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Michel Lederer (Traducteur)James Welch (Préfacier, etc.)
EAN : 9782264027917
260 pages
Éditeur : 10-18 (18/08/1999)
3.76/5   161 notes
Résumé :
Il est drôle, naïf, flegmatique sans être mollasson, poète et amoureux des femmes. " J'étais content de ne plus être jeune. Le monde est bien plus beau quand on devient assez vieux pour se rendre compte combien les femmes sont séduisantes à tout âge ". Lui, c'est Al Barnes alias Barnes la tendresse, retraité prématuré de la police à la suite de blessures graves.

Lors d'une interpellation, il n'avait pas passé les menottes au " gentil vieillard " qui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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HannibalLectrice
  29 août 2015
Ce livre est tombé par hasard entre mes paluches. le titre plus ou moins accrocheur et la lecture de la quatrième de couverture qui vous présente al Barnes policier surnommé La-Tendresse, et qui en plus est poète. Un flic La-Tendresse amateur de poésie, quézako ????? y'avait plus qu'à le lire.
Je fis donc la connaissance d'al Barnes policier, consciencieux, idéaliste lucide, recherchant le luxe, le calme et la volupté dans une bourgade du Montana. Une recherche qui sera avec humour, brio et poésie parfois, entachée, perturbée par l'enquête sur le meurtre à la hache de deux individus. La mort et la belle vie n'est pas seulement l'apologie du bien être, mais est aussi et surtout la critique de la haute socièté.
Hélas, La mort et la belle vie est le seul et unique livre de feu M. Hugo, car ses qualités d'auteur m'ont conquise.
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Corboland78
  03 juillet 2013
Richard Hugo (1923-1982), né Richard Hogan et poète américain est un des premiers membres du groupe des « Ecrivains du Montana ». Démobilisé en 1945, il reprend ses études et obtient en 1952 son diplôme de « Creative Writing » de l'université de Washington. Son premier recueil de poèmes est publié en 1961. Peu après, il commence à enseigner à l'université du Montana où l'on compte parmi ses étudiants James Welch ou bien James Crumley par exemple. Outre ses recueils de poésies, il publiera en 1980 un unique roman, qui plus est un roman policier, La Mort et la belle vie qui rata de peu le prix Pulitzer.
Al Barnes est shérif-adjoint à Plains dans le Montana. Après des débuts à Seattle jugés un peu laxistes par ses supérieurs, ce qu'il reconnaît honnêtement « si vous souhaitez un vrai flic, un dur, vous avez frappé à la mauvaise porte », il se retrouve muté dans un bled à la campagne. Après le meurtre sauvage d'un pêcheur, fait rarissime dans le secteur, al Barnes est mis sur le coup et se retrouve sur la piste d'une très grande femme tueuse en série à la hache ! Alors que la meurtrière est arrêtée et l'affaire classée, al Barnes va s'apercevoir que tout en réalité ne fait que commencer. Conséquence d'un nouveau meurtre, il va devoir démêler les noeuds d'une pelote noués il y a dix-neuf ans, quand une jeune fille fût assassinée durant un week-end de débauche entre une dizaine d'adolescents issus de familles aisées.
Avec La Mort et la belle vieRichard Hugo a écrit l'archétype du polar comme je me le représente. Des crimes dans la société aisée avec des ramifications dans le passé, des femmes vénéneuses avec une aura sexuelle certaine, des fausses pistes et des personnages secondaires typés, un flic sympathique, une intrigue touffue… le tout emballé dans une écriture au-dessus de tout reproche avec un petit je ne sais quoi de démodé qui tout au long de ma lecture, m'a renvoyé à des images de films tournés en Noir & Blanc. On ne s'étonnera pas de ces références corroborées par James Welch dans la préface écrite à la mémoire de son ami, « Il avait toujours été un fou de romans policiers. Il avait lu tous les livres de Raymond Chandler, de Dashiell Hammett et de Ross McDonald… »
Un récit dense avec de nombreuses interactions entre les acteurs, suspects potentiels. Parfois un peu long, mais à l'instant où la question pourrait se poser, l'intérêt rebondit. Certes l'intrigue est quelque peu tarabiscotée, certes il y a ici ou là quelques exagérations mais n'est-ce pas le lot de nombreux polars ? Mais qu'importe, puisque le roman reste palpitant jusqu'au bout. Et puis moi, j'aime bien les polars avec une fausse fin avant l'ultime révélation, comme ici.
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alberthenri
  22 septembre 2015
L'atout majeur de ce roman policier, ne réside pas son intrigue, bonne mais assez classique, mais dans le personnage principal et narrateur.
Al Barnes la tendresse,policier ainsi surnommé pour la mansuétude dont il faisait preuve quand il exerçait à Seattle. A la suite d'une grave blessure, il s'exile dans le Montana, où il espère vivre une "pré-retraite" tranquille en tant qu'adjoint du sheriff. Hélas, un double meurtre va l'obliger à sortir de sa routine.
Al, est un flic atypique, ce n'est pas un dur à cuire, ni une épave, traumatisé ou rongé par la culpabilité. Il s'agit, simplement d'un homme passé à côté de son rêve (devenir poète) , et qui faute de mieux s'applique à bien faire son travail.
Ajoutons qu'il est d'une grande humanité, et que ses traits d'humour font mouche. J'ai passé un bon moment de lecture avec ce polar, genre qui n'est pourtant pas mon préféré.
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Epictete
  27 juin 2017
Une couverture dont la photo fait penser aux paysages du Montana ou du grand Nord : de la neige, un élan, une forêt.
Mais à l'intérieur du livre, il n'y a pas ce genre de paysages. A part une partie de pêche au départ, le décor est plutôt urbain. On tombe sur un roman policier, un vrai policier de type américain.
Al Barnes est un flic atypique, pas vraiment à sa place au milieu des délinquants : Il voulait être poète. Il y a quelques temps, il a choisi de travailler dans une petite ville tranquille, Plains, pour échapper aux tracas de Seattle.
Pas de chance : C'est dans cette région que se produit une série de crimes ; Il faut bien enquêter...
Il sera confronté à un groupe d'amis plutôt riches et sera amené à trouver le lien entre un crime ayant eu lieu dix-neuf ans plus tôt et un crime actuel qui ne semble pas trouver sa place dans une série de meurtres à la hache.
L'auteur livre quelques descriptions très visuelles et très détaillées. le rythme du récit est rapide, soutenu ; écrit à la première personne, le texte nous tiens en haleine jusqu'au bout. On se balade avec Barnes de fausses pistes en mensonges, même si l'intrigue est finalement un peu téléphonée.
Ce roman est le premier et le seul qui ait été écrit par Richard Hugo. Une production plus importante nous aurait peut-être révélé un auteur à suivre.
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blandine5674
  01 août 2016
3 pêcheurs partent titiller le poisson dans le Montana. Deux prennent la barque, tandis que le troisième reste sur la berge. Il sera retrouvé tué à coups de hache. Ce serait une femme de deux mètres qu'un témoin a vu. L'inspecteur al Barnes, fervent de pêche également, plein d'humour, de gentillesse et de poésie est attachant, mènera l'enquête. Page 75 fin de la première partie, meurtre élucidé ? Eh bien pas tout puisqu'on repart sur une nouvelle affaire. L'idée est originale, les dialogues amusants. On y trouve du sexe, de l'alcool à la manière de Jim Harrison. Richard Hugo a écrit cet unique roman policier publié en 1980 aux USA, et est l'un des pionniers du groupe surnommé les Écrivains du Montana.
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
blandine5674blandine5674   01 août 2016
- Une femme blonde. Peut-être jolie dans le temps, mais trop vieille maintenant.
- Vieille comment ?
- Plus de trente ans, au moins, répondit-il.
- Fanée ?
- Oh ! Oui ! shérif Barnes. Vous savez bien, sur la pente descendante.
J'étais content de ne plus être jeune. Le monde est bien plus beau quand on devient assez vieux pour se rendre compte combien les femmes sont séduisantes à tout âge.
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UnCahierBleuUnCahierBleu   10 mars 2013
C’était peut-être le vin ou le ciel triste. En démarrant, je pensai à mon père qui était rentré un soir à la maison après avoir perdu son travail et qui s’était mis à pleurer cependant que ma mère s’efforçait de le réconforter. Je pensai à un Noir de Seattle qui ne voulait pas être un violeur d’enfants mais qui, ne pouvant s’en empêcher, m’avait dit qu’il allait se tuer, ce qu’il avait fait en s’immolant par le feu. Je pensai à une petite fille qui s’était noyée dans un lac près de Seattle et aux cris de sa mère quand on avait tiré de l’eau le cadavre de son enfant. Je pensai à un monde où la vie est toujours trop dure, où on nous demande d’en supporter davantage qu’on en est capable. Je chialai comme un môme. Pour personne en particulier, pour nous tous.
+ Lire la suite
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Corboland78Corboland78   03 juillet 2013
C’était peut-être le vin ou le ciel triste. En démarrant, je pensai à mon père qui était rentré un soir à la maison après avoir perdu son travail et qui s’était mis à pleurer cependant que ma mère s’efforçait de le réconforter. Je pensai à un Noir de Seattle qui ne voulait pas être un violeur d’enfants mais qui, ne pouvant s’en empêcher, m’avait dit qu’il allait se tuer, ce qu’il avait fait en s’immolant par le feu. Je pensai à une petite fille qui s’était noyée dans un lac près de Seattle et aux cris de sa mère quand on avait tiré de l’eau le cadavre de son enfant. Je pensai à un monde où la vie est toujours trop dure, où on nous demande d’en supporter davantage qu’on en est capable. Je chialai comme un môme. Pour personne en particulier, pour nous tous.
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tamara29tamara29   13 octobre 2012
J'étais content de ne plus être jeune. Le monde est bien plus beau quand on devient assez vieux pour se rendre compte combien les femmes sont séduisantes à tout âge.
Commenter  J’apprécie          180
mesrivesmesrives   23 août 2015
Il y a une chose que je n'ai jamais comprise, c'est l'intérêt que les services de police portent aux attaques de banque par rapport aux affaires de meurtre.
Commenter  J’apprécie          140

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