense que je vais le garder en mémoire pendant un petit moment. Je le conseille, mais autant ne pas être mélancolique.
Lien : http://writeifyouplease.word..
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valreine
  13 février 2018
J'étais partie pour chercher le roman "Mademoiselle ne veut pas se coucher" d'Eric Holder, car j'en avais entendu parler avec enthousiasme par Jacques Weber, et j'ai trouvé "Mademoiselle Chambon" du même auteur. Je me souviens de la promotion du film tiré du roman, de Vincent Lindon et Sandrine Kimberlain dans les rôles principaux, qui parlaient d'une passion "inattendue" ou quelque chose dans le genre, et je ne me souviens de rien d'autre. Et tant mieux. le visage des deux acteurs m'est resté bien sûr, c'est un peu dommage, car dans le roman les protagonistes sont bien plus jeunes que les acteurs. Antonio et Véronique sont deux personnes secrètes, réservées, complexées; pour autant la passion s'invite tout de même dans leur vie, et elle les nourrira sans pouvoir s'assouvir, par respect pour les "conventions", pour la femme et l'enfant et le bébé qui s'annonce. Elle restera enfouie, lourde de conséquences, la vie n'est pas facile.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
sabinasabina   24 mai 2012
On est en hiver, donc, et l'on ne sort pas. On met des plaques en carton sur les pares-brise des voitures. Quand on les enlève, le matin, c'est gelé autour. On attaque les journées en arrondissant le dos, en rentrant le cou, front baissé. Jamais les rues n'ont paru si grises. On a perdu jusqu'au souvenir de l'été, lorsqu'il y avait des marchés de plein air, ou qu'on allait en chemise aux terrasses des bistros. Il semble, comme dans certains contes, que le soleil ne reviendra pas - qu'il a été volé. Les rares passants se croisent à Montmirail en échangeant des regards soupçonneux. L'homme est ainsi bâti qu'il accuserait d'autres hommes du temps qu'il fait.
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carrecarre   23 septembre 2012
Parfois, il s'empêchait si fort de penser à elle, il en avait mal au ventre. Et, plié en deux, de tenir ainsi avec les mains son estomac noué, il concevait une sorte de vertige, son corps lui-même se révoltait contre, à proprement parlé, sa volonté.
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valreinevalreine   13 février 2018
Vous savez ce qui me plairait? demanda-t-il.
Une bière? un alcool? Elle levait les yeux de son livre. Elle avait attendu ce moment. Elle n'avait rempli le Frigidaire, deux jours auparavant, qu'en prévision de ça.
C'est stupide... Il souriait. J'ai presque fini, et je pensais... Ce serait un air... Enfin, vus n'appelez peut-être pas ça un air... Il montrait le violon. Je n'ai jamais vu ça qu'à la télévision.
D'accord, dit-elle.
Elle ne travaillait plus, depuis des années, que sur le violon muet. Bon, dit-elle encore, tandis qu'elle resserrait le crin de l'archer, et, dans le même temps qu'elle vérifiait la tenue sous le menton, accordait l'instrument, oui, je vais vous jouer quelque chose.
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MoanMoan   08 avril 2012
Elle se revoit , les soirs d'hiver qu'il faisait si froid dehors, pelotonnée dans ses oreillers, à lire des romans interminables et bons. Elle ne se souvient pas d'être arrivée ici, chaque fois qu'elle rentrait du travail, sans une sorte de soulagement, l'hostilité, comme la froidure, ne passait pas la porte.
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frederiqueMfrederiqueM   20 octobre 2010
(…) Mallard avait une façon de regarder par en-dessous qui trahissait immédiatement le goût du vice. On le sentait capable des pires choses, pourvu qu’elles fussent impunies. Il y avait en lui cette sorte de jouissance qu’éprouvent certains hommes à faire le mal en secret
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Videos de Eric Holder (15) Voir plusAjouter une vidéo
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01.02.18 - INTEGRALE - Jean Teulé, Olivier Bourdeaut, Jacques Weber, Faïza Guène et Éric Holder.
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