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Marie-Hélène Sabard (Adaptateur)Alphonse de Neuville (Illustrateur)Adrien Marie (Illustrateur)Théodore Lix (Illustrateur)
EAN : 9782211041997
318 pages
Éditeur : L'Ecole des loisirs (15/10/1996)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 704 notes)
Résumé :
«Je m'appelle Jean Valjean. Je suis un galérien. J'ai passé dix-neuf ans au bagne. Je suis libéré depuis quatre jours et en route pour Pontarlier qui est ma destination. Quatre jours que je marche depuis Toulon.
Aujourd'hui j'ai fait douze lieues à pied. Ce soir en arrivant dans ce pays, j'ai été dans une auberge, on m'a renvoyé à cause de mon passeport jaune que j'avais montré à la mairie. J'ai été à une autre auberge. On m'a dit: - Va-t'en! Chez l'un, chez... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
qmike549
  28 décembre 2020
Les Misérables a été popularisé par de nombreuses adaptations pour le cinéma, la télévision et la scène, dont une comédie musicale…… C'est oublié un peu vite, que cette oeuvre magistrale est un roman historique, philosophique, social, romanesque….Lire du Victor Hugo est le meilleur moyen de découvrir les étapes importantes de l'Histoire de France avec un grand H....Lire du Victor Hugo est comme participer aux combats contre les inégalités sociales ….
« Les misérables » est une fresque écrite en cours d'écriture vers 1845…et terminée vers 1862..(Perfectionniste, Victor Hugo y a apporté de nombreux corrections..)….Nous retrouvons dans ce roman historique de 1200 pages, tous les engagements pris par l'auteur......Victor Hugo
« Les misérables » est un récit qui démarre en 1815….L'année de Waterloo…..Non pas la chanson du groupe ABBA… Mais Waterloo en Belgique, qui faisait alors partie du Royaume-Uni des Pays-Bas……
Une armée française sous le commandement de l'empereur Napoléon Bonaparte a été vaincue par deux des armées de la Septième Coalition, une coalition dirigée par les Britanniques composée d'unités du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de Hanovre, de Brunswick et de Nassau, sous le commandement du duc de Wellington….. La bataille a marqué la fin des guerres napoléoniennes.
« Les misérables » est M. Charles-François-Bienvenu Myriel est évêque de Digne…..Un vieillard d'environ soixante-quinze ans…Il occupe le siège de Digne depuis 1806….On dit des hommes tient souvent autant de place dans leur vie et surtout dans leur destinée que ce qu'ils font….En 1804, M. Myriel est curé de Brignoles. Il était déjà vieux, et vivait dans une retraite profonde…
« Les misérables » est une vieille fille, demoiselle Baptistine nommée par tous madame Magloire, , Elle est la soeur et parait-il a dix ans de moins que notre évêque de Dignes…Après avoir été la servante de M. le Curé, prend maintenant le double titre de femme de chambre de mademoiselle et femme de charge de monseigneur…Cette moche a consacré toute sa vie à des oeuvres charitables….et a gagné de ce fait, la beauté de la bonté….
« Les misérables » est Jean Valjean : un homme trapu, de moyenne taille, à pied qui entre dans la ville de Digne…Il peut avoir quarante-six ans…une casquette à visière cache une partie de son visage….
Personne ne le connait…Cet homme a l'air bien fatigué…Il a dû marcher longtemps..très longtemps…Un homme au passé douloureux récemment libéré du bagne après y avoir passé vingt ans…Condamné pour un vol d'un pain..Ce malheureux a vu sa peine prolongée à chaque tentative d'évasion.......Le pardon de notre brave évêque est une révélation pour notre bagnard Jean Valjean…Plus jamais de sa vie, il ne fera le mal……..Jean Valjean promet à Fantine sur son lit de mort….de s'occuper de son enfant……Cosettte…..– Mon enfant ! s'écria-t-elle, aller chercher
mon enfant ! Elle n'est donc pas ici ! Ma soeur...répondez-moi, où est Cosette ? Je veux mon enfant..... Monsieur le Maire.... je voudrais vous dire un mot en particulier. – C'est une prière que j'ai à vous faire.......Accordez-moi trois jours ! trois jours pour aller chercher l'enfant de cette malheureuse femme ! (Page 721).
« Les misérables » est le parcours de Fantine : La pauvre fille ne connait pas l'identité de ses parents…Nous savons qu'elle est née à Montreuil-sur-Mer, en 1796 …Ce nom de Fantine lui a été donné lorsqu'elle était encore enfant par hasard par un passant…..
Devenue une jeune fille belle et désirable…La jeune adolescente aux cheveux blonds et aux dents blanches comme neige monte sur Paris pour y faire fortune…C'est bien connu…La richesse nous attend dans toute les Capitales du monde….
Comme rien n'était simple…Cette belle ouvrière tombe amoureuse d'un garçon qui l'abandonne….enceinte…
Fantine quitte Paris…confie son enfant Cosette…à des aubergistes…Fantine trouve du travail à Montreuil-sur-mer, dans la fabrique de Monsieur Madeleine….En vérité, je vous le dis….Monsieur Madeleine, maire de la ville est notre Jean Valjean devenu riche……..
« Les misérables » est Euphrasie, surnommée Cosette par sa mère, est la fille illégitime de Fantine et de Félix Tholomyès, un riche étudiant.
Cosette est confié dès l'âge de trois ans, à la garde des Thénardier…Cosette, lisez Euphrasie. La petite se nommait Euphrasie. Mais d'Euphrasie la mère avait fait Cosette, par ce doux et gracieux instinct des mères et du peuple qui change Josefa en Pepita et Françoise en Sillette....(Page 379).
Bien qu'elle passe un certain nombre d'années sous la tutelle tyrannique des Thénardier, elle n'adopte jamais leurs vues cruelles, ce qui indique qu'elle possède une décence et une bonté fondamentales qui leur font défaut….
« Les misérables » est les Thénardier, un couple cupide d'aubergistes , des graines d'esclavagistes vivant à Montfermeil (commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. )…La mère Thénardier, une femme rousse grasse, charnue, carrée, énorme …type de femme- à-soldats dans toute sa disgrâce..…Le père Thénardier…un type un petit, maigre, blême, anguleux, osseux, chétif, il a toujours l'air malade mais se portait à merveille ; sa fourberie est peinte sur sa figure de fouine…..Cette gargote était tenue par des gens appelés Thénardier, mari et femme. (Page 365).....Ce Thénardier, s'il fallait l'en croire, avait été soldat ; sergent, disait-il ; il avait fait probablement la campagne de 1815, et s'était même comporté assez bravement, à ce qu'il paraît....(Page 396)..... Les Thénardier, mal payés, lui écrivaient à chaque instant des lettres dont le contenu la désolait et dont le port la ruinait....(Page 454)....
Ces misérables Thénardier n'hésitent pas d'utiliser le harcèlement moral envers la jeune enfant Cosette. La maltraitance la duperie, le mensonge sont leurs armes principales…Pourtant, les Thénardier ont déjà des enfants…Un garçon mal-aimé nommé Gavroche parti de sa famille pour vivre dans la rue…et deux filles stupides collées à leur mère…du moins les premières années….
« Les misérables » est le policier Javert, un obsédé de la morale et de l'application de loi. Un sinistre personnage buté à l'image d'un certain Préfet Parisien de nos temps modernes…...!
Javert vit avec la honte de savoir que sa propre éducation tsigane n'est pas si différente des origines des hommes qu'il poursuit. Il vit sa vie en essayant d'effacer cette honte par son strict engagement à faire respecter la loi….. Javert croit reconnaitre un ancien bagnard, et s'en méfie…..
Comment connaissez-vous la racaille…Monsieur Javert….C'est bien simple…Il y a d'une part, les honnêtes gens…Les gens établis…et d'autre part, ceux qui n'ont ni travail, ni famille, ni domicile fixe…Les premiers forment la société et respectent la loi ; les autres ne respectent RIEN et attaquent TOUT….Mon devoir est de défendre les premiers contre les seconds…..
« Les misérables est des rencontres de hasard heureuses, malheureuses, dramatiques…. entre Jean Valjean et Fantine…entre Jean Valjean et Cosette…Jean-Valjean et les aubergistes « Les Thénardier »..entre Jean Valjean et Javert..
« Les misérables est » Marius, un jeune idéaliste qui tombe amoureux de l'adolescente Cosette….
« Les misérables » est l'association de plusieurs parcours. de multiples récits autour d'un récit central…..Victor Hugo ne s'est pas limité à un parcours d'un unique personnage mais Victor Hugo s'est attaché à décrire une mosaïque de personnalités et de situations plus ou moins complexes…
Dans cette profusion de sujets résident l'essence même de l'oeuvre du Victor Hugo…..
« Les misérables » est l'oppression subie par le peuple…..
« Les misérables » est symboles :
a)- Avons tous en mémoire, la scène des Chandeliers… sur la cheminée de la chambre à coucher de monseigneur les deux chandeliers d'argent…Il prit ce chandelier dans sa main droite, et retenant son haleine, assourdissant son pas, il se dirigea vers la porte….Et bien mais ! je vous avais donné les chandeliers aussi, qui sont en argent comme le reste et dont vous pourrez bien avoir deux cents francs…..
Ces Chandeliers sont symbole de la compassion…Ils représentent le chemin sur la lumière…le sentier vers l'espoir…la roue vers le rédemption et vers l'amour….
b)- Victor Hugo utilise constamment des images d'animaux pour accentuer les qualités et les défauts de ces personnages.
Ainsi, Cosette est fréquemment appelée par le nom d'un créature volante …. Cosette est une alouette…. L'alouette, tel un bonheur désincarné prenant son vol, symbolise l'élan de l'humain vers la joie….
Quant aux Thénardier, ils sont décrits comme des serpents….. Symbole d'immortalité …Les Thénardier sont enracinés dans leurs poursuites immorales…...
c) – Jean Valjean l'ancien forçat, envoyé au bagne pour un vol de pain….Cosette traitée comme une esclavage…Gavroche…livré à la rue…Fantine réduite à vendre ses cheveux et ses dents sont…symboles.. Les symboles de la misère sociale…..
Le magnifique roman de Victor Hugo est un roman historique, un roman romantique, un roman social, un roman philosophique et politique ;;;;
Dans « Les misérables », Victor Hugo dénonce haut et fort les injustices sociales de la société du XIXème siècle…Il démontre à x reprises comment la société peut transformer les hommes…. en persécuteurs, en mendiants…en bourreaux…en criminels……
Victor Hugo alarme sur les conséquences des lois pouvant transformer un simple voleur de pain en criminel à vie…
Victor Hugo retrace l'impact social des nombreuses révolutions, insurrections et exécutions qui ont eu lieu dans la France de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle, en décrivant l'ascension et la chute de Napoléon ainsi que la restauration et le déclin ultérieur de la monarchie des Bourbons…
Les Misérables est à la fois un roman d'inspiration réaliste, épique et romantique, un hymne à l'amour et un roman politique et social…..
Victor Hugo n'est pas le seul dans la littérature à mettre en scène, les révoltes du peuple dans ses récits….
Gustave Flaubert, dans l'éducation sentimentale écrit que Frédéric Deslauriers et son ami sont témoins de la mise à sac des Tuileries durant la révolution de 1848….
Emile Zola….signale dans son récit : « La fortune des Rougon » : les insurrections républicaines qu'a déclenchées le coup d'état fomenté Louis Napoléon Bonaparte le 2 Décembre1851….
Et plus récemment…Grégoire Delacourt alarme dans son roman « Un jour viendra couleur orange »… Les vrais Gilets Jaunes qui galèrent pour vivre, pour survivre, pour finir les fins de mois, pour se nourrir pour nourrir les enfants, les éduquer, leur donner un semblant de vie meilleure La révolte gronde chez tous ces français qui galèrent dès le 15 du mois, tous ces français ignorés par nos gouvernants, tous ces français dégoûtés par les injustices flagrantes, par cette différence éhontée de traitement entre les pauvres et les riches……
Messieurs : Je ne suis pas de ceux qui croient qu'on peut supprimer la souffrance en ce moment, mais je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu'on peut détruire la misère ; Remarquez le bien : Messieurs je ne dis pas diminuer amoindrir limiter circonscrire je dis détruire
Victor Hugo…..
Rappel : Victor Hugo a, toute sa vie, combattu pour l'abolition de la
peine de mort.
7ème édition du challenge XIXème siècle!
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TheBookFetish
  30 avril 2013
Dans mon coeur, dans ma vie de lectrice, il y'aura un avant "Les misérables" et un après.
Ce roman est un éblouissement pour la beauté de sa prose et la force de ses idées.
Je connaissais Victor Hugo poète, grâce à ce roman je le découvre philosophe, humaniste grandiose.
Lisez "Les misérables" parce qu'il vous fera grandir, vous élèvera l'esprit par l'intelligence des mots et du propos, parce qu'il vous fera pleurer car l'émotion est immense et juste, parce qu'il vous enchantera par sa vision de l'amour: "L'amour c'est là l'unique extase. Tout le reste pleure. Aimer ou avoir aimé, cela suffit. Ne demandez rien ensuite. On n'a pas d'autres perles à trouver dans les plis ténébreux de la vie. Aimer est un accomplissement".
Et relire "Les misérables", pour les mêmes raisons, puis en trouver d'autres.
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sosotess
  23 juin 2015
Je l'avoue, j'ai lu cette version abrégée pour l'école en quatrième et non la "brique", comme l'appellent affectueusement les fans anglophones. Je ne suis pas sûre d'en avoir envie. Même si j'accorde à Victor Hugo que son oeuvre n'est comparable à nulle autre et que son talent est immense, cette version-là me suffit. J'admire les lecteurs du texte intégral, mais je me décourage devant la densité du livre. Rien qu'à l'idée de lire certains auteurs classiques, je crains les descriptions à rallonge, les tournures désuettes et le vocabulaire suranné. Voilà, c'est dit, Zola, Proust, Flaubert et consorts me font peur.
Une chose est sûre, j'aime cette histoire. J'éprouve une grande tendresse pour les personnages, et je les ai retrouvés avec plaisir dans la comédie musicale, qui est une de mes préférées bien qu'elle dénature un peu le roman, il faut bien l'admettre. Je garde de ma lecture un bon souvenir, mais le raccourcissement du texte y est probablement pour beaucoup.
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Pixie-Flore
  09 mai 2013
Cette oeuvre qu'on ne présente plus est un petit bijou.
J'ai tout de suite était prise dans le scénario de Victor Hugo. A travers ses personnages, il nous montre la nature humaine dans ces côtés les plus sombres mais également dans ce qu'elle a de plus délicat et de plus beau. Certains passages sur les guerres napoléoniennes m'ont un tantinet agacé par le fait qu'ils me coupaient de l'histoire centrale. Mais ces passages avaient également un intérêt sociologique et historique tout a fait pertinent.
Victor Hugo est définitivement un auteur que j'aime rencontrer au fil de mes lectures. Il a ce talent des belles phrases, celui de voir les multiples facettes de l'humanité.
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Bilonico
  09 octobre 2012
Difficile de réaliser une critique même positive d'un tel monument de la littérature française, sinon mondiale.
Le XIXème siècle n'a pas été seulement romantique ; il a été avant tout social. Et Hugo, en bon romancier conscient de ces nouveaux impératifs issus de l'"apparition" de l'individu dans L Histoire par la Révolution Française, construit son roman par la présentation de destins individuels, tous représentatifs de la souffrance d'un peuple toujours rural mais sollicité par les premiers effets de la modernité.
Outre ce réalisme social, la description de la psychologie des personnages est magistrale ; on retrouve le souci de l'auteur à montrer comment la société peut rabaisser et rendre mauvais l'individu ; d'un autre côté, l'espoir est toujours là et la fatalité n'est que l'apanage des pessimistes. Il faut donc agir sur le monde.
Un roman total représentatif d'une époque, d'un style littéraire et des questionnements fondamentaux de la littérature entre peindre le monde et analyser l'intérieur des individus.
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Citations et extraits (102) Voir plus Ajouter une citation
TheBookFetishTheBookFetish   10 mars 2013
Elle était pieds nus et en haillons comme le jour où elle était entrée si résolument dans sa chambre, seulement ses haillons avaient deux mois de plus; les trous étaient plus larges, les guenilles plus sordides. C'était cette même voix enrouée, ce même front terni et ridé par le hâle, ce même regard libre, égaré et vacillant. Elle avait de plus qu'autrefois dans la physionomie ce je ne sais quoi d'effrayé et de lamentable que la prison traversée ajoute à la misère.
Elle avait des brins de paille et de foin dans les cheveux, non comme Ophélia pour être devenue folle à la contagion de la folie d'Hamlet, mais parce qu'elle avait couché dans quelque grenier d'écurie.
Et avec tout cela elle était belle. Quel astre vous êtes, ô jeunesse!
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DakotaHWDakotaHW   27 mai 2012
Pourtant, sur certains points et en certains lieux, en dépit de la philosophie, en dépit du progrès, l'esprit claustral persiste en plein dix-neuvième siècle et une bizarre recrudescence ascétique étonne en ce moment le monde civilisé. L'entêtement des institutions vieillies à se perpétuer ressemble à l'obstination du parfum ranci qui réclamerait notre chevelure, à la prétention du poisson gâté qui voudrait être mangé, à la persécution du vêtement d'enfant qui voudrait habiller l'homme à la tendresse des cadavres qui reviendraient embrasser les vivants.
Ingrats! dit le vêtement, je vous ai protéger contre le mauvais temps, pourquoi ne voulez-vous plus de mo? Je viens de la mer, dit le poisson. J'ai été la rose, dit le parfum, je vous ai aimés, dit le cadavre. Je vous ai civilisés, dit le couvent. À cela, une seule réponse: Jadis.
(...) Quant à nous, nous respectons çà et là et nous épargnons le passé, pourvu qu'il consente à être mort. S'il veut être vivant, nous l'attaquons et nous tâchons de le tuer...
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kanimezinkanimezin   06 juin 2012
Au commencement l'insurrection est émeute, de même que le fleuve est torrent. Ordinairement elle aboutie à cet océan : révolution. Quelquefois pourtant, venue de ces hautes montagnes qui dominent l'horizon moral, la justice, la sagesse, la raison, le droit, faite de la plus pur neige de l'idéal, après une longue chute de roche en roche, après avoir reflété le ciel dans sa transparence et s'être grossie de cent affluents dans la majestueuse allure du triomphe, l'insurrection se perd tout à coup dans quelque fondrière bourgeoise, comme le Rhin dans un marais.
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Nastasia-BNastasia-B   10 septembre 2012
À peine distinguait-on çà et là un tressaillement parmi les cadavres; et c'est ainsi que les légions françaises, plus grandes que les légions romaines, expirèrent à Mont-Saint-Jean sur la terre mouillée de pluie et de sang, dans les blés sombres, à l'endroit où passe maintenant, à quatre heures du matin, en sifflant et en fouettant gaîment son cheval, Joseph, qui fait le service de la malle-poste de Nivelles.
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GuilhermeGuilherme   16 mai 2013
Tant qu'il existera, par le fait des lois et des mœurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d'une fatalité humaine la destinée qui est divine ; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l'homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l'atrophie de l'enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que, dans de certaines régions, l'asphyxie sociale sera possible ; en d'autres termes, et a un point de vue plus étendu encore, tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres comme celui-ci peuvent ne pas être inutiles.
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Vidéo de Victor Hugo
Judith Perrignon est journaliste et romancière. Elle a notamment publié Les Faibles et les Forts (Stock, 2013) et Victor Hugo vient de mourir (L'Iconoclaste, 2015).
Dans son nouveau roman, Là où nous dansions, publié aux éditions Rivages, découvrez un roman choral qui enchevêtre les époques et les destins de personnages. L'autrice nous raconte l'histoire et les mémoires d'une ville aux nombreux paradoxes, tour à tour encensée et déchue, la ville de Détroit, des années 30 à nos jours. Un roman fort, bouleversant, d'une grande précision politique, un roman politique, un roman musical, vibrant.
  Au cours de cette rencontre autour de "Là où nous dansions", Judith Perrignon nous parle de Détroit comme d'une ville singulière qu'elle a chevillée au corps, de la construction d'un roman faite de rencontres riches, de petits détails et de temps long et d'un capitalisme cynique qui broie sans regarder en arrière.
Pour retrouver son livre, c'est ici : https://www.librairiedialogues.fr/livre/17773004-la-ou-nous-dansions-judith-perrignon-rivages
Et pour nous suivre, c'est là : INSTA : https://www.instagram.com/librairiedialogues/ FACEBOOK : https://www.facebook.com/librairie.dialogues TWITTER : https://twitter.com/Dialogues
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