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Gérard Clarence (Traducteur)
ISBN : 2-267-00686-3
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (01/01/1991)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 55 notes)
Résumé :
"La piscine-bibliothèque", publié en 1988, est un roman capital sur l'homosexualité. Depuis Proust (oui, l'analogie s'impose), peu de romans ont réussi à exprimer avec autant de puissance et de subtilité une vision aussi globale de l'univers homosexuel masculin.

"La piscine-bibliothèque" raconte le Londres de l'été 1983, à l'apogée d'une frénésie de liberté et de sexe : il n'est donc pas fait référence au sida. Les personnages sont presque exclusiveme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Ziliz
  06 mai 2015
Londres, années 80 - avant la menace du Sida. William, dandy rentier homosexuel de vingt-cinq ans, a de gros besoins en matière de sexe.
Même les séances de 'baise intense' pluri-quotidiennes avec son petit copain du moment - dont il se dit pourtant amoureux - ne lui suffisent pas. William s'offre pas mal d'extras, traîne dans les toilettes publiques, au ciné porno-gay, en salle de muscu, à la piscine pour admirer des fesses et des qu**** sous la douche, les toucher, et/ou jouer à divers emboîtements... Il est particulièrement fasciné par les hommes qu'il "domine" socialement ou culturellement, les très jeunes, les noirs. Et très excité par les inconnus : « C'était l'éternelle question, à laquelle seul l'instinct peut répondre : comment faire avec un inconnu ? Dans le mode de vie qui était le mien, c'était les inconnus qui, par le fait même qu'ils le fussent, faisaient s'accélérer mon pouls et me donnaient la sensation de vivre plus intensément - cela, et ce sentiment irrationnel d'absolue sécurité dans la complicité du sexe avec des hommes que je n'avais jamais vus et que je ne reverrais sans doute jamais. Toutefois, cette témérité instinctive n'était pas sans faille : l'euphorie se voyait alors encore exaltée par le risque d'un refus brutal, d'un malentendu, de la violence possible. » (249-250)
La présentation annonce un roman culte de la littérature gay. Aucun doute pour "littérature" : le style est parfait. Aucun doute non plus pour "gay" : beaucoup de sexe (souvent sordide - toilettes publiques, cinés miteux) entre hommes dans un univers exclusivement masculin : en 265 pages, pas une seule femme, pas de mère, de soeur, d'amie, juste une vague épouse sur une photo, pour la respectabilité d'un haut-fonctionnaire qui a découvert son homosexualité dans les années 1920. Je me suis ennuyée dans cette histoire, au côté de ce William plutôt antipathique, me demandant si j'allais terminer ma lecture et pourquoi je la poursuivais (par curiosité malsaine ?). J'ai fini par abandonner à mi-parcours (265/530). En "littérature homosexuelle", je préfère des auteurs moins trash, qui évoquent plus les sentiments que le sexe, et surtout plus faciles et agréables à lire, comme Sarah Waters, Armistead Maupin, Jeanette Winterson...
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Ys
  01 décembre 2015
Londres, début des années 1980. Au Corinthian Club, dans la pénombre d'une piscine souterraine, les hommes s'abandonnent aux mouvements de l'eau, sculptent incessamment leur corps, se frôlent, s'effleurent, s'observent. Certains sont juste de passage, d'autres de vieux habitués des lieux, plus ou moins vieux, plus ou moins désirables.
Will Beckswith, jeune héritier charmant, très occupé à ne rien faire de sa vie et à collectionner les conquêtes faciles, y rencontre un vieux lord un peu absent, qui, pour des raisons mystérieuses, le met au défi d'écrire un livre sur sa vie, finissante mais bien remplie. Pas vraiment emballé, curieux malgré tout, Will se retrouve alors à la tête d'un vaste corpus de journaux intimes et, de lectures en rencontres, finira par découvrir quelques petites choses étonnantes, susceptibles de bouleverser sa vision jusqu'alors très insouciante de l'existence.
La Piscine-Bibliothèque dessine un double portrait, comme en miroir. Celui d'un monde que le lecteur sait à deux doigts de disparaître, le Londres gay d'avant le sida, alors que la révolution des moeurs offre, en apparence du moins, une absolue liberté. Celui d'un homme un peu trop gâté par l'existence, sur le point de perdre une forme d'innocence dans la découverte des dessous cruels de son petit monde doré. La vie de l'un peuple l'autre d'un défilé de personnages hauts en couleurs, intrigants, attachants, attirants ou malsains, et tous deux sont également hédonistes, insouciants, séduisants - et au fond menacés.
Séduisant, il l'est tout particulièrement, Will, par ses défauts autant que ses qualités. Par ce mélange délicieux de désinvolture et de narcissisme, de persistante candeur adolescente et d'intelligence acérée, de frivolité apparente et de profondeur sensible, de culture raffinée et de sensualité débordante. Par cette voix que la narration lui donne, très crue et pourtant élégante, touchante et drôle, avec juste ce qu'il faut de lucidité et de distance vis à vis de soi-même, d'autodérision et d'humour subtil.
Un régal, pour moi, que ce garçon, comme à peu près tout ceux qui tournent autour de lui. Ses amants très sexy et parfois plus intéressants qu'ils n'y paraissent au premier abord, son meilleur ami trop sage et solitaire, son intrépide neveu de six ans et ses impayables quoique très sérieuses questions sur "les homosexuels". le vieux lord Charles, charmant et ambigu avec ses souvenirs et ses mystères. Jusqu'au grand-père du narrateur, personnage peu présent mais essentiel, qui ne manque ni de nuances, ni d'intérêt.
Tout cela est merveilleusement écrit, avec un talent particulier pour poser des ambiances captivantes ou bousculer le banal d'un trait de nonsense aussi subtil que drôle. Si le sexe est omniprésent, et sous des formes souvent très crues, il l'est sans vulgarité, l'auteur possédant ce don - assez rare et que j'apprécie d'autant mieux - pour conférer une beauté en clair-obscur, solaire, puissante, brutale, sensuelle, à ce qui sous une autre plume pourrait facilement sembler sordide.
Grand coup de coeur, en somme, que ce roman - avec tout juste un petit bémol sur la fin, un peu abrupte et trop ouverte à mon goût. Certes, elle laisse la part belle à l'imagination, à l'interprétation - ce que j'apprécie toujours, et je serais en l'occurrence assez curieuse d'en discuter avec les autres lecteurs du livre. Mais un peu trop de fils restent en suspens et c'est d'autant plus frustrant que j'aurais bien passé quelques centaines de pages supplémentaires en compagnie de tous ces personnages.
J'en serai quitte pour aller découvrir les autres livres de l'auteur !
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
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Marlom
  05 juin 2017
Quel dommage d'avoir une belle écriture de romancier pour pondre un roman fleuve qui débouche sur rien.
L'histoire avait pourtant de quoi allécher : Londres, la vie gay avant les années sida.
Will Beckwith nous raconte donc sa vie de londonien, fils de bonne famille, sa fortune familiale lui permet de mener grand train sans avoir besoin de travailler, soit. Il est alors engagé par un viel homosexuel, Lord Nantwich qui lui propose d'écrire sa biographie.
Voilà en une phrase résumée une histoire qui s'étale sur presque 600 pages.
Je n'aime pas l'image de l'homosexualité que projette ce roman.Ai-je été choqué par l'ambiance sexuelle qui baigne cette piscine-bibliothèque ? Certes non. Amusé ? Certes oui.
Nous avons donc droit à un inventaire complet de l'imagerie pornographique homosexuel : tout y passe, body-builder, flic,hétéro refoulé, petit jeune et en vedette, le black mumba ! On imagine bien ce que l'auteur doit secouer dans sa main quand c'est n'est pas sa plume pour gicler sur le papier...Bref, on y croit pas deux secondes à ce personnage gay qui comme par magie tombe continuellement sur des hommes qui n'ont qu'une envie en tête ,se faire badigeonner le fion et sucer le cône.
C'est là qu'approche les passages les plus comiques lorsque le lecteur heberlué prend connaissance du contenu du journal intime de ce petit coquin de Lord Nantwich, là on nage en plein Barbara Cartland genre Emanuelle découvre l'Afrique...
Il reste cependant quelques bons passages, des bonnes desriptions de Londres et une écriture fluide.
Mais mon Dieu, l'homosexualité ne se résume pas à un carnet de carte postale genre calendrier des rugby men. Où est passé l'esprit de fête, d'amitié et de liberté qui caractérise le milieux homosexuel ? Pas dans ce roman assurément, à force de se complaire dans un nombrilisme exacerbé, l'ambiance générale du récit en devient terne et sans saveur. Cho ka ka o, cho chocolat.

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etienne_bp
  23 février 2018
Nous sommes dans les années 1980, à Londres. Will est un homme dilettante qui vit des rentes de sa famille. Son grand-père était procureur général, puis est devenu lord. Il passe ses journées à la piscine, à draguer et à coucher avec les hommes qui l'excitent, surtout s'ils sont plus jeunes que lui.
Un jour, il croise dans la rue un jeune homme qu'il désire profondément. Il file dans les toilettes publiques les plus proches, lieu de drague prisé par les homosexuels. Il s'installe à un lavabo et guette son arrivée dans le miroir. Aux pissotières, des hommes font semblant d'uriner. le jeune homme n'arrive pas. Soudain, un octogénaire, aussi présent pour la drague, s'effondre au sol. Alors que la plupart des autres types partent de peur de se faire arrêter par la police pour outrages à bonnes moeurs, Will décide de rester et de porter assistance à cet homme en détresse.
Bien sûr, l'octogénaire qu'il va sauver n'est pas n'importe qui. Et c'est justement pour cela qu'il va demander à Will, profondément inactif, de rédiger sa biographie.
Will ne sait pas s'il doit accepter ou refuser. La vie de cet homme était-elle si intéressante ? En est-il capable lui-même ? Pourquoi le ferait-il ?
C'est le point de départ d'une plongée dans la vie d'un homme de bonne famille homosexuel au XXe siècle, mais aussi d'un jeune homme dans les années 1980.
Le roman est écrit en 1988. Cela se sent dans le style, mais aussi dans la représentation de l'homosexuel qui drague dans les lieux publics, est chassé par la police, etc.
Les 150 premières pages ont été compliquées pour moi, car elles manquaient de rythme et, bien que le personnage principal soit intéressant, je n'arrivais pas à voir vers quoi je me dirigeais.
Néanmoins, j'ai fini par être captivé. Même si j'ai trouvé les passages du journal intime trop longs, j'ai aimé me plonger dans l'homosexualité au temps de la colonisation, moi qui répugne généralement à lire des livres « historiques ».
La fin est évidemment très intéressante. Je ne m'attendais pas au petit twist qui s'est présenté comme la cerise sur le gâteau. Cependant, le livre s'achevant sur une intrigue secondaire non close, j'ai été un peu frustré.
Je conseille sa lecture aux fans d'Hervé Guibert, évidemment, et à tous ceux qui aiment la littérature gay en général. C'est un classique.
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Eleusis
  05 mai 2015
Le titre avait de quoi intriguer, n'est-ce pas ? Il faut attendre d'avoir passé les deux tiers de ce roman (544 pages, tout de même) pour savoir à quoi il fait référence. On présente un peu partout La Piscine-bibliothèque comme le roman culte sur le milieu homosexuel dans les années 1980 : moment d'insouciance avant les ravages du Sida. Je l'ai emprunté et lu avec cette attente, et il est vrai que c'est le roman parfait pour précéder le Dorian de Will Self, qui réécrit le fameux personnages d'Oscar Wilde dans le milieu gay moderne. La Piscine-bibliohèque serait l'avant, Dorian serait l'après. Mais j'ai aussi l'impression qu'on disait ça de ce premier roman d'Alan Hollinghurst parce qu'il est difficile d'en parler autrement : La Piscine-bibliothèque est peut-être moins un récit qu'une fresque.
Si je devais regretter quelque chose, c'est que le propos général est peut-être un peu noyé dans l'ensemble. J'avais reproché à Marianne Sluzny de faire disparaître ses personnages derrière son discours, et l‘excès inverse me semble bien plus pardonnable. J'ai souvent eu l'impression que l'auteur veut nous signifier quelque chose, mais que cela disparait un peu derrière des personnages hauts en couleur qu'on finit par suivre, séduit, quitte à rater les réflexions qu'ébauche l'auteur en parallèle. J'ai regretté également que le personnage principal ne soit pas plus marqué par les épreuves qu'il traverse. le livre est long (540 pages) et plus j'avançais, plus je me disais que je ne savais pas où l'on m'emmenait et que l'épilogue déterminerait tout : très bon livre ou livre génial. Hélas, Will n'évolue pas assez à mon goût : peut-être aurait-il fallu la suite, ou une ouverture vers autre chose… ?
A mes yeux, La Piscine-bibliothèque n'est donc « qu'un » très bon livre. C'est un reproche dont on s'accommodera plutôt bien, je crois. Après tout, il est merveilleusement écrit, dans une très belle langue, bien mise en valeur par la traduction, et il dresse ainsi le tableau du milieu homosexuel des années 1980 avant ses profonds bouleversements. Les quelques défauts soulignés, la construction soignée mais dont la fin pèche un peu par rapport à la force de certains passages, le propos qui se veut présent mais reste un peu flou au bénéfice de la description des lieux et personnages, ce sont typiquement des choses que l'on corrige avec le temps et l'expérience.
Lien : https://gnossiennes.wordpres..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   05 mai 2015
- On dit toujours que les serveurs..., murmura James, avec dans la voix une excitation contenue. Et Arthur, il est bien... enfin elle est comment, au fait ?
- Absolument divine. Pas trop ton genre, sans doute - courte et épaisse, méchamment circoncise, pleine de tempérament et d'une résistance incroyable.
(p. 46)
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art-bsurdeart-bsurde   07 février 2017
Me voilà sous les toits, dans le corridor ombreux, étouffant, devant la porte de Phil … le murmure de la circulation au loin, une latte de plancher qui craque sans altérer ce silence particulier que génère l'attente … vagues échos de soirs d'enfance, se lever pour prendre un livre et ne pas résister à la fenêtre ouverte, à la paix des ormes … ou à l'école, attendre Johnny, le menton appuyé sur les genoux au rebord d'une mansarde gothique, le cœur battant, et les hirondelles qui plongent dans la cour assombrie, en bas … les lourds panneaux de verre plombé de Corpus Christi que l'on pousse, et là le ciel qui se précipite, intensément bleu de toutes les nuances de bleu … l'étrange, secrète moiteur du crépuscule qui descend sur la piscine-bibliothèque, le léger brasillement d'une cigarette au cœur de la nuit du cœur de l'été … cet antique sentiment d'unicité divine juste avant les chuchotements, les frôlements des lèvres, l'amour … Tout cela, tout ce roman de moi-même, ressurgit soudain, m'enveloppa et m'étreignit en l'espace de quelques secondes, et je sentis ma bouche se dessécher.
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tristantristantristantristan   17 août 2018
Il est plus de deux heures du matin. J'entre sur la pointe des pieds, avec mille précautions, je le regarde dormir paisiblement. Tout ce que je suis tenté de faire, le moindre geste, le réveillerait -& ce serait impardonnable. Tout mon amour pour lui se traduit par un geste de renoncement à son chevet, une sorte de bénédiction, un large mouvement des bras qui me vient de je ne sais où & se dissout dans l'air.
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art-bsurdeart-bsurde   14 octobre 2016
C'était une de ces journées d'avril couvertes et sereines, comme en gestation de quelque idée colossale, qui me suggérait, tandis que je passais d'une perspective à une autre, que ceci n'était qu'un marasme passager, jusqu'à ce qu'autre chose se présente. Peut-être l'été, simplement, la promesse de la chaleur, de la vie au-dehors, de pouvoir boire en plein air. Les arbres bourgeonnaient, et cette logique paradoxale était à l’œuvre par laquelle le parc, juste au moment où il se fait chaud, populaire, se referme sur lui-même à l'écart des immeubles et de la circulation, dans l'ombre dense de son feuillage. Mais je ressentais également la menace de quelque prise de conscience concernant la vie, quelque chose de vaguement déplaisant, et peut-être mérité.
Quoique ne croyant pas à ce genre de choses, j'étais un parfait Gémeaux, enfant du début d'été dans toute son ambiguïté, tiraillé entre deux versions de soi, l'une hédoniste et l'autre – légèrement à l'arrière-plan ces derniers temps – presque férue d'érudition, avec une imperceptible crispation de puritanisme au coin des lèvres. Il existait aussi une dichotomie plus profonde, des versions divergentes – l'une étant le « récit de moi-même », les éternels petits circuits sexuels dans les boîtes et les pubs et les toilettes publiques, la répétition compulsive, obsessionnelle de ces mois de vide ; l'autre étant le « roman de moi-même », qui sublimait toutes ses futilités en les revêtant d'une aura protectrice, comme si depuis mon premiers souffle mon existence avait été bénie, de sorte que j'étais tout à la fois dans le monde et au-delà de son pouvoir, tel ce personnage de pantomime décrit par Wordsworth qui porte le mot « Invisible » inscrit sur sa poitrine.
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EleusisEleusis   24 avril 2015
Je n'ai pas tenu mon journal tout au long de ces six mois. Dès le début, j'ai compris que ce que je voulais dire, même si cela pouvait « dans un autre monde, un monde meilleur », rencontrer des lecteurs et leur faire du bien, ne m'aurait valu que mépris et sarcasmes grivois. Et plus tard, bien après, quand j'ai songé que l'écriture pouvait apporter quelque soulagement à ma solitude et à ma frustration, je l'ai refoulée, m'en suis méfié comme d'un de ces amis vers lequel on revient encore et encore pour chaque fois le quitter rabaissé, mortifié ou gavé d'autosatisfaction. Mon journal, depuis l'enfance, a toujours été mon ami le plus proche, fidèle et silencieux, si intime que lorsque je lui mentais, je souffrais intérieurement de son reproche muet. Soudain, toutefois, il semblait se proposer quelque chose de honteux — l'autocomplaisance et, pire, la mise à nu de mon cercle étroit et répétitif de souvenirs et d'aspirations.
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Vidéo de Alan Hollinghurst
En octobre 1940, David Sparsholt fait son entrée à Oxford. Athlète et rameur acharné, il semble d?abord ignorer la fascination qu?il exerce sur les autres ? en particulier sur le solitaire et romantique Evert Dax, fils d?un célèbre romancier. Tandis que le Blitz fait rage à Londres, l?université d?Oxford apparaît comme un lieu hors du temps où les attirances secrètes s?expriment à la faveur de l?obscurité. Autour de David, des liens se tissent qui vont marquer les décennies à venir.
Dans ce nouveau roman magistral, Alan Hollinghurst, l?un des plus grands romanciers anglais contemporains, dessine le portrait d?un groupe d?amis liés par la peinture, la littérature et l?amour à travers trois générations. Après L?Enfant de l?étranger, prix du Meilleur Livre Etranger, il poursuit une ?uvre exigeante.
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/laffaire-sparsholt-9782226402981
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