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EAN : 9782264073105
456 pages
Éditeur : 10-18 (20/09/2018)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 272 notes)
Résumé :
Eleanor Oliphant est un peu spéciale.
Dotée d’une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu’elle les pense, sans fard, sans ambages.
Fidèle à sa devise « Mieux vaut être seule que mal accompagnée », Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d’une bouteille de vodka.
Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (113) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  21 janvier 2018
Un vrai délice !
Eleanor Oliphant va très bien , c'est vite dit...
Sa vie n'est que solitude et routine ...
Les semaines s'écoulent identiques . Un boulot de comptable dans une agence de design, des collègues qui la trouvent tellement bizarre qu'ils ne savent pas par quel bout la prendre et d'ailleurs ils l'ignorent la plupart du temps, le reste , ils préfèrent se foutre de sa gueule .
C'est qu'elle est particulière , Eleanor... cash et sans filtre , dotée d'une grande érudition .
Tous les vendredi, après une visite au supermarché , elle trouve du réconfort dans une bouteille de vodka , de quoi affronter le week-end , et passer le temps jusqu'au lundi matin , jour béni où elle pourra enfin s'occuper l'esprit toute la semaine . Niveau compagnie, elle peut compter sur une plante verte , seul vestige de son enfance et sur le coup de fil hebdomadaire de " maman" , d'excellente compagnie ...
C'est dans cette routine toute "routinière" que le changement va survenir: Eleanor va faire plusieurs rencontres masculines ...
Oh , dit comme ça , ce n'est pas grand chose , ce qui compte au final c'est la façon dont c'est raconté...
Eleanor est complétement décalée et sa façon de voir le monde est savoureuse . On sourit intérieurement de ses réflexions si originales et pertinentes .On a peur pour elle, si seule et si fragile dans ce monde de brutes. On est émus, bouleversés quand surviennent des indices sur son passé . Entre suspens, émotion et "loufoqueries ", on en prend doucement plein la figure . Par petites touches subtiles , toutes nos certitudes , nos à-priori sur les gens différents volent en éclats...
Oh, à la fin, c'est sûr , Eleanor va bien. Très bien , même , mais nous, on a les larmes au bord des yeux ...
Sensible, amusant, et délicatement puissant, Eleanor ,pourrait bien devenir votre nouvelle meilleure amie !
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marina53
  02 avril 2018
À 30 ans, Eleonor Oliphant va bien. Quoique. N'étaient son asociabilité, son franc-parler, sa vie routinière ennuyeuse, son penchant pour la vodka, sa vie sentimentale et sexuelle au plus bas, elle irait bien, Eleonor... Embauchée par Bob directement après son diplôme, au service comptabilité d'une agence de design, ses journées sont réglées comme du papier à musique. Elle travaille, elle mange (seule, évidemment), elle rentre chez elle. Et le week-end, elle picole. Sa vie sociale s'arrête à Maman, qu'elle contacte une fois par semaine, le mercredi, et sa plante verte. Une routine bientôt brisée par l'irruption inattendue d'un chanteur admiré sur scène. le coup de foudre pour la jeune femme qui, dès lors, n'a plus qu'une seule obsession : le conquérir ! Une "rencontre" qui va bouleverser sa vie mais pas dans le sens où elle l'espérait...
Eleonor Oliphant... Personne n'en voudrait vraiment comme amie. Solitaire, décalée, autosuffisante, cash, inadaptée aussi bien socialement qu'émotionnellement, Eleonor mène sa petite vie pépère, seule dans son coin. Et si tout ceci n'était qu'une forme de protectionnisme ? Si tout ceci ne cachait pas quelques blessures ? Car le passé de la jeune femme, dévoilé peu à peu, permet de comprendre ce qu'elle est devenue aujourd'hui. Plus profond qu'il n'y paraît, ce roman, tout aussi drôle qu'émouvant, léger que grave, lumineux que sombre, dresse le portrait d'une jeune femme très touchante, complexe, blessée dans sa chair et son coeur. Gail Honeyman alterne les situations, tantôt tragiques, tantôt allègres, et nous offre un récit imprévisible, bouleversant et saisissant. Des dialogues enlevés et une plume à la fois sensible et drôle.
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Ladybirdy
  27 septembre 2018
Quel délice ce roman !
(Merci Iris et tous les autres d'avoir aimé et partagé vos sublimes ressentis bien mérités! Yes !)
Eleanor on l'aime, dans ses bons comme ses mauvais jours et on lui souhaite tout le meilleur à cette trentenaire haut en couleurs. C'est que Eleanor Oliphant est une femme au caractère bien particulier. Elle n'a pas sa langue dans sa poche et dit toujours ce qu'elle pense sans mettre de gant. (Bulles d'humour en prévision!)
Son franc-parler est combien rafraîchissant et criant de vérités. Ça fait du bien dans cette société de faux fuyants. Eleanor Oliphant, elle vit toute seule, s'en accommode les bons jours avec sa vodka et sa plante verte pour seules compagnies. Mieux vaut être seule que mal accompagnée. Les mauvais jours, ça dégouline, ça frise l'overdose la solitude. Parce que la brave femme, elle n'a pas eu une vie facile. Maltraitée jeune par sa mère dérangée (voire folle dingue), placée de famille d'accueil en famille d'accueil, ses besoins primaires ont été comblés, mais qu'en est il des besoins psychiques ? Nada, Eleanor en self made woman s'est construite seule avec le peu qu'elle a reçu. Et ce n'est pas le coup de fil des mercredis de sa mère, qui à coups de brimades, va la sauver Eleanor.
La vie recèle pourtant de bien des surprises, comme chacun pourrait finalement en rencontrer au hasard de sa vie. Un musicien au charme aléatoire, un vieil homme inconscient sur la route, le collègue Raymond, autant d'opportunités pour Eleanor de sortir de sa torpeur et de faire mieux de sa vie.
Comme l'a écrit Jojo Moyes sur la 4ème de couverture :
« Eleanor Oliphant va très bien est une pure merveille littéraire. C'est drôle, touchant et imprévisible. le parcours de l'héroïne pour se débarrasser de ses démons est savamment tissé et absolument saisissant. »
Tout est dit ici.
Eleanor Oliphant, si tu vas bien ou si tu vas mal, on t'aime quand même ! Ne change rien, tu es juste parfaite !
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Roggy
  20 octobre 2019
Une fois plongée dans les digressions hallucinées de ce roman fantasque, j'ai été instantanément aimantée par la construction du récit et sa méthode homéopathique de nous délivrer des informations.
Il est impossible de ne pas être secoué par une voix narrative qui alterne, sans prévenir entre le tragique et la comptine. Dans une forme d'humeur tellement british avec une facilité déconcertante, l'auteure nous livre une histoire sombre, d'un destin tragique, en dédramatisation l'horreur avec une aisance rare.
Elle nous fait rire des handicaps et des barrières qui condamnent la victime, pour nous attendrir ensuite avec les difficultés rencontrées lors de la vie quotidienne, avec une bonne dose de réflexions sur notre société actuelle et notamment celle d'une certaine bourgade à Gasglow.
Gail Honeyman nous livre une comédie acide, glissante, dans un huis clos grinçant et réjouissant.
Dépêchez-vous de découvrir la gracieuse fluidité de la plume de cette prosatrice charmante.
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Marple
  29 décembre 2018
Avec un titre pareil, vous vous doutez bien qu'Eleanor Oliphant ne va pas bien, du moins au début du roman. Elle est seule et ne s'intéresse pas à grand chose en dehors des mots croisés et de la vodka, surtout pas aux gens...
C'est donc l'histoire de sa guérison, je dirais même presque de sa rédemption, qu'on va suivre ici, et elle passe évidemment par l'amour et la lucidité. En ce sens, le livre fait du bien car il montre la petite lumière au bout du tunnel et peut donner de l'espoir aux clones réels d'Eleanor.
Pour autant, ce n'est à mon sens pas juste un livre 'feel good' même s'il est facile à lire et optimiste. C'est aussi un livre léger sur des sujets qui ne le sont pas : la solitude, les traumatismes, la folie, l'amitié, la souffrance, la différence.
Ma conclusion ? Eleanor est très attachante. Il y a certainement un peu d'elle en chacun de nous, et nous devrions tendre la main à ceux autour de nous qui tiennent un peu plus d'elle.
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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
LadybirdyLadybirdy   27 septembre 2018
Certains jours, j’avais cru mourir de solitude. Des gens disent parfois qu’ils sont sur le point de mourir d’ennui, qu’ils meurent d’envie de boire une tasse de thé, mais pour moi mourir de solitude n’a rien d’une hyperbole. Quand je me sens dans cet état, ma tête bascule vers l’avant, mes épaules s’affaissent, j’éprouve le besoin douloureux d’un contact humain –j’ai vraiment le sentiment que je vais m’écrouler et succomber si quelqu’un ne me prend pas dans ses bras, ne me touche pas. Pas un amant, s’entend ; cette folie mise à part, j’avais depuis longtemps abandonné tout espoir qu’une personne puisse m’aimer de la sorte. J'espérais juste être aimée comme un être humain. Le massage crânien de la coiffeuse, ma vaccination contre la grippe de l’hiver dernier ; chaque fois que j’avais un contact humain, c’était parce que je le payais, et encore était-ce souvent à travers des gants en caoutchouc.
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iris29iris29   19 janvier 2018
Nous avons traversé un lotissement de maisons blanches, composé de quatre types de constructions agencées selon un ordre répétitif. Toutes avaient une voiture presque neuve dans leur allée. des petits vélos avec roulettes et des paniers de basket fixés au mur des garages suggéraient la présence d'enfants, mais on en voyait aucun nulle part. Les rues portaient des noms de poètes - allée Wordsworth, passage Shelley, butte Keats - sans doute choisis par le service marketing du promoteur. Uniquement des poètes que les gens qui aspirent à ce genre de lieu de vie seraient aptes à reconnaître , des poètes qui avaient écrit sur des urnes, des fleurs, et des nuages glissant dans le ciel . A en juger par mon passé, j'avais davantage de chances de finir dans une impasse Dante ou une promenade Poe.
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marina53marina53   04 avril 2018
J'ai pris un des journaux gratuits que les gens abandonnent toujours sur les sièges des autobus et l'ai feuilleté. Une célébrité quelconque venait de se marier pour la huitième fois. Un panda en captivité avait apparemment « réabsorbé » son propre fœtus, mettant fin à sa grossesse – j'ai regardé par la vitre et essayé, en vain, de comprendre le système reproductif des pandas. La page 10 faisait état de la découverte de preuves d'agressions systématiques et répétées sur des mineurs placés dans divers foyers de l'assistance publique. Telle était la hiérarchie des nouvelles.
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iris29iris29   18 janvier 2018
(...), j'avais nourri un petit fantasme tenace sur la personnalité et l'apparence de ce père absent. Elle avait été secouée d'un rire inextinguible.
- Un donneur ? C'est vraiment le mot que j'ai employé ? Ce n'était qu'une "métaphore", ma chérie, a-t-elle dit. (...)
Je voulais juste te ménager. Il faudrait plutôt parler de ... donation compulsive, dans son cas . Je n'ai pas eu voix au chapitre. Tu comprend ce que je suis en train de te dire ?
J'ai répondu oui mais je mentais.
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marina53marina53   06 avril 2018
À force d'observer les gens depuis mon banc de touche, j'avais fini par comprendre que le succès en société dépendait souvent de la capacité à faire semblant. Les personnes populaires devaient savoir rire de choses qu'elles ne trouvaient pas très drôles, et faire ce qu'elles n'avaient pas envie de faire avec des gens qu'elles n'appréciaient pas plus que ça. Moi pas. Il y avait longtemps, j'avais décidé que si je devais choisir entre ça et mener ma barque en solo, alors je mènerais ma barque en solo. C'était plus sûr. La douleur est la rançon de l'amour, dit-on. C'était trop cher payé.
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Eleanor Oliphant Is Completely Fine, by Gail Honeyman Audiobook Excerpt
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