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EAN : 9782264073105
456 pages
Éditeur : 10-18 (20/09/2018)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 334 notes)
Résumé :
Eleanor Oliphant est un peu spéciale.
Dotée d’une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu’elle les pense, sans fard, sans ambages.
Fidèle à sa devise « Mieux vaut être seule que mal accompagnée », Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d’une bouteille de vodka.
Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (130) Voir plus Ajouter une critique
babounette
  03 novembre 2020
Eleanor Oliphant va très bien - Gayl Honeyman - Éditions 10-18 - 453 pages - Traduit de l'anglais par Aline Azoulay-Pacvon - Lu en octobre 2020.
Eleanor Oliphant est comptable dans une petite société de design depuis l'âge de 21 ans.
Sa vie est monotone, on pourrait dire métro, boulot, courses, vodka, dodo.
Elle ne reçoit jamais personne, n'entre chez elle que le délégué aux relevés de compteurs une fois par an. Elle entretient un monologue avec son unique plante verte, "Sa pitance est peu chère, simple et facile à cuisiner". Tous les mercredis, elle parle un petit quart d'heure au téléphone avec sa mère.
A son travail, elle ne parle à personne hormis le strict nécessaire.
Eleanor est une personne discrète, d'une franchise qui interpelle, elle dit absolument tout ce qu'elle pense quand elle parle.
Eleanor est seule, très seule, elle s'accommode mal de cette solitude "J'étais seule. Aucune âme, dans tout l'univers, n'était plus, seule que moi" - page 320. "Aujourd'hui, la solitude est une sorte de nouveau cancer, une maladie honteuse, embarrassante, qui vous tombe dessus de manière obscure" - page 321.
Mais pourquoi alors ce titre Eleanor Oliphant va très bien ?
Et puis un jour, elle fantasme sur un chanteur de rock qu'elle découvre en l'écoutant, elle a un but désormais, se faire connaître à ce chanteur, mais elle déchante très vite se rendant compte lors d'un concert, qu'en fait il ne valait pas grand chose.
Il y a Raymond, l'informaticien de son travail qu'elle croise alors qu'elle a besoin de lui pour un problème d'ordinateur. Une amitié va naître petit à petit au fil du temps entre ces deux-là. Eleanor a du mal à y croire d'ailleurs.
Ils s'échangent des courriels, puis vont déjeuner ensemble durant leur pause de midi.
Au fil des pages, lentement, on va découvrir l'épouvantable secret d'Eleanor, la cause de sa solitude, au fur et à mesure de ses pensées, de sa vie passée et présente, tantôt tristes, tantôt drôles. Car c'est une personne intelligente Eleanor, originale, un peu décalée par rapport à ce qu'on appelle "la norme", mais tellement attachante.
J'ai souri, j'ai ri, j'ai été infiniment triste avec elle, j'aurais voulu lui tendre la main.
Ne croyez pas que c'est une histoire simplement banale, cela pourrait en avoir l'air, mais détrompez-vous et découvrez , sous la plume tour à tour sensible et humoristique, pourquoi à présent Eleanor Oliphant va très bien.
5 étoiles pour ce petit bijou.


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iris29
  21 janvier 2018
Un vrai délice !
Eleanor Oliphant va très bien , c'est vite dit...
Sa vie n'est que solitude et routine ...
Les semaines s'écoulent identiques . Un boulot de comptable dans une agence de design, des collègues qui la trouvent tellement bizarre qu'ils ne savent pas par quel bout la prendre et d'ailleurs ils l'ignorent la plupart du temps, le reste , ils préfèrent se foutre de sa gueule .
C'est qu'elle est particulière , Eleanor... cash et sans filtre , dotée d'une grande érudition .
Tous les vendredi, après une visite au supermarché , elle trouve du réconfort dans une bouteille de vodka , de quoi affronter le week-end , et passer le temps jusqu'au lundi matin , jour béni où elle pourra enfin s'occuper l'esprit toute la semaine . Niveau compagnie, elle peut compter sur une plante verte , seul vestige de son enfance et sur le coup de fil hebdomadaire de " maman" , d'excellente compagnie ...
C'est dans cette routine toute "routinière" que le changement va survenir: Eleanor va faire plusieurs rencontres masculines ...
Oh , dit comme ça , ce n'est pas grand chose , ce qui compte au final c'est la façon dont c'est raconté...
Eleanor est complétement décalée et sa façon de voir le monde est savoureuse . On sourit intérieurement de ses réflexions si originales et pertinentes .On a peur pour elle, si seule et si fragile dans ce monde de brutes. On est émus, bouleversés quand surviennent des indices sur son passé . Entre suspens, émotion et "loufoqueries ", on en prend doucement plein la figure . Par petites touches subtiles , toutes nos certitudes , nos à-priori sur les gens différents volent en éclats...
Oh, à la fin, c'est sûr , Eleanor va bien. Très bien , même , mais nous, on a les larmes au bord des yeux ...
Sensible, amusant, et délicatement puissant, Eleanor ,pourrait bien devenir votre nouvelle meilleure amie !
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marina53
  02 avril 2018
À 30 ans, Eleonor Oliphant va bien. Quoique. N'étaient son asociabilité, son franc-parler, sa vie routinière ennuyeuse, son penchant pour la vodka, sa vie sentimentale et sexuelle au plus bas, elle irait bien, Eleonor... Embauchée par Bob directement après son diplôme, au service comptabilité d'une agence de design, ses journées sont réglées comme du papier à musique. Elle travaille, elle mange (seule, évidemment), elle rentre chez elle. Et le week-end, elle picole. Sa vie sociale s'arrête à Maman, qu'elle contacte une fois par semaine, le mercredi, et sa plante verte. Une routine bientôt brisée par l'irruption inattendue d'un chanteur admiré sur scène. le coup de foudre pour la jeune femme qui, dès lors, n'a plus qu'une seule obsession : le conquérir ! Une "rencontre" qui va bouleverser sa vie mais pas dans le sens où elle l'espérait...
Eleonor Oliphant... Personne n'en voudrait vraiment comme amie. Solitaire, décalée, autosuffisante, cash, inadaptée aussi bien socialement qu'émotionnellement, Eleonor mène sa petite vie pépère, seule dans son coin. Et si tout ceci n'était qu'une forme de protectionnisme ? Si tout ceci ne cachait pas quelques blessures ? Car le passé de la jeune femme, dévoilé peu à peu, permet de comprendre ce qu'elle est devenue aujourd'hui. Plus profond qu'il n'y paraît, ce roman, tout aussi drôle qu'émouvant, léger que grave, lumineux que sombre, dresse le portrait d'une jeune femme très touchante, complexe, blessée dans sa chair et son coeur. Gail Honeyman alterne les situations, tantôt tragiques, tantôt allègres, et nous offre un récit imprévisible, bouleversant et saisissant. Des dialogues enlevés et une plume à la fois sensible et drôle.
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Ladybirdy
  27 septembre 2018
Quel délice ce roman !
(Merci Iris et tous les autres d'avoir aimé et partagé vos sublimes ressentis bien mérités! Yes !)
Eleanor on l'aime, dans ses bons comme ses mauvais jours et on lui souhaite tout le meilleur à cette trentenaire haut en couleurs. C'est que Eleanor Oliphant est une femme au caractère bien particulier. Elle n'a pas sa langue dans sa poche et dit toujours ce qu'elle pense sans mettre de gant. (Bulles d'humour en prévision!)
Son franc-parler est combien rafraîchissant et criant de vérités. Ça fait du bien dans cette société de faux fuyants. Eleanor Oliphant, elle vit toute seule, s'en accommode les bons jours avec sa vodka et sa plante verte pour seules compagnies. Mieux vaut être seule que mal accompagnée. Les mauvais jours, ça dégouline, ça frise l'overdose la solitude. Parce que la brave femme, elle n'a pas eu une vie facile. Maltraitée jeune par sa mère dérangée (voire folle dingue), placée de famille d'accueil en famille d'accueil, ses besoins primaires ont été comblés, mais qu'en est il des besoins psychiques ? Nada, Eleanor en self made woman s'est construite seule avec le peu qu'elle a reçu. Et ce n'est pas le coup de fil des mercredis de sa mère, qui à coups de brimades, va la sauver Eleanor.
La vie recèle pourtant de bien des surprises, comme chacun pourrait finalement en rencontrer au hasard de sa vie. Un musicien au charme aléatoire, un vieil homme inconscient sur la route, le collègue Raymond, autant d'opportunités pour Eleanor de sortir de sa torpeur et de faire mieux de sa vie.
Comme l'a écrit Jojo Moyes sur la 4ème de couverture :
« Eleanor Oliphant va très bien est une pure merveille littéraire. C'est drôle, touchant et imprévisible. le parcours de l'héroïne pour se débarrasser de ses démons est savamment tissé et absolument saisissant. »
Tout est dit ici.
Eleanor Oliphant, si tu vas bien ou si tu vas mal, on t'aime quand même ! Ne change rien, tu es juste parfaite !
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Kittiwake
  29 décembre 2020
Si j'avais croisé par hasard cette couverture et le titre étrange de cet ouvrage sur un rayonnage de librairie, il y a fort à parier que je l'aurais juste ignoré. Et j'aurais eu bien tort.

On s'attache tout de suite à la narratrice, cette jeune femme démodée, revêche, solitaire, même au sein de l'entreprise de graphisme où elle s'occupe de la facturation. Ses vêtements confortables mais laids, ses chaussures à scratch, ses petites manies, et surtout la cicatrice hideuse qui la défigure sont autant de prétextes pour l'isoler de ses collègues. Si elle vit seule, ses semaines sont ponctuées par ses échanges avec sa mère. Et peu à peu, on devine et on découvre toute la souffrance passée et les circonstances qui ont fait d'elle ce qu'elle est.
Isolée, oui, jusque'à ce qu'elle fasse connaissance avec l'informaticien de son entreprise, et celui-ci semble percevoir ce que les autres ne voient pas chez Eleanor, tel un prince charmant devant Cendrillon, qui s'entête à vouloir faire essayer la pantoufle de vair à une souillon.
On assistera peu peu à l'éclosion de la chrysalide, et on apprendra aussi ce que cachent les silences de la jeune femme, et ce passé traumatisant.
J'ai beaucoup aimé le portrait d'Eléanor, avec ses fragilités et ses troubles du comportement qui s'apparentent à des traits autistiques, et malgré tout c'est une jeune femme forte et déterminée, qui doit juste exorciser ses démons. Elle vit tellement en marge des codes qui régissent notre société, que le regard qu'elle porte sur les comportements ds gens qui l'entourent, prend un relief à la fois comique et désespérant.
le personnage qui l'accompagne dans son évolution attire aussi la sympathie.

Très bon moment de lecture et finalement, elle est chouette cette couverture.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
babounettebabounette   04 novembre 2020
"[...] la solitude est marquée par un désir intense de mettre un terme à cette expérience - ce qui ne peut se réaliser par un simple effort de volonté ou en sortant davantage, mais seulement en développant des relations intimes. C'est bien plus facile à dire qu'à faire, surtout pour les gens dont la solitude vient d'une perte, d'un exil ou de préjugés, et qui ont autant de raisons de craindre ou de se méfier de la société des autres que de la rechercher.
"[...] plus une personne est seule, moins elle devient apte à naviguer dans les courants sociaux. La solitude s'épaissit autour d'elle, comme une croûte ou une fourrure, un rempart qui inhibe le contact, aussi désiré soit-il. La solitude croît, s'étend et se perpétue. Une fois installée, elle n'est en aucun cas facile à déloger. Olivia Laing, The Lonely City
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LadybirdyLadybirdy   27 septembre 2018
Certains jours, j’avais cru mourir de solitude. Des gens disent parfois qu’ils sont sur le point de mourir d’ennui, qu’ils meurent d’envie de boire une tasse de thé, mais pour moi mourir de solitude n’a rien d’une hyperbole. Quand je me sens dans cet état, ma tête bascule vers l’avant, mes épaules s’affaissent, j’éprouve le besoin douloureux d’un contact humain –j’ai vraiment le sentiment que je vais m’écrouler et succomber si quelqu’un ne me prend pas dans ses bras, ne me touche pas. Pas un amant, s’entend ; cette folie mise à part, j’avais depuis longtemps abandonné tout espoir qu’une personne puisse m’aimer de la sorte. J'espérais juste être aimée comme un être humain. Le massage crânien de la coiffeuse, ma vaccination contre la grippe de l’hiver dernier ; chaque fois que j’avais un contact humain, c’était parce que je le payais, et encore était-ce souvent à travers des gants en caoutchouc.
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iris29iris29   19 janvier 2018
Nous avons traversé un lotissement de maisons blanches, composé de quatre types de constructions agencées selon un ordre répétitif. Toutes avaient une voiture presque neuve dans leur allée. des petits vélos avec roulettes et des paniers de basket fixés au mur des garages suggéraient la présence d'enfants, mais on en voyait aucun nulle part. Les rues portaient des noms de poètes - allée Wordsworth, passage Shelley, butte Keats - sans doute choisis par le service marketing du promoteur. Uniquement des poètes que les gens qui aspirent à ce genre de lieu de vie seraient aptes à reconnaître , des poètes qui avaient écrit sur des urnes, des fleurs, et des nuages glissant dans le ciel . A en juger par mon passé, j'avais davantage de chances de finir dans une impasse Dante ou une promenade Poe.
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marina53marina53   04 avril 2018
J'ai pris un des journaux gratuits que les gens abandonnent toujours sur les sièges des autobus et l'ai feuilleté. Une célébrité quelconque venait de se marier pour la huitième fois. Un panda en captivité avait apparemment « réabsorbé » son propre fœtus, mettant fin à sa grossesse – j'ai regardé par la vitre et essayé, en vain, de comprendre le système reproductif des pandas. La page 10 faisait état de la découverte de preuves d'agressions systématiques et répétées sur des mineurs placés dans divers foyers de l'assistance publique. Telle était la hiérarchie des nouvelles.
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iris29iris29   18 janvier 2018
(...), j'avais nourri un petit fantasme tenace sur la personnalité et l'apparence de ce père absent. Elle avait été secouée d'un rire inextinguible.
- Un donneur ? C'est vraiment le mot que j'ai employé ? Ce n'était qu'une "métaphore", ma chérie, a-t-elle dit. (...)
Je voulais juste te ménager. Il faudrait plutôt parler de ... donation compulsive, dans son cas . Je n'ai pas eu voix au chapitre. Tu comprend ce que je suis en train de te dire ?
J'ai répondu oui mais je mentais.
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