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EAN : 9782330069490
232 pages
Éditeur : Actes Sud (07/09/2016)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 179 notes)
Résumé :
Pendant des siècles, des hommes et des femmes ont été gardiens de phares et ont assuré la sécurité des bâteaux. C'est un boulot solitaire et ingrat. Jusqu'à ce que quelque chose se passe. Qu'un bateau soit en détresse. Au 23e siècle, on pratique toujours ce métier, mais dans l'espace. Un réseau de phares guide dans la Voie Lactée des vaisseaux qui voyagent à plusieurs fois la vitesse de la lumière. Ces phares sont d'une solidité à toute épreuve. Ils sont construits ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  03 octobre 2016
Petit one-shot par l'auteur de SILO (si la pub faite autour ne vous a pas encore atteint).
En propos liminaire je tiens à rassurer le lecteur. J'ai bien aimé SILO.
Notre héros est gardien de Phare, Un émetteur d'ondes gravitationnelles pour être précis. Un phare pour voyageurs interstellaire donc.  Seul, pendant que l'humanité est en prise avec une guerre extraterrestre.
Vraiment seul ? avec toutes les visites qu'il va recevoir, on se croirait devant un point info de la SNCF.
Jusqu'à la page 60 tout allait bien. Un livre fluide, souvent drôle, la solitude, les questions existentielles, on se préparait un livre dans le genre "seul sur mars".
Et puis arrive le gros truc pas crédible (même si imaginé) qui met tout par terre. La magie s'en est allée, l'humour n'accroche plus, le mariage entre sérieux et petites phrases ne se fait pas.
Notre héros censément solitaire voit plus de monde qu'un père Noël d'hyper marché un week-end de fin décembre (que la galaxie est petite). Et c'est d'ailleurs le seul à pouvoir terminer la guerre qui oppose les humains aux ET.
Une ambiance digne des pires space opera de gare. Une romance limite incongrue (mais bonne pour le moral des troupes). Une fin téléphonée et totalement irréaliste (même si complètement assumée par l'auteur dans une note de fin de roman).
Le propos : "la guerre c'est mal" me passe complètement au-dessus.
Un roman soit trop long pour l'intrigue vite expédiée, soit trop court pour les raccourcis énormes que l'auteur a pris. Je n'arrive pas à me décider.
On m'aurait donné le roman à lire sous couverture Fleuve noir des années fastes, qui pouvait produire le meilleur comme le pire, que je n'aurais pas été étonné.
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Erik35
  26 septembre 2017
SOLITUDE DU LECTEUR FACE A SON BOUQUIN.
Inutile d'en remettre des couches sur Hugh Howey, génial créateur du monde de Silo - du moins, pour ceux qui aiment, à l'instar de votre serviteur. Encore qu'il y aurait à redire sur le troisième volet, nettement en dessous. En tout cas, nettement moins surprenant et accrocheur que le premier volume. Bref -. Il n'est sans aucun doute jamais facile de retrouver de suite un tel niveau à l'occasion de la rédaction d'un nouveau bébé. Certains s'en sortent, d'autres moins bien.
Qu'avons-nous donc là, avec ce Phare 23 ? Un pauvre type, ancien militaire incapable d'admettre son héroïsme et complètement traumatisé par la guerre. Un genre de balise spatiale, ces fameux phares, qui permettent aussi, via un "EOG" (lire : Émetteur d'Ondes Gravitationnelles) aux navires commerciaux interstellaires de suivre des routes dénuées de tout danger désagréable du style météorite mal placée... Mais cet EOG a un autre atout : les ondes qu'il émet apaise l'esprit torturé de notre ancien bidasse (Ah, lala, les Ricains et leurs sempiternelles histoires de héros à la retraite ou de troufions subissant toutes sortes de troubles post-traumatiques. Depuis la guerre du Vietnam, on a droit à toutes les déclinaisons et autres joyeusetés des suivantes... Dur, dur, d'être une démocratie impériale...). Et lorsque les bonne ondes ne lui suffisent plus pour être "aware" comme aurait pu l'expliquer notre cher JCVD, il lui reste encore la possibilité de causer avec son pote extra-terrestre... un caillou...
Ajoutez une belle histoire d'amour parfaitement improbable (et gniangnian), un sauvetage de l'humanité spatiale (rien que ça), des choix forcément cornéliens, des cargos à la dérive, mélangez l'ensemble et vous obtiendrez... Un énième roman de gare, pas des meilleurs de cette grande tradition populaire, sans grand intérêt, mal ficelé, à l'humour souvent lourdingue, supposé faire passer la pilule amère de l'apitoiement constant de l'ex-soldat sur lui-même.
L'ensemble sent terriblement la resucée de textes éparts rassemblés en un seul volume afin de rassurer l'éditeur chez lequel on s'est engagé à produire sous risque de devoir rembourser les avances... le système éditorial amerlock est bien plus avancé dans le libéralisme économique que le notre (qui n'est déjà pas triste). Les éditeurs étrangers ayant acheté Silo - et bénéficié de son réel intérêt tant éditorial que de librairie - ont certainement dû s'engager à prendre ce qui suivrait. D'où ce rappel constant et franchement lourdingue aux précédents "Silo" lors de la sortie de ce court (bien assez long) pseudo roman par les Editions Actes Sud. Après rapide enquête, il ne s'agirait d'ailleurs dans ce bouquin que de cinq nouvelles écrites séparément autour d'une même thématique et rassemblées sans réel travail de réécriture par leur auteur. D'où cette impression pénible de mal ficelé, de travail fait à la va comme j'te pousse.
Des réputations d'écrivains en devenir se sont sabordées pour moins que ça... Mais laissons le bénéfice du doute (et du coup de blues post-gros morceau) à Hugh Howey : on le jugera sans doute mieux sur le prochain.
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RosenDero
  26 septembre 2016
Aux confins du secteur 8, la balise 23 indique aux vaisseaux en approche la présence d'une ceinture d'astéroïdes. À l'intérieur de cette balise, un opérateur chargé de surveiller les machines et leurs calculs soi-disant infaillibles. Mais l'homme, seul et tourmenté, va vivre d'extraordinaires aventures.
———
L'écriture est vraiment sympa. Je ne sais pas quel nom lui donner, à ce style particulier, mais Hugh Howey parvient à faire du gardien du Phare 23 l'un de nos potes un peu bizarres, celui dont on écoute les élucubrations mais dont on sait, dans un coin de notre tête, qu'il est un peu dérangé, qu'il a une araignée au plafond. On se demande si tout ça ne viendrait pas de son passé dans l'armée, d'un PTSD sévère, mais bon, on ne pose pas la question, de toute façon il ne répond jamais.
Ce qui fait la force du récit c'est justement ce narrateur désabusé, cet antihéros déprimé limite schizophrène, parano et suicidaire dont on partage les pensées.
Ce n'est pas tant la science-fiction qui fait l'intérêt de Phare 23 que ce narrateur grâce auquel le récit passe à une vitesse folle. Dans le rôle d'une petite souris télépathe, le lecteur se délecte des pensées de cet aiguilleur de l'espace. L'écriture est très nature, avec cette petite dose de familiarité que l'on ne pourrait retrouver que dans notre propre tête, lorsqu'on se parle à soi-même.
La présence de l'EOG, sorte de psychotrope perpétuel et (à priori) inoffensif, dans la balise pousse le lecteur à se demander sans cesse si c'est du lard ou du cochon, des vessies ou des lanternes, si tout n'est pas qu'illusion. Il est facile et agréable d'imaginer le gardien du Phare, recroquevillé contre la paroi de sa boite de conserve, la tête contre la balise, riant tout seul aux voyages extraordinaires que lui fait vivre cette technologie. À moins que ce ne soit qu'un pur produit de son cerveau perturbé.
Le background guerre spatiale et colonisations, batailles rangées et conflits inter-raciaux fait très Starship troopers, très casual, limite facile, faisant presque figure de prétexte dans les débuts du récit. Mais au fil des pages et des réflexions de son narrateur anonyme, Hugh Howey érige un pamphlet anti martial, une sévère critique du mode de raisonnement majoritaire de ses contemporains, une éloge du pacifisme et du pardon.
Après un Silo très dur et froid où la frivolité et l'onirisme n'avaient guère de place, Hugh Howey parvient, avec Phare 23, à offrir les aventures d'un antihéros dérangé couplées à une critique virulente de la guerre.
———
Je remercie Babelio, MassCritique et les éditions Actes Sud pour la découverte de ce titre de SF Pacifiste.
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Maks
  06 novembre 2016
JPhare 23 est un court roman de science-fiction où nous suivons les aventures d'un ex combattant interstellaire, blessé de guerre et héro décoré, reconverti en gardien de phare de l'espace.
Pendant toute une partie du roman nous avons le droit aux questions existentielles et philosophique du personnage principal, c'est un personnage seul et solitaire, un peu dépressif et qui n'aime pas faire le moindre effort, c'est un personnage que j'ai adoré détester.
Sur la deuxième partie du récit, les choses bougent un peu plus, puis le rythme s'emballe avec des rencontres improbables, de l'action, de la romance, des morts, des chasseurs de prime, des animaux et des aliens autour du phare 23 jusqu'à en devenir quasi frénétique sur la fin.
Pas mal d'humour grinçant, j'ai trouvé ce récit assez bon malgré ce que j'ai pu en lire à droite et à gauche je ne me suis pas ennuyé.
C'est un peu court, c'est le seul gros reproche que je ferais à ce roman qui a tout de même le mérite d'être original même si il ne vaut pas Silo.
Lire la chronique sur mon blog :
Lien : http://unbouquinsinonrien.bl..
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ACdeHaenne
  21 octobre 2016
Vétéran des terribles guerres contre des aliens belliqueux (conflit qui perdure toujours), Digger a choisi son affectation qu'on lui a offert comme une récompense pour ses actes de bravoure (qui s'avéreront faux) : il veux devenir gardien de phare. Bon, en fait de phare, il s'agit d'une balise perdue au fin fond de l'espace infini. Mais cette balise (la numéro 23) est aussi importante que toutes les autres. Elle permet de jalonner la route des vaisseaux qui voyagent plus vite que la lumière. Digger vit donc dans cette solitude voulue, frôlant la folie parfois, et reçoit un jour une visite inattendue...
J'ai reçu ce roman grâce à la dernière opération Masse Critique du site Babelio. Qu'ils en soient ici remerciés, ainsi qu'Acte Sud, qui publie ce roman.
Voici quelques temps, Hugh Howey avait défrayé la chronique avec sa trilogie Silo (première parution d'exofictions, la toute récente collection SFFF des éditions Acte Sud). le revoilà donc avec un nouveau roman, très court. Un one shot qui se veut un thriller (si on en croit la quatrième de couverture, mais on m'a appris à ne pas les croire) dans l'espace.
Ce qui est marrant avec ce roman, c'est que sous ses dehors d'hard science (cette branche de la SF qui se veut très réaliste, ne jouant jamais avec les concepts connus de la science), il manque de réalisme. Et ce qui est paradoxal parce que c'est justement ce manque de réalisme qui le rend intéressant. En effet, comment croire qu'on ait besoin de mettre des gens dans des balises perdues à l'autre bout de la galaxie, comme on mettait des gardiens dans les phares d'antan pour prévenir les bateaux de la proximité d'une côte ? On ne le croit pas, tout simplement. Et on se dit, à tort ou à raison, que l'important dans ce livre n'est pas la crédibilité d'une telle situation. Si Coolridge nous a appris à suspendre notre incrédulité, ce n'est pas pour rien.
Mais alors, où doit-on placer le curseur dans cette histoire ? Tout simplement dans le fait que cet homme, ce personnage dont on ne sait pas le nom, juste un surnom qu'il se donne lui-même, est un individu qui vit la solitude. Parce que Digger (le creuseur) est seul quand le lecteur le rencontre, et comme il se demande tout le temps si ce qu'il voit et/ou ce qu'il vit est la réalité, forcément on est plutôt enclin à ne pas trop lui faire confiance. Ses aventures et ses rencontres (une pierre qui parle surnommée Rocky !) qu'il vit/fait sont forcément sujettes à caution. Où est la réalité ? Où se situe la frontière de la folie ? Au final, le plus intéressant demeure qu'aucune solution toute faite n'est donnée au lecteur. Il se fait sa propre opinion...
En revanche, j'aimerais pousser un (tout) petit coup de gueule. Pas sur le bouquin qui, comme je l'ai dit plus haut, est loin d'être un chef d'oeuvre mais est tout de même très intéressant. Non, c'est plutôt l'édition en elle-même qui me fait tiquer. Outre le fait que la quatrième de couverture est mensongère, je trouve que vendre un bouquin de moins de 250 pages presque 20€ relève presque du vol. Parce que certes Hugh Howey a fait le buzz voici quelques temps, mais cela ne justifie en rien le prix pratiqué (moi, je suis un privilégié, j'ai reçu mon exemplaire gracieusement, mais tout le monde n'a pas la chance de recevoir des services de presse).

Lien : http://les-murmures.blogspot..
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critiques presse (1)
Actualitte   07 juin 2017
Ce qui semblait se limiter à une série d’épisodes de space opera au style franc, entre légèreté et réflexions profondes, se termine en un pamphlet pacifiste, une ode à la fraternité, au courage et à la trahison.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   05 octobre 2016
Putain de NASA. Dans un film d'horreur, au moment où tout le monde se recroqueville sur lui-même en criant au héros de faire demi-tour et de se tirer en courant, de se glisser sous le lit, d'attraper un pistolet ou d'appeler les flics, la Nasa joue le rôle du type en arrière-plan qui crie : "Allez voir ce qui a fait ce bruit! Et prenez une lampe de poche!"
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fnitterfnitter   04 octobre 2016
Je suis là parce qu'ils n'ont toujours pas réussi à mettre au point un ordinateur fiable, qui ne déconne pas une fois sur cent mille milliards. Ça peut paraître négligeable, mais avec des machines accomplissant des milliards d'opérations tous les jours, ça fait un paquet de conneries. et je suis censé être assez malin pour y remédier.
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fnitterfnitter   06 octobre 2016
Quand on est jeune, toutes les batailles imaginaires ont des fins héroïques. On finit toujours par gagner. Et puis on vieillit, et on comprend que la vie se termine dans les rides et les gémissements.
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fnitterfnitter   09 octobre 2016
Mourez sans bruit et vous êtes un chiffre. Mourez de façon spectaculaire et vous êtes un nom.
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fnitterfnitter   10 octobre 2016
Avec le temps, l’entraînement et la discipline pouvaient triompher de n'importe quelle faiblesse humaine.
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