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La saga des Cazalet tome 5 sur 5
EAN : 9791037106988
560 pages
La Table ronde (06/10/2022)
4.24/5   194 notes
Résumé :
Neuf années ont passé depuis le mariage de Polly, l’union de Clary et d’Archie et le divorce de Louise. Une nouvelle génération d’enfants a vu le jour, et quand la Duche s’éteint en juin 1956, elle emporte avec elle les derniers vestiges d’un monde révolu. Hugh et Edward, tous deux remariés, doivent faire face aux difficultés financières de l’entreprise familiale ; Louise, désormais mannequin, a une liaison avec un homme marié, tandis que Polly et Clary tentent de t... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
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iris29
  01 janvier 2023
Voilà, c'est fini....
Le cinquième tome de la saga des Cazalet est le dernier, et si j'ai été heureuse de les retrouver, je suis tellement triste de les avoir quittés à jamais...
Peut-on être en deuil de personnages de fiction, d'une ambiance, d'une maison imaginaire ? 
Parce que cinq tomes, quand c'est bien écrit...ça crée une intimité, un attachement qu'il est difficile d'expliquer.
Ce tome-ci est particulier... Ecrit 18 ans après les quatre premiers...
Et on ne s'en rend pas compte, c'est comme si Elizabeth Jane Howard ( 1923- 2014) avait enchainé ! Elle a poursuivi avec chaque membre de la famille Cazalet, comme si de rien n'était. Publié en Grande Bretagne en 2013, l'auteure avait alors, 90 ans ! C'est hallucinant d'avoir autant de vivacité d'esprit, de finesse, de précision à cet âge. Elle mourra un an après...

On retrouve notre petite famille sur le point de perdre la Duche ( la doyenne de la famille, la grand-mère et l'arrière grand-mère), la gardienne du temple qu'est la maison familiale de Home Place où tout ce petit monde s'était réfugié pendant la guerre... 
[ " C'est la fin d'une ére, on se retrouve en première ligne, pas vrai ? "]
Et avec sa mort, la deuxième génération se retrouve en première ligne,(comme le dit si bien l'un des frères Cazalet ). Et ça fait peur, ça donne le vertige, on se sent moins protégé...Obligés de faire face à leurs responsabilités, leurs incompétances, car, ont-ils choisi leur destin ? Ils ont hérité d'une position sociale, d'une entreprise , de métiers, mais sont-ils à la hauteur ? Avec cette prise de conscience brutale , c'est aussi celle d'un monde qui s'effondre, une Angleterre qui se meurt, qui change, qui va changer... "La fin d'une ére" dessine les années 1956 à 1958.

Ce qui frappe dans cette saga , c'est son immense qualité historique, ( comment ils vivent, ce qu'ils pensent , comment ils élèvent leurs enfants, ce qu'ils mangent, ce qu'ils portent, ce qu'ils conduisent...).
Les quatre premiers tomes étaient plus historiques. Ils parlaient d'avant la guerre puis pendant, puis après. La reconstruction psychologique (ou pas...). Ce tome-ci est plus "égoiste", centré sur les petits bonheurs et les petits malheurs de la famille parce qu'ils peuvent enfin se le permettre, ils peuvent enfin souffler. le danger est derrière, eux, se recentrer sur eux-mêmes. C'est humain , c'est inévitable ...
Le danger est derrière eux, c'est vite dit... un autre danger guette, un plus privé, mais qui va rebattre toutes les cartes. Comment s'en sortiront-ils ?
Et bien avec distinction, classe et une extrême dignité !
C'est ce qui définit cette saga : une classe et une grace infinie.
Ce qui leur arrive dans ce tome, est arrivé et arrive dans toutes les familles. Rien n'est définitif... Et c'est décrit avec tellement de finesse, que ça touche à l'universel...
Les Cazalet, ont beau être anglais jusqu'aux bouts des ongles, c'est moi, c'est vous, c'est nous...
Vous aurez, parfois, l'impression d'être dans un roman de Barbara Pym, Patricia Wentworth ou Agatha Christie (sans les crimes) à cause de l'époque racontée .
Pour tous ceux qui aiment la littérature anglaise, la Grande Bretagne, Dowtown Abbey, la nostalgie, les romans historiques, les classiques...
Ne passez pas à côté !

PS : Petite cerise "on" the gateau ...
Il existe une série télévisée produite par la BBC...
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LePamplemousse
  14 octobre 2022
Cinquième et dernier tome de cette grande saga familiale anglaise qui commence en 1937 et s'achève 20 ans plus tard, en 1958.
Cela nous aura laissé le temps de nous attacher à tout un tas de personnages, des grands-parents très âgés en passant par leurs enfants adultes, leurs petits-enfants et même leurs domestiques.
Les personnages sont très nombreux, mais l'auteure a su les rendre uniques et attachants, chacun à leur façon.
Les suivre pendant toutes ces années et toutes ces pages (500 pages en moyenne par volume), a été un vrai plaisir et je suis d'autant plus triste de les quitter que ce dernier volume est assez triste et nostalgique, entre les soucis financiers, les déboires sentimentaux, les déceptions professionnelles, les trahisons, la routine qui enlise et les coups du sort, cette famille va traverser une grosse tempête émotionnelle, tout comme le lecteur.
Si vous avez envie d'une saga d'envergure, très bien écrite, qui brosse de jolis portraits d'hommes, de femmes et d'enfants et qui parle aussi bien de l'histoire d'une famille soudée que de l'Histoire en général, je ne peux que vous conseiller de plonger dans la saga des Cazalet.
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Annette55
  27 janvier 2023
Et voilà c'est fini, je suis très triste d'abandonner cette saga magistrale, passionnante de bout en bout !
La longue histoire de cette famille , une brillante fresque familiale où l'auteure , déploie un talent indéniable, décrit d'une façon attachante tourments , misères , déconvenues, épreuves , amour et désamour , manières de se vêtir , de se loger, de travailler, neuf ans après le mariage de Polly, celui de Clary et d'Archie , l'ami très cher, à l'écoute, personne incroyablement généreuse , et le divorce de Louise .
Lorsque la Duche s'éteint en juin 1956, elle emporte avec elle les vestiges d'un monde disparu .
Hugh et Edward , tous deux remariés font face tant bien que mal aux difficultés financières de l'entreprise familiale.
Louise, très en beauté est désormais mannequin , elle entretient une liaison avec un homme marié qui ne quittera jamais sa femme.
Rachel, libérée de ses obligations envers ses chers parents peut enfin se consacrer à Sid , sa chère amante ……
Les trois cousins Teddy , Simon et Neville cherchent leur voie .
Une nouvelle génération d'enfants voit le jour: dont Laura , née en 1950, fille de Rupert, indécis de nature et son épouse Zoé …
..
La grande demeure Home Place , en dépit de ses papiers défraîchis , ses tapis usés et décolorés ou troués par endroits reste un lieu de refuge pour tous .
Le lecteur se sent complètement intégré à cette saga, des personnages secondaires décrits minutieusement, aux personnages principaux .
L'auteure fait grandir et vieillir les membres avec humour, tendresse , des conversations des femmes , tiraillées entre une place très conservatrice et la modernité des jeunes femmes de la nouvelle génération., les caprices des petites filles …
Une saga attachante , pétrie d'humanité et de drôlerie , une galerie de personnages inoubliables , décrits merveilleusement , où nous découvrons la vie en Angleterre dans les années 50 , écrite dix - huit ans après les quatre autres volumes !
Le lecteur souffre , rit, devant cette élégance , cette profondeur , où d''infinis détails humoristiques côtoient points de vue différents , minuscules bisbilles et querelles enfantines , douleurs du deuil, radiographie de la société anglaise .
Les retrouvailles avec cette famille ont été enrichissantes, époustouflantes, la multiplicité des voix ne gêne en rien le bonheur d'avoir lié amitié avec cette grande famille , où tous les destins sont abordés .
Les mots me manquent pour saluer cette longue chronique , chaleureuse de haute volée , impossible à quitter …….
Cette excellente romancière n'avait pas son pareil pour nous séduire ! .
Une merveille de la littérature anglaise .
Je ne regrette pas d'avoir attendu aussi longtemps le dernier tome!
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ChatDuCheshire
  14 novembre 2020
Attention SPOILER possible. Préférable de ne pas lire cette critique si vous n'avez pas encore lu cette saga.
Lu les cinq volumes en un temps record en dépit d'une vie professionnelle bien chargée.
Le premier volume m'avait laissé une impression mitigée. Ambiance Comtesse de Ségur à l'anglaise, sans qu'il se passe grand-chose au départ et beaucoup de personnages à maîtriser. Toutefois en fin de premier volume on commence à deviner que cela vaudrait sans doute la peine de lire la suite vu que la seconde guerre mondiale se profile. Par conséquent et vu que seuls les deux premiers volumes sont actuellement disponibles en français, j'ai lu les quatre volumes suivants en anglais pour éviter d'avoir à me re-familiariser des mois plus tard avec les nombreux personnages.
En hyper résumé il s'agit de raconter la vie des membres d'une famille anglaise de la bonne bourgeoisie, entre Londres et sa demeure de campagne dans le Sussex, durant une période charnière de l'histoire récente, sur vingt années entre 1937 et 1957. Les enfants reçoivent une attention particulière raison pour laquelle je trouvais au premier volume une atmosphère ségurienne à la "Les malheurs de Sophie" mais leurs parents voient également leur vie décortiquée, sans complaisance, entre façade affichée et déboires sentimentaux divers à une époque où la morale victorienne s'effiloche mais est toujours bien présente, du moins au cours de la période 1937-1947, au cours de laquelle se déroulent les quatre premiers volumes.
Il y a évidemment le côté très "lecture pour dames" puisqu'il s'agit d'une saga familiale principalement vue d'un oeil féminin (les déboires des membres masculins de la famille au cours des deux guerres mondiales constituent plutôt une sorte de "bruit de fond" de la vie en temps de guerre en Angleterre). Ce côté-là m'avait amenée à me poser la question de savoir si j'allais continuer la lecture ou pas car intenable pour moi sur cinq volumes.
Mais il y a beaucoup plus si l'on parvient à dépasser les deux tiers du premier volume. En vrac :
- on y trouve une abondance de détails, domestiques et pratiques, sur la vie quotidienne à cette époque dont on ne souvient plus trop par exemple aujourd'hui qu'il n'y avait pas de chauffage central et que l'usage des antibiotiques ne s'est développé vraiment qu'au lendemain de la seconde guerre mondiale;
- on y découvre le point de vue très particulier de la société anglaise sur la seconde guerre mondiale. En effet le Royaume-Uni n'a jamais été physiquement envahi par l'armée allemande mais il a par contre été abondamment bombardé de nuit, ce qui a inévitablement conféré un climat très particulier à la vie quotidienne de l'époque où les gens apprirent à se déplacer dans le noir;
- la période voit une transformation radicale de la société anglaise, accélérée par la seconde guerre mondiale. Avant la guerre la bonne bourgeoisie s'entourait encore de bonnes, gouvernantes, cuisinières, chauffeurs, jardiniers et autres domestiques en tous genres. Les femmes de la classe supérieure étaient capables de travaux d'aiguille sophistiqués (elles passaient ainsi une bonne partie de leur temps à fabriquer des vêtements - y-compris pour les domestiques - durant la guerre), interprétaient des sonates au piano ou encore s'occupaient de leurs roses mais s'avéraient totalement incapables de cuisiner ou d'entretenir leur maison. Après la guerre la domesticité va tout simplement disparaître pour ne se maintenir que dans les très hautes sphères de la société. Résultat : ces dames vont devoir, ô horreur insurmontable, apprendre notamment à cuisiner...
- cette relative oisiveté des femmes de la classe supérieure ne les "libérait" pas pour autant : enfermées dans le carcan de la morale (post)victorienne, victimes de la double morale et toujours largement dans l'ignorance des choses du sexe. Cette saga est l'occasion de beaux portraits de femmes : Villy, l'ex danseuse qui abandonne tout pour se marier à Edward, le second frère, et mener la vie d'une bonne bourgeoise, faisant quatre enfants à son mari pour se faire finalement abandonner, après des années de double vie, par son volage d'Edward qui s'inscrira dans l'air du temps de l'après-guerre pour divorcer de son épouse et la reléguer à une vie de femme abandonnée à laquelle rien ne l'avait préparée; Louise, sa fille, qui aspire à une vie libre mais qui finalement se fait prendre au piège d'un "beau" mariage dont elle finira par s'extraire mais pour tomber dans une relative pauvreté et dans la situation assez humiliante d'être la maîtresse d'un riche homme marié; Clary, l'enfant hyper sensible de l'un des autres frères Cazalet, disparu longtemps à la guerre, et qui finira par épouser un substitut de père mais dont on devine, à la fin de la saga, qu'elle va peut-être s'épanouir en tant qu'écrivain; Sybil, l'épouse du premier frère, qui ne peut s'empêcher de préférer ses fils à sa belle Polly, son unique fille, et qui mourra tragiquement d'un cancer à la petite quarantaine; Zoé, la seconde épouse du troisième frère qui, par les épreuves de la guerre, évoluera du statut de péronnelle insupportable à celui de bonne épouse apaisée; Polly, la belle Polly, qui trouvera son prince/Lord charmant et la maison dont elle rêvait de s'occuper etc.
- sur le plan politique : on perçoit l'évolution d'une Angleterre attachée à son Empire et observant le "Continent" de loin à un Royaume-Uni connaissant la décolonisation et l'arrivée de travaillistes au pouvoir après la seconde guerre mondiale. Même si cette saga a été écrite bien avant qu'il ne soit bruyamment question de Brexit, on comprend d'autant mieux cette nostalgie de l'époque impériale qui a servi a manipuler nombre de britanniques en vue d'une sortie de l'Union européenne;
- sur le plan économique: l'entreprise familiale "old school" des Cazalet va péricliter après la guerre, les frères n'ayant pas su prendre à temps le tournant de la bourse. La saga se conclut sur la faillite de l'entreprise, le désarroi des aînés et l'adaptation tant bien que mal des plus jeunes. Mais il y a comme un climat d'espoir timide, celui des golden sixties qui se profilent à l'horizon.
Bref une longue lecture à la fois distrayante et édifiante, à conseiller aussi pour cette prochaine période de fêtes confinées, à condition bien sûr de lire en anglais. La langue utilisée n'est pas excessivement compliquée, peut-être une occasion pour vous de vous lancer...
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Lucilou
  17 octobre 2022
J'ai passé le weekend avec les Cazalet et à présent que je les ai quittés pour la dernière fois, je me sens triste comme l'adagio d'Albinoni... ou un jour sans pain...
Ce cinquième (et dernier -oui, je remue le couteau dans la plaie, je sais!-) tome me faisait un peur pourtant et je craignais de le découvrir autant que j'en brûlais d'impatience pour la simple et bonne raison qu'Elizabeth Jane Howard l'a écrit dix-huit ans après les quatre premiers volumes et que "Nouveau Départ" sonnait comme un final. Je craignais une déception, un opus très en dessous des autres ou déconnecté du reste de la saga que j'aime passionnément. Il n'empêche que je me suis jetée sur le livre et qu'il m'a fallu me faire violence pour me sociabiliser un peu ce weekend alors que ce petit bijou anglais et bergamote m'attendait, car c'est bel et bien un bijou, à la hauteur des volumes précédents (et, même si je sais qu'il ne faut pas juger un livre à sa couverture, je me dois de souligner puisque j'en suis à la joaillerie, une fois la plus la qualité et l'élégance des ouvrages publiés sous la houlette des éditions de la Table Ronde. Comme à chaque fois, c'est un bonheur de tenir entre ses mains un livre si beau, d'une telle qualité!) que j'ai dévoré comme une morte de faim.
Neuf ans ont passé depuis la fin de "Nouveau Départ", neuf années au cours desquelles la famille a connu bien des bouleversements, au moins autant que la société qui les a vus naître et force est d'admettre que tous les membres du clan ne s'accommodent pas des changements de la même manière... La vie suit son cours avec son lot de déceptions, de drames, de deuils, de grandes et de petites joies également et heureusement.
Crépusculaire et comme le préfigure si bien son titre, "La Fin d'une ère" marque un tournant dans la vie de la dynastie. L'opus commence en juin 1956 et s'achève en décembre 1958, soit près de vingt ans après le début de l'histoire. Vingt ans... Vingt ans à suivre la lignée. le dernier voyage ne peut être qu'émouvant et douloureux et à bien des égards, il l'est, mais il y a un tel plaisir à ces retrouvailles que le crépuscule en ressort encore plus beau...
Alors que Rachel, Hugh, Edward et Rupert pleuraient leur père dans le tome précédent et la disparition non seulement du patriarche mais aussi d'un pilier, d'un point de retard, c'est à leur mère qu'ils doivent se résigner à dire adieu au début du roman. Avec le décès de la Duche, c'est un peu de leur jeunesse qui s'enfuit, un peu d'enfance et d'insouciance. Les funérailles sont cependant l'occasion pour la famille de se réunir autour de la fidèle Rachel qui après des années de dévouement et de silences va peut-être enfin pouvoir s'autoriser à profiter de la vie et de son amour pour Syd. Hugh, quant à lui, semble avoir enfin retrouvé le bonheur auprès de Jem et de leur foyer, tout comme Rupert et Zoe qui semblent enfin sereins et heureux après des années d'incertitudes et de non-dits. C'est pour Edward que les choses semblent moins fluides: son remariage avec Diana n'est pas un long fleuve tranquille mais le plus charmeur des Cazalet tient bon la barre. Pour les trois frères, ce n'est pas tant la vie de famille qui est compliqué (et bien souvent, ils en laissent la charge à leurs épouses) mais l'avenir de la société familiale. le monde a changé et ils semblent avoir raté le coche ce qui va creuser le fossé entre Hugh, plus que jamais attaché aux traditions familiales et Edward, le plus aventurier de la fratrie. Entre les deux, Rupert a l'âme conciliante d'un poète...
Ainsi, on retrouve les pères, mais aussi les enfants et c'est un plaisir de passer un peu plus de temps avec les garçons de la tribu qu'on avait un peu perdu de vue lors des deux volumes précédents. Teddy, Simon et Nevill retrouvent le devant de la scène et c'est un régal de voir les hommes qu'ils sont devenus. J'ai toujours un faible pour Simon et me suis découvert une affection que je n'imaginais pas pour Teddy.
Bien entendu, les Cazalet ne seraient pas les Cazalet sans Louise, plus touchante que jamais, Clary toujours aussi angoissée et Polly dont le bonheur me réjouit autant que s'il s'agissait de celui de ma meilleure amie. Elles aussi vieillissent, évoluent, cherchent leur place et doivent trouver un équilibre -aussi fragile fut-il- entre vie familiale et aspirations plus personnelles.
Elles aussi ont eu des enfants, parfois de l'âge des demi-frères et soeurs que leur ont donné leurs pères remariés et c'est avec plaisir que l'on fait la rencontre -joyeuse- de cette toute nouvelle génération de Cazalet.
Et puis, il est aussi question de Villy, de miss Millicent, d'Archie, des Tonbridge...
Au centre, Home Place, la maison de campagne si anglaise, la maison de vacances, la maison de l'enfance. Certes, le domaine a perdu de sa somptuosité mais il est toujours aussi essentiel dans la vie des Cazalet, comme le coeur battant qui les unirait tous, le poumon qui leur octroyerait l'oxygène dont ils ont besoin.
Les souvenirs et les lieux chéris et fondateurs sont une des thématiques importantes de l'ouvrage, l'importance qu'on leur confère, l'amour qu'on leur porte, tout comme le temps qui passe inéluctablement, les deuils -réels ou symboliques- et "La Fin d'une ère" est une lecture vraiment poignante et douce amère, ce qui lui confère une profondeur que les autres tomes n'avaient pas (et pourtant!) sans le départir de ce qui fait la réussite des opus précédents: la fluidité et l'élégance de la narration, le questionnement sur la place des femmes dans la société, la complexité et la richesse des personnages, la clairvoyance contenue dans la peinture de la société et de son évolution.
Un chef d'oeuvre encore une fois dont la mélodie me manque déjà.
+ Lire la suite
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   04 janvier 2023
Elisabeth Jane Howard clôt avec brio sa formidable saga avec un volume écrit dix-huit ans après les premiers.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   25 janvier 2023
«  Je me suis comporté comme un salaud avec elle , ce qui signifie sans doute que j’en suis un.
C’était très difficile de tourner la page, parce qu’on ne savait jamais ce qu’on trouverait sur la nouvelle. Une fois encore, il se réjouit d’éprouver un tel amour pour Clary. De cela, au moins , il était sûr.
Ce devait être atroce pour les maris qui tombaient amoureux d’autres femmes que les leurs, alors qu’ils n’aimaient pas leurs épouses .
Sa chance incroyable le remplit d’un sentiment d’humilité » .
+ Lire la suite
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Annette55Annette55   24 janvier 2023
«  Et je ne pourrai même pas aller aux obsèques parce que Cette Femme y sera.
Ce genre de pensées amères et répétitives , bourdonnaient dans sa tête telles des guêpes dérangées à l’intérieur de leur nid » .
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iris29iris29   27 décembre 2022
Si je ferme les yeux, je peux encore décrire chaque pièce en détail, ainsi que le verger et les champs dehors, le bois traversé par le ruisseau. Je pourrais m'y promener en sachant toujours où je suis. Et je sais que c'est pareil pour vous. Cette maison est en nous, nous ne l'oublierons jamais. Et nous avons de la chance d'avoir dans nos coeurs le souvenir d'un endroit si cher."
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iris29iris29   29 décembre 2022
La plupart des hommes de ma connaissance gardent un mauvais souvenir de la pension. La plupart disent en avoir bavé. C'est à se demander pourquoi ils - enfin, pourquoi nous, puisque Simon y est allé aussi - tiennent à ce que leurs fils subissent le même sort.
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iris29iris29   02 janvier 2023
Elle savait qu'elle mettait beaucoup trop de temps à le sevrer, mais elle s'accrochait à cette intimité particulière, qu'elle ne revivrait plus puisque ce serait son dernier bébé.
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Videos de Elizabeth Jane Howard (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elizabeth Jane Howard
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La Saga des Cazalet : coffret Elizabeth Jane Howard Éditions de la Table ronde
En juillet 1937, dans la propriété familiale de Home Place, la duchesse, affairée avec ses domestiques, prépare l'arrivée de la famille au grand complet : ses trois fils revenus indemnes de la Grande Guerre, Hugh, Edward et Rupert, accompagnés des épouses, des enfants et des gouvernantes. Alors qu'une nouvelle guerre approche, les intrigues familiales s'entrecroisent. ©Electre 2022
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