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Bernard Leuilliot (Éditeur scientifique)
EAN : 9782253160786
575 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (11/04/2001)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 1114 notes)
Résumé :
Initialement prévu comme le dernier volet d’une trilogie consacrée à la Révolution française, le livre se situe aux heures les plus noires du soulèvement populaire : la Terreur.
La Convention a « abdiqué » après un bain de sang orchestré par les girondins et comme emportés par une folie meurtrière, les vainqueurs - Danton et Robespierre – vont s’affronter à mort.

Victor Hugo place son décor en Vendée où les royalistes tentent un dernier coup ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
peloignon
  29 novembre 2012
Voici mon roman favori de Hugo. C'est celui qui m'a fait la plus belle impression, malgré la très vive concurrence que lui font Les Misérables et de Notre-Dame de Paris.
Je suis conscient de la singularité de ma préférence et j'aimerais tenter de vous la faire comprendre.
Tout cela tient à ma perception de Hugo. Pour moi, c'est l'homme magistral des lettres françaises. À mon avis, il a su, mieux que personne, écrire en prenant une perspective à la fois élevée et pleine d'une compréhension généreuse et touchante. Cette particularité tient du génie, du miraculeux. Je ne crois pas qu'on puisse l'expliquer. Il a pu disposer d'un esprit tout naturellement grand, exactement comme d'autres disposent d'une grande taille, d'une grande fortune, etc., c'est tout.
Cette grandeur se manifeste de la manière la plus parfaite dans ses poèmes, mais je la sens même dans ses pamphlets, ouvrages dont le style et les sujets sont, par définition, on ne peut plus terre à terre. Et parmi ses romans, celui où cette particularité, qui fait pour moi le charme unique des ouvrages de Hugo, apparaît de la manière la plus éclatante, c'est Quatrevingt-treize.
Hugo s'est très bien documenté sur la période de la terreur pour écrire ce livre, dont l'horizon est la lutte entre révolutionnaires et monarchistes. Malgré ses convictions personnelles favorables à la révolution, Hugo dépasse sa perspective de simple citoyen pour exposer d'une manière juste et généreuse les tares et qualités de chacun des partis.
On s'y sent, tout en douceur, transporté en survol au-dessus des évènements terribles de cette période troublée.
Un pur délice.
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denis76
  08 juin 2020
Je vous ai présenté, dans l'ordre chronologique d'écriture, mes critiques de sept romans de Victor Hugo ( il en a écrit neuf ).
Ce dernier roman est fabuleux !
Le thème du roman est la résistance chouane de Lantenac, La Rochejaquelin, Jean Chouan, et le général Charette, aux Républicains incarnés par Gauvin et Cimourdin.
Nous sommes en 1793, en Bretagne du nord. Pas de grâce ! Pas de prisonnier ! Après une défense valeureuse du Claymore contre l'escadre républicaine, le capitaine sauve le marquis de Lantenac, royaliste, qui débarque à l'embouchure du Coueson pour rassembler les 500.000 Chouans et Vendéens qui luttent âprement contre les sans culottes...
.
"Il y avait une fois un roi et une reine. le roi c'était le roi, et la reine, c'était la France. On a tranché la tête au roi, et marié la reine à Robespierre ; ce monsieur et cette dame ont eu une fille qu'on nomme la guillotine, et avec laquelle il paraît que je ferai connaissance demain matin." , dit Lantenac.
.
Mais alors !
Victor Hugo a inventé, en 1874 le thriller !
On angoisse devant les situations improbables …
Les marins arrêteront-ils ce canon désentravé qui, au gré des heurts des vagues, court comme un taureau furieux sur le pont ?
Le Claymore sortira-t-il de cette situation improbable ?
La Flécharde, les pieds en sang, retrouvera-t-elle ses enfants ?
Le vieux marquis, tellement brave et chevaleresque, survivra-t-il ?
Pris en étau entre la loi et la raison, que décideront Tellmarch, Gauvin, Cimourdain ?
Devant le choix cornélien entre la liberté et le coeur, que fera le marquis ?
Etc...
Plus fort que Jean Christophe Grangé par les situations angoissantes et les rebondissements, plus fort même que Ken Follett par les mises en situation historique !
Et avec une qualité d'écriture supérieure, très actuelle, à plus d'un siècle de distance, avec des vérités courtes et tranchantes ; par exemple :
La Vieuville :
« Ah ! cette république ! que de dégâts pour peu de choses ! »
Plus loin, Tellmarch :
« Suis-je hors la loi ? Je n'en sais rien. Mourir de faim, est-ce être dans la loi ? »
Le même :
« Les pauvres, les riches, c'est une terrible affaire. C'est ce qui produit les catastrophes. »
Hugo :
« On sort de Louis XIV comme on sort de Robespierre avec un grand besoin de respirer. »
Sur Cimourdain :
« La science avait démoli sa foi. »
Sur Gauvain :
« C'était son fils ; le fils, non de sa chair, mais de son esprit. »
Etc ...
.
La plus belle phrase, pour moi, est la réponse de Gauvain, le soldat philosophe à la question de son maître :
-- Qu'y a-t-il au-dessus de la justice ?
-- L'équité. »
.
Victor Hugo est profondément républicain. Dans ce livre, il analyse la création de la première République, et met en scène Robespierre et Danton. Par la voix du républicain-philosophe Gauvain, neveu de Lantenac qui traque ce dernier, il analyse les outrances du système des sans-culottes, notamment incarné par Cimourdain, une sorte de Javert de ce roman.
.
.
Hugo Boss bien, et même très bien ! Ce dernier roman fut son le meilleur pour moi ! Je sais, je l'ai déjà dit avec « Notre-Dame », mais celui-ci le surpasse, et égale « Les Misérables ».
A la fin de l'écriture de « Les Misérables », Victor Hugo fait des recherches approfondies sur la Révolution, envisageant d'écrire son prochain roman là-dessus. Il sortira d'abord « Les Travailleurs de la Mer » en hommage à l'île qui l'a accueilli durant son exil.
Dans « Les Misérables », les amis de l'ABC, Républicains sous Louis-Philippe, font de nombreuses références à la Révolution Française, mère de la Première République. Victor était un peu Combeferre, il sera un peu Gauvin dans « Quatrevingt-treize ».
Le seul défaut sont les logorrhées, manie habituelle de l'auteur. Mais il n'y en a que deux, sur Paris et sur la Convention, et elles sont assez courtes.
.
La loi, la justice : c'est l'éternel combat de Victor Hugo, que
l'on retrouve dans tous ses romans :
la justice est mal faite !
L'auteur met en exergue l'absurdité de certaines décisions judiciaires. Je pense que malgré leurs différents littéraires, il aurait rejoint Emile Zola sur l'affaire Dreyfus.
.
A la fin du livre, par la voix de Gauvain, c'est un peu un testament politique qu'Hugo nous délivre, et je le trouve extrêmement moderne et écologique : )
.
Je dois ajouter, pour modérer mon enthousiasme pour ce roman, et pour être impartial que les Vendéens furent vraiment génocidés par les Bleus ; ce qui n'enlève rien à la qualité d'écriture de Victor Hugo.
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Arakasi
  29 janvier 2013
Il y a des dates qui font frémir d'excitation et d'effroi par leur seule puissance évocatrice, par la marque sanglante et brûlante qu'elles ont laissée sur l'Histoire. 1793 en fait partie. 1793, c'est la Révolution Française dans ce qu'elle a de plus violent et de plus passionné, c'est la Terreur, la mise à mort de la royauté, les massacres, la guerre partout – à l'extérieur des frontières, bien sûr, mais aussi en Vendée où paysans et autres petites gens mènent une guérilla impitoyable contre l'armée républicaine. Et c'est bien en Vendée, terre de religion, de tradition et de violence, que se déroule le magnifique roman « Quatrevingt-treize » de Victor Hugo.
C'est en Vendée que le marquis de Lantenac, brillant général et féroce royaliste, est envoyé pour organiser les petites bandes de paysans révoltés en une véritable armée organisée. Sur place, il a la désagréable surprise de trouver à la tête des forces républicaines son neveu Gauvain, jeune noble rallié par idéalisme aux valeurs de la Révolution. Autant dire que les retrouvailles ne seront pas des plus chaleureuses… A ce duo, s'ajoute le personnage de Cimourdain, le père adoptif de Gauvain et également ardent républicain, aussi fanatique dans sa haine de l'aristocratie que le vieux Lantenac dans sa dévotion aveugle à la cause de la monarchie. Trois personnages, trois conceptions inconciliables de la France, de l'honneur et du devoir qui vont s'affronter dans les forêts de Vendée où la Nature elle-même semble être entrée en guerre aux côtés des belligérants. Vous aussi, vous vous doutez que tout cela se terminera fort mal, hein ?
Premier roman lu de Victor Hugo : première claque ! Deux ans après, j'en suis encore toute étourdie et il m'arrive régulièrement de relire un passage par-ci, par-là et de retrouver à chaque fois la même émotion brute qu'à la première découverte. J'ai lu plusieurs autres livres du sieur Hugo depuis, mais aucun ne m'a marqué aussi profondément que « Quatrevingt-treize », dernier roman de l'auteur et peut-être le plus pur et le plus dénué d'artifices littéraires (à vérifier, ceci dit, il me faut encore lire un ou deux de ses ouvrages pour avoir une opinion définitive). Tout est parfait dans ce livre : le style superbe, le contexte historique restitué avec fougue et passion, les sentiments humains décortiqués avec une subtilité confondante… Je ne peux que m'insurger bruyamment contre les lecteurs qui osent prétendre les personnages trop stéréotypés ! Certes, ils ont chacun une grande portée symbolique – illustrations vivantes des conflits et de ambiguïtés de leur siècle – mais ils sont aussi terriblement humains, dans tout ce que l'humanité a de plus fragile, de plus faillible et de plus touchant. Et Hugo n'a pas son pareil pour faire percer cette humanité, non dans des grands discours, mais dans une phrase, un mot et – dans le cas du terrible marquis de Lancenac – un geste.
« Quatrevingt-treize », c'est également une vision terriblement noire de la Révolution Française (oh, ce magnifique passage rassemblant Robespierre, Marat et Danton – le loup, le serpent et l'ours – dans un huis-clos d'une virtuosité à couper le souffle ! Je ne m'en lasserai jamais…) Républicain convaincu, Victor Hugo ne condamne jamais les aspirations qui sont à l'origine de la Révolution, mais met en scène les contradictions d'un système qui, à force de vouloir défendre par l'acier et le feu ses nobles idéaux, a fini par les étouffer dans le sang. Cette contradiction est illustrée par la relation tendre et conflictuelle entre Gauvain et Cimourdain : l'un pense la Révolution avec son coeur, l'autre avec sa tête. C'est, hélas, cette deuxième vision qui prévaudra finalement et c'est sous le couperet de la guillotine que Hugo fera périr la dernière étincelle de pureté de la première République. Sans rire, si vous n'avez pas les larmes aux yeux aux dernières lignes, il faut sérieusement penser à consulter un psy…
Conclusion ? Il avait vraiment un gros gros égo, Hugo, mais qu'est-ce qu'il le valait bien, le bougre…
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Darkcook
  06 novembre 2018
Un roman de Victor Hugo moins connu, mais qui m'intriguait à plus d'un titre : Étonnamment court par rapport à ses propres standards, salué à la quasi-unanimité ici, même chaudement recommandé par quelqu'un qui n'était pas du tout un grand lecteur dans sa vie mais qui en était ressorti transporté. La période si complexe et surtout si absurde me rebutait, et il faut dire que l'érudition d'Hugo n'est guère rassurante au départ, avec ses catalogues de noms et d'anecdotes qu'il affectionne. Mais en réalité, il n'y a pas grand chose à savoir au-delà de la lutte des blancs contre les bleus : c'est surtout l'histoire de trois personnages (et de trois enfants) au milieu de tout cela, une tragédie magistrale comme dans ses autres romans.
Lantenac, Gauvain, Cimourdain : le vieux royaliste, son neveu idéaliste, utopiste, visionnaire, bercé par la révolution mais bien plus humain qu'elle, et le révolutionnaire implacable qui répond au trône par la guillotine, mais qui a élevé Gauvain comme son fils. Vous voyez déjà ce qu'il va se passer? Tant mieux, parce que ce triangle est aussi simple qu'efficace, et même si la trajectoire des destinées est tracée, Hugo arrive tout de même à nous surprendre par un coup de théâtre que je ne peux que taire, et rend tout cela absolument épique et grandiose, comme à son habitude.
La scène d'ouverture en dit long sur le discours du grand Victor : Malgré son enthousiasme républicain, chaque camp en prendra pour son grade. Quatrevingt-treize s'ouvre en effet sur la paysanne Michelle Fléchard, égarée avec ses trois enfants, au milieu des combats assourdissants, réduits à des "on". La première partie "En Mer" m'a pris au dépourvu : Nous savons Victor totalement obsédé par l'Océan (Les Travailleurs de la mer, L'Homme qui rit, le livre V des Contemplations, le recueil "Océan"...) mais je ne m'attendais pas à trouver même dans ce roman-ci un nouvel épisode maritime! Au début, je trouvais que cet épisode souffrait justement de la comparaison avec ses précédents, mais il arrive finalement à le singulariser avec simplement un canon incontrôlable, un affrontement, et l'introduction du très charismatique Lantenac! La deuxième partie "À Paris" est la moins réussie à mes yeux, et le mur à escalader pour arriver à la troisième "En Vendée" qui est absolument extraordinaire! Dans la deuxième, Hugo présente le très austère Cimourdain, chargé par Danton, Marat et Robespierre de surveiller les agissements de Gauvain et de le faire guillotiner au moindre faux pas, et nous livre un topo indigeste sur la Convention, fait de ses fameux catalogues, mais nécessaire à son propos puisque tous ces futurs guillotinés complètement hystériques y sont dépeints aussi absurdes, sanguinaires et illuminés que nous les connaissons. La fameuse conversation entre Danton, Marat et Robespierre n'est aussi pas très vraisemblable dans la mesure où ils parlent comme Hugo, à coups d'antithèses théâtrales... Mais bon, arrive ensuite la Vendée! Là, le roman devient génial et digne du Seigneur des anneaux (je le conseille à tous les fans de fantasy et de littérature jeunesse épique actuelle) Les troupes de Cimourdain et Gauvain aculent Lantenac et les siens à la Forêt de Fougères et à la Tourgue, bâtisse familiale bien connue des trois personnages, entre la Tour de Saroumane et le château de Chenonceau, qui devient le symbole et le théâtre de cette ultime partie! Entretemps, topo magistral d'Hugo sur les forêts bretonnes et le mode de vie, au propre comme au figuré, souterrain des paysans, qui surgissent des profondeurs quand les révolutionnaires marchent dans ces forêts inextricables! Après une bataille épique à Dol, les trois enfants Fléchard sont donc pris en otage par les hommes de Lantenac à la Tourgue... Suspense de tous les diables. Gauvain saura t-il tenir ses engagements révolutionnaires face à son oncle, alors qu'il épargne et relâche chaque adversaire? Cimourdain le ferait-il vraiment exécuter vu leur relation précepteur/élève? Cette dernière partie est vraiment extrêmement réussie et on la dévore en se mangeant les doigts... le dernier chapitre "Cependant le soleil se lève" constitue l'apothéose du roman, tant dans l'écriture d'Hugo que pour ce qu'il y raconte. Coup de maître du Maître.
Le roman est donc passionnant dans la réussite de sa dernière partie, le propos d'Hugo qui renvoie chaque camp dos à dos mais salue le progrès qui en a découlé et en découlera, et dans plein de petits aspects de son contenu. le personnage de Tellmarch, paysan qui refuse de prendre part au combat, perdu dans la lecture des astres et de la nature, m'a instantanément rappelé la figure du poète de "Magnitudo Parvi", un des plus grands poèmes d'Hugo dans Les Contemplations, et son plus long. On trouve d'ailleurs une intertextualité forte avec les autres oeuvres d'Hugo. Tellmarch n'est pas le seul à rappeler Les Contemplations : le Hugo qui célèbre la nature, la campagne et l'enfance fait son retour inattendu pour mon plus grand plaisir lors du passage consacré aux trois enfants prisonniers dans la Tourgue, et lors du merveilleux dernier chapitre. Dernier chapitre qui rappelle aussi Notre-Dame de Paris (pour la dernière phrase) et le Dernier Jour d'un condamné. J'ai insisté sur le caractère épique du roman, et l'on pense donc évidemment à La Légende des siècles, surtout qu'Hugo mentionne son père comme autorité qui lui permet de raconter la Vendée! L'épisode maritime, comme je l'ai dit, évoque tous les autres qu'il a écrits. La pauvre Michelle Fléchard rappelle Fantine ou la Paquette... Lantenac, Cimourdain et Gauvain peuvent constituer trois avatars déformants d'Hugo dans certaines de leurs caractéristiques, et d'autres mélanges de personnages pré-existants.
Sur le plan de l'écriture, Hugo use jusqu'à la moelle de ses fameuses antithèses, jusqu'au systématisme. Elles sont devenues la poétique qui bâtit le roman, comme dirait Patsales ici. Au début, malgré mon admiration, je saturais, surtout quand ses personnages parlent constamment comme lui... Mais de la même façon que son roman s'envole avec la Vendée, l'écriture y prend toute son ampleur, et l'on n'y déplore plus rien, on se RÉGALE du génie et de la flamme du grand Victor dans ce dernier roman, onze ans avant sa disparition.
Notre-Dame de Paris et L'Homme qui rit (ainsi que Les Contemplations et Ruy Blas) demeurent au sommet, mais j'ai pris un sacré pied comme ça avait plus été le cas depuis longtemps, au cas où on l'aurait pas compris. Mon admiration pour le grand Homme est sans cesse renouvelée, et même si je vais lire autre chose là, j'ai hâte de le retrouver dans le futur...
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talou61
  05 août 2017
Quel livre ! Quel souffle ! Quel auteur !
Un grand homme ce Victor Hugo !
A relire !
J'ai particulièrement aimé :
- la rencontre (même si elle est fictive !) des trois tribuns (Robespierre-Danton-Marat) page 100 : les descriptions, les discours.
- La Convention page 122
- la description de la guillotine : page 237
- la fierté, l'honneur des hommes de la Révolution qu'ils soient militaires, politiques ou vendéens !
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Citations et extraits (167) Voir plus Ajouter une citation
TiboLexieTiboLexie   24 juillet 2020
Les révolutions ont deux versants, montée et descente, et portent étagées sur ces versants toutes les saisons, depuis la glace jusqu'aux fleurs. Chaque zone de ces versants produit les hommes qui conviennent à son climat, depuis ceux qui vivent dans le soleil jusqu'à ceux qui vivent dans la foudre.
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FremenFremen   06 mars 2011
(Citation un peu longue sans doute mais quelle puissance dans ce passage...)

Danton venait de se lever ; il avait vivement reculé sa chaise.

- Ecoutez, cria-t-il. Il n'y a qu'une urgence, la République en danger. Je ne connais qu'une chose, délivrer la France de l'ennemi. Pour cela tous les moyens sont bons. Tous ! tous ! tous ! Quand j'ai affaire à tous les périls, j'ai recours à toutes les ressources, et quand je crains tout, je brave tout. Ma pensée est une lionne. Pas de demi-mesures. Pas de pruderie en révolution. Némésis n'est pas une bégueule. Soyons épouvantables et utiles. Est-ce que l'éléphant regarde où il met sa patte ? Ecrasons l'ennemi.

Robespierre répondit avec douceur :

- Je veux bien.

Et il ajouta :

- La question est de savoir où est l'ennemi.
- Il est dehors, et je l'ai chassé, dit Danton.
- Il est dedans, et je le surveille, dit Robespierre.
- Et je le chasserai encore, reprit Danton.
- On ne chasse pas l'ennemi du dedans.
- Qu'est-ce donc qu'on fait ?
- On l'extermine.
- J'y consens, dit à son tour Danton.

Et il reprit :

- Je vous dis qu'il est dehors, Robespierre.
- Danton, je vous dis qu'il est dedans.
- Robespierre, il est à la frontière.
- Danton, il est en Vendée.
- Calmez vous, dit une troisième voix, il est partout ; et vous êtes perdus.

C'était Marat qui parlait.
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peloignonpeloignon   25 février 2013
Après avoir construit le crime, il avait reculé devant. Il s'était fait horreur à lui-même. Le cri de la mère avait réveillé en lui ce fond de vieille piété humaine, sorte de dépôt de la vie universelle, qui est dans toutes les âmes, même les plus fatales. À ce cri, il était revenu sur ses pas. De la nuit où il s'enfonçait, il avait rétrogradé vers le jour. Après avoir fait le crime, il l'avait défait. Tout son mérite était ceci: n'avoir pas été un monstre jusqu'au bout.
+ Lire la suite
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PiertyMPiertyM   19 mars 2016
Tout ce qui est grand a une horreur sacrée. Admirer les médiocres et les collines, c’est aisé ; mais ce qui est trop haut, un génie aussi bien qu’une montagne, une assemblée aussi bien qu’un chef- d’œuvre, vus de trop près, épouvantent. Toute cime semble une exagération. Gravir fatigue. On s’essouffle aux escarpements, on glisse sur les pentes, on se blesse à des aspérités qui sont des beautés ; les torrents, en écumant, dénoncent les précipices, les nuages cachent les sommets ; l’ascension terrifie autant que la chute. De là plus d’effroi que d’admiration. On éprouve ce sentiment bizarre, l’aversion du grand. On voit les abîmes, on ne voit pas les sublimités ; on voit le monstre, on ne voit pas le prodige.
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nadejdanadejda   08 octobre 2012
Qui voyait l’Assemblée ne songeait plus à la salle. Qui voyait le drame ne pensait plus au théâtre. Rien de plus difforme et de plus sublime. Un tas de héros, un troupeau de lâches. Des fauves sur une montagne, des reptiles dans un marais. Là fourmillaient, se coudoyaient, se provoquaient, se menaçaient, luttaient et vivaient tous ces combattants qui sont aujourd’hui des fantômes.
(...) Salles, le dénonciateur chimérique des intimités de la Montagne avec l’Autriche ; Sillery, le boîteux de la droite, comme Couthon était le cul-de-jatte de la gauche....
(...) Carra qui, au pied de l’échafaud, dit au bourreau : Ça m’ennuie de mourir. J’aurais voulu voir la suite.
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Videos de Victor Hugo (238) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Victor Hugo
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=62444
Les Jumeaux, cette pièce inachevée de Victor Hugo en alexandrins, écrite en 1839, reprend l'histoire du masque de fer : un inconnu, en réalité frère jumeau de Louis XIV, est emprisonné à vie, son visage dissimulé sous un masque. Hugo introduit dans sa pièce un grand seigneur aventurier à moitié saltimbanque, haut en couleur, dans la lignée de Don César de Bazan, et une jeune fille amoureuse au caractère énergique et fougueux. Malheureusement, il a interrompu la rédaction des Jumeaux au milieu du troisième acte. Pour que la pièce puisse être mise en scène au théâtre du Nord-Ouest, Monique Lancel a conçu une suite, deux actes et demi, « à la manière de » Victor Hugo, en s'inspirant des notes laissées par l'auteur.
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