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La street tome 1 sur 4
EAN : 9782210968363
159 pages
Magnard Jeunesse (11/02/2020)
4.16/5   50 notes
Résumé :
« Moi, c’est Carl, j’ai 11 ans. Dans la vie, y a ceux qui marchent et ceux qui courent. Moi, je roule : grâce à Bernard, mon fauteuil de warrior ! Avant, ma mère et moi, on vivait à la campagne. Elle me faisait cours à la maison et je me baladais dans les champs avec mon carnet à dessins, cool la vie, quoi. Mais c'est la grosse panique quand ma mère décide brusquement qu'on doit déménager ! On se retrouve dans un appart’ à Paris avec Oumtiti, mon mouton apprivoisé. ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
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Socks85
  12 juillet 2020
J'ai lu ce livre dans le cadre de masse critique : en fait, mon choix était restreint car je ne suis pas une lève-tôt. Mais quand j'ai vu la couverture, j'ai pris un coup de sérendipité : c'était LE livre que je ne savais pas que je cherchais pour varier la sélection que je propose à mes collégiens (niveau 6e/5e) dans le cadre d'un comité lecture fait-maison. A savoir, un livre qui traite du handicap sans parler du handicap. Dans un collège où l'on veut pratiquer l'intégration, il est nécessaire que le fonds documentaire reflète cette volonté mais je ne voulais pas d'ouvrage plombant, démonstratif ou explicatif voire pontifiant.
Donc, premier coup de coeur pour la première de couverture jaune citron très peps avec trois personnages qui déboulent et déjà une envie de sourire.
Deuxième coup de coeur au feuilletage : les illustrations ponctuent le texte et on peut le classer dans la catégorie roman graphique. Il y a une totale complémentarité entre le texte et les illustrations et on sent la complicité entre l'autrice et le dessinateur : les dessins viennent ajouter du sens : soit en intercalant une courte bande dessinée pour les dialogues, soit pour traduire une émotion, une réaction, soit pour illustrer un propos.
Les humeurs ou émotions sont aussi traduites par les changements de police : on plonge donc de plusieurs manières dans l'univers du héros, avec un narrateur « je » qui nous fait entrer dans sa tête. Certaines transitions sont justes géniales et hilarantes.
Une autre bonne idée est de commencer par lui faire raconter ce qu'il aime : et comment le vieux père Morel, qui n'est que de passage dans ce récit, commente les dessins de Carl, et de lui faire présenter sa famille et son environnement. le fait que Carl est handicapé n'arrive qu'au deuxième chapitre en avec un sacré clin d'oeil au cinéma !
En outre, le texte est parsemé de références : Monsieur Ibrahim est un personnage plein de bienveillance, Paquerette la bonne fée et même le mouton Oumtiti.... et j'en ai sûrement oublié ou pas vu. Peu importe, ce roman est un concentré de bonne humeur, de dynamisme et d'humour. Mais surtout il met en valeur l'amitié des trois protagonistes et le respect des différences. L'autrice dépeint une communauté soudée et bienveillante, qui aime la vie et accepte l'autre pour ce qu'il est. Sauf le personnage de la grand-mère Lilith (le démon ) qui sert de repoussoir mais finira transformée par le charme de Monsieur Ibrahim.
Et l'histoire ? C'est l'histoire de Carl, enfant handicapé moteur – mais cela ne l'empêche pas de bouger -que sa maman veut scolariser au moment ou il doit entrer en 6e et qui se retrouve à Paris contre son gré. le jour de son arrivée, il rencontre ses deux futurs potes : Orel et Miel. Et dès le premier instant s'établit une connivence entre les trois pour cacher la présence du mouton interdit au propriétaire. Ce qui les rapproche ? Ils roulent, chacun à leur manière. Et surtout, ce sont 3 pré-ados qui se comprennent.
Et ce n'est pas un livre sur le handicap.
C'est superbement raconté. C'est génial. Et certainement un texte à explorer pour ce qu'il cache derrière l'humour.
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Paradisier
  03 mars 2020
Carl a 11 ans, il vit à la campagne avec sa mère. Il ne marche pas, il ne court pas, il roule ! Avec Bernard, son super fauteuil équipé de roues tout terrain. Il n'a qu'un ami : Oumtiti (il fallait trouver ce nom !) son mouton nain.
Le garçon panique complètement quand sa mère lui annonce qu'ils déménagent à Paris.
Mais une fois en ville, il rencontre deux super copains : Miel (en rollers) et Orel (en skate).
Tous les trois vont vivre des aventures à fond les roulettes entre la street, le collège, le skatepark, le terrain de foot et leur immeuble.
Le seul hic : Carl a emmené Oumtiti en cachette avec lui ! Réussira-t-il à garder son mouton en ville ? En tout cas, tout le quartier va se mobiliser pour l'aider...
C'est un roman très graphique car il y a au moins une illustration par page, voire plus : il s'agit le plus souvent de dessins très drôles, plutôt BD, qui s'insèrent totalement dans le texte, puisqu'il s'agit souvent de dialogues entre les personnages ou de situations cocasses résumées grâce au dessin.
Le ton est "parlé", familier, mais jamais vulgaire. A vrai dire, c'est hilarant. Une fois de plus, Cécile Alix nous surprend par son aisance et la fluidité de son écriture dans ce nouveau genre.
Dans ce roman qui se dévore en riant, on parle d'ado handicapé qui nous prouve qu'il n'est pas différent des autres dans ses envies, son énergie, ses bêtises.
Il y a aussi beaucoup d'amitié, de tolérance, d'étude de la société, on nous raconte le collège, les peurs d'entrer en sixième, la solidarité d'un quartier populaire...
On en ressort gonflé à bloc et plein de pensées positives.
On se demande surtour où l'autrice va chercher toutes ses idées : il y a des rebondissements à chaque page !
Mention spéciale au mignon Oumtiti et à la grand-mère machiavélique : Lilith (ça aussi, il fallait le trouver !)
Le langage est absolument incroyable : on croirait entendre parler des "vrais" préados (pas devant leurs parents, mais comme ils le font au collège ou dans la rue)
Les dessins sont d'un jeune dessinateur qui fera sûrement parler de lui car il maîtrise déjà parfaitement son art. Dimitri Zegboro est élève du grand Joann Sfar, on lui souhaite le succès de son maître.
Deux autres tomes sont prévus en juin et en septembre, on les attend avec impatience !
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orbe
  28 février 2020
Suite à son handicap, Carl et sa mère s'isolent à la campagne. Mais quelques années plus tard, elle décide leur retour en ville...
Le jeune garçon en fauteuil roulant arrive à amener avec lui son jeune mouton. Mais comment va-t-il être accueilli par les jeunes ?
C'est alors que lui, qui aime beaucoup rouler dans son fauteuil le plus vite possible et prendre des risques, rencontre deux jeunes qui apprécient le roller et le skate. C'est le début d'une amitié.
Mais lorsque la rentrée au collège se profile, l'angoisse revient...
J'ai beaucoup aimé que le personnage principal du livre soit un jeune handicapé dynamique et positif même si cela occulte un peu les difficultés particulières de cette situation.
La pression que le jeune garçon s'inflige pour s'intégrer est bien rendue et le lecteur a du plaisir à voir la bande parler de sport et de graff.
C'est donc l'attente d'une normalité qui transparait dans le récit avec des situations et des aspirations qui sont celles de tous les jeunes dont le besoin de crier, repousser les limites et se rebeller...
Les illustrations et le jeu de mise en page facilitent la lecture.
À découvrir !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Nikouette
  13 août 2020
Quand sa mère annonce à Carl qu'ils vont déménager à Paris il est carrément furax. Cela faisait 4 ans qu'ils avaient déménagé au fin fond de la campagne et que sa maman lui faisait l'école à la maison ce qui convenait parfaitement à Carl. En plus il vient d'adopter un bébé mouton rejeté par sa famille, qu'il a appelé Oumtiti en hommage à son footballeur préféré, et pour lui hors de question de l'abandonner. Après une fugue ratée pour marquer son mécontentement Carl va finalement suivre sa mère à Paris malgré son impression que tout est moche là-bas et sa peur de rencontrer de nouvelles personnes. Il faut dire que si ils sont allés s'installer à la campagne c'est parce que Carl souffre d'une maladie rare qui à 6 ans l'a privé de l'usage de ses jambes. Ayant perdu progressivement tous ses amis, ne pouvant plus aller à l'école car pas adaptée aux fauteuils roulants et souffrant du regard des autres sur lui Carl s'est enfoncé dans la déprime. C'est ce qui explique sa peur de retourner vivre en ville et surtout d'aller au collège. Mais sitôt débarqué à Paris il va faire la connaissance de jeunes voisins de son âge, Miel et Orel, qui vont le prendre sous leur aile. Eux aussi ils roulent à leur façon, Orel avec son skate et Miel avec des rollers. Carl va leur montrer de quoi il est capable avec son fauteuil de compétition adapté sur mesure. Ils l'entraînent au skate park et au terrain de foot où Carl grâce à ses talents de glisse et à son mouton (qui a finalement suivi) va se faire rapidement accepter. C'est aussi ensemble qu'ils vont affronter la rentrée en 6e, qui finalement ne sera pas si terrible.
Un ton dynamique, renforcé par les dessins qui complètent vraiment le texte et ne se contentent pas de l'illustrer. En effet, ils sont insérés intelligemment et font partie intégrante du récit, prenant le relais du texte par moments. Visuellement le roman rappelle le Journal d'un dégonflé. Il se lit très facilement grâce à un style accessible, très « parlé », à une somme de texte relativement réduite et aux nombreuses illustrations. Beaucoup d'humour, de la bonne humeur, des situations improbables, une belle solidarité et des personnages attachants font qu'on passe un très bon moment de lecture.
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hashtagceline
  11 février 2020
J'ai un faible pour les romans illustrés qui intègrent des dessins commmentés ou des vignettes façon BD (type le Journal d'un dégonflé de Jeff Kinney dont je suis une grande fan. Oui, c'est vrai, aussi surprenant que cela puisse paraître...)
Alors, du coup, je crois que cela a grandement influencé ma première impression sur cette série que j'avais un peu peur de trouver un caricaturale.
Mais finalement, non. Il faut dire que Cécile Alix a choisi un héros hyper attachant et pas uniquement parce qu'il est en fauteuil roulant. Pour le récit, cela apporte beaucoup de force car Carl nous parle de ce handicap avec franchise et un certain sens de la dérision. C'est un battant. Il a pourtant eu des moments difficiles et la vie lui a déjà imposé beaucoup d'épreuves. Petit garçon comme les autres, il a dû faire face à cette maladie qui l'a cloué dans ce fauteuil. Sa mère a voulu déménager à la campagne où Carl, après quelques difficultés, a su s'adapter. Et voilà qu'il va encore devoir changer ses habitudes ! Il va tenter de se rebeller, mais pas longtemps.
Carl est drôle, touchant et vraiment simple. Un héros comme je les aime avec de l'humour, des faiblesses et une grande force.
J'ai beaucoup aimé la galerie de personnages qui évolue autour de lui. Cécile Alix nous en fait voir de toutes les couleurs entre le vieux M.Morel fort sympathique, la grand-mère assez antipathique de Carl, le propriétaire de l'appartement ou encore l'adorable Oumtiti que tout le monde voudrait avoir en garde chez lui.
Ici, on ne tombe pas dans le cliché sur le handicap, ni sur le côté "jeunes de cité". L'histoire prend un tour un peu rocambolesque sur la fin mais c'est plutôt drôle et ça passe plutôt bien.
Et dans tout ça, Carl, Miel, Orel ont des préoccupations de leur âge. Ils vont découvrir la vie au collège. A côté de ça, on assiste à la naissance de leur amitié autour de leur passion de la glisse. Carl, même si lui n'a pas choisi son bolide, les impressionne tous avec son fauteuil, Bernard.
Dans l'immeuble où ils vivent, l'entraide prédomine. C'est plutôt chouette ! Ensemble, on oublie un peu les problèmes. Ou du moins, on cherche à les résoudre !
Bref.
Ce roman est drôle, touchant et surtout, surtout, c'est très positif. Et ça fait du bien.
Je crois que c'est cela qui reste une fois la dernière page tournée : l'envie de prendre la vie du bon côté !
Cécile Alix et Dimitri Zegboro ont déjà "collaboré". L'illustrateur avait réalisé la couverture de Six contre un, l'excellent roman de l'autrice sur le harcèlement. Je vous en avais parlé sur le blog.
Ils ont la bonne idée de retravailler ensemble, sur un projet différent. Je crois que l'on peut dire que leur duo fonctionne bien. le ton de l'autrice, le style du dessin et l'association des deux : ça marche ou plutôt, ça glisse !
Vivement la suite et vive Oumtiti !
Lien : https://www.hashtagceline.co..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
UnepauselivresqueUnepauselivresque   18 février 2020
J'ai pas décroché un mot depuis qu'on est partis. Faut dire qu'avec Oumtiti en train de roupiller sur mon estomac, je ne suis pas super à l'aise. J'ose pas manger mon sandwich. Si jamais il se réveille, ça va faire un drame. Il est complètement immobile, j'espère qu'il me fait pas un coma, ça doit être pire que dans un sauna, là-dessous. Dès qu'on s'arrête à une station essence et que ma mère sort faire le plein, j'en profite pour soulever mon pull et vérifier qu'il respire encore. Et là, ma mère surgit devant la vitre et hurle: - Qu'est-ce qu'il fait là, lui ? Elle raccroche la pompe et se précipite dans la voiture, furax : - Tu te rends compte que c'est juste pas possible, Carl ? On va faire quoi de cet animal dans un appart' ?
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CissiCissi   05 mars 2020
Et si on me prévenait que finalement, je ne vais pas pouvoir aller dans ce collège ?
Après tout, il peut y avoir des tas de raisons :
1. L’ascenseur est tombé en panne, mais genre une panne impossible à réparer ;
2. Il y a eu un bug informatique qui m’a définitivement désinscrit de la liste des élèves et donc, désolé, mais pas de rentrée ;
3. Un typhon microlocalisé a détruit l’intégralité de l’établissement, n’épargnant que partiellement le hangar à vélos.
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CissiCissi   05 mars 2020
Ce qui est cool, avec le père Morel, c’est qu’il adore mes dessins. Il y voit toujours des trucs auxquels j’avais pas pensé. À chaque fois qu’il regarde mon carnet, il a le même sourire halluciné que quand il découvre un nouveau coin à morilles.
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CissiCissi   05 mars 2020
– Heu, ben, c’est mon mouton, je dis.
– Mais genre, un mouton des champs qui bêle ? demande
le garçon.
– Bêêêêêê ! fait Oumtiti, qui crève la dalle après la méga-sieste qu’il vient de se payer.
Et il se met à téter son bib’, sans s’inquiéter des deux autres qui le regardent comme s’ils n’avaient jamais vu de mouton.
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ChrisbookineChrisbookine   05 février 2020
C'est vrai que je n'ai pas de potes et que les seuls humains que je fréquente c'est ma mère et le père Morel. Moyenne d'âge, cinquante-trois ans... A ce rythme-là, pour les anniv', le budget bougies va bientôt dépasser le budget gâteau.
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Vidéo de Cécile Alix
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