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Silo tome 1 sur 6
EAN : 9782253183532
744 pages
Le Livre de Poche (13/01/2016)
  Existe en édition audio
4.07/5   3544 notes
Résumé :
Dans un futur post-apocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s’inscrire à une loterie. Mais les tickets de naissance des uns ne sont redistribués qu’en fonction de la mort des autres.

Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contac... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (488) Voir plus Ajouter une critique
4,07

sur 3544 notes
De la science-fiction post apocalyptique à l'ancienne. Un monde clos, une enquête policière, un complot. Silo est un roman un peu surprise d'abord auto édité.
Pour des raisons que l'on ignore, une communauté humaine de plusieurs dizaines de milliers d'âmes vit dans un silo souterrain géant d'environ 150 étages. Elle est dirigée par une maire élu et la sécurité est confiée à un shériff nommé par le Maire.
le rôle du maire et du shériff est d'abord de permettre à cette communauté de survivre, de ne pas perdre espoir mais de ne pas non plus vouloir en masse quitter le silo. L'extérieur est apparemment invivable.
Pour maintenir cet équilibre, certaines personnes, ceux qui pensent qu'il faut sortir, sont condamnées à … sortir du silo. On aperçoit leur silhouette sur des caméras, que tous se mettent à nettoyer, une fois dehors. Mais après quelques pas à l'air libre, ils s'écroulent et meurent.
Or, il y a toujours des individus qui persistent à vouloir sortir et crient au complot. le dernier en date est le shériff lui-même. Il est alors remplacé par Juliette. Une mécanicienne, une de celles qui, au fond du silo, permet à celui-ci de fonctionner et à l'air de se renouveler.
Or Juliette est une femme intelligente, perspicace et qui réussit toujours ce qu'elle entreprend. Et quand elle se met à la recherche d'une personne disparue, elle découvre les secrets du silo qui contredisent son histoire officielle et son fonctionnement démocratique. Notamment, le DIT, le Département information technologie, qui semble être beaucoup plus que ce qu'il paraît.
L'enquête de Juliette mettrait en péril la stabilité sociale et politique du silo. Elle devient à son tour une gêne pour certaines personnes.
L'intrigue de ce premier tome d'une trilogie est très dense. Les rebondissements sont nombreux et on lit avec intérêt cette description d'une humanité en vase clos. L'auteur ne nous décrit pas réellement le monde du silo. On le découvre au fur et à mesure que l'on suit l'action des personnages. Il y a Juliette bien sûr, le personnage principal, au caractère fort et trempé qui découvre le fonctionnement, opaque de son monde, mais il y a aussi Lukas qui rejoint le DIT et nous permet de comprendre, au fur et à mesure son fonctionnement, son rôle et … d'autres surprises.
Les personnages sont plutôt bien caractérisés. Juliette surtout, on ne l'oublie pas. Son itinéraire personnel, tout au long du roman, est passionnant. En suivant ses pas, on a envie de la soutenir, on espère qu'elle va s'en sortir et réussir l'objectif qu'elle s'est fixé.
Si, pour ceux qui aiment ce genre d'histoires, l'intrigue est captivante et le personnage principal réussi, il y a quand même un défaut dans ce livre. C'est le style. le problème c'est qu'il n'y en a pas. Il n'est ni vif, ni dynamique, ni ennuyeux, ni lent. Il est neutre. On ne s'en rend donc pas compte tout de suite, mais, pour nous accrocher, il faut donc de l'action, du suspens, des révélations, des surprises. Et heureusement, nous les avons.
Ce que nous n'avons pas à la fin du roman, ce sont des réponses à toutes nos questions. Apparemment, il faudra lire les deux autres tomes pour cela. Je vais sans doute tenter au moins l'aventure du deuxième qui doit nous expliquer en détail comment on en est arrivé là.
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Très sympa.

D'abord une nouvelle sur Internet puis rallongée et auto publiée pour finir sur un petit pavé de 576 pages au succès mondial.

La seule vie humaine connue semble être confinée dans un silo sous-terrain depuis des générations, le reste du monde est devenu inhabitable. Quand le shérif rompt la règle ultime et demande à sortir, sa fin est programmée. En remplacement, Juliette, une mécano futée remporte les suffrages. Mais elle a un défaut, quand elle cherche, elle trouve et quand elle commence, elle finit. Tous les secrets et les non-dits qui permettent de maintenir la stabilité et la paix sociale risquent de voler en éclat et provoquer des émeutes. Et ce ne serait pas la première fois.

On retrouve dans ce livre, les problèmes classiques qui émaillent les romans des vaisseaux générationnels (mes dernier lus : l'Arche de Baxter, Destination Ténèbres de Robinson ou la très bonne mini série dernièrement diffusée : Ascension). Perte d'information entre les générations, solipsisme, promiscuité et contradictoirement isolement, refus de la version officielle, théorie du complot, désir d'émancipation etc.
Les méchants seront cette fois les membres du DIT (Département Info Technologie : j'ai mis du temps à trouver la signification de l'acronyme), les élites des serveurs informatiques.

Ce roman n'est pas un livre à suspense ou à action débridée. Très rapidement le secret de l'extérieur est dévoilé et « l'autre » secret semble presque couler de source.
Difficile d'insuffler un vent épique dans un lieu confiné, et justement crée pour renforcer l'isolement, la limitation du partage de l'information et donc la stabilité de la société.
Et pourtant, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Par son style fluide et très accessible, avec ses descriptions minutieuses, ses personnages assez bien dessinés, l'auteur a su faire de son histoire un véritable page turner, où si les enjeux sont connus d'avance, le devenir de nos héros nous importe. L'absence de délires existentiels et théories philosophiques plus ou moins fumeuses jouent beaucoup aussi à la compréhension du texte et à son côté « littérature facile ».
L'ambiance de lecture n'est pas aussi sombre que pourrait le laisser penser la quatrième de couverture.

Je n'ai personnellement pas trouvé d'incohérences, d'irréalisme graves et/ou rédhibitoires. (bon le temps pour parcourir tout le silo semble un peu exagéré, ou alors chaque étage fait 50 mètres de haut, mais quel intérêt ? ) Je n'ai pas trouvé de longueurs m'ayant forcé à lire en diagonale (ce qui m'arrive quand je m'ennuie).

En résumé, un livre qui se lit rapidement et très facilement malgré son volume. Une histoire, à défaut d'être passionnante, réellement divertissante.
La préquelle (Silo Origine) et la suite ( Silo Générations) restent dans ma PAL...
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Je viens de passer trois jours sur ce livre, et je suis bien content de l'avoir enfin terminer !

Je ne vais pas résumer l'histoire, ni le synopsis, mais c'est ce qui m'as attiré dans ce roman. Sauf que la sauce n'as pris a aucun moment. Pourtant le livre avait très bien démarré, avec les 50 premières pages, qui donnait vraiment envie de tout savoir sur ce monde, cette société.

Mais une fois les 50 premières pages terminées, on se retrouve avec d'autres personnages sans charisme, sans aucune profondeur. Fade a souhait. Des descriptions a n'en plus finir, et un périple pour parcourir les cents et quelques étages du silo sont juste imbuvable.

Le manque d'explications est aussi très mal organiser. On nous plonge dans cette société qui a ses propres règles, mais on est censé tout connaitre, les explications tardent trop à venir a tel point qu'au final on s'en fiche. Beaucoup d'incohérences également, on en comprends pas certaines situations, notamment comment on peu mettre autant de jours pour parcourir 144 étages dans un escalier en colimaçon ! (2-3 jours pour descendre et 4 jours pour remonter ! ) Vous imaginez ce temps-là pour monter en haut de l'Empire State-Building ?

Donc après une telle déception, je me suis renseigné, pour voir d'ou venait le problème. Et j'ai trouvé ! Une auto-édition et une nouvelle qui a été rallongé !! A la base, le monsieur n'est pas écrivain (et ça se voit) il a écrit une petite nouvelle sur internet qui a bien marchée et a décidé de s'auto-publié.

Le résultat est sans appel, l'idée de base aurait pu être géniale, mais le style, la forme, les personnages, la lenteur du récit et l'inexistence d'envie de connaître la suite en font un livre plus que moyen. Je mets une étoile pour les 50 premières pages, qui elles, étaient vraiment de qualité. A trop vouloir étirer la sauce, on fini par tout gâcher.
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♫Ouais, je viens d'écrire aux réclamations
Il faut trouver une solution
En attendant je monte les escaliers
Je l'aime et je veux en profiter
Peut-être un jour on trouvera mon corps
Étendu dans le corridor
Et je monte un, deux, trois, quatre étages
Cinq, six, sept, huit, neuf étages
Dix, onze, douze, je suis essoufflé
Encore un autre et je vais crever
Faisons l'amour plutôt un autre jour♫
-Johnny Hallyday- 1975-
----♪---♫----😬---📚---😬----♫---♪----
"Techniquement, ils furent au fond lorsqu'ils atteignirent le quatre-vingt-dix-septième. le tiers inférieur.
[...] le silo était mathématiquement divisé en trois parties de quarante-huit étages ... " p104
Je reprends : 2/3 X = 96 ---> X = 96 x 3/2 = 144 CQFD !
Ne pas s'aventurer trop loin d'où tu habites !
C'est point naturel, c'est même Rétrograder...
Zéro de conduite, on t'ramène dans tes quarante-huit.
Le Silo était-il si solo !?
Alors, pourquoi, il avait un numéro !?
Ne laisse pas cette idée, te passer par l'esprit
Plongée en spirale, déchéance
Aspirer une bouffée de bon sens
Tirage au sort, Silo te riE
Courte-paille,
Relie "monades urbaines"
Mille étages, ça en vaut toujours la peine ;-)
https://www.babelio.com/livres/Silverberg-Les-Monades-urbaines/6912/critiques/1130534

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Et si l'avenir de l'humanité se dessinait sous terre? Dans 150 étages organisés, où se répartissent maintenance, cultures hydroponiques, nursery, habitations, administration….Et chacun à sa place dans le silo, les hommes et les femmes. Peu d'enfants : un silo ne peut se permettre la surpopulation, alors pour se reproduire, il faut que quelqu'un meure. de sa mort naturelle ou banni pour rébellion étouffée dans l'oeuf. Et le bannissement, c'est franchir le seuil du building à l'envers, revêtu d'une combinaison qui ne permet que quelques minutes de survie, qui sont utilisées pour le nettoyage des écrans qui donnent l'illusion aux occupants de contempler ce qu'il reste d'une planète morte.

A l'étage des machines, une sacrée petite bonne femme accomplit sa tâche avec obstination et intelligence. Par un concours de circonstances complexes et dont on ne peut comprendre les enjeux à ce stade, elle est amenée à percevoir des éléments du fonctionnement du silo qui sont plutôt inquiétants et surtout perturbants. Et comme elle n'est pas la seule à s'étonner de certaines disparitions, la puissance du système de contrôle et d'élimination de tout rebelle potentiel suffira-t-elle pour que l'Ordre soit maintenu?

Le lecteur est immergé dès les premières pages au coeur de l'action : la compréhension du mode de vie de cette humanité future se construit peu à peu. Rien de descriptif, c'est l'action qui amène la connaissance. Quelques personnages forts permettent de créer un attachement rapide.
Et lorsque les événements se précipitent, c'est trop tard, on est déjà pieds et poings liés, condamnés comme les habitants du silo à ne pas sortir du livre avant d'en savoir plus.

Comme souvent dans les romans post-apocalyptiques, on se retrouve devant une organisation totalitaire : la tête pensante détient les clefs historiques, dont le peuple est tenu à l'abri, et contrôlé via un simulacre de religion.

Une question rémanente, que se pose aussi le lecteur : comment en est-on arrivé là? Et bien il faut de la patience et quelques centaines de page pour découvrir la vérité, en même temps que l'un des personnages.


Après Futu.re, et ses tours de mille étages, puis Silo, moins hautes mais enterrées, faut-il se faire une raison et se dire que de toute façon l'avenir est dans l'empilement?


C'est un excellent roman comme je les aime, avec une originalité dans le décor et un raison de plus de désespérer de la nature humaine

Challenge Pavés 2015-2016
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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critiques presse (1)
Lexpress
02 octobre 2013
Une fiction futuriste abordable par tous les publics adultes. Qui guetteront donc le tome 2, annoncé pour l'hiver. Une révélation.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (156) Voir plus Ajouter une citation
Il se hissa en haut de la rampe étroite, un mur de béton écaillé de chaque côté, la visière pleine d'une lumière déroutante, éclatante. Au sommet de la rampe, Holston vit le paradis auquel il avait été condamné pour avoir commis le péché d'espérer. Il tourna sur lui-même, scrutant l'horizon, étourdi a la vue de tant de vert !

I HOLSTON
Chap. 6 - p.45
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Entre tout ça, il y avait les livres. D'histoire ancienne, de milliards de gens, d'étoiles inconnues. Des histoires de violence, de foules en proie à la folie, de dérèglement de la frise chronologique de la vie, de soleils qui s'éteindraient un jour, d'armes qui pouvaient anéantir le monde, de maladies qui l'avaient presque fait.

-V- Les naufragés -
chap. 60 Silo 18 - p. 460 -
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- Tlesconduisjusquàjules, grogna Knox.
Il y avait aussi peu d'espace entre ses mots que dans sa barbe, à l'endroit où il aurait dû y avoir une bouche. Le garçon, qui était jeune, même pour une ombre, fit un signe de la main et partit comme une flèche. Marnes remercia Knox, qui ne bougea pas d'un cil, et ils se mirent aux trousses du petit.

II LE BON CALIBRE
Chap. 12 - p. 109 -
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Ceux qui n'avaient pas de fusils s'étaient armés de redoutables tiges d'acier aplaties, dont le travail strident de la meule avait rendu les bords luisants et argentés. Knox trouvait stupéfiant que, d'instinct, ils sachent tous fabriquer les instruments de la douleur. Même les ombres l'avaient depuis le plus jeune âge, ce savoir comme déterré des profondeurs brutales de leur imagination, cette capacité à faire mal à autrui.
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« Ce n’était pas seulement le tabou du nettoyage, la peur du monde extérieur. C’était l’espoir. Cet espoir mortel et inexprimé qui vivait en chaque habitant du silo. Un espoir ridicule, fantastique. L’espoir que, peut-être pas pour soi, mais pour ses enfants, ou pour les enfants de ses enfants, la vie au-dehors redevienne un jour possible, et ce, grâce au travail du DIT, grâce aux épaisses combinaisons qui sortaient de leurs laboratoires. » (p. 76)
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Videos de Hugh Howey (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hugh Howey
Trailer de la série Beacon 23, adaptation de Phare 23.
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